1 La restructuration de la formation de l'enseignement et les conséquences sur l'école








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L'évolution de l'école en France de 2007 à aujourd'hui

intro : origine de l'école, ac les gds faits marquants : laicité, école gratuite, obligatoire jusqu'a 16 ans.

Originellement, on associe la création de l'école à Charlemagne qui a créé l'école du Palais à Aix la Chapelle au Moyen Age. S'ensuit la création des universités, les « petites écoles » sous l'Ancien Régime pour donner une instruction de base, les collèges sous ordre religieux, les écoles professionnelles au 18ème siècle, et les lycées sous le Consulat et par ordre de Napoléon. Au début de la Révolution, l'éducation n'apparaît pas comme une question prioritaire et l'enseignement d'Ancien Régime perdure. En l'an 1793 la Convention vote un texte fondateur, l'enseignement sera laïc et gratuit, Louis Joseph Charlier propose un amendement qui sera voté, rendant l'enseignement obligatoire en France, la loi est définitivement votée le 25 décembre 1793. En France pour la première fois l'enseignement sera laïc, gratuit, public et obligatoire (lois Jules Ferry). L'âge minimum de l'Instruction obligatoire, fixée à 13 ans par la loi du 28 mars 1882, avait été allongée par une première étape à 14 ans, par la loi du 9 août 1936. L'Ordonnance du 6 janvier 1959, signée par le président de la République Charles de Gaulle, a ensuite décidé que l'âge de fin de la scolarité obligatoire sera porté de 14 ans à 16 ans.

I) Les années Sarkozy

1) La restructuration de la formation de l'enseignement et les conséquences sur l'école 

Repenser la formation des maîtres fut un projet majeur inscrit sur la feuille de route de Xavier Darcos. La réforme reposait sur un argument recevable : les formations dispensées dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) ne préparaient pas suffisamment au métier. Les changements furent nombreux :

- obligation d'être titulaire d'un master 2 au lieu d'une licence pour devenir professeur

- réduction du nombre d'épreuves aux écrits

- introduction d'un oral sur les manières "d'agir en fonctionnaire de l'Etat de façon éthique et responsable"...

La rupture la plus radicale fut la suppression de l'année de stage des professeurs - neuf heures d'enseignement hebdomadaire au lieu de dix-huit -, étape cruciale de formation et d'apprentissage du métier. La mesure, imposée par le projet de limiter le nombre de fonctionnaires, était paradoxale : elle réduisait quasiment à néant la professionnalisation de la formation qu'il s'agissait pourtant de renforcer...

Le résultat de cette nouvelle architecture de la formation fut immédiat : le nombre d'inscrits aux nouvelles formations de professeurs a chuté de 30 % dès la rentrée universitaire 2010.

La phrase de Xavier Darcos, en juillet 2009 : « Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »Xavier Darcos a présenté ses excuses lors du débat sur le budget de l’Education nationale au Sénat.

Cette "masterisation" du métier a suscité un mouvement de protestation, du primaire à l'enseignement supérieur et la recherche.

2) le mal être des professeurs nn reconnus: la crise de vocation

une baisse de vocation. Il y avait, selon RTL, 92 000 candidats au Capes en 2004 dont 37 538 candidats en externe, il n’y en avait plus que 28 000 , dont 12491 en extenes, en 2011. Presque 900 postes n’ont pas été pourvus en 2011. Des enseignants manquent en lettres, maths, anglais ou allemand.
Car cette réforme a posé rapidement plusieurs problèmes. Le vivier de candidats aux métiers enseignants a fortement régressé en 2011.

La suppression de l'année de stage en alternance pour les néo-enseignants a entraîné une hausse sensible des abandons ou des situations professionnelles difficiles. Une "crise de vocation" qui s'ajoute au malaise plus ancien des personnels. Les syndicats et l'opposition réclament donc le rétablissement d'une entrée progressive dans le métier, via une année de stage combinant un service allégé et une formation renforcée.

Jusqu'en 2010, tous les postes offerts étaient pourvus.

En 2011, 4 055 postes ont été pourvus sur 4 881, au CAPES externe.

Au CAPES externe de lettres modernes en 2012, 681 postes ont été pourvus sur 733.

En Lettres Classiques , 75 postes seulement ont été pourvus sur 170 (en 2011, 77 admis) !

En anglais, le jury n'a pas recruté plus de 659 certifiés sur 790 postes à pourvoir

En allemand, 184 sur 230.

Le plus grand écart numérique se réitère en mathématiques, dont le jury n'a pris que 652 admis sur les 950 postes offerts (en 2011, 574 pour 950). Cette dernière discipline présente une évolution particulièrement symptomatique : en 1999, pour 945 postes, 7332 candidats venaient passer les épreuves; en 2012, pour un nombre presque égal de postes (950), il y avait seulement 1285 candidats présents aux épreuves. Où vont les étudiants en mathématiques, s'ils ne viennent plus au CAPES ? On peut se douter, sans même faire de recherche, qu'ils vont dans les filières de l’ingénierie, et globalement des entreprises privées qui monnaient sans doute mieux que le statut de professeur le travail intellectuel que représente l'expertise scientifique, et qui propose un emploi sérieux en comparaison de la garderie éducative à laquelle on affecte ceux qui se destinaient à être professeurs.

Cette situation est le résultat global et significatif de plusieurs dégradations de l'institution :

- Elle n'est plus attrayante socialement, être professeur n'étant plus un métier prestigieux, ni bien rémunéré.

- Les candidats eux-mêmes n'ont plus, soit le niveau, soit l'attrait pour la transmission d'une discipline académique; en échange, l'idéologie pédagogiste de la gestion éducative des compétences des élèves, qui se développe actuellement pour pallier la ruine du modèle transmissif, n'attire évidemment pas les "cerveaux", les étudiants cultivés et ambitieux intellectuellement.

- Les conditions de travail des enseignants, notamment des jeunes professeurs, sont très difficiles : affectations dans des établissements ZEP, agrégés affectés en collège, jeunes lauréats ne trouvant pas de poste fixe pendant des années mais devant rester remplaçant, un barème de mutation fondé sur la situation personnelle et non le niveau du concours et des diplômes du professeur (un professeur, qui, mastérisation mise à part, possède un master 1, 2, ou un doctorat, par rapport aux autres professeurs qui n'ont que la licence et le CAPES, c'est à dire le niveau minimal, n'a aucun avantage d'affectation ou de salaire par rapport aux autres).

3) La réforme de la carte scolaire.

La carte scolaire, désigne un système d'affectation des élèves dans une école, un collège ou un lycée situé dans un secteur géographique où ces élèves sont domiciliés. En 1963, dans une période de forte construction d'établissements scolaires, cette carte scolaire avait pour objet une meilleure répartition des élèves en fonction des établissements et des moyens d'enseignement. Originellement, la mise en place de la carte scolaire n'est pas liée à des préoccupations de mixité sociale ou scolaire. On trouve une carte scolaire dans différents pays dont le Japon, la Suède, la Finlande ou la France.

C’est une des mesures phares du quinquennat Sarkozy. En 2007, le président de la République décide « d’assouplir » la carte scolaire en autorisant les dérogations. Les élèves sont toujours affectés à l’établissement de leur quartier, mais peuvent obtenir une dérogation, notamment s’ils sont boursiers. « Une manière de favoriser l’égalité des chances et la diversité sociale. ». Sur la feuille de route de Xavier Darcos (ministre de l'éducation de 2007 à 2009) figurait une première grande réforme : l'assouplissement de la carte scolaire. Celle-ci poursuivait plusieurs objectifs :

- donner une nouvelle liberté aux familles

- favoriser l'égalité des chances

- améliorer sensiblement la diversité sociale dans les collèges et lycées

Un rapport de la Cour des comptes, publié en 2009, parvenait au même résultat. Sur un total de 254 collèges "ambition réussite", collèges au recrutement le plus populaire, 186 avaient perdu des élèves. Les parents d'origine aisée et moyenne ont profité de l'assouplissement de la carte scolaire pour retirer leurs enfants de ces établissements.

Il y a une mise en concurrence des établissements pour attirer les meilleurs élèves et une perte de mixité sociale dans les établissements ZEP. Loin de progresser, la mixité sociale a reculé.

Selon Philippe Tournier, secrétaire général du syndicat, cité dans Libération en 2010, les établissements les plus fragiles qui sont les plus touchés : 30% des collèges et lycées classés ZEP-RAR (zone d’éducation prioritaire-réseau ambition réussite) jugent que la libéralisation de la carte scolaire a eu un impact négatif.

Les partisans de la carte scolaire, tels Agnès van Zanten, directrice de recherche au CNRS estime que c'est un gage d'égalité et que, « les pays qui ont totalement libéralisé la carte scolaire [...] sans aucune régulation sont des pays où, globalement, les inégalités scolaires sont les plus fortes3. » Elle soutient ainsi que, aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Belgique, des systèmes ponctuels ont été mis en place pour limiter les effets inégalitaires de la suppression de la carte scolaire :

- Les établissements scolaires de certains quartiers de Londres fonctionnent par quotas. Chacun d'eux doit accueillir un tiers d'élèves aux bons résultats, un tiers d'élèves aux résultats moyens, et un tiers d'élèves en difficulté. Le choix des familles est donc limité par ces quotas.

- Des quotas ethniques ont été mis en place dans certaines villes des États-Unis. L'effet est similaire.

- Les chefs d'établissements scolaires belges de certaines régions sont tenus de maintenir un équilibre entre établissements.

la mixité sociale des collèges français est en net retrait, en raison d'un double phénomène de prolétarisation des collèges populaires et d'embourgeoisement des collèges huppés.

-> transition : Plus de 154.700 postes d'enseignants ont été supprimés entre 2000 et 2011. Ces suppressions de postes se sont accélérées avec Nicolas Sarkozy au nom du principe de non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique : près de 16.000 postes budgétaires ont été supprimés en 2010 et 2011 contre 8.700 en 2007. pendant le débat Nicolas Sarkozy est le seul à vouloir continuer la suppression d’un poste sur deux d’enseignants partant à la retraite, excepté dans le primaire.Lors du débat télévisé qui opposait Nicolas Sarkozy à François Hollande , celui ci a réaffirmé son intention de « créer 12000 postes par an » dans l'Education nationale, de « professeurs », mais aussi d'« assistantes sociales », d'« infirmières scolaires », de « surveillants ». Il a rappelé que le quinquennat avait connu « 80 000 suppressions de postes », dont des postes de « RASED, c'est-à-dire des réseaux qui servent aux enfants les plus en difficulté, rayés de la carte ». Avec encore « 14.000 [suppressions de postes] à la rentrée qui arrive ». Il a évoqué le « désespoir » et le « découragement » des enseignants, et reproché au président sortant d'avoir « supprimé l'année de formation considérant que quand on est enseignant, on n'a pas besoin d'être préparé à ce métier ». Nicolas Sarkozy lui a reproché d'annoncer des économies tout en promettant « avant la moindre discussion 61.000 postes de fonctionnaires en plus ». Il souhaite continuer à « diminuer » le nombre d'enseignants, et « propose aux enseignants volontaires de travailler davantage en contrepartie d'une hausse de 500 euros de leur rémunération par mois ». François Hollande a ironisé sur cette proposition de « travailler 50% de plus, non plus 18 heures, mais 26 heures », tout en étant payé « 25% de plus ».



  1. Hollande et sa version de l'école républicaine, par le biais de son Ministre Peillon : MARIE


Le 17 mai 2012, Luc Chatel, ministre de l'éducation sous Sarkozy passait le pouvoir à son successeur, Vincent Peillon, tjs actuellement à la tête du ministère de l'éducation et de l'éducation nationale.


  1. Ses projets : réforme du rythme scolaire, semaine de 4 jours et demi , les vacances d'été moins longue en plusieurs zones.

Vincent Peillon a un véritable projet de refonte du système scolaire avec une refondation en profondeur de l'école de la République Française.

  • augmentation du nombre de jours de vacances pour la Toussaint afin de permettre un véritable repos  « Elles sont portées à deux semaines "pour permettre un véritable repos au cours du premier trimestre, dont la longueur est préjudiciable à l'attention des élèves", indique le communiqué du ministère de l'Education nationale » (source : gouvernements.fr)

→ les jours en plus à la Toussaint sont compensés ac deux mercredi d'école en plus, et le début des gdes vacances décalées au 6 juillet 2013, au lieu du 4 juillet initiatlement prévu.



  • La semaine de 4 jrs et demi : Vincent Peillon « L’étalement de la semaine sur quatre jours et demi signifiera, pour tous les enfants, dès 2014, des journées moins longues, moins fatigantes, une organisation de la semaine plus propice aux apprentissages, un accompagnement des élèves en difficulté plus efficace » La demi journée apportée en plus dans l'emploi du temps est présente afin que la France se relève au niveau européen sur les rythmes scolaires. → Depuis la mise en place de la semaine de 4 jours en 2008, les écoliers français travaillent 144 jours contre 187 jours en moyenne dans les 34 pays de l’OCDE. De ce fait, leurs journées sont plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves du monde.

  • Le 24 février 2013, on apprenait que Vincent Peillon avait pour objectif de réduire les vacances d'été «Nous devons être capables d'avoir un zonage l'été, deux zones, et nous devons être capables d'avoir six semaines, c'est suffisant», a déclaré M. Peillon. Concernant l'organisation du reste de l'année scolaire, le ministre recommande «sept semaines de cours, au plus», suivies de «deux semaines de vacances». (Le Point) . → Selon un sondage datant du 2 Mars, 53% de la population est favorable à un zonage des vacances.




  • Le 9 octobre, le gouvernement publie la feuille de route de la refondation du système éducatif français, qui comporte 9 grandes priorités

1)1. Rythmes scolaires

2) Lutte contre le décrochage scolaire

3) Création de postes pour les enseignants, et amélioration des conditions de travail

4)La scolarisation des moins de 3 ans, et plus de maîtres dans les classes de primaire pour accompagner au mieux l'enfant et prévenir l'échec scolaire

5) Meilleure collaboration entre les écoles primaires et les collèges pour atténuer les difficultés liées au passage du CM2 vers la 6e.

6)le lycée professionnel pour favoriser "une complémentarité entre les formations en apprentissage et celles sous statut scolaire". La définition d'une carte des formations sera définie par les régions en dialogue avec l'Etat.

7)l'orientation des élèves devra être entièrement revue. Le service public régional de l'orientation sera chargé de coordonner les dispositifs existants et devra proposer de véritables solutions "deuxième chance".

8) Essor des nouvelles technologies : Les nouvelles technologies devront être utilisées comme "un levier de changement, d'ouverture". Pour réussir le déploiement de l'e-éducation, le président de la République a demandé que les établissements soient équipés des matériels, ressources et réseaux nécessaires

9) Enseignement de la morale Laique « afin d'être intransigeant sur nos valeurs ».

Le Parisien nous rappelle dans un article daté du 11 mars 2013 que le texte de loi est désormais dans les mains des députés afin d'être défendu à l'Assemblée Nationale, et qu'il arrivera au Sénat courant Avril. L'article rappelle les mesures phares de cette refondation de l'école, notamment l'interdiction de donner des devoirs dans les écoles primaires, ou encore l'apprentissage d'une langue à partir du CP.



  1. Pourquoi une refondation de l'école ? Peillon et les enseignants.



Réduire les inégalités sociales et territoriales





27e sur 34 pays de l'OCDE

c'est le rang de la France dans le classement relatif à l'équité scolaire signifiant que l'incidence de l'appartenance sociale sur les résultats scolaires est très forte.



L'objectif visé


Réduire à moins de 10 %

les disparités entre les élèves de l'éducation prioritaire et les autres élèves en ce qui concerne la maîtrise des compétences en fin de CM2


La réforme vise 3 objectifs :

1. Mieux répartir les heures de classe sur la semaine,
2. Alléger la journée de classe,
3. Programmer les séquences d’enseignement à des moments où la concentration des enfants est la plus grande.

La réforme veillera à une meilleure articulation des temps scolaires et périscolaires et s’accompagnera d’une prise en charge des enfants au moins jusqu’à 16h30
Peillon et les enseignants
Peillon veut une revalorisation du travail des enseignants, il le dit depuis qu'il est à la tête du ministère de l'éducation nationale.

Les échos : décembre 2012 :  La profession qui souffre d'une pénurie de candidats est une des priorités affichées du gouvernement. Les embauches se feront en deux temps. Le concours annuel habituel des enseignants, au niveau 2ème année de master a déjà été annoncé, avec une première vague correspondant à environ la moitié des postes (22.100). . L'autre moitié (21.350) sera recrutée en juin, lors d'un concours exceptionnel d'étudiants qui occuperont d'abord un temps partiel tout en étant formés, puis remplaceront les départs à la retraite courant 2014, a précisé le ministre de l'Education nationale. « On a choisi de donner la priorité au recrutement des professeurs, à leur formation et à la possibilité d'avoir de nouveau un vivier » d'enseignants, a-t-il indiqué, pour des raisons « de valorisation, de reconnaissance du métier », mais aussi parce que «nous savons que la réussite des élèves passe par la formation des professeurs», a-t-il fait valoir.
3) Les obstacles rencontrés: confronté aux 1eres greves et mécontentements des enseignants, désaccords des syndicats.
Il faut rappeler que le projet de loi a été fait en accord avec les syndicats, les parents d'élèves et les collectivités locales, avant d'être proposé à l'Assemblée Nationale. Tout le monde était d'accord avec le ministre pour cette réforme, et maintenant les syndicats se retirent en stipulant qu'ils sont d'accord pr une refondation de l'école, mais pas dans ces conditions ni de cette façon.

  • 22 janvier 2013 : Première grève enseignante contre les mesures de Peillon. Les enseignants et syndicats dénoncent les inégalités qui vont apparaître entre les régions et les écoles. Chaque école n'aura pas les mêmes moyens pour proposer des activités extrascolaires aux élèves → A cette objection, le gouvernement répond ac la création d'un fonds specifique pour accompagner les activités périscolaires par les communes.

  • 2e appel à la grève le 28 mars : Article de Libé datant du 8 mars La Ferc-CGT, la Fnec-FP FO, Sud Education et la CNT Education (anarcho-syndicaliste) réclament l’abrogation du décret sur la réforme des rythmes scolaires, instituant le retour à la semaine de 4,5 jours dans le primaire à la rentrée 2013 (ou 2014 par dérogation). La réforme n’apporte «aucune amélioration significative pour les élèves et dégrade un peu plus les conditions de travail des personnels», selon les organisations. Elles demandent «un autre projet qui réponde aux besoins des élèves», et l’ouverture de «réelles négociations sur les revendications des personnels», notamment en matière de salaires. Les organisations syndicales s’opposent également au projet de loi pour la refondation de l’école, soumis à l’Assemblée nationale à partir de lundi.

  • Opposition à l'Assemblée Nationale : Les UMP se disent contre la réforme Peillon. L'UMP critique un projet «d'une grande pauvreté» qui «ne réduira ni les inégalités scolaires ni le nombre d'élèves en grande difficulté», selon les mots du député Benoist Apparu. Ce à quoi Peillon a répondu : « Vous avez brisé l'école, nous voulons la reconstruire ».

  • Opposition aussi du côté Socialiste. Peillon aurait voulu avoir plus de soutien de la part de son propre parti politique, mais ce n'est pas le cas. Le député Jean-Christophe Cambadélis, à qui Vincent Peillon avait préféré Harlem Désir pour la direction du PS, juge que le ministre de l'Éducation "n'a pas toujours le doigté nécessaire". Quant à Ségolène Royal, déjà critique après l'annonce en mai de la volonté du ministre de revenir rapidement aux 4,5 jours, elle a lâché que le raccourcissement des vacances ne comptait pas parmi "les sujets prioritaires". Pour un conseiller gouvernemental, Vincent Peillon "ne marque pas des points" avec ses déclarations jugées intempestives sur les rythmes scolaires ou le cannabis (Le point)


III) parallele entre ns voisins européens et leur réussite :


  1. les critères d'évaluation de réussites des élèves français : test PISA, test d'entrée en 6e : les évaluations avec la refonte du baccalauréat, l'étalage des discipline pour la filière S. l'envie de revaloriser les L (MARIE)


La France a de nombreux critères d'évaluation qui sont une institution : le brevet des collèges, le baccalauréat. Sous l'ère Sarkozy, il y a eu la volonté de reformer le baccalauréat avec un étalage des disciplines pour la filière Scientifique : Le bac histoire a désormais lieu en 1ère, ce qui a suscité à l'époque de nombreuses critiques.

Il y a une volonté de revaloriser les diplômes français : les programmes scolaires de la matière Science économique et sociale pour les classes de première et terminale vont être alléger, afin de pouvoir être mené à terme. L'arrêté qui présente ces modifications stipule qu'elles entreront en vigueur à partir de la rentrée 2013.
Test PISA : acronyme pour « Programme international pour le suivi des acquis des élèves » en français) est un ensemble d'études menées par l'OCDE  (Organisation de coopération et de développement économiques. ) et visant à la mesure des performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres.. La première étude fut menée en 2000. Les résultats des études menées en 2009 ont été publiés en décembre 2010. L'étude se base sur des tests dans trois domaines : lecture, mathématiques, et sciences.

J'ai participé au test PISA de 2009 → c'est un expérience stressante pr les élèves : le proviseur ns avait mis la pression pr qu'on ait de bons résultats, car les résultats étaient nationaux tt d'abord, puis internationaux, et le proviseur ne voulait pas être malclassé en France.

Les trois objectifs :

  • Comparer les performances de différents systèmes éducatifs en évaluant les compétences acquises par les élèves en fin d'obligation scolaire (quinze ans). l s'agit plus d'évaluer la façon dont les jeunes sont capables d'exploiter leurs connaissances dans leur pratique quotidienne que leur niveau théorique dans tel ou tel domaine des sciences ou des lettres.

  • Identifier les facteurs de succès, facteurs exogènes, notamment le milieu social économique et culturel des familles, le cadre scolaire offert par l'établissement, et le système éducatif national, mais aussi subjectifs, comme la motivation des élèves, l'estime qu'ils ont d'eux-mêmes, les stratégies d'apprentissage qu'ils mettent en œuvre.

  • Suivre l'évolution de l'enseignement dans les pays membres de l'OCDE et les pays partenaires (près d'une soixantaine de pays) en conduisant des évaluations périodiques

En 2009 : les résultats de la France sont médiocres : 22e en maths et lecture, et 27e en sciences, sur 65 .

Article lNouvel Obs : Novembre 2012 : « Le système français est celui qui a l’équité la plus faible de tous les pays mesurés par PISA, sauf la Nouvelle-Zélande », a ainsi rappelé Bernard Hugonnier, initiateur de l’enquête. C’est en effet en France que les disparités entre enfants venus de familles aisées, culturellement favorisés, et les autres sont les plus déterminantes dans leurs performances. Pire : le nombre de « laissés pour compte » de l’enseignement tricolore a explosé entre 2000 et 2009, représentant aujourd'hui 20% d’une classe d’âge – c’est énorme


2)les pays scandinaves qui sont tres bons, ac moins d'heure de cours - prendre un pays en particulier et faire le parallèle. - envie de la France d'être au niveau de ses voisins européens : s'inspire du système allemand qui a moins de vacances, des journées moins longues, bcp d'activités extra scolaires

Aujourd'hui, notre pays reste dans la moyenne haute des pays européens avec 828 heures de classe par an. Une nouvelle fois, les pays scandinaves cités en exemple pour leur réussite scolaire comme la Suède avec ses 750 heures et la Finlande avec ses 650 heures annuelles peuvent nous inspirer. Les jeunes Français ont un temps de travail concentré sur 35 semaines, la moyenne de l'OCDE se situant à 38 semaines. Les pays nordiques affichent de bonnes performances grâce à des journées allégées allant de pair avec des vacances plus courtes.

À propos des élèves et de l’apprentissage…

- Les petits finlandais commencent l’école à l’âge de 7 ans seulement.

- 30 % des élèves reçoivent de l’aide spécialisée pendant leurs 9 premières années d’école.

- Les élèves ne subissent aucune évaluation pendant les 6 premières années.

- Il n’existe qu’un seul test standardisé, et il est administré aux élèves de 16 ans.

- Difficultés d’apprentissage ou pas : les élèves apprennent dans les mêmes classes.

- Les classes de sciences sont limitées à 16 élèves pour qu’ils puissent faire des travaux pratiques à chaque période.

- Les élèves du primaire disposent de 75 minutes de récréation par jour.

À propos de la réussite éducative…

- 66 % des élèves entament des études supérieures, le plus haut taux de l’Europe.

- La différence entre les élèves les plus faibles et les plus forts est la plus petite au monde.

- 93 % des élèves réussissent leurs études secondaires.

- Depuis 2001, les jeunes Finlandais arrivent dans les premières positions des classements internationaux en science, lecture et mathématiques.

À propos des finances…

- La Finlande dépense en moyenne 30 % moins par élève que les Etats-Unis.

- Le système d’éducation est financé à 100 % par l’État.

- Le salaire moyen d’un enseignant qui débute est l’équivalent de 29 000 $US en 2008. Après 15 ans d’expérience au secondaire par exemple, il est équivalent à 102 % de la moyenne des diplômés universitaires.

À propos des enseignants…

- Ils ne sont en classe que 4 heures par jour, et ont 2 h de formation continue par semaine.

- Tous les enseignants ont une maîtrise, entièrement payée par l’État.

- Ils sont sélectionnés parmi les meilleurs 10 %.

- Il y a eu en 2010 pas moins de 6600 candidats pour combler 660 postes au primaire.

- Leur statut social se compare à celui des médecins et des avocats.

640 heures de cours au collège et 856 au lycée – figurent dans le peloton de tête dans le classement. Des longues vacances (plus de dix semaines en été, accompagnées de deux semaines à Noël, une semaine en février et quatre jours à Pâques)

Conclusion : D'un gouvernement à un autre, la vision de l'école n'est jamais la même. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l'école n'était plus reconnue : licenciements à fond, dévalorisation du métier de professeur, crise des vocations. L'arrivée d'Hollande et Peillon a donné un recoup à la vision de l'école en France : mais les Français sont prêts pour une refonte du système, mais pas de n'importe quelle façon, ni dans n'importe quelle circonstance

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