Centre rhone –alpes d’ingenerie sociale solidaire & territoriale








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Gerard CLEMENT Page du 8 au 12 Janvier 2016 2367.doc15/12/2016


CENTRE RHONE –ALPES D’INGENERIE SOCIALE SOLIDAIRE & TERRITORIALE



REVUE DE PRESSE

Du 8 au 12 Janvier 2016





  • Le compte personnel d’activité : une négociation en 3 D

  • La question du travail au cœur du management

  • L'allocation universelle : une utopie ?

  • Les robots vont-ils tuer les emplois ?

  • Ne dites plus petits boulots, dites jobbing

  • Dis maman, c’était quoi un contrat de travail ?

  • Contre la fermeture du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon. Oui, mais...

  • 2016 démarre sur un débat surréaliste : la déchéance de nationalité

  • La primaire à gauche dans le débat public

  • Panorama - Auvergne-Rhône-Alpes

  • Les montagnes d’Auvergne - Rhône-Alpes éloignées des services courants

  • Une croissance démographique soutenue en région Auvergne - Rhône-Alpes



Le compte personnel d’activité : une négociation en 3 D

samedi 9 janvier 2016

Les négociations sont rentrées dans le vif avec une méthode originale qui part des contributions des différents partenaires sociaux et liste les points de consensus et ceux qui ne le sont pas. Conclusion attendue début février.

Le compte personnel d’activité (CPA) : c’est quoi ?

Présenté comme la grande réforme sociale du quinquennat afin de sécuriser les parcours professionnels des actifs, le compte personnel d’activité doit permettre de rattacher tous les droits sociaux (compte personnel de formation, pénibilité…) directement à la personne et non plus au statut ou à une entreprise.

Prévu pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2017, le CPA ouvrirait la possibilité pour chacun d’accéder facilement, via un portail numérique, à l’ensemble de ses droits et de les mobiliser de façon autonome, au lieu de leur compartimentation actuelle. Le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux d’aboutir à un accord de méthode en vue du projet de loi de Myriam El Khomri, qui sera présenté en mars 2016.

Une négociation en 3 D

Hervé Garnier, Secrétaire national de la CFDT a eu une jolie formule pour définir la négociation en cours du CPA en la qualifiant de « 3D ». Car pour lui « C’est une négociation qui ne ressemble pas à une négociation », « Nous sommes dans une temporalité qui n’est pas celle d’un accord », les partenaires sociaux devant rendre leur copie dans des délais extrêmement contraints compte tenu du calendrier politique imposé par le gouvernement. Par ailleurs, « un certain nombre de sujets relèvent de concertations tripartite et quadripartite » avec l’État et les régions et sont percutés par les élections régionales. Enfin, si les partenaires sociaux peuvent traiter, dans le cadre de la négociation, les questions relatives aux salariés, il faudra inscrire le CPA dans l’agenda social de la fonction publique et engager une concertation plus large pour ce qui concerne les travailleurs indépendants. Ce point est particulièrement important au regard des mobilités des travailleurs.

De plus, le ministère du Travail a annoncé que « de manière complémentaire à la négociation interprofessionnelle », une consultation publique sera lancée au début de l’année 2016 « afin de permettre aux acteurs de la société civile et aux personnes elles-mêmes de contribuer à la construction du compte personnel d’activité, qui intéresse tous les citoyens ».

Le calendrier de négociation

Réunis le 7 décembre au Medef, les partenaires sociaux s’étaient entendus sur un agenda en programmant quatre réunions : le 14 décembre, le 12 janvier (mais annulée), le 26 janvier et le 8 février. Ils devront d’abord fixer les objectifs et les principes du CPA, les thèmes qu’il devra regrouper, puis élaborer un cahier des charges pour mettre en place le portail numérique qui servira de support à ce socle de droits.

Une méthode originale de négociation

À l’occasion de la séance de négociation du 14 décembre, le patronat a élaboré un document listant les contributions de chacun des négociateurs. La méthode a séduit les différentes organisations. La synthèse distingue les points qui semblent faire l’objet d’un consensus, surlignés en vert, des points qui ne sont pas consensuels, surlignés en jaune.

Le document de travail s’organise autour de trois parties : les objectifs et principes du futur dispositif, son contenu, et l’identification des réflexions à mener en 2016 pour le faire évoluer. C’est principalement sur ce dernier sujet et sur le cahier des charges du CPA que portera la prochaine rencontre.

Les questions qui ne font pas consensus pour l’instant ou sont en discussion

  • La définition du périmètre du dispositif et son universalité, sans quoi on maintiendra une frontière entre les différentes catégories de travailleurs (salariés, demandeurs d’emploi, atypiques, autoentrepreneurs, indépendants…). C’est la question de la portabilité des droits et la continuité des droits sociaux des personnes (en particulier les droits à la protection sociale), y compris dans le cadre des transitions professionnelles subies ou choisies.

  • Quels droits doivent-ils être inscrits ? Ce nouveau compte devra-t-il simplement compiler des droits existants ou en créer de nouveaux ? « Le CPA est un assembleur des droits existants qui a vocation à créer des passerelles entre les différents statuts », pour le MEDEF. Alors que la CFDT, la CFTC et la CGC militent pour généraliser le compte-épargne-temps à l’ensemble des salariés. De son côté, la CGT voit dans le CPA l’opportunité d’instaurer un véritable « droit à la qualification et à la reconversion » pour les salariés peu formés et la création d’un CIF spécifique pour les demandeurs d’emploi, à utiliser la première année de chômage.

  • Quel financement pour le CPA ? Le Medef ne souhaite pas cotiser davantage. La CGT, en revanche, estime qu’un compte « qui capitaliserait uniquement des droits, sans collecte, ni moyens dédiés supplémentaires, serait alors un compte virtuel pour des droits virtuels ».

  • Quelle fongibilité ? Pour FO, le CPA « n’aura pas de sens s’il n’y a pas de fongibilité ». Or, quels droits seront convertibles sans dédouaner l’employeur de ses responsabilités ?

  • Les conditions d’utilisation : À partir de quel moment et jusqu’à quand ?

  • Les services d’accompagnement : organisation, territoires, expérimentation ?

  • Le contenu final du portail numérique des droits sociaux.


La question du travail au cœur du management

samedi 9 janvier 2016

Deux publications récentes mettent en évidence les enjeux du management dans les entreprises et administrations d’aujourd’hui. Elles montrent l’importance des choix de méthodes et d’outils de management dans la qualité du travail, son efficacité et son vécu.

Le management désincarné

D’après la sociologue Marie-Anne Dujarier, depuis la fin des années 80, les grandes organisations, entreprises ou services publics, imposent des modes de management totalement désincarné. Des cadres sont chargés de faire des plans de management par objectifs, benchmarking, évaluation, lean management, systèmes informatiques… si bien qu’on les appelle les « planneurs ». Tout cela est fait dans des bureaux isolés, en maniant des abstractions, loin de ceux qu’ils encadrent, et avec comme seul contact un ordinateur.

Eux-mêmes ne sont pas complètement satisfaits de leurs fonctions planantes, les jugent souvent inutiles ou désagréables, car loin de la connaissance des réalités et de ceux qui travaillent, même si leur travail - intensif - prend vite un aspect ludique et démiurge. Ces méthodes créent une standardisation du travail des salariés, sans marges de manœuvre. Les salariés opérationnels disent « ne travailler que pour des chiffres », avec des contraintes rigides et un management peu humain. Ils en contestent l’efficacité économique et l’impact sur leur santé.

Manager sans se renier

Le livre de Jean-Paul Bouchet et Bernard Jarry-Lacombe, parce qu’ils connaissent bien ces réalités des grandes entreprises et administrations, prend le parti inverse. Ils connaissent les limites et les entraves rencontrées, l’instabilité, la compétition excessive, l’individualisation, les injonctions contradictoires, les objectifs inaccessibles, les changements successifs sans stratégie visible.

De fait, de nombreux cadres, impliqués et intéressés par l’exercice de leurs responsabilités, vivent mal le manque d’information sur les valeurs, les objectifs et la stratégie, comme la réduction de leur autonomie du fait d’une pression croissante et démesurée. Comment articuler la qualité du travail, les attentes des salariés et la place du collectif ?

Pour les auteurs, le métier de manager, s’il consiste à piloter, organiser, gérer des temps différents est aussi un travail d’animation, de coopération, d’organisation du développement des compétences et des parcours professionnels des salariés qu’ils encadrent. Ils militent pour un management qui donne de l’autonomie, suscite des coopérations, valorise la contribution de chacun, ses capacités et compétences… Donc un management réalisé dans la proximité, qui prend le temps d’écouter et qui accompagne les personnes.

Sans minimiser les contraintes qui sont le plus souvent les leurs, ils cherchent ainsi à articuler valeurs et pratiques du management, favorisant une culture de l’ouverture, le développement de l’expression et de la parole, et le partage des savoir-faire et expériences.

Entre ces deux approches se joue tout l’enjeu de la qualité de vie au travail mais aussi de son articulation avec la performance de ces grandes organisations privées ou publiques.
L'allocation universelle : une utopie ?

Renaud Chartoire

Donner à chacun un revenu, du simple fait qu’il existe : l’idée a longtemps paru irréaliste voire choquante. Mais la crise est passée par là, et l’a transformée en piste de réflexion sérieuse. Prochainement, la Finlande devrait ainsi l'expérimenter, et du côté français, unrécent rapport préconise la mise en place d'un revenu universel de base. De son financement à ses effets, autopsie d'une mesure controversée. 

Une idée en débat

Vivre toute son existence sans travailler, grâce à un revenu garanti sans aucune contrepartie, le rêve absolu pour certains… et un cauchemar pour d’autres. Une utopie, en tout cas.


Une utopie ? Vraiment ? Un coût trop élevé, un risque de faire tomber les hommes dans l’oisiveté, l’ouverture sur une nouvelle société radicalement différente dans laquelle nous pourrions enfin donner libre cours à nos envies, les arguments ne manquent pas dans un camp comme dans l’autre pour fustiger ou encourager cette mesure. Longtemps cantonnée à une réflexion purement philosophique, l’allocation universelle est peu à peu devenue un sujet de réflexion sérieux chez les économistes, à tel point que certains en ont chiffré la faisabilité et ont montré qu’il serait concrètement possible de la mettre en avant si nous le voulions vraiment. Et avec la crise économique et les perspectives durablement négatives sur le marché du travail, l’idée de sortir d’une logique qui donne à la vie d’un être humain un sens relié à son activité professionnelle a fait son chemin. En 2013, en Suisse, une initiative populaire soutenue par plus de 120 000 personnes a réussi à mettre le revenu de base en débat. Le Parlement va examiner la proposition faite d’octroyer à chaque citoyen helvète un revenu mensuel de 2 000 euros (2 500 francs suisses) en remplacement de toutes les aides existantes. La proposition sera ensuite soumise au peuple via une votation dans les deux à trois ans à venir.
 Plus récent : la Finlande devrait bientôt verser 800 euros mensuels à tous ses ressortissants, sans distinction. 

L’utopie serait-elle donc en passe de devenir réalité ? Ce revenu, s’il était mis en place, serait à coup sûr, pour certains, à l’origine d’une véritable révolution culturelle, changeant la façon même dont nous nous représentons notre vie. Pour d’autres, plus modestement peut-être, il serait un moyen que se donnerait la collectivité pour offrir à chacun un minimum suffisant pour vivre, et donc par extension pour lui permettre de donner réellement libre cours au plein exercice de sa liberté de choix. Si dans le premier cas, l’allocation universelle pourrait donner naissance à une nouvelle société dans laquelle le travail ne serait plus l’alpha et l’oméga de la manière dont les hommes se considèrent eux–mêmes et considèrent les autres, dans le second, nos valeurs fondamentales ne seraient en rien affectées par cette allocation. Au contraire, ces valeurs seraient confortées par cette possibilité donnée à chacun de faire du travail un choix, et non une contrainte.

Quels sont ses principes ?

C’est le philosophe Thomas More qui l’a théorisée le premier, en partant d’un point de vue humaniste : si les hommes ont des devoirs vis-à-vis de la société, cette dernière en a aussi envers eux, et le premier de ces devoirs est de leur assurer les conditions de leur survie. D’où l’idée d’un revenu également fourni à tous, qui serait suffisant pour qu’ils puissent satisfaire leurs besoins élémentaires. Et surtout, ce revenu serait inconditionnel : contrairement à la plupart des aides sociales actuellement versées, comme le RSA, nul besoin, en retour, de s’engager à chercher un emploi ou à s’insérer. Ce revenu serait en quelque sorte une reconnaissance du « droit d’exister » que nous donne la société. C’est parce que nous existons en tant qu’être humain, c’est parce que nous sommes tous porteurs de la même parcelle de dignité humaine, que la société doit nous donner les moyens d’exprimer cette dignité en nous permettant de survivre sans être contraint de nous abaisser à quémander, ce qui réduit notre bien-être – par exemple, un travail avilissant. Après, libre à chacun de faire ce qu’il veut de ce revenu et de sa vie. Certains, si tel est leur désir, choisiront de ne plus travailler, préférant une vie de loisirs à des revenus élevés. Ils seront « pauvres », mais libres ; surtout, leur pauvreté ne sera pas considérée comme l’expression d’une tare (être incapable de trouver un emploi), mais au contraire comme la marque d’un choix de vie qui se respecte comme tout autre choix de vie, dans une société dans laquelle le travail ne sera plus considéré comme une fin en soi. À l’inverse, ceux qui souhaitent s’élever dans l’échelle des richesses pourront continuer à travailler d’arrache-pied pour gagner davantage. Le revenu inconditionnel est donc loin d’être, en soi, un dispositif égalitaire : il peut parfaitement être mis en place dans une société très profondément inégalitaire, mais où chacun pourra survivre indépendamment des choix d’activités qu’il aura effectués.
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