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Maurice Joly
Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu




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Maurice Joly

Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu

La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Philosophie

Volume 14 : version 1.0

Staline n’a évidemment pas lu Machiavel, encore moins l’étonnant Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, livre anonyme d’un proscrit républicain du Second Empire, Maurice Joly, et publié en exil. Mais il a suivi d’instinct la ligne de conduite tracée dans ce manuel ironique de fourberie et de duplicité dont les préceptes se résument en ces quelques lignes quasi littérales : séparer la morale de la politique, substituer à tout droit la force et l’astuce, paralyser l’esprit individuel, tromper le peuple avec des apparences, ne consentir de liberté que sous le poids de la terreur, flatter les préjugés nationaux, laisser ignorer au pays ce qui se passe dans le monde et à la capitale ce qui se passe dans les provinces, transformer les instruments de la pensée en instruments du pouvoir, user sans remords des exécutions sans jugements et des déportations administratives, exiger une apologie perpétuelle de ses actes, enseigner soi-même l’histoire de son règne, avoir une police qui serve de clef de voûte au régime, se faire des fidèles au moyen de rubans et de hochets, ériger le culte de l’usurpateur en une espèce de religion, se rendre indispensable en créant le vide autour de soi, amollir l’opinion au point qu’elle abdique dans l’apathie, marquer partout son nom comme la goutte d’eau creuse le granit, exploiter la facilité avec laquelle les hommes deviennent délateurs, prendre la société par ses vices, parler le moins possible, dire le contraire de sa pensée, en venir à changer même le sens de mots...

Boris Souvarine.

Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu

Édition de référence :

Éditions Allia, 1987.

La première édition du Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu ou la politique de Machiavel au XIXe siècle, par un contemporain a été publiée anonymement à Bruxelles, en 1864 par A. Mertens et fils.

« Bientôt on verrait un calme affreux, pendant lequel tout se réunirait contre la puissance violatrice des lois. »

« Quand Sylla voulut rendre la liberté à Rome, elle ne put plus la recevoir »

(Montesquieu, Esp. des Lois.)

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Ce livre a des traits qui peuvent s’appliquer à tous les gouvernements, mais il a un but plus précis : il personnifie en particulier un système politique qui n’a pas varié un seul jour dans ses applications, depuis la date néfaste et déjà trop lointaine, hélas ! de son intronisation.

Il ne s’agit ici ni d’un libelle, ni d’un pamphlet ; le sens des peuples modernes est trop policé pour accepter des vérités violentes sur la politique contemporaine. La durée surnaturelle de certains succès est d’ailleurs faite pour corrompre l’honnêteté elle-même ; mais la conscience publique vit encore et le ciel finira bien quelque jour par se mêler de la partie qui se joue contre lui.

On juge mieux de certains faits et de certains principes quand on les voit en dehors du cadre où ils se meuvent habituellement sous nos yeux ; le changement du point d’optique terrifie parfois le regard !

Ici, tout se présente sous la forme d’une fiction ; il serait superflu d’en donner, par anticipation, la clef. Si ce livre a une portée, s’il renferme un enseignement, il faut que le lecteur le comprenne et non qu’on le lui commente. Cette lecture, d’ailleurs, ne manquera pas d’assez vives distractions ; il faut y procéder lentement toutefois, comme il convient aux écrits qui ne sont pas des choses frivoles.

On ne demandera pas quelle est la main qui a tracé ces pages : une œuvre comme celle-ci est en quelque sorte impersonnelle. Elle répond à un appel de la conscience ; tout le monde l’a conçue, elle est exécutée, l’auteur s’efface, car il n’est que le rédacteur d’une pensée qui est dans le sens général, il n’est qu’un complice plus ou moins obscur de la coalition du bien.

Genève, le 15 octobre 1864.
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