La RÉvolution en Valais 1798








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Notes


1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Ange_Mangourit

Michel Ange Mangourit

Michel-Ange-Bernard Mangourit né le 21 août 1752 à Rennes, mort le 17 février 1829 à Paris, est un diplomate et ministre français, fils de Bernard de Mangourit et de Marguerite-Angélique Cairgnon de La Touche[réf. nécessaire].

Il est nommé lieutenant au bataillon garde-côte de Pontorson de 1770 à 1777. Par la suite, il acquiert l'office de lieutenant criminel au présidial de Rennes : selon une rumeur colportée par le Journal de Perlet (en 1796), il aurait fabriqué de fausses affaires, lesquelles étaient payées en dédommagement par le Trésor royal. Il aurait également été accusé de viol sur une jeune fille durant un interrogatoire.

En 1787, il publie diverses brochures qui furent jugées séditieuses par le parlement de Bretagne. Entre janvier et juin 1789, il est le rédacteur d'une feuille, Le Héraut de la nation sous les auspices de la patrie, où il combat la noblesse mais soutient le roi. Le 14 juillet, il est aux côtés des insurgés lors de la prise de la Bastille.

Le 28 juin 1791, il prononce un discours à l'Assemblée nationale, au nom de la section des Gravilliers, et de leurs pétitions. En remerciement de ses services civiques, il est nommé consul de France à Charleston (Caroline du Sud), le 2 mars 1792 et doit rentrer en France le 23 août 1794, quelques mois après la révocation du ministre plénipotentiaire Edmond-Charles Genêt.

Mangourit est ministre des Affaires étrangères du 3 au 21 novembre 1794 dans le Gouvernement de la Convention. Selon l'historien Frédéric Masson, il donna là « un exemple rare de modestie et de désintéressement » : le 5 novembre, Mangourit écrit au Comité et déclare qu'il ne peut accepter le poste.

Le Comité de salut public le charge alors d'un travail sur la situation de la France vis-à-vis du Royaume des Deux-Siciles et de l'Espagne. Puis il est menacé d'être arrêté comme terroriste mais réussit à combattre les sections.

Le 27 novembre 1795, il est nommé premier secrétaire de légation en Espagne mais passe son temps à dénoncer l'ambassadeur si bien qu'il est rappelé. Le 26 juillet 1796, il est nommé chargé d'affaires aux États-Unis et publie dans la foulée un pamphlet contre Lazare Carnot.

Le 16 novembre 1797, il est nommé chargé d'affaires près la république du Valais, où il propage la haine des prêtres : en récompense de ses actions au profit de la Révolution, il reçoit une médaille.

Il est ensuite nommé commissaire des relations extérieures à Ancône, et devient membre de l'« agence pour l'armée d'Égypte, l'Archipel, la Morée » : cette agence est chargée d'appeler les Grecs à l'insurrection.

En 1798, il se trouve à Viterbe lors du pillage de la ville. Mangourit se retrouve ensuite enfermé dans Ancône avec le général Jean-Charles Monnier lors du siège qui tourna au drame pour l'armée française : il est l'un des commissaires qui signent la reddition après 500 jours.

Après avoir siégé à la commission des Émigrés, il refusa, sous l'Empire, le poste de vice-consul à Savannah. En 1814, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Il fut ensuite un fervent apôtre de la franc-maçonnerie et fonda la Société des antiquaires de France. Sur le plan de sa vie privée, il se marie le 25 août 1777 avec Louise Bidard de La Morinais (? -1807).

Bibliographie - Frédéric Masson, Le département des affaires étrangères pendant la révolution 1787-1804, Paris, Plon, 1877, p. 323-325 — Lire sur Gallica [archive].



2 13° dépêche de Mangourit, St-Maurice, 2 pluviôse an VI (21 janvier 1798) L’évêque du Puy-en-Velay [Galard de Terraube] réfugié depuis cinq ans à l’abbaye de St-Maurice part décidément pour Constance au premier jour. Des voitures d’émigrés et prêtres déportés continuent de passer à St-Maurice et d’aller vers le Gd-St-Bernard.Douze Trappistes et onze consœurs sont partis hier de Sembrancher (Valais) pour se rendre en Russie, où, disent-ils, ils vont fonder un nouvel établissement. Il paraît que le tsar attire les émigrés et les traite bien. Quelques-uns ont été élevés à des grades militaires, notamment le général de Broglie créé feld-maréchal. (Doc II/1, p. 52, n° 19).


3*  Dom Augustin de Lestrange (1754‑1827), supérieur des Trappistes de Sembrancher. (DHBS, t. IV, Neuchâtel, 1928, p. 505; T. de Raemy, L'Émigration française dans le canton de Fribourg (1789‑1798), Fribourg, 1935, pp. 295, note 4, et suiv. (Archives de la Société d'histoire du canton de Fribourg, t. XIV.)

4*  Voir Achille Chappaz, “ Les Trappistes en Valais ”, dans la Revue de la Suisse catholique, Fribourg, 1893, pp. 1‑9, 91‑106, 286‑296 et 339‑346; Pierre Grellet, “ Louise de Bourbon-Condé, princesse française et trappistine en Valais ”, dans Ann. val., 1949, pp. 77‑92. - T de Raemy précise (op. cit., pp. 326‑327) que Dom Augustin fonda encore le monastère de la Sainte-Volonté-de-Dieu, à Sembrancher, en Valais, pour les femmes et le Tiers-Ordre des trappistines pour l'éducation des petites filles. Cette nouvelle congrégation compta bientôt un grand nombre de sujets venus de tous les pays et particulièrement de France.

5*  Trois ans dans la Réforme de la Valsainte, cahier dactylographié (21 x 27 cm), 85 p., copie conservée à l’Abbaye de Tamié (Savoie). — Nicolas-Ferdinand-Jérôme de Hédouville passe dix ans d'émigration dont trois à la Trappe qu'il quitte en 1800; il rentre en France en 1801. En 1803, il se marie et en 1828, à la mort de sa femme qui lui a donné trois filles, Hédouville réintègre l'état ecclésiastique, est ordonné prêtre en 1830 et meurt en 1856 chanoine honoraire de la cathédrale de Soissons (Résumé de l'introduction du texte cité ci-dessus). ‑ On trouvera dans le mensuel Treize Etoiles, Martigny, janvier 1982, pp. 51-54, quelques passages du récit de Hédouville, relatifs à l'arrivée et à l'établissement des Trappistes à Sembrancher. Le prieur en était alors le P. Urbain Guillet (1764‑1817). (Voir la Vie du R.P. Dom Urbain Guillet, fondateur de la Trappe de Bellefontaine, par un religieux de ce monastère, La Chapelle-Montligeon, 1899, Vl ‑ 425 p. Dans cet ouvrage, on lira un récit relatif au séjour de Sembrancher qui confirme en tous points celui de Hédouville. Voir aussi l'ouvrage de Casimir Gaillardin, Les Trappistes ou l'ordre de Cîteaux au XIX° siècle, t. Il, Paris, 1844, notamment pp. 151‑171.)Il faut signaler ici qu'il ne subsiste aujourd'hui aucun vestige de cet établissement, à l'exception du petit monument en granit érigé en souvenir en 1905 au bord de la route (actuellement déplacé), exécuté par Cléophée Casanova (1858‑1945), sculpteur à Monthey.

Nous connaissons encore deux témoignages contemporains sur le monastère de la Sainte-Volonté-de-Dieu, ceux de deux pasteurs; le premier, Ph. Bridel, écrit dans le Journal d'un pèlerinage à la vallée de Bagnes et au Saint‑Bernard, accompli en juillet 1818 : “... Quel est, me disais‑je, dans cet affreux désert, ce long bâtiment à moitié dégradé, si hasardeusement jeté près du couloir des avalanches, entre des eaux qui l'ont battu en brèche et des rocs qui vont l'écraser? Quels sont les malheureux qui ont osé l'habiter? car il est abandonné. C'est le logement que les Trappistes émigrés choisirent de préférence pour leur retraite et où ils ont séjourné quelques années sans accident. Ce local était parfaitement choisi dans l'esprit de leur Ordre et offrait en tout sens un memento mori. Maintenant on va réparer ce bâtiment de 36 croisées... ” (Le Conservateur suisse, ou Recueil complet des Étrennes helvétiennes, 2e éd., t. 10, Lausanne, 1857, pp. 58‑59.)

Le second, c'est Jean-Siméon-Henri Giliéron (1769‑1837) qui remarque, dans un Voyage à l'Entremont en 1818 (notes prises du 5 au 11 août), “...sur le bord droit de la Dranse, un grand bâtiment abandonné, ayant 36 fenêtres en trois étages. C'est là où se réfugièrent des trappistes fuyant la Révolution française. ” (Lausanne, Bibliothèque cantonale et universitaire, départ. des manuscrits, fonds Gilliéron, t. 30: Courses en Valais, p. 170. Texte que nous a obligeamment communiqué Gaëtan CASSINA, rédacteur des Monuments d'art et d'histoire du Valais romand, à Sion.)

D'autre part, Joseph Morand (1865‑1932), peintre et archéologue cantonal du Valais, a illustré d'un dessin de sa plume un article consacré aux Trappistes de Sembrancher. “ Les Trappistes près Sembrancher. Le monastère de la Sainte-Volonté-de-Dieu ”, dans Almanach du Valais, 1922, pp. 62‑66). Ce dessin (p. 63) reproduit-il réellement “Les ruines du monastère des Trappistes” comme sa légende laisserait à penser? Ou bien est6ce un produit de son imagination? Nous ne saurions trancher sans autres indications.


6*  On trouvera, dans l'article de Pierre Grellet (op. cit., pp. 89‑91), des détails sur le départ des religieuses.

7*  Doc II/1 p. 53, n° 19, dans la 13e dépêche. - Selon T. de Raemy (op. cit. p. 393), “la caravane du Valais dont faisait partie la princesse de Condé se mit en route le 19 janvier”.

8*  Doc. I, p. 25, litt. f: Le Comité général de St-Maurice institué le 5 février 1798 pour administrer le Bas-Valais qui vient de proclamer son indépendance, est instruit, le 11 février que “les Trappistes résidant rière Vollèges n’avaient point encore évacué le pays” et arrête “qu’ils seront tenus de sortir du territoire du Bas-Valais dans le délais de deux fois vingt-quatre heures.”

9*  Doc II/1, p. 53, dans la 13° dépêche.11° Dépêche de Mangourit St-Maurice, 30 nivôse an VI, (19 janvier 1798) - Je suis obsédé d’individus rayés provisoirement [de la liste des émigrés] et qui, en vertu de la loi du 19 fructidor [5 septembre 1797] se sont présentés à la légation pour constater leur résidence en Valais. Cette république ayant fixé le 15 février prochain pour délai fatal de sortie, ils sont inquiets et moi embarrassé.

P.S. Une avalanche du Mont Gd-St-Bernard a englouti douze hommes dont cinq étaient des prêtres déportés français.

Le Comité général de St-Maurice est institué le 5 février 1798 pour administrer le Bas-Valais qui vient de proclamer son indépendance. Parmi ses actes on relève :

P. 23 - Séance du samedi après midi, 10 février 1798 - - Trappistes - Le prieur des RRPP trappistes de Sembrancher [dom Urbain Guillet] s’est présenté et a demandé qu’on lui donnât un certificat de l’absence du C. [citoyen] résident [Mangourit] auquel il désirait s’adresser pour concerter l’époque du départ de sa communauté. Le Comité lui expédie le certificat demandé.

P. 25 - Séance du 11 février 1798 - Trappistes - Le Comité général étant instruit que les Trappistes résidant rière Vollèges n’avaient point encore évacué le pays d’après les ordres émanés, en conséquence de l’avis à lui porté par le c. Mathys au nom du c. Mangourit, aujourd’hui à cinq heures, a arrêté qu’ils seront tenus de sortir du territoire du Bas-Valais dans le délais de deux fois vingt-quatre heures et charge le Comité de Vollèges de veiller à l’exécution du présent arrêté.

P. 27 - Séance du mardi après-midi 13 février 1798 - a) - Juges de paix - Logement du comité - Le Comité de St-Maurice envoie une députation pour demander :

• 1°- Que le Comité s’occupe de pourvoir de juges les communes qui étaient ci-devant sous la juridiction de l’abbé de St-Maurice ;

• 2°- Que le Comité veuille prendre un logement à la maison de ville (dans un logement qu’occupaient les Trappistes). (…)

b) - Trappistes - À trois heures arrivent deux autres députés du Comité de St-Maurice porteurs de deux lettres du c. résident qu’ils remettent sur le bureau. La première a pour objet de requérir le renvoi des Trappistes. Le comité délibère qu’il sera donné connaissance au c. résident de l’arrêté du 11 courant par lequel il a été donné ordre au comité de Vollèges de les faire partir sous deux fois vingt-quatre heures.

P. 28 - Lettre de Mangourit au Comité, St-Maurice, 25 pluviôse an 6 (13 février 1798) - Il est à votre connaissance que le 1° février 1798 les émigrés et prêtres français devaient évacuer la Suisse et le Valais.? J’apprends qu’il n’y a qu’une partie des Trappistes établis à Sembrancher qui aient obéi, u’il en est encore dans ce lieu un grand nombre des deux sexes qui persistent à y rester, que même ils reçoivent des novices et des enfants que la faiblesse des pères leur permet de prendre parmi eux. Je prie l’assemblée générale de donner des ordres pour que l’expulsion de ces perturbateurs du monde soit exécutée sans retard.

P. 36 - Séance du vendredi après-midi 16 février 1798 - Trappistes - Le c. Charles Contard fils, de Sembrancher, se présente au comité et demande que le domaine des pères de la Trappe rière Vollèges soit saisi par une prompte publication, afin que personne ne puisse se laisser entraîner à en faire l’acquisition de leurs mains et se mettre dans le cas d’en perdre le prix, si ce domaine venait à être déclaré national.

P. 38 - Séance du samedi matin 17 février 1798 - Trappistes - Le c. Contard présente de nouveau sa pétition écrite et signée de lui, mais conçue dans un autre sens. Le Comité prend un arrêté au sujet des biens des pères de la Trappe.

Pétition du c. Contard - Je soussigné réitère la pétition que je fis au Comité général à St-Maurice hier, 16 février 1798, savoir si l’on pourrait acquérir la campagne et bâtiments que les pères de la Trappe ont occupés pendant quelque temps à Sembrancher, sans courir le risque de perdre le prix de la vente devenant bien national.

Arrêté du Comité sur les biens des pères Trappistes - Le Comité général, ayant pris en considération la pétition ci-devant, a arrêté que les biens des pères de la Trappe ne peuvent pas être envisagés comme une dotation valaisanne, puisque leur acquisition est de fraîche date et notoire et faite de l’aveu du souverain de ce temps-là, qu’ainsi ils doivent être placés dans la classe des propriétés particulières qui l’on doit respecter, conformément aux proclamations du 5 dernier, consenties par l’Assemblée générale des communes, auxquelles le comité se référant déclare à l’unanimité qu’il ne compte pas ces biens de la Trappe ni parmi les domaines nationaux ni communaux.

P. 87 - Séance du mardi après-midi 27 février 1798 - La commune de Bonnevaux, département du Mont-Blanc, demande la restitution d’une cloche qu’ils disent leur avoir été volée, laquelle cloche est entre les mains du c. banneret Dallèves à qui elle est venue par achat des pères de la Trappe, lesquels disent l’avoir achetée du c. Ducrey, marchand à Martigny. Le comité renvoie ladite commune par-devant le juge de Martigny où demeure le premier marchand présumé de la cloche.

P. 116 - Séance du dimanche après-midi, 4 mars 1798 - La commune de Vacheresse [département du Mont-Blanc] réclame la même cloche des Trappistes que la commune de Bonnevaux avait précédemment répétée. Le comité persistant dans l’arrêté qu’il avait pris à ce sujet, le 27 février, par lequel il a renvoyé le jugement de l’affaire au juge de paix de Martigny (…) renvoie la commune de Vacheresse par-devant ledit juge de paix de Martigny lequel décidera :

• 1° À laquelle des deux communes appartient la réclamation de la cloche ;

• 2°- Si cette réclamation est fondée et rendra ensuite justice à qui de droit.

Le Comité estime pour la sûreté du pétitionnaire que le juge de paix doit ordonner le séquestre de la cloche entre les mains du c. banneret Dallèves par lettre réquisitoriale au juge de aix de Sembrancher. Le Comité invite le juge de paix de Martigny à rendre prompte justice en cete affaire attendu qu’elle concerne des étrangers.

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