Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais»








télécharger 106.39 Kb.
titreCoulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais»
page1/10
date de publication21.12.2016
taille106.39 Kb.
typeDocumentos
l.21-bal.com > loi > Documentos
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   10
http://www.lavoixdunord.fr/region/coulogne-rue-emile-dumont-un-squat-fait-reagir-le-ia33b48584n1926077

 

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif « Sauvons Calais »


Publié le 17/02/2014

Par JEAN-PHILIPPE DELATTRE

Ce lundi après-midi, des riverains et le collectif « Sauvons Calais » se sont rassemblés au croisement des rues Émile-Dumont et Gelle-Way pour manifester contre l’arrivée future de migrants dans leur quartier. Cependant, d’après le collectif No Border, il ne s’agit pas de migrants mais de SDF français.


Ce lundi après-midi, au croisement de la rue Émile-Dumont et de la rue Gelle-Way, un petit groupe de riverains s’est rassemblé devant une ferme devenue un squat .« Depuis vendredi, des militants No Border préparent la maison pour l’arrivée de migrants, explique Thomas. On les a vu apporter des matelas et des vivres. » Comme d’autres riverains, il craint pour la sécurité du quartier. « On a appelé la police ce week-end. Ils n’ont rien fait. La mairie nous a envoyé promener. » Le quartier est essentiellement résidentiel. « C’est un coin calme, et on aimerait bien qu’il le reste ! »

Du côté des No Border, le discours est tout autre. Un militant, Valentin Caron, reprend : « Je ne comprends pas pourquoi on parle de migrants. Ce sont juste des amis français qui cherchaient un toit ! Nous, nous leur avons juste indiqué la maison. » Seuls les No Border désignent ces squatteurs comme des Français. Les riverains, tout comme le maire, considèrent que ce sont des migrants.

Dans l’ancienne ferme, un squatteur, Mike (nom d’emprunt), explique sa situation : « On a ouvert cette maison parce qu’on n’avait pas de logement. On ne comprend pas pourquoi il y a ce rassemblement devant chez nous. Nous avons juste besoin d’un toit. On est assez nombreux et il fait froid. On nous a dit que la maison appartenait à la mairie et qu’ils avaient l’intention de la détruire. »

C’est presque vrai. La ferme doit en effet être détruite pour faire place à des logements sociaux. En revanche, le maire de Coulogne, Jean-Claude Dubut, précise que « la maison a été cédée à Cottage de Flandres (constructeur de HLM implanté à Dunkerque, ndlr) il y a environ trois mois. Elle n’appartient plus à la mairie ». Prévenu du squat le week-end dernier par les riverains, il n’a pas pu agir. « Si j’avais été propriétaire, j’aurais pu arrêter le squat avec la police dès samedi. J’ai essayé de joindre Cottage de Flandres, en vain. Ces migrants se sont arrangés pour prendre possession des lieux le week-end. Les 48 h nécessaires pour entamer une procédure sont passées, on ne peut plus les déloger. J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir. » La démolition de la maison est donc reportée, même si le permis de construire a été déposé.

Sur le grillage de la ferme, les manifestants ont affiché ce lundi des banderoles « Riverains en colère », mais aussi « Sauvons Calais ». Cette dernière n’est pas sans rappeler le collectif né sur Facebook fin 2013 pour marquer son opposition à la présence de migrants dans la Cité de la dentelle*. Et sur Facebook, justement, figurait lundi après-midi un appel au rassemblement rue Émile-Dumont sur la page du collectif. Suivi d’un nouveau message à 18 h : « On remet ça demain à partir de 14 heures ! » La manifestation de ce lundi semble être leur initiative.

(*) Le collectif Sauvons Calais est à l’origine de deux manifestations « anti-migrants » à Calais, ces derniers mois. Dans le cortège, à l’époque, on comptait plusieurs sympathisants d’extrême-droite.
Fait divers-justice > Faits divers
Squat : les Coulonnois montent au créneau
PUBLIÉ LE 19/02/2014
Par Nord Littoral

Le journal du jour à partir de 0,79 €
| COULOGNE : UNE FERMETTE EST OCCUPÉE DEPUIS PLUS DE 48 H, LA TENSION 
EST PESANTE RUE DUMONT |






















pièce jointe image JPEG (1778616573_1256907-les-coulon-5303bc8b.jpg)






























pièce jointe image GIF (print.gif)









- A +






















pièce jointe image GIF (empty.gif)









Rue Emile Dumont à Coulogne, une habitation inoccupée et vouée à la 
destruction est devenue un squat. Depuis lundi, le collectif Sauvons 
Calais relaie la crainte d'une arrivée massive de migrants. La 
tension monte d'un cran. Les riverains sont remontés comme des 
coucous suisses. Deux d'entre eux ont d'ailleurs été placés en garde 
à vue hier matin après avoir tenté d'entrer dans les lieux par la 
force « Les gens ont peur et ça risque de dégénérer », indique hier 
une riveraine de la rue Emile Dumont à Coulogne.
La même rue où une maison inoccupée appartenant au bailleur Cottage 
de Flandres a récemment été squattée. Le bailleur a déposé plainte. 
Le délai de 48  heures étant passé, les forces de l'ordre ne peuvent 
plus procéder à une expulsion immédiate. Les riverains s'inquiètent 
(lire ci-contre) et, depuis lundi, des manifestants ont pris leur 
quartier devant l'habitation. Une pétition circule depuis peu sur 
Internet "contre l'installation d'un squat de migrants à Coulogne".
Dès 14 heures, ils sont donc près de 70 à faire le pied de grue 
devant la maison squattée. De nombreux riverains mais aussi des 
Coulonnois et des Calaisiens venus en soutien, ainsi que des membres 
du collectif Sauvons Calais. Ces derniers, comme la veille, 
accrochent des banderoles au grillage réclamant l'expulsion des 
lieux. Des effectifs policiers sont déployés, pour éviter tout 
affrontement, pour que la situation ne s'envenime pas. Lorsque trois 
personnes sortent de la maison squattée, quelques voix s'élèvent du 
côté des membres de Sauvons Calais et de leurs sympathisants. La 
tension est palpable et la présence policière calme sans aucun doute 
les esprits qui pourraient s'échauffer. La colère est présente. 
L'incompréhension également.
Sur la boîte aux lettres, deux noms sont affichés : Arthur et Sarah. 
Ils occupent les lieux depuis plus de 48 heures et se présentent donc 
comme les habitants de cette demeure. Le maire de la commune confirme 
d'ailleurs être au courant depuis samedi. Les riverains craignent de 
voir cette maison habitée, par la suite, par des migrants. Et devenir 
un squat tel que celui situé boulevard Victor-Hugo.
Citoyens européens, migrants, No Borders...
A l'intérieur de la fermette, on assure que cette occupation n'est 
pas destinée à devenir un lieu d'accueil pour les migrants. Qui s'y 
trouvent  ? « Des citoyens de différents pays de l'union européenne 
», peut-on lire sur le site "Squat. net" dont le but est, entre 
autres, « de suivre le plus possible l'actualité des squats et des 
luttes concernant le logement, l'urbanisme et la propriété privée  ». 
Le problème du logement apparaît clairement en toile de fond.
En Anglais, un jeune homme qui souhaite garder l'anonymat apporte 
quelques explications. Hier matin, à proximité de la fermette, il 
indique «  être un ami » des personnes qui occupent les lieux, les 
soutenir, tout simplement. Et explique : « Ce n'est pas une 
organisation mais des gens qui occupent une maison qui était vide, 
qui sont dans leur droit (...) » Ce jeune homme met en exergue que «  
cette maison était vide, personne ne l'occupait, ça ne dérange pas le 
voisinage ! » Il soutient aussi que les rumeurs de présence de 
migrants à l'intérieur « ce n'est pas vrai, ce n'est pas la réalité ».
Le squat de la fermette de Coulogne n'est pas « une action des No 
Border », confirme également un activiste No Border précisant que les 
personnes qui y vivent « sont des gens qui sont en lutte pour le 
droit au logement, et qui en ont besoin ». Des activistes sont 
pourtant bien présents, peuvent pénétrer dans la fermette. Néanmoins, 
ils insistent et rappellent que le but n'est pas d'y accueillir des 
migrants et que l'occupation n'est pas une action No Border. Demain, 
les manifestants devraient encore être présents, rue Dumont.
Delphine KWICZOR
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   10

similaire:

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» iconInterview d’Agbéyomé kodjo sur la question de la levée de son immunité...
«Collectif Sauvons le Togo». Je fais confiance à Dieu et j’attends en confiance le sort qui me sera réservé. La lutte que mène le...

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» iconEssais sur l’individualisme Louis Dumont (Seuil,1983) Introduction...
«idéologie» un système d’idées et de valeurs qui a cours dans un milieu social donné

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» iconLa durée de vie de votre installation d’assainissement non collectif...

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» iconHabitat collectif / Chaufferies p > 85 kW habitat collectif / Installations à usage collectif

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» iconPrincipiano Dumont D’Urville La pollution urbaine et ses conséquences

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» iconAlain (Émile Chartier) (1868-1951)

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» iconL’évolution des modes d’accueil collectif des enfant et des jeunes...

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» iconMarie-Christine blandin présidente du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» icon«Flandres» l'âme Grand prix à Cannes, le quatrième film convulsif...

Coulogne : rue Émile-Dumont, un squat fait réagir le collectif «Sauvons Calais» iconAlain (Émile Chartier) (1901)
«Le Culte de la Raison comme fondement de la République» (Conférence populaire)








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com