RÉsumé et conclusion du sujet








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CHAPITRE 5

LA FEMME FORMÉE DE LA CÔTE DE L'HOMME

Avec la femme nous entrons dans des complexités inouïes, et comme nous avons dit plus haut: Qu'en est-il de la femme qui fut formée de la côte d'Adam si celui-ci est déjà une multitude de mâles et femelles? Dans le deuxième récit de la création, il semble y avoir une contradiction avec le premier récit en ce que nous avons l'impression que la femme est créée après l'homme lorsque le premier indique qu'ils sont créés ensemble. Toutefois soyez assuré qu'il n'y a aucune contradiction. Le premier récit utilise le mot «naqebah» qui signifie «une femelle, une femme», tandis que le deuxième récit utilise un autre mot, celui de «ishshah» qui provient de «iysh-enowsh» et dont la signification est «une conception ou formation faible, délicate, fragile, inférieure, passionnée, vulnérable», et dont le mot composé signifie littéralement «l'existence ma faiblesse». Cette formation de l'homme à partir de «sa côte», c'est à dire de «son penchant ou inclination» envers l'essence de sa nature normale de créature, se rapporte à son état interne «d'affection, d'ambition, d'attachement, d'émotion, d'excitation, de tentation». En d'autres mots, il ne s'agit pas de la création de la femme, car celle-ci existait déjà, mais d'un réveil de conscience à sa nature humaine de créature.

 

La multitude de l'humanité composée de mâles et de femelles fut amenée par l'Esprit de Dieu à la réalisation de son existence charnelle de créature avec toutes ses faiblesses, et cela fut le facteur déterminant qui occasionna la Chute dans le jardin d'Éden. Cette prise de conscience déclencha en l'homme sa capacité du libre-choix qui était dormante en lui avant cette réalisation de son état de créature charnelle qui avait la capacité de répondre à ses propres besoins, mais qui devait y renoncer en se soumettant à Dieu qui remplirait cette fonction à sa place. Ce réveil fit que l'humanité entière devint indépendante de Dieu, lorsqu’auparavant elle en était complètement dépendante. Comme nous l'avons déjà mentionné, lors de sa création l'homme était parfait, il possédait une nature divine par laquelle il était pleinement conscient de Dieu et c'est tout ce qui importait pour lui. Il n'était pas encore conscient de sa nature humaine, cette notion était dormante en lui, cette réalisation n'était pas nécessaire immédiatement pour accomplir son devoir de serviteur de Dieu. Mais Dieu avait prédéterminé un moment spécifique pour le réveiller à cette conscience de son existence dans la chair, afin de provoquer la Chute par un commandement de ne pas prendre du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, et pour réaliser son décret de rédemption envers ses élus qu'il a prédestiné au salut en Christ avant la fondation du monde.

 

La formation de la femme du côté de l'homme est la conception dans l'esprit de l'homme du réveil à sa nature humaine fragile, de son existence charnelle précaire et inférieure à sa nature divine qu'il perdit lors de la Chute. En fait le mot «ishshah» signifie «l'existence ma faiblesse», il provient du mot «iysh» qui signifie «le vivant, le puissant» et qui malheureusement est souvent traduit par «homme», ce qui déforme la vérité et apporte la confusion. Nous voyons cela dans Gen. 2:23-25 où pour la première fois ces deux termes sont utilisés ensemble: «Alors Adam dit: A cette fois celle-ci est l'os de mes os, et la chair de ma chair. On la nommera hommesse, car elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi l'homme laissera son père et sa mère, et il se joindra à sa femme, et ils seront une [même] chair. Or, Adam et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point de honte.» En regardant les mêmes passages dans une traduction étymologique, nous comprendrons mieux le sujet en question: «Et Adam dit: Celle-ci est enfin la substance de ma puissance, et l'enchantement de ma chair. On la nommera l’Existence, [mon Épouse] (ISHA), car elle a été prise du Vivant, [son Époux] (ISH). C'est pourquoi le Vivant laissera son père (son origine) et sa mère (sa source), et se joindra à son existence [charnelle], et ils seront une seule chair. Or l'humanité dans son existence charnelle étaient doublement rusé, et ils ne s’en relâchaient point.» On ne peut avoir plus clair pour définir la nature humaine de l'homme, c'est à dire de la multitude de l'humanité composée de mâles et de femelles.

 

Il importe maintenant d'expliquer pourquoi Dieu, après avoir dit «Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui.» (Gen. 2:18), procède immédiatement après à former des animaux et des oiseaux et les fit venir vers Adam pour que celui-ci leur donne un nom (v.19,20), plutôt que d'accomplir immédiatement sa promesse de lui faire une aide semblable à lui? C'est comme si Dieu lui présentait différentes options pour répondre à son besoin, mais si tel est le cas et c'est en plein cela que le texte indique, pourquoi des animaux et des oiseaux? Dieu savait très bien que ceux-ci ne pouvaient correspondre en aucune façon au besoin de l'homme car ils sont complètement d'une différente espèce. Il ne peut y avoir de mélanges entre deux espèces différentes, Dieu n'est pas Darwin pour arriver à une telle notion aberrante. Puisque nous savons que le texte du deuxième récit de la création de l'homme doit être interprété figurativement selon des règles étymologiques, on ne peut arriver à une autre conclusion qu'il y a quelque chose d'autre impliquée sous le sens des mots dans ces passages. Nous avons l'indication que Dieu réveil la conscience de l'homme aux différents caractéristiques qui sont accessibles à son existence en tant que créature charnelle, représentés sous les traits d'animaux et d'oiseaux, comme: la force du lion, l'agilité du chat, l'humilité de la colombe, la ruse du serpent, etc. Il s'agit donc d'un réveil graduel pour ouvrir la conscience de l'homme à réaliser son besoin de reconnaître sa nature auxiliaire qui lui est associée comme soutien matériel ou physique.

 

On voit par le fait qu'Adam donne des noms aux animaux et aux oiseaux, qu'il reconnait les caractéristiques principales qui forment l'essence de leur existence. Le développement de sa conscience charnelle est graduel, c'est un apprentissage qu'il doit traverser mais qu'il ne réalise pas pleinement. Dans cette réalisation, il atteignait des niveaux de conscience que l'on pourrait nommés en Hébreux des «chérubins», c'est à dire «des facultés de voyance ou de perception» qui ouvraient la voie à l'homme sur la connaissance de toute l'essence qui compose l'univers entier, et au-delà du voile même de la chair dans les révélations de la gloire de Dieu. Ces facultés demeuraient entre son âme et son esprit, ou entre la conscience de sa nature spirituelle et sa nature humaine. Nous voyons ainsi qu'il y a deux volontés en l'homme, une qui est charnelle et l'autre spirituelle (Jn. 1:13). Depuis la Chute cette porte est fermée, elle est devenu comme un voile entre ses deux natures, tout comme le voile dans le temple qui séparait le lieux saint du lieux très saint. Mais sous la grâce Dieu ouvre cette porte à ses élus afin qu'ils pénètrent dans la perception de sa gloire. Dans son stage d'apprentissage, l'homme était porté comme par prédisposition naturelle à désirer fortement une telle réalisation à son plein potentiel, mais il ne le pouvait, il manquait un élément essentiel que Dieu va pourvoir. Il lui fit réaliser le besoin de dormir, car celui-ci était absent avant cela, l'homme n'en avait aucun besoin dans son état de perfection, ce fut le début du sommeil et des rêves chez l'homme. Dieu fit tomber sur lui un sommeil profond, une léthargie ou état inconscient prolongé de mort apparente qui lui fit cesser toutes activités consciencieuses. De cet état Dieu fit surgir de l'homme la pleine réalisation de sa nature humaine, de son existence charnelle. Il semblerait qu'un état de mort apparente fut assez pour le convaincre de sa fragilité de créature charnelle et de l'infériorité de sa nature humaine, et il sut se reconnaître en elle: «Celle-ci est enfin la substance de ma puissance, et l'enchantement de ma chair. On la nommera l’Existence, [mon Épouse] (ISHA), car elle a été prise du Vivant, [son Époux] (ISH).» (Gen. 2:23-25).

 

CHAPITRE 6

L'HOMME ET LA FEMME DANS LE JARDIN D'ÉDEN

Débutons par la simplicité du récit sur le Jardin d'Éden avant d'entrer dans ses complexités étymologiques. Dans son explication de surface, commune à tous ceux qui sont simple d'esprit, autant parmi les enfants que les personnes adultes, nous voyons que Dieu place l’homme dans un jardin qui se trouve dans un endroit nommé Éden du côté de l'Orient, puis après la femme qu'il a formé pour lui tenir compagnie. Selon le contexte du récit, et d'après la version de la Bible et du temps des verbes, l'homme a été créé en dehors du jardin, tandis que la femme a été formée de l'homme lorsqu'il était à l'intérieur du jardin, cela est signifiant comme nous avons vu dans le chapitre précédent.

 

A travers l’interdiction de manger le fruit d’un seul arbre, celui de «la connaissance du bien et du mal», il est expliqué que l’homme ne peut décider par lui-même de ce qui est bien, de ce qui est mal: les sources de l’éthique et de la morale viennent du créateur et non de la créature. Autrement dit pour atteindre le bonheur, l’homme devra faire confiance à Dieu, qui l’a créé par amour et donc le conduit au bonheur. Le drame vient par après au moyen de la tentation par le serpent «le plus rusé des animaux» qui va persuader la femme, Ève, et à travers elle, l’homme, Adam, que Dieu leur a menti et que goûter au fruit défendu les fera «devenir comme des dieux qui connaissent (définissent) le bien et le mal» sans conséquences dramatiques (la mort). C'est ce que nous verrons dans le prochain chapitre. Ce qui nous importe ici est la nature du jardin d'Éden, car en comprenant cela nous pourrons comprendre mieux les évènements qui vont suivre.

 

Dans un point de vue global, le jardin d'Éden, connu aussi sous la désignation de «paradis», est un concept important présenté au début de la Bible, dans le livre de la Genèse. Il a donc un sens particulier pour les religions abrahamiques. Dans un sens plus élargi, le concept de paradis est présent dans presque toutes les religions. Il représente souvent le lieu final où les hommes seront récompensés de leur bon comportement. Les chrétiens parlent aussi du «Royaume de Dieu» qui sera manifesté à la fin du monde, et le livre de l'Apocalypse établit un rapport étroit entre les deux (Apoc. 22:2,14). Un concept semblable, le nirvana, existe dans l'hindouisme, le jaïnisme et le bouddhisme; et aussi chez les grecs d'où nous trouvons le jardin des Hespérides situé à l’extrême occident, un jardin d’immortalité réservé aux dieux situé sur les pentes du mont Atlas, situé anciennement sur le Continent d'Atlantide.

 

Le renommé John Milton (1667), qui a fortement influencé John Bunyan, parle du jardin d'Éden dans ses œuvres hautement allégoriques «Le paradis perdu» et «Le paradis retrouvé»: «Le jardin d’Éden était placé au milieu d’une plaine délicieuse, couverte de verdure, qui s’étendait sur le sommet d’une haute montagne, et formait, en la couronnant, un rempart inaccessible... Au milieu de ce charmant paysage, un jardin, encore plus délicieux, avait eu Dieu lui-même pour ordonnateur. Il avait fait sortir de ce fertile sein tous les arbres les plus propres à charmer les yeux, à flatter l’odorat et le goût. Au milieu d’eux s’élevait l’arbre de la vie, d’où découlait l’ambroisie d’un or liquide. Non loin était l’arbre de la science du bien et du mal, qui nous coûte si cher; arbre fatal dont le germe a produit la mort !... Que n’était-il possible à l’art de décrire cette fontaine de saphir, dont les ruisseaux argentins et tortueux, roulant sur des pierres orientales et sur des sables d’or, formaient des labyrinthes infinis sous les ombrages qui les couvraient, en versant le nectar sur toutes les plantes, et nourrissant des fleurs dignes du paradis ! Elles n’étaient point rangées en compartiments symétriques, ni en bouquets façonnés par l’art. La nature bienfaisante les avait répandues avec profusion, sur les collines, dans les vallons, dans les plaines découvertes qu’échauffaient doucement les rayons du soleil, et dans ces berceaux où des ombrages épais conservaient pendant l’ardeur du jour une agréable fraîcheur. Cette heureuse et champêtre habitation charmait les yeux par sa variété: la nature, encore dans son enfance, et méprisant l’art et les règles y déployait toutes ses grâces et toute sa liberté. On y voyait des champs et des tapis verts admirablement nuancés, et environnés de riches bocages remplis d ’arbres de la plus grande beauté: des uns coulaient les baumes précieux, la myrrhe, et les gommes odoriférantes; aux autres étaient suspendus des fruits brillants et dorés, qui charmaient l’œil et le goût... Ici, les palmiers couvraient de jolis monticules, là des ruisseaux serpentaient dans le sein d’un vallon couvert de fleurs et de roses sans épines.» Spécifions que le jardin d'Éden de John Milton a été fortement agrémenté par son imagination et ne peut être considéré comme étant crédible.

 

Le terme paradis, souvent utilisé pour décrire le jardin d'Éden, est issu d'une langue très ancienne, l'avestique dans laquelle «pairi daēza», signifie enceinte royale ou nobiliaire. Le terme se transmet ensuite au persan «pardēz», voulant dire «enclos», puis au grec ancien «paradeisos» signifiant un parc clos où se trouvent des animaux sauvages, pour aboutir enfin au latin chrétien «paradisus». Ces désignations sont grandement importantes, comme nous allons voir plus loin.

 

L'expression «paradis terrestre» n'existe pas en tant que telle dans le texte hébreu de la Genèse, ni à aucun autre endroit dans la Bible. Il s'agit d'un titre de chapitre rajouté dans certaines éditions comme celle de la Vulgate, afin de rendre le texte original plus facile à lire. Le texte original de la Genèse est écrit sans aucune tête de chapitre et ne mentionne donc aucun paradis terrestre. Sur le fond, l'expression désigne le lieu créé par Dieu pour Adam et Ève. Selon le premier livre de la Bible, le livre de la Genèse décrit un jardin des délices ou jardin d'Éden, jardin merveilleux où poussent toutes sortes d'arbres et de plantes aux fruits délicieux, et où cohabitent en harmonie tous les animaux, sous la direction de l'homme. Dieu plante dans le jardin d'Éden deux arbres mystérieux: «L'Éternel Dieu avait aussi planté un jardin en Éden du côté de l'orient, et il y avait mis l'homme qu'il avait formé. Et l'Eternel Dieu avait fait germer de la terre tout arbre désirable à la vue, et bon à manger, et l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.» (Gen. 2:8,9).

 

Comme nous l'avons déjà mentionné, le deuxième récit de la création de l'homme doit s'interpréter figurativement, c'est à dire dans un sens spirituel. Dans le courant de l'histoire, quelques-uns qui ont fait l'erreur de l'interpréter littéralement, ont parti à la recherche d'un jardin réel, pensant retrouver la source de la vie et se faire une renommée. La recherche d'un Jardin d'Éden littéral a même préoccupé l'imagination des théologiens aussi bien que celle des explorateurs et des chercheurs de trésors. F.X. Burque, professeur en Philosophie (Pluralité des Mondes Habités), mentionna une nouvelle étonnante sur la découverte du paradis terrestre: «En écrivant ces lignes, nous lisons avec un suprême étonnement, dans les gazettes du temps (1898), l'étonnante nouvelle que le vrai site du paradis terrestre vient enfin d'être découvert par un explorateur anglais du nom de W.H. Seton-Karr. En poursuivant un lion sur la côte du Somali, en Afrique, le célèbre explorateur a pénétré dans un lieu qui correspond exactement à la description de l'Éden donnée dans la Genèse. Mr. Seton-Karr est convaincu qu'il a trouvé le berceau de la race humaine. Un groupe de rivières correspond aussi exactement à la description biblique. L'explorateur a trouvé au même endroit des milliers d'instruments en pierre qu'il ne doute pas avoir été fabriqués par Adam lui-même. Pourrait-on appuyer de quelque preuve solide une telle prétention de cet explorateur ? Nous croyons pour notre part que c'est encore un cas de pure excentricité.»

 
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