RÉsumé et conclusion du sujet








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L'ORIGINE BIBLIQUE DE L'HOMME

 

DU PREMIER ADAM AU DERNIER ADAM

 

par Jean leDuc

 



 

TABLE DES MATIÈRES

 

CHAPITRE 1

LA VÉRITÉ DE CRÉATION OU LA THÉORIE DE L'ÉVOLUTION
CHAPITRE 2

ESQUISSE SUR LA CRÉATION DE L'HOMME
CHAPITRE 2

À l'IMAGE ET À LA RESSEMBLANCE DE DIEU
CHAPITRE 3

L'HOMME DEVIENT UNE ÂME VIVANTE
CHAPITRE 4

LA FEMME FORMÉE DE LA CÔTE DE L'HOMME
CHAPITRE 5

L'HOMME ET LA FEMME DANS LE JARDIN D'ÉDEN
CHAPITRE 6

LA TENTATION DE LA FEMME PAR LE SERPENT
CHAPITRE 7

LE CONFLIT ENTRE CAÏN ET ABEL

CHAPITRE 8

LA CONSTRUCTION DE LA TOUR DE BABEL
CHAPITRE 9

LE DERNIER ADAM UN ESPRIT VIVIFIANT
CHAPITRE 10

RÉSUMÉ ET CONCLUSION DU SUJET

 



 

CHAPITRE 1

LA VÉRITÉ DE CRÉATION OU LA THÉORIE DE L'ÉVOLUTION

L’interrogation sur notre origine n’est pas nouvelle. Au cours des siècles qui ont vu l’émergence de l’humanité vers toujours plus de conscience de son destin, les civilisations qui se sont succédées ont tenté de trouver des explications et ont inventé des Dieux et des Philosophies de tous genres. Ainsi nous dit l'apôtre Paul: «Parce qu'ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point été reconnaissants: au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d'intelligence a été rempli de ténèbres. Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous; Et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en des images qui représentent l'homme corruptible, et les oiseaux, et les quadrupèdes, et les reptiles.» (Rom. 1:21-23). Il a fallu l’extraordinaire révélation de Dieu à un petit peuple de bergers nomades pour déclarer l'existence d'un Dieu unique et vivant, ce qu'ils firent en rédigeant les Saintes-Écritures sous la direction du Saint-Esprit. Et pour asseoir la puissance de ce seul Dieu, les Écritures l’ont situé non seulement comme le Créateur de l’univers et de la terre, mais aussi comme celui de tous les êtres vivants, plantes, animaux, l’homme et la femme, tout cela selon les écrits de la Genèse.

 

La notion que nous venons de voir en bref se nomme «la doctrine du créationnisme» et elle a son ennemie dans «la doctrine de l'évolution». L'évolution est une théorie, si elle serait vrai elle ne serait pas une théorie mais la vérité, car la vérité est certitude et non supposition. De sa propre définition, une théorie est un ensemble de spéculations, d'idées gratuites ou irréalistes exprimées de façon sentencieuse ou pédante et présentées de manière plus ou moins scientifique. Construction intellectuelle, hypothétique et synthétique, organisée en système et vérifiée par un protocole expérimental; ensemble de lois formant un système cohérent et servant de base à une science, ou rendant compte de certains faits. C'est à dire que l'évolution est une hypothèse ou proposition reçue, indépendamment de sa valeur de vérité, et à partir de laquelle on déduit un ensemble donné de propositions avancées provisoirement, comme explication de faits, de phénomènes naturels et qui doit être, ultérieurement, contrôlée par la déduction ou par l'expérience. Elle est du domaine de la supposition, conjecture par laquelle l'imagination anticipe sur la connaissance pour expliquer ou prévoir la réalisation éventuelle d'un fait, pour déduire des conséquences.

 

En d'autres mots, l'évolution n'est pas la vérité, elle est basée sur des probabilités de données et de faits disparates et instables. Ceux-ci sont présentés comme des possibilités qui sont interprétées comme étant des vérités par la masse des crédules qui y souscrivent. Dans cette optique l'évolution est plus qu'une hypothèse, elle devient une religion, une croyance qui s'oppose à la foi biblique et chrétienne. Les connaissances scientifiques concernant l’origine de l’homme et l’émergence de l’espèce humaine s’inscrivent dans une vision erronée d’ensemble, donnée par la théorie de l’évolution. La plupart du temps on parle ainsi de l'origine de notre espèce, mais avec des notions qui commencent plus par les pieds que par le tête. Cela se voit dans de nombreuses absurdités proposées aujourd'hui, comme la notion qui repousse sans cesse l'origine de l'homme plus loin dans le temps. Le genre Homo apparaît avec Homo rudolfensis (-2.9 millions d'années) puis Homo habilis (-2.4 millions d'années). Selon que l’on considère que l’Homme est représenté par le seul genre Homo ou également par le genre Australopithecus, la préhistoire débuterait donc respectivement il y a environ 3 million d'années ou il y a environ 5 million d'années. Dire que tout cela a été calculé par un singe savant. En fait, le dieu des évolutionnistes est un singe qui descend de l'arbre pour montrer aux autres singes comment devenir intelligents, et ils le deviennent tellement qu'ils remontent dans l'arbre pour pisser sur les passants. Il faut plus de foi, si la foi serait une faculté intellectuelle, pour croire aux sottises de l'évolution que de croire à la vérité révélée dans les Saintes-Écritures.

 

Les scientifiques oublient la puissance de la Bible, même si elle n'est pas considérée par eux comme un livre de science. Or le livre de Job montre très bien la sagesse de la création (chapitres 36,37,38). Les humains ont des capacités autrement supérieures à celle de n'importe animal, oui le cerveau de l'homme est stupéfiant, il porte la marque de son Créateur. L'homme n'a rien inventé, les scientifiques devraient le savoir. Lorsqu'on s'arrête sur la création, on voit clairement la puissance d'une intelligence et non pas la fausse notion d'une évolution hypothétique: «Parce que ce qu'on peut connaître de Dieu a été manifesté parmi eux, Dieu le leur ayant manifesté. Car les perfections invisibles de Dieu, savoir, sa puissance éternelle, et sa divinité, se voient comme à l'œil depuis la création du monde, quand on considère ses ouvrages; de sorte qu'ils sont inexcusables.» (Rom. 1:19,20).

 

Selon la Bible, au livre de la Genèse, «Adam», terme hébraïque qui vient du mot «adamah» souvent traduit par «terre», est le premier homme à être créé par Dieu lors du sixième jour de la Création. Il fut créé à partir de la poussière de la terre qu'il façonna à son image, avant de l'animer de son souffle pour qu'il devienne une âme vivante (Gen. 1:26,27; 2:7).

 

Comme Dieu considérait qu'Adam devait avoir une compagne, Ève fut créée apparemment à partir d'une côte d'Adam (Gen. 2:21,22), nous disons apparemment car il y a plus à la signification des mots que l'on puisse s'imaginer, comme nous allons voir plus loin dans notre exposé. Le premier couple fut placé par Dieu dans le jardin d'Éden. Or, Dieu avait interdit la consommation du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, mais le Serpent (Nachash en hébreu) tenta Ève qui mangea du fruit défendu et en donna à Adam qui en mangea à son tour. Le péché originel est cette faute commise par ces premiers humains, faute qui causa leur expulsion de l'Éden.

 

En termes de généalogie biblique, le récit attribue d'abord trois fils à Adam et Ève: Caïn, Abel et Seth, puis de nombreux autres enfants (Gen. 5:4). La suite du livre de la Genèse raconte que, neuf générations après Adam et Ève (Gen. 5:6 à 5:29), l'humanité née du premier couple a disparu sous le déluge, à l'exception de Noé et de sa famille (sa femme, ses fils Japhet, Sem, Cham et leurs femmes), à qui Dieu a confié la tâche de refonder l'humanité. Ainsi Noé serait-il, selon la Bible, le plus récent ancêtre commun à toute l'humanité.

 

Selon Antoine Bourdelle (1861-1929), «Le midrash propose plusieurs commentaires sur le nom Adam 1- ADAM, c'est ED (l'Ed, siège de la terre) et DAM (le sang, siège de l'âme). 2- ADAMA, c'est ADAM MA, l'homme-quoi, l'homme qui pose des questions. 3- ADAM, c'est ADAMA (la terre) et EDAME (je ressemblerai, Isaïe 14:14). C'est celui qui peut s'élever si haut qu'il devient à la ressemblance de Dieu, et descendre si bas qu'il est plus bas que le végétal, voire le minéral. 4- Il existe un notarikon d'ADaM, Abraham, David, Messie (Avraham David Mashia'h). Du mot Ed est dérivé ADeret (la cuirasse), ADon (le dominateur), ADir (le fort). En clair, Ed est indice de l'énergie vitale. D'Ed vient Adam, bien sûr, mais aussi Adom (rouge), le rouge étant la couleur la plus vive.» Une autre hypothèse sur l'étymologie d'Adam provient des tablettes d'Ougarit. Ces tablettes révèlent qu'en langue ougaritique, l'humanité se dit «adm» qui aurait donné en hébreu «Adam», le premier homme.

 

Au début, Adam représente le mâle et la femelle «Dieu créa Adam à Son image, à l'image de Dieu Il le créa, mâle et femelle Il les créa». Le récit d'Adam, quelle que soit son origine, se base sur le concept du premier homme et s'oppose donc directement à la théorie de l'évolution. La théorie créationniste rejoint les conceptions de Platon et d'Aristote sur la préséance des idées (théorie des Idées), et la rationalité du réel, qui est la base de la Science. Lorsque Darwin descendit de son arbre et publia en 1860 son livre «De l'origine des Espèces» en 1859, il souleva un tollé général et l'Église éleva les protestations les plus vives. Il publia en 1871 le livre «The Descent of Man and Selection in Relation of Sex» traitant de la généalogie de l'Homme, où il conclut que les hommes et les singes descendent d'un ancêtre commun, ce qui est à l'opposé du récit de la Bible. L'homme qui prenait les hommes pour des singes est mort le 19 avril 1882, et depuis ce temps les hommes cherchent à agir comme des singes, même que les singes se comportent souvent mieux qu'eux.

 


CHAPITRE 2

ESQUISSE SUR LA CRÉATION DE L'HOMME

De qui parle-t-on en disant Adam et Ève? L’histoire d’Adam et d’Ève, le premier homme et la première femme est l’un des plus beaux récits d’un vieux livre qu’on appelle la Genèse, et qui veut dire l’origine ou les commencements. Ce livre a été écrit en Hébreu «Bereshit bara Elohim» ou «Au commencement Dieu créa», premiers mots du livre. La Genèse est le premier livre de la Bible, ensemble de livres qui constituent «la révélation du Seigneur Jésus aux hommes comme le seul Dieu Tout-Puissant». Dans la Genèse il y a deux récits qui nous parlent des origines du monde et de l’homme. Le premier (Gen. 1:1 à 2:3) doit être compris littéralement, le deuxième (Gen. 2:4 à 4:26) doit être compris figurativement dans son contexte historique, en le comparant analogiquement avec les écrits du Nouveau Testament, surtout les Évangiles. Nous avons aussi une aide précieuse avec l'étymologie, science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée, la reconstitution de l’ascendance de ces mots. Gardons en mémoire aussi qu'il n'y a pas de divisions en chapitres et en versets dans le texte hébraïque original, ce qui peut nous aider davantage à comprendre le contexte de certains passages difficiles.

 

Le premier est un récit de la création en sept jours, un très beau texte, rythmé par «Il y eut un soir et il y eut un matin». Pour certains le début de la création correspondrait à la théorie standard du «Big Bang», mais ils négligent de réaliser que tout a été créé en pleine maturité comme le fut Adam, le premier homme. L’auteur est dirigé par l’Esprit Saint et nous dit des choses essentielles sur les rapports entre l’homme et Dieu définis par la création. Moïse qui est l’auteur s’exprime dans les conditions de son temps. Il réfléchit sur les origines du monde et sur le problème de l’origine du mal. Étant éduqué dans toute la science des Égyptiens (Actes 7:22), Moïse était un homme exceptionnel qui détenait une connaissance au-dessus du commun des mortels. D'après Arthur C. Custance, dans son livre «Noah's Three Sons», de même que dans le livre d'Alexandre Hislop, «Les Deux Babylones», il est fort probable que Moïse avait accès à de fort anciens documents du monde prédéluvien que Noé aurait amené avec lui dans l'arche. Ces documents auraient été transmis à Abraham par Sem, fils de Noé, puis par après à Joseph, fils de Jacob, qui était très renommé en Égypte environs 400 ans avant Moïse. Quoiqu'il en soit, l’Esprit Saint le dirigea dans ses recherches et lui donna une lumière magnifique sur l'origine de l'homme et sur l'histoire des anciens patriarches. Cette lumière il ne peut la recevoir et l’exprimer que dans les images de sa culture, celle de son temps, celle du Proche Orient biblique plusieurs siècles avant notre ère. Et pourtant à travers cette culture, la lumière de la Genèse sur l’origine du monde, l’origine de l’homme et l’origine du mal, peut continuer à nous éclairer aujourd’hui.

 

Dans les genres littéraires usités pour parler des origines du monde à l’époque, on trouvera sans peine des rapprochements entre les récits de la Bible et les Cosmogonies ou histoires de la naissance du monde babyloniennes. Entre toutes ces traditions, celle qui offre avec les récits des premiers chapitres de la Genèse la ressemblance la plus étroite, le parallélisme le plus exact et le plus suivi, est celle que contenaient les livres sacrés de Babylone et de la Chaldée. L’affinité que nous signalons, avait déjà frappé les Pères de l’Église, qui ne connaissaient la tradition chaldéenne que par l’ouvrage de Bérose, prêtre de Babylone, qui, sous les premiers Séleucides, écrivit en grec l’histoire de son pays depuis les origines du monde; elle se caractérise encore plus, maintenant que la science moderne est parvenue à déchiffrer quelques lambeaux, conservés jusqu’à nous, des livres qui servaient de fondement à l’enseignement des écoles sacerdotales sur les rives de l’Euphrate et du Tigre. Mais il faut remarquer qu’au témoignage de la Bible elle-même, la famille d’où sortit Abraham vécut longtemps mêlée aux Chaldéens, que c’est de la ville d’Ur en Chaldée qu’elle partit pour aller chercher une nouvelle patrie dans le pays de Kena’an. Rien donc de plus naturel et de plus vraisemblable que d’admettre que les Téra’hites apportèrent avec eux de la contrée d’Ur un récit traditionnel sur la création du monde et sur les premiers jours de l’humanité, étroitement apparenté à celui des Chaldéens eux-mêmes. Nous savons d'ailleurs que selon «le livre du Juste ou livre de la Génération d'Adam» qu'Abraham aurait habité dans sa jeunesse dans la maison de Noé et qu'il aurait été instruit dans les voies de la vérité par lui et son fils Sem. Si tel a été le cas, ce qui est fort probable puisque Noé vécut neuf cent cinquante ans (Gen. 9:29) et que Sem vécut cinq cents ans après le Déluge (Gen. 11:11), Abraham aurait ainsi obtenu de l'information de première mains sur l'origine du monde et les évènements du déluge. Ceci nous indique aussi la probabilité que les trois hommes qui vinrent à Abraham pour détruire Sodome et Gomorrhe étaient Melchisédec, Noé, et Sem (Gen. 18:1,2), Melchisédec étant le Seigneur Jésus lui-même dans une de ses théophanies ou manifestation de Dieu sous une forme humaine (Gen. 11:5).

 

De l’un comme de l’autre côté, la formation du monde est l’œuvre des sept jours, les diverses créations s’y succèdent dans le même ordre; le déluge, la confusion des langues et la dispersion des peuples sont racontés d’une façon presque absolument identique. Et cependant un esprit tout opposé anime les deux récits. L’un respire un monothéisme rigoureux et absolu, l’autre un polythéisme exubérant. Un véritable abîme sépare les deux conceptions fondamentales de la cosmogonie babylonienne et de la cosmogonie biblique, malgré les plus frappantes ressemblances dans la forme extérieure. Chez les Chaldéens nous avons la matière éternelle organisée par un ou plusieurs démiurges qui émanent de son propre sein, dans la Bible l’univers créé du néant par la toute-puissance d’un Dieu purement spirituel.

 

Ce qui est remarquable, ce sont les différences apportées par les récits bibliques: au lieu d’une espèce de généalogie cosmique où dieux et cosmos sont finalement liés ensemble, la Bible d’emblée établit la distinction entre le divin et le créé, entre Dieu et la création. Le monde n’est pas créé à partir de Dieu, comme une émanation plus ou moins dégradée de la divinité, mais «à partir de rien» (ex nihilo en latin). L’homme n’est pas un morceau de Dieu revêtu d’une forme de second degré, il est appelé à être alors qu’il n’était pas, et il paraît en pleine maturité sans passer par les phases naturelles de la naissance et de la croissance de l'être. Ce fut ainsi au début pour toute la création, tout fut créé parfait. On comprend, sans avoir besoin d’être un grand philosophe, que l’idée de création établit une subordination de l’homme à Dieu, il a été créé comme son serviteur et son représentant. Il n'était donc pas autonome et la notion du libre-arbitre de sa nature humaine était dormante en lui avant la chute dans le jardin d'Éden. La création n’est pas la liberté, comme un très grand nombre se l'imaginent faussement dans leur rébellion contre Dieu, elle est la servitude car elle dépend de Dieu pour son existence et a été créée pour sa gloire, et non pour la gloire de l'homme.

 

Dans la création, Dieu ne fait pas seulement alliance avec l'homme mais avec toute la création ! La survie des animaux était donc aussi fondamentale pour Dieu. En ce sens, il est également intéressant de constater que l'homme a été créé en dernier. Nous dépendons donc de tout ce qui a été fait auparavant et nous ne pouvons pas exister sans cela. Selon Grégoire de Nysse (331-394): «L'homme est amené le dernier dans la création, non qu'il soit relégué avec mépris au dernier rang, mais parce que dès sa naissance, il convenait qu'il fût roi de son domaine. Un bon maître de maison n'introduit son invité qu'après les préparatifs du repas, lorsqu'il a tout rangé comme il faut et suffisamment décoré maison, literie et table; alors, le dîner prêt, il fait asseoir son convive. De la même façon, celui qui, dans son immense richesse, est l'hôte de notre nature, décore d'abord la demeure de beautés de tout genre et prépare ce grand festin aux mets variés ; alors il introduit l'homme pour lui confier non l'acquisition de biens qu'il n'aurait pas encore, mais la jouissance de ce qui s'offre à lui. C'est pourquoi, en le créant, il jette un double fondement par le mélange du divin au terrestre, afin que par l'un et l'autre caractère, l'homme ait naturellement la double jouissance de Dieu par sa divine nature, des biens terrestres par la sensation qui est du même ordre que ces biens. II nous faut aussi arrêter notre attention sur ce fait qu'une fois jetés les fondements d'un pareil univers et des parties qui le constituent dans sa totalité, la puissance divine improvise pour ainsi dire la création, qui vient à l'existence aussitôt qu'ordonnée. Pour la formation de l'homme, au contraire, une délibération précède et, selon la description de l'Écriture, un plan est d'abord établi par le Créateur pour déterminer l'être à venir, sa nature, l'archétype dont il portera la ressemblance, sa fin, son genre d'activité et l'exercice de son pouvoir. L'Écriture examine tout soigneusement à l'avance, pour montrer que l'homme va obtenir une dignité antérieure à sa naissance, puisqu'il a obtenu le commandement du monde avant même de venir à l'être. En effet «Dieu dit», selon les mots de Moïse, «Faisons l'homme à notre image et ressemblance; qu'il commande aux poissons de la mer, aux bêtes de la terre, aux oiseaux des cieux, aux animaux et à toute la terre». Chose étonnante ! Le soleil est créé et aucune délibération ne précède. Pour le ciel il en est de même. Rien pourtant ne les égale dans la création. Or, de telles merveilles, un mot suffit pour les constituer. L'Écriture n'indique ni d'où elles viennent, ni comment, ni rien de tel. Ainsi chaque chose en particulier, l'éther, les astres, l'air qui les sépare, la mer, la terre, les animaux, les plantes, tous les êtres, d'un mot viennent à l'existence. Il n'y a que pour la création de l'homme que l'auteur de l'univers s'avance avec circonspection: il prépare d'abord la matière dont il le composera, il le conforme à la beauté d'un archétype, puis, selon la fin pour laquelle il le fait, il, lui compose une nature accordée à lui-même et en rapport avec les activités humaines, selon le plan qu'il s'est proposé.»

 

Au début de la Genèse, Dieu avait dit: «Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance» (Gen. 1:26). Il finit ainsi la création avec une touche personnelle qui est le but proposé dans son décret de création: «Et l'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, et souffla dans ses narines une respiration de vie; et l'homme devint une âme vivante.» (Gen. 2:7). En conséquence, l’homme est unique parmi les créations de Dieu, ayant à la fois une part matérielle (corps) et une part immatérielle (l'esprit) dont l'union des deux produisit une âme vivante, un être conscient et intelligent. Par après nous voyons, d'après les traductions stéréotypées du texte, qu'en Éden, Dieu fit la première femme, car «il n’est pas bon pour l’homme d’être seul» (Gen. 2:18).

 

Être à «l’image» et à la «ressemblance» de Dieu signifie, en termes simples, que nous étions créés pour ressembler à Dieu. Adam ne ressemblait pas à Dieu dans le sens où Dieu aurait chair et sang. Les Écritures disent que «Dieu est Esprit» (Jean 4:24) et existe donc sans corps. Toutefois, le corps d’Adam reflète la vie de Dieu, dans la mesure où il fut créé dans un état de perfection et non assujetti à la mort. L’image de Dieu fait référence à la part immatérielle de l’homme, la présence de l'Esprit de Dieu en lui qui communique avec son esprit. Elle met l’être humain à part du règne animal, le rend digne de la «domination» que Dieu voulait (Gen. 1:28) et en pleine communion avec son Créateur. C’est une ressemblance spirituelle qui transpire dans sa vie personnelle et sa vie sociale. Que l'homme fut doté de raison et de volonté ne signifie aucunement qu'il était un être libre et donc indépendant. On est soit indépendant ou dépendant, on ne peut être les deux en même temps. L'homme fut créé dépendant de Dieu, l'indépendance est la conséquences de la Chute qui est issue de l'exercice du libre-choix. Le sens moderne que nous donnons au mot «liberté» ne s'applique pas dans ce contexte.

 

D'ailleurs la vrai liberté selon les Écritures consiste à être esclave de Dieu ou de Christ et cela enlève toutes prétentions à l'indépendance: «Si donc le Fils vous affranchit, vous serez véritablement libres.» (Jean 8:36); «Or, ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.» (Rom. 6:18); «Car l'esclave qui a été appelé par le Seigneur, est l'affranchi du Seigneur; de même aussi, l'homme libre qui a été appelé, est l'esclave de Christ.» (1 Cor. 7:22); «Comme étant libres, non pour vous servir de la liberté comme d'un voile pour la malice; mais comme des esclaves de Dieu.» (1 Pierre 2:16). Le deuxième récit de la création nous indique que la faculté du libre-choix était dormante dans l'homme et fut activée uniquement après qu'il fut rendu conscient de sa nature humaine, ce qui engendra la Chute et fit que le libre-choix de l'homme devienne esclave de la chair et du péché. Cette capacité de la volonté humaine n'était pas nécessaire du temps que l'homme était complètement dépendant de Dieu, car quoique l'homme au début était conscient d'être une créature il n'avait aucune conscience de sa nature humaine, tout ce qui importait pour lui était Dieu, et sa nature divine fut remplie de sa Présence. En d'autres mots, le libre-choix de l'homme dans son état d'innocence fut de courte durée, cette capacité fut éveillée dans l'homme dans le but spécifique d'engendrer la Chute afin d'accomplit le décret de rédemption, car Christ avait été prédestiné avant la fondation du monde pour racheté ses élus (1 Pierre 1:20) dans le but de se former un peuple particulier (Tite 2:14).

 
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