RÉsumé et conclusion du sujet








télécharger 225.93 Kb.
titreRÉsumé et conclusion du sujet
page5/6
date de publication25.12.2016
taille225.93 Kb.
typeRésumé
l.21-bal.com > loi > Résumé
1   2   3   4   5   6

Mais l'homme est ingénieux dans ses raisonnement fallacieux, il reconnait que le serpent n'est qu'une créature, et pour ne pas admettre ses torts ils s'inventent toutes sortes d'excuses et d'histoire insensées dont la principale est dans ce contexte, que le serpent a été possédé par l'esprit de Satan pour tenter l'homme. Or Satan ne peut posséder le serpent puisque la Bible dit que le serpent lui-même est Satan et le diable. Nous sommes loin ici d'une créature ou d'un animal normal que l'on nomme le serpent, et cela est évident. Donc en quoi consiste le serpent dans le contexte de la tentation et de la Chute, puisque nous savons que la tentation ne vient pas de l'extérieur de l'homme mais de l'intérieur? Évidemment nous pouvons être tenté par des choses extérieures, mais la puissance de la tentation est en nous mêmes, elle provient des désirs de notre volonté charnelle qui agissent sur la fragilité et la vulnérabilité de notre nature humaine.

 

Dans Gen. 3:1, le mot «serpent» en Hébreu est «nachash», il signifie dans son sens primaire «enchantement, apprendre par expérience, observer diligemment», et porte les nuances de «raisonner, être brillant, l'intelligence»; ou comme le dit si éloquemment Bergson: «L'une des directions divergentes et complémentaires de l'élan vital originel, c'est-à-dire de la conscience lancée à travers la matière». Le serpent est nul autre que la faculté de raisonnement en l'homme, l'esprit charnel de sa nature humaine, son intelligence, sa faculté d'analyser le réel, de percevoir les relations entre les êtres, les rapports entre les objets, présents ou non, de comprendre les faits. Cette faculté est fragile et vulnérable en ce qu'elle est soumise aux limitations de la créature, elle est inférieure au raisonnement et à la pensée de Dieu qui est sans limite. Il ne s'agit donc pas d'un serpent littéral qui marchait et qui avait la faculté de raisonner et de parler. Le serpent est identifié à Satan et au diable et cela n'a pas manqué de stimuler l'imagination d'une grand nombre qui veulent absolument et à tout prix se décharger du fardeau de la culpabilité qu'ils portent pour leurs péchés. Ils s'obstinent à ne pas en vouloir la responsabilité et en transfert le blâme sur un prétendu ange déchu issu de la mythologie qui fut intégré subtilement à l'histoire du serpent dans le jardin d'Éden. Ils réussissent ce tour de passe-passe depuis des siècles en tirant ici et là des versets hors de contexte pour prouver leur prétexte, et la masse qui est crédule a mordue à l'hameçon.

 

Dérivant d'un verbe hébreu «satân», signifie «adversaire, ennemi, s'opposer, résister, concurrent, rival», le terme «satan» désigne d'abord un adversaire, et, plus particulièrement, celui qui exerce devant un tribunal la fonction d'accusateur (Imposture sur le Diable et les Démons). Au niveau spirituel il s'agit de la conscience qui nous accuse à cause de la loi qui est écrite dans le cœur de tous les hommes (Rom. 2:14,15), et aussi de l'esprit ou raisonnement charnel qui est hostile contre Dieu (Rom. 8:7). Le mot «Satan» ne sert jamais pour désigner un être surnaturel, adversaire des hommes et de Dieu sur lequel on porte le blâme. Ce mot se rapporte à un grand nombre d'applications à travers le texte des Écritures, mais jamais il se rapporte à la fausse notion d'une chute des anges fictive dans laquelle un certain Lucifer fut rejeté du ciel et devint l'ange déchue imaginaire du nom de Satan. Tandis que le mot «diable» ou «diabolos», rejoint souvent les désignations qui se rapportent au mot Satan car ces deux mots sont des synonymes. Diabolos est un mot composé qui vient de «dia» dont la signification principale est «un travers»; et «ballo» qui signifie «jeter ou laisser tomber une chose sans se préoccuper de l'endroit de la chute; éparpiller, jeter, déborder, insérer, jeter sur ou à travers dans le sens de «contredire, séduire, envoyer, diffamer, calomnier, accuser, dénoncer.» Étymologiquement ce mot désigne essentiellement la «contrariété humaine» ou «adversité de la nature humaine»; en d'autres mots il s'agit de l'opposition de la nature humaine à la lumière de la vérité. Aussi que Jésus a été tenté par le diable ne signifie aucunement que celui-ci était un ange déchu. La tentation de Jésus provenait de sa nature humaine, qui contraire à la nôtre était pure et sans péché. Il se présenta lui-même l'opposition qu'il rejeta, car personne d'autre ne pouvait le tenter que lui-même. Il fallait qu'il soit tenté en toutes choses comme nous le sommes afin que nous obtenions la victoire par lui. La tentation ne pouvait rien sur lui, il l'a vaincu car il est Dieu et infaillible, et nous en a délivré par sa puissance. Si Satan n'existe pas comme ange déchu, il existe toutefois dans la conscience de l'homme, non pas comme un être spirituel distincte ou une personne maléfique invisible, mais comme la faculté de son raisonnement qui s'oppose à l'Esprit de Dieu.

 

Le serpent rusé dans Gen. 3:1 est nul autre que le raisonnement rusé de la nature humaine. Nous voyons qu'il s'adresse à la femme, et nous savons qu'il ne s'agit pas de la femelle de notre espèce mais de l'existence charnelle de l'homme ou de «la réalisation de sa vie dans la chair», car le terme utilisé ici est «ishshah» lorsque le terme pour la femelle est «naqebah». Ceci indique clairement que c'est l'être humain qui est tenté par son raisonnement fallacieux sur la Parole de Dieu, et cela implique toute la race humaine et inclue tous les mâles et toutes les femelles. La tentation est simple, on voit dans le contexte de ce chapitre que l'être humain se met à raisonner le commandement de Dieu «Mais, quant à l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras point; car au jour où tu en mangeras, certainement tu mourras.» (Gen. 2:17), ce qu'il n'avait jamais fait auparavant avant que Dieu le rendre conscient de sa nature humaine (Gen. 2:21-23). Or raisonner signifie: «Formuler des arguments pour convaincre quelqu'un ou pour élucider, prouver ou contester quelque chose. Se convaincre ou tenter de se convaincre de faire un choix raisonnable.» Dans le cas de la tentation, on voit que le raisonnement de la nature humaine manifeste la limitation de la créature, ce qui pousse l'être humain à mettre en doute la sincérité de Dieu face à son commandement: «Quoi! Dieu aurait dit...» Le grain du doute venait d'être semé et l'ambition prit ses racines. L'être humain persista dans son raisonnement fallacieux, cherchant obstinément à le justifier, et prit un choix libre d'être responsable de ses actions. En d'autres mots il déclara son indépendance de Dieu en se faisant maître de son destin. Il s'agissait donc de prendre un choix pour soi-même plutôt que de s'en remettre à Dieu. Ce fut le fruit défendu qui porta des conséquences désastreuses pour toute l'humanité de ce temps et pour tous les temps, car le poison du doute et de l'ambition avait teinté son sang et son âme fut déchue de la grâce, c'est à dire il fut chassé du jardin d'Éden. On voit ainsi que le péché originel est l'indépendance et que son désir est la source de toutes les déviations dans la nature humaine qui depuis ce moment est complètement déchue. Le seul moyen d'en être délivré est de redevenir complètement dépendant de Dieu, et cela est impossible à l'être humain à cause du choix qu'il a prit et qui a contaminé sa nature humaine une fois pour toutes. Il fallait que Dieu vienne lui-même dans une nature humaine semblable à la nôtre, mais sans contamination afin de verser son sang pur et libre de toutes pollutions. Dans un sens on peut dire qu'il s'agit d'une transfusion de sang spirituelle, car il faut à l'être humain un nouveau sang et un nouveau cœur, ainsi qu'un esprit nouveau pour être sauvé (Éz. 36:26).

Dieu donc fit une promesse de salut à l'être humain pour redresser son raisonnement fallacieux: «Et je mettrai de l'hostilité entre toi et la femme, entre ta semence et son GERME: celui-ci écrasera ton agitation, et toi tu contrarieras ses pas.» (Gen. 3:15). Le «Germe» mentionné est le Messie, le Seigneur Jésus. Ce passage est ce qu’on appelle le «protévangile» ou «évangile primitif» dans lequel on voit que l'autorité et la puissance du raisonnement de la nature humaine déchue sera écrasé, vaincu et rendu inactif, mais que cela ne sera pas sans répercussions de sa part. Ainsi, quoique le péché est vaincu en Christ et que nous sommes libéré de sa culpabilité et de sa condamnation, nous en subissons encore des conséquences dans notre corps: «nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps... Car nous sommes sauvés par anticipation [de la gloire à venir].» (Rom. 8:23,24); «Mais Dieu lui donne un corps comme il veut... Le corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible; Il est semé méprisable, il ressuscite glorieux; il est semé infirme, il ressuscite plein de force; Il est semé corps naturel, il ressuscite corps spirituel; il y a un corps naturel, et il y a un corps spirituel, Suivant qu'il est écrit: Le premier genre d'homme, Adam, a été fait une âme vivante; mais le dernier Adam est un Esprit vivifiant.» (1 Cor. 15:38, 42-45). Cette promesse du Germe que Dieu fit à l'être humain, ne signifie en aucune façon qu'ils vont tous être sauvé, mais que l'être humain sera sauvé dans les élus et que ceux-ci formeront une nouvelle race céleste et éternelle.

 

Les moqueurs diront: «Qu'en est-il donc du passage sur la condamnation du serpent, un raisonnement peut-il marcher sur son ventre et manger la poussière?» Regardons ce passage attentivement: «Alors YEHOVAH Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre toutes les bêtes et entre tous les animaux des champs; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie.» (Gen. 3:14). Premièrement, le mot «bêtes» est «bahemah», il signifie «être silencieux» et porte les nuances d'être «calme, discret, réservé, retenu, sage». Son explication se rapporte directement au mot qui le suit ou «animaux» ou «chay» qui signifie littéralement «êtres vivants». Maintenant le mot «marcheras» ou «yalak» signifie «venir, avancé, partir, procédé»; celui de «ventre» ou «gachown» vient de «giyach» et signifie «aller au devant, apparaître, être manifesté»; celui de «manger» ou «akal» signifie «dévorer, consumer, nourrir»; et finalement celui de «poussière» ou «aphar» signifie «ordure, imperfection, jeter, rejet». Si nous mettons tout ensemble nous obtenons: «Alors YEHOVAH Dieu dit au raisonnement [de l'être humain]: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tous les sages d'entre les êtres vivants en croissance [de leur existence]; ta progression paraîtra ainsi: tu te nourriras de tes imperfections tous les jours de ta vie.» Il ne s'agit donc pas d'un serpent qui rampe, mais d'un raisonnement tordu qui s'approvisionne constamment de ses imperfections, c'est à dire de ses erreurs, car la condamnation de Dieu est sur le raisonnement de notre nature humaine déchue qui ne peut faire autrement que de se fourvoyer dans ses ambitions.

 

Touchons quelques autres passages rapidement sans en donner tous les détails:

Gen. 3:17: «... tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie.»

Gen. 3:17: «... tu réaliseras ses avantages avec peine tous les jours de ta vie.»

 

Gen. 3:18: «Et il te produira des épines et des chardons; et tu mangeras l'herbe des champs.»

Gen. 3:18: «Et il te produira des irritations et des épreuves; et tu te ruineras en réfléchissant grandement.»

 

Gen. 3:24: «Il chassa donc l'homme; et il plaça à l'orient du jardin d'Éden les Voyants et la lame d'épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie.»

Gen. 3:24: «Il chassa donc l'être humain; et il plaça au devant de l'Enclos [de sa Grâce] des perceptions, et une désolation qui renverse l’être pour la conversion, dans le but de préserver l’assurance de la vie.»

 

CHAPITRE 8

LE CONFLIT ENTRE CAÏN ET ABEL

Les chapitres de la Genèse qui traitent du deuxième récit de la création de l'homme (chapitres 2,3,4), sont comme des images superposées qui composent un même sujet. Celui sur le récit de Caïn et Abel représente les mêmes évènements que le chapitre précédent mais vu d'un différent angle. Le conflit entre ces deux frères est celui entre les ténèbres et la lumière, entre l'éveil de la nature humaine à la conscience de son existence charnelle et l'opposition au commandement de Dieu. Qu'il y a existé réellement deux êtres humains au début des temps nommé Caïn et Abel est fort douteux, ce n'est pas le but dans ce chapitre de la Genèse de nous présenter deux personnes, mais de nous expliquer les évènements de la Chute dans le jardin d'Éden. Ce récit est simplement une allégorie qui explique le sujet antérieur en style imagé, un mode d'expression consistant à représenter une idée abstraite, une notion morale par une image ou un récit où souvent (mais non obligatoirement) les éléments représentants correspondent trait pour trait aux éléments de l'idée représentée.

 

Regardons la signification des deux passages qui débutent le récit: «Or, Adam connut Ève, sa femme, et elle conçut et enfanta Caïn, et elle dit: J'ai acquis un homme par l'Eternel. Elle enfanta encore Abel son frère; et Abel fut berger, et Caïn laboureur.» (Gen. 4:1,2). Nous reconnaissons ici quelques mots qui sont les mêmes que nous avons vu auparavant dans les chapitres antérieurs, comme Adam «humanité, être humain», femme «existence, réalisation», et celui de «Ève» qui apparaît ici pour la première fois et dont la signification est «vie». Il est sujet de «connaître» et de «concevoir» ici, mais de connaître quoi et de concevoir quoi ? Le mot «connaître» ou «yada» signifie «percevoir, considérer» et se rapporte directement aux passages du chapitre antérieur de Gen. 3:5,6: «Dieu sait qu'au jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Et la femme vit que le fruit de l'arbre était bon à manger, et qu'il était agréable à la vue, et que l'arbre était désirable pour devenir intelligent...», ou selon une traduction étymologique: «Dieu sait qu'au jour où vous en utiliserez, vos yeux s'ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Et sa réalisation considéra que l’avantage de cette assurance était favorable à la réception de son existence, et qu'elle était convenable à sa perception, et que cette assurance était désirable pour devenir intelligent...» En d'autres mots, l'être humain réalisa qu'il pouvait devenir comme un dieu, un être puissant et souverain, s'il prenait le choix ou la décision de répondre à ses propres besoins, devenant ainsi maître de son destin. Cela fut considéré et la notion fut réalisée, ou selon les mots du texte: «Adam connut Ève, sa femme, et elle conçut et enfanta...». Le mot «conçu» ou «harah» signifie «s'arranger, inventer, trouver un moyen pour faire», et cela indique clairement que l'être humain avait planifié astucieusement l'action qu'il se proposa de devenir «comme un dieu». Tandis que le mot «enfanta» ou «yalad» signifie simplement «manifester, mettre en évidence, réaliser», nous montrant que l'être humain n'a pas seulement considéré son action mais qu'il l'a mit en motion et la réalisa pleinement.

 

L'élément qui fut réalisé ou enfanté porte le nom de Caïn, terme qui signifie «usurper» ou selon la définition du terme: «Comportement de quelqu'un qui s'attribue une chose à laquelle il ne peut prétendre.» Les nuances de ce mot sont assez révélatrices: «s'approprier, acquérir, assimiler, conquête, saisir». Elle se retrouvent toutes dans un contexte de «tyrannie, asservissement, assujettissement, servitude ou esclavage, cruauté, férocité». Selon tous ces termes, il est évident que le plan de l'être humain était d'usurper la puissance de Dieu, de la saisir par violence, et de l'imposer à sa façon de voir les choses. Nous pouvons facilement nous imaginer qu'une telle attitude a occasionner pour la première fois des conflits et des ruptures dans la race humaine. Toutefois l'enseignement principal du contexte est que Caïn tua son frère Abel, et cela doit être regardé d'une différente façon, même si les résultats arrivent à la même chose. Il est écrit que la femme a «acquis un homme par l'Eternel», mais l'original dit «J'ai acquis un homme qui est Dieu.» et cela est appuyé par le grand exégète Matthew Henri, ainsi que par l'équipe des traducteurs de la King James anglaise qui ont inclus cette lecture dans la marge de plusieurs éditions de cette Bible. Or le mot «homme» ici est «iysh» terme qui signifie «le vivant, le puissant», ce qui indique que l'existence humaine s'est emparée d'une puissance divine, elle s'en a appropriée et l'a assimilée à sa vie (Ève); en d'autres mots l'être humain s'est déclaré dieu, et ce faisant il a détruit sa relation avec Dieu (le meurtre d'Abel), c'est pourquoi Dieu lui retira son Esprit (Gen. 6:3) ou pour utiliser les paroles du texte: «il chassa l'homme du jardin d'Éden».

 

Dans la phase d'engendrement de cette usurpation de la puissance de Dieu, lorsque l'être humain la considérait, et puisqu'il est une créature de Dieu et que Dieu a toujours le dernier mot, son existence ne pouvait faire autre qu'engendrer une opposition à cette usurpation, ainsi en même temps elle mit en évidence son contraire, c'est à dire «son frère» Abel. Ce qui est fort intéressant est que le mot «Abel» ou «Hebel» vient de l'expression «Abba Père» ou «mon Père» qui est utilisé par le Seigneur Jésus: «Et il disait: Abba! Père! toutes choses te sont possibles...» (Mc. 14:36). Or «Abel» ou «Hebel» signifie «le souffle, l'esprit, le respire», mais il signifie aussi «devenir vain, dépourvu de réalité, qui est sans effet, inefficace, inutile». En d'autres mots, le Souffle de Dieu, son Esprit, s'opposa dans l'être humain à une telle usurpation, ce qui engendra un conflit majeur dans la conscience de l'être humain; et comme l'apôtre Paul dit: «le raisonnement charnel est hostile contre Dieu» (Rom. 8:7); «Car la chair a des désirs contraires à l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à la chair, et ces deux choses sont opposées l'une à l'autre; de telle sorte que vous ne faites point les choses que vous voudriez.» (Gal. 5:17). Le meurtre d'Abel par son frère Caïn consiste donc en ce que l'être humain était déterminé de «manger le fruit défendu» et déclara son indépendance de Dieu, la communion avec son Esprit était considérée insignifiante et inutile, et Dieu devint dépourvu de réalité pour l'être humain qui se déclara maître de son destin. Il n'y a aucun doute que la race humaine tomba dans la décadence et qu'il y eut des hostilités et des divisions, car certains demeuraient fidèle à la promesse du rachat de leurs péchés par le Messie promit (Gen. 3:15). Toutefois nous savons que la race humaine s'est tellement corrompue qu'il fallut que Dieu la détruise au complet, sauf huit survivants qu'il avait choisi. Ce choix de Dieu d'en sauver seulement quelques-uns impliquait par nécessité de laisser le reste périr dans sa corruption sous les eaux du déluge. En d'autres mots, l'histoire du déluge de Noé est en même temps la révélation du principe de la double prédestination. Comprenons que toutes ces choses ne se produisirent pas en un seul moment, comme plusieurs ont tendance à s'imaginer, mais qu'elles impliquent tout le développement de l'histoire à partir de Gen. 1:28 jusqu'à Gen. 6:1-22 dont la durée fut d'une période au-dessus de mille années.

 

Nous savons d'après le récit que «Abel fut berger, et Caïn laboureur». Il nous est dit: «Or, au bout de quelque temps, Caïn offrit des fruits de la terre une oblation à YEHOVAH; Et Abel offrit, lui aussi, des premiers-nés de son troupeau, et de leurs graisses. Et YEHOVAH eut égard à Abel, et à son oblation; Mais il n'eut point égard à Caïn, ni à son oblation; et Caïn fut fort irrité, et son visage fut abattu.» (Gen. 4:2-5). Que Abel fut berger est l'indication que l'Esprit de Dieu agissait comme Berger dans la conscience de la race humaine pour diriger les êtres vivants à renoncer à leur projet d'usurper sa puissance et de dérober sa gloire. Ainsi disait le Seigneur Jésus: «JE SUIS le Bon Berger; le Bon Berger donne sa vie pour ses brebis.» (Jn. 10:11). Cette prise de conscience en l'être humain était juste (Mat. 23:35; Héb. 11:4; 12:24), et plusieurs suivirent dans cette voie et la proclamèrent. Tandis que la conscience de la nature humaine de son existence charnelle recherchait la servitude de la chair, car le mot «Caïn» signifie aussi «servitude», et la grande majorité suivait cette voie. Ainsi disait l'Ecclésiaste: «Ce qui a été, c'est ce qui sera; ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil.» (Ec. 1:9). La race humaine fut donc divisée en deux groupes, un fidèle à la justice et l'autre à l'injustice, en d'autres mots, les élus et les réprouvés.

 

Abel offrit des «premiers nés» ou «bakowrah», terme qui signifie «droits d'aînesse», et leurs «graisses» ou «cheleb», terme qui signifie «abondance, enrichissement». Le mot «offrit» dans ce texte est «bow» et signifie «amener, venir ou revenir, porter»; et celui de «égard» ou «sha`ah» signifie «respecté, admiré, exalté» et contient plusieurs autres nuances. Le sacrifice d'Abel consistait donc en ce que Dieu appela les êtres humains «à revenir au droit d'aînesse et à son enrichissement» qu'ils avaient en lui, et cela fut exalté par Dieu. Mais Caïn offrit des «fruits de la terre» ou «pariy», terme qui signifie «fructueux, avantageux, lucratif, salutaire»; et l'expression «n'eut point égard» qui aussi provient de «sha`ah», portent les nuances de «accabler, affliger, attrister». En d'autres mots la servitude à la nature humaine, plutôt qu'à Dieu, fut proposé comme un moyen salutaire pour rendre les êtres humains fructueux, et ceci accabla Dieu et l'attrista fortement. Ce dernier terme est l'indication de la durée du développement de l'histoire de la Chute, car il se rapporte directement à Gen. 6:6: «Et YEHOVAH se remit en mémoire d'avoir maintenu les êtres humains sur la terre, et il en fut affligé dans son cœur. (Bible Épée 2010. Or tout ce qui se produit au niveau spirituel a des répercussions au niveau matériel, et cela est évident dans la décadence de la race humaine à cette période de l'histoire: «Et YEHOVAH vit que la malice de l'homme était grande sur la terre, et que toute l'imagination des pensées de son cœur n'était que mauvaise en tout temps.» (Gen. 6:5).

 

Que «Caïn fut fort irrité, et son visage fut abattu...» est très significatif, en ce que le terme «irrité» ou «charah» signifie «furieux, enflammé, enragé, brûlé», ce mot est relié à «charar» qui signifie «carbonisé, charbonneux», c'est à dire que Caïn devint carbonisé, un noir. Nous ne pouvons arriver à aucune autre conclusion, les mots l'indiquent clairement, Caïn fut transformé par la puissance de Dieu comme signe de recognition et d'avertissement au reste des hommes, il porta la malédiction de Dieu sur lui tout comme il se produisit avec Cham et Canaan, fils de Noé, après le Déluge. Ce fut une marque que Dieu mit sur Caïn pour sa traîtrise (Gen. 4:15), afin que les hommes le reconnaissent et ne lui fasse pas violence, car Dieu se réservait son châtiment, une représailles pire que les hommes aurait pu lui faire et même s'imaginer. Donc malheur à ceux qui auraient tenté mettre la main sur Caïn, car ils subiraient un châtiment sept fois pire et on ne plaisante pas avec Dieu, il fait toujours ce qu'il dit. Ce fut le début des races parmi les hommes, car avec le temps les carbonisés se mélangèrent avec les ivoirins, les blancs, formant ainsi une nouvelle souche, les métis. En fait, il y a de fortes raisons de penser que la femme de Noé était une carbonisée car les noms de ses trois fils révèlent trois races différentes: Sem ou brun; Cham ou noir; Japhet ou blanc. A cette période de l'histoire, les lignes de démarcations dans la race humaine étaient claires et précises, ce n'était pas comme de nos jours ou toutes les races sont mélangées ensemble parmi les nations de la terre.

 

Reprenons ce qui vient d'être dit en élaborant sur les termes figuratifs, afin de trouver réellement ce qui s'est transpiré à cette période de l'histoire de la Chute. L'esclavage de la chair fit que les êtres humains qui supportaient cette notion, subirent le châtiment de Dieu et leur «visage» ou «paniym», terme qui signifie «présence», fut «abattu» ou «naphal», terme qui signifie «rejeté, réprouvé, disgracié», et transformé par la puissance de Dieu en des êtres carbonisés, d'après la condition de leur cœur ténébreux. Le mot «naphal» est relié à celui de «naphiyl» qui est traduit par «géants» dans Gen. 6:4 mais dont la signification est «disgraciés». Il est écrit que Caïn fut chassé de la terre et devint un voyageur menant une vie errante comme un fugitif, une personne bannie de son peuple, de son pays, de son monde: «Voici, tu m'as chassé aujourd'hui de dessus cette terre, et je serai caché de devant ta face, et je serai vagabond et fugitif sur la terre...» (Gen. 4:14). En d'autres mots, ceux qui supportaient l'esclavage de la chair, la race des carbonisés ou fils du serpent, furent rejetés de la grâce et chassé de la terre comme des voyageurs errants. Ici le mot «terre» est «adamah», terme qui signifie «produire, généré, profitable», ce qui nous indique que la race des carbonisés fut interdite tout ce qui est profitable en notre monde, bannie de sa face et exilée vers un autre monde.

 

Le passage suivant nous indique où ils ont été habiter: «Alors Caïn sortit de devant la face de l'Eternel, et habita au pays de Nod, vers l'Orient d'Éden.» (Gen. 4:16). Premièrement, «sortir de devant la face de l'Éternel» signifie littéralement «renoncer à la présence de Dieu», ce sont des paroles très fortes qui indiquent comment profonde la rébellion était dans le cœur de la race des carbonisés, et ils furent tous bannis de notre monde pour se rendre dans le monde de Nod. Ce qui est intéressant ici est que le mot «Nod» signifie «errant» et que ce terme était utilisé anciennement pour désigner les astres errants ou planètes, et l'est encore parmi les grecs, car «errant» en Grec signifie «planète». Ceci amène une notion très étrange ou plutôt très énigmatique, car elle indique que toute la race des carbonisés, fils du serpent, fut chassée de notre monde à cette période pour habiter sur un astre errant ou planète avec interdiction de revenir sur la terre. Cette planète est identifiée comme celle qui se trouvait en orbite entre Mars et Jupiter, et qui fut détruite dans une explosion catastrophique au temps du Déluge. On se croirait en plein dans un récit de science-fiction, mais n'oublions pas que les êtres humains au début furent donner de Dieu la domination sur toute la création (Gen. 1:26; 2:19,20) et qu'ils administraient parfaitement toutes les lois qui la régissent. Les hommes n'étaient pas des ignorants au commencement, ils étaient loin d'être des simples laboureurs comme se l'imaginent naïvement les gens modernes. Ils avaient la connaissance profonde de tout ce qui existe dans l'univers, car ils avaient été créés à l'image de Dieu et ils étaient parfaits avant la Chute, leur connaissance ne connaissait aucune borne, c'est pour cela d'ailleurs qu'ils chutèrent dans le péché, car ils se croyaient comme des dieux.

 

Dans leur nouvelle demeure, les fils du serpent, c'est à dire du raisonnement charnel, construisirent une réplique de la civilisation édénique dans le but de se venger contre Dieu et contre ceux qui lui étaient demeurer fidèle. Ils formèrent une alliance et planifièrent une stratégie afin de monter un assaut contre la terre. Après un certain temps, ils revinrent en grand nombre, infiltrèrent le monde des fidèles et prirent des femmes entre eux afin d'enfanter leur progéniture, pensant ainsi forcer la main de Dieu. Ils instituèrent des mariages mixtes afin de corrompre la race des Sethites (Gen. 4:25) et engendrer une nouvelle race par laquelle ils forceraient Dieu à les inclure dans la promesse. Les mariages mixtes entre les enfants de Dieu et ceux du dehors furent toujours interdit, autant pour la race d'avant le Déluge que pour Israël (Ex. 34:16; Deut. 7:3,4), que pour les chrétiens (1 Cor. 7:39). Si Dieu accorderait la grâce du salut à leurs enfants, donc il serait obligé de la leur accordé aussi. Leur astuce faillit misérablement et ils se mirent à détruire les fidèles en les polluants avec toutes sortes de corruptions dans le but d'empêcher la promesse du Messie à venir de se réaliser. Mais Dieu avait suscité une nouvelle compensation de la lignée de Seth, en substituant la faiblesse par la force dans certaines personnes qu'il avait choisi, des gens honorables et fidèles qui ne reculèrent point devant les assauts de l'ennemi, et ils devinrent des puissants instructeurs et administrateurs des lois de Dieu (Gen. 5:1-32). A la mort du dernier de ces administrateur, Méthushélah (Gen. 5:26,27), Dieu détruisit la terre avec tous ses habitants par un déluge global, sauf la famille de Noé. Pour assurer l'éradication totale du mal, la planète des fils du serpent fut détruite ainsi que toutes ses colonies dans les mondes habitables.

 

Plusieurs se demandent pourquoi il n'y a pas d'âge mentionné dans la lignée de Caïn (Gen. 4:17-26), comme nous retrouvons dans la lignée de Seth: «Tout le temps que Seth vécut, fut donc de neuf cent douze ans; puis il mourut.» (Gen. 5:8) ? La réponse, si vous ne l'avez pas encore discernée, est que Caïn n'a jamais existé comme une personne distincte et individuelle. Son nom, comme nous l'avons amplement démontré, est un style figuratif qui représente les évènements négatifs qui transpirèrent dans la race humaine au début des temps. Dans la Bible, le nom «Caïn» utilisé dans un sens personnel signifie toujours la race rebelle, les fils du malin par rapport aux fils de Dieu. Tous les noms des gens de sa lignée sont du même style. Ainsi Hénoc (v.17) signifie une initiation, une instruction; Irad (v.18) la séquestration; Mehujaël (v.18) affligé de Dieu; Methushaël (v.18) l'homme divinisé ou déifié; Lémec (v.18) le renversement de l'être ou de l'existence; Ada (v.19) le plaisir; Tsilla (v.19) la protection; Jabal (v.20) être fastueux, ce fut l'origine de ceux qui demeurent dans des sanctuaires et près des rachetés pour les corrompre; Jubal (v.21) une source, elle fut l'origine de tous ceux qui manipulent le retentissement de la sensualité; Tubal-Caïn (v.22) le producteur, ceux qui affinaient tous les complots et les enchantements qui se transpirent; Naama (v.22) la séduction. Il est vrai que les noms de ceux de la lignée de Seth (Gen. 5:1-32) portent aussi leurs définition qui peuvent nous éclairer davantage, mais le fait que les âges sont mentionnés indique que chaque nom représente une génération qui porte les caractéristiques de la signification du nom donné, Noé qui était de la génération du «repos» de l'assurance de la promesse en est la preuve.

 

Mentionnons brièvement un fait qui intrigue plusieurs personnes. Il s'agit des géants et des dinosaures. Les deux s'expliquent dans un même souffle. Le gigantisme était l'état normal des choses au début des temps, autant chez les plantes, les animaux, et les humains. Newton a montré que la force de gravitation ou le mouvement de rotation des astres, est le phénomène d'attraction universelle, suivant lequel deux corps quelconques s'attirent les uns les autres en raison directe de leur masse et en raison inverse du carré de leur distance. En d'autres mots, la gravitation d'un astre en rapport avec l'attraction d'un autre, détermine la masse, le poids, le temps et la taille des éléments à sa surface. La destruction subite de la planète des fils du serpent, la race des carbonisés, aurait produit une régression progressive dans l'organisme de l'homme et de la nature, pour en arriver à ce que nous sommes. La stature gigantesque de l'homme et sa longévité de vie furent ainsi réduite graduellement mais non uniformément. Un passage curieux dans la version française du livre d'Énoch nous indique la continuité du gigantisme après le Déluge: «Cet enfant qui vous est né (Noé) survivra seul ce grand cataclysme avec ses trois fils. Quand tout le genre humain sera détruit, lui seul sera sauvé. Et ses descendants enfanteront sur la terre des géants, non pas de l'Esprit, mais de la chair.» (Énoch 105:15,16). Non pas que nous reconnaissons le livre d'Énoch comme inspiré, mais il détient des parallèles intéressant sur la race des géants. Comment pouvons-nous expliqué autrement le fait qu'il y avait encore des géants après le déluge, lorsque tous les peuples de la terre furent détruit en étant submergés sous les eaux ? Le mystère du gigantisme n'est pas complètement élucidé, mais si nous considérons son échec à travers l'histoire, nous apprenons cette leçon vitale: à savoir qu'il suffit simplement que des gens de très peu de foi en Christ pour renverser les forteresses de nos géants modernes (Mat. 17:20; 2 Cor. 10:3-6). C'est à ceci que le Seigneur Jésus-Christ nous appelle; sondez donc votre cœur pour voir si vous êtes des nôtres, car «celui donc qui voudrait être ami du monde, se rend ennemi de Dieu.» (Jc. 4:4).

 

A cette période les animaux et les humains se nourrissaient de plantes et de fruits, ce fut qu'après le Déluge qu'ils commencèrent à consommer de la viande, car la nature avait subie une transformation radicale et les êtres vivants avaient besoin plus de force et de vigueur pour survivre. Ce qui veut dire qu'avant le Déluge les dinosaures étaient végétariens, et non carnivores comme la science moderne les représente faussement. L'homme lui-même étant d'une stature gigantesque, les dinosaures étaient pour lui comme des animaux domestiques, car avant le Déluge la crainte de l'homme n'existait pas dans le règne animal (Gen. 9:2-4).

 

1   2   3   4   5   6

similaire:

RÉsumé et conclusion du sujet iconCommuniqué de Bertrand Delanoë au sujet du Grand Paris
«Grand Paris, 4 ans après». Le bilan présidentiel se résume finalement à peu de choses et beaucoup de temps perdu

RÉsumé et conclusion du sujet iconPour les articles homonymes, voir
«induction» est donc venu à signifier un genre de raisonnement qui n'assure pas la vérité de sa conclusion en étant donné les prémisse...

RÉsumé et conclusion du sujet iconAvant-propos
«(IL) aime» ~ amant «ils aiment» : le pronom sujet n’est pas exprimé mais le verbe sous-entend, respectivement, «un seul sujet à...

RÉsumé et conclusion du sujet iconConclusion page 47

RÉsumé et conclusion du sujet iconInformations a fournir au consommateur avant la conclusion du contrat

RÉsumé et conclusion du sujet iconRésumé : L’Anthropologie juridique envisage le droit à trois niveaux...
«femme s’est-il construit en anthropologie ? Le sujet «femme» en anthropologie

RÉsumé et conclusion du sujet iconNote de Conclusion
«The Motivation to Work», ainsi que ses découvertes ont reçu de nombreuse applications

RÉsumé et conclusion du sujet iconAtelier 2010,1; klassevirnich à l’ EsBA, Toulouse, 15 19. mars 2010
«Un métalogue est un discours sur un sujet problématique, dans lequel non seulement les participants discutent le problème, mais...

RÉsumé et conclusion du sujet iconBulletin de liaison de l’afdr
«contrats d’intégration, nouveaux enjeux, nouvelles pratiques». La conclusion a été faite par Jean-Marie gilardeau

RÉsumé et conclusion du sujet iconI. Lexique
«sujet» implique un nécessaire décentrement : la grammaire distingue le génitif objectif et le génitif subjectif (la crainte des...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com