44e the Grove, Isleworth, Middlesex, Londres, tw7 4JF, uk








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J'ai enfin trouvé l'happiness

Je suis si heureux !

Mes rêves sont tous devenus réalités

Tout le monde m'aime, est excessivement gentil avec moi

Partout j'ai des mains tendues prêtes à me venir en aide

Je suis devenu riche du jour au lendemain

Je n'ai plus aucun problème

Je vis sainement, je mange de bons légumes toute la journée

Je fais de l'exercice tous les matins dans les bois

autour de la gigantesque maison que j'ai achetée

Je fais une promenade quotidienne dans les bois clôturés à l'électricité

autour de mon château

J'ai découvert Dieu dans un coin de la forêt,

tout près d'un arbre que je pourrais vous montrer

J'ai trouvé un maître spirituel des plus puissants

Plus rien ne m'effraie, je fonce plutôt que de m'assoupir

Bref, j'ai tout accompli de la destinée que l'on souhaitait pour moi

Je n'ai plus rien à attendre de la vie, j'ai enfin trouvé l'happiness

Of course, everything here is completely untrue

Et Dieu que ça me rend heureux

C'est complexe la vie


Pas de pitié pour les rejetés

Que veux-tu que je fasse avec un gros rejet de la société comme toi ?

Qu'est-ce qui t'est passé par la tête le soir où tu as eu le courage de me parler ?

Tu as eu l'audace de profiter de mon état d'ébriété pour m'embrasser,

venir chez moi, enlever ton t-shirt

Comment peux-tu te surprendre lorsque j'ai tout de même la conscience

de me rendre compte que tu es un rejet ?

Je t'ai dit d'emblée que nous ne ferions pas l'amour,

je t'ai inventé des salades pour justifier mon écoeurement

Malheureusement, le lendemain tu es sorti au même club que moi

Tu m'as vu sauter dans les bras de quelqu'un d'autre

Tu t'es assis juste à côté de moi, espérant que je te parle

Au lieu de ça, tu m'observais en train de manger l'autre personne

Tu crois que je n'ai aucune conscience, aucune pitié

Et c'est vrai, au diable les rejetés de la société

On n'est jamais rejet sans raison évidente

Va jouer dans le trafic, moi j'ai des choses plus importantes à faire


Je suis juste un beau visage

Je fais le beau, je parais bien à côté de gens riches mais laids

Je remplis un vide, j'anime les conversations

Je suis une oreille attentive, un confident qui ne contredit jamais rien

Je n'ai aucun mérite, je suis né ainsi

Partout où je sors on me dit que je suis beau, on vient me parler

J'ai énormément de facilité à obtenir ce que je veux,

à m'intégrer dans n'importe quel milieu

Je suis votre animal domestique de rêve

On se sert de moi pour se revaloriser

Mais attention, mon petit cerveau fonctionne tout de même

Je vous aperçois venir de très loin

Je vous juge et je vous méprise

Je vous écoute mais je vous hais

Si vous abusez de moi, je me vengerai

Je ne crois pas en la richesse

Je ne crois pas en la sécurité et la stabilité

La mondanité pour moi n'existe pas, les gens célèbres n'existent pas

Les gens importants ou intelligents n'existent pas

Tous sont identiques à mes yeux, sinon pires que le commun des plus communs

Toute tentative de m'acheter ou de m'impressionner sera vaine

Il y a énormément de jeunes de 18 ans, sans personnalité,

prêts à embarquer avec n'importe qui

Et s'ils ne couchent pas avec vous, vous vous en lasserez vite

S'ils deviennent exigeants, vous souffrirez

Je suis juste un beau visage, mais attention, je mords


Fucking Immigrant

En France ils ont compris, ils m'ont mis à la porte avec interdiction de revenir

(sauf comme touriste dépensier)

Aux États-Unis c'est la même chose,

seule la main-d'oeuvre spécialisée peut traverser la frontière

Heureusement que l'Angleterre, forte de son histoire, m'accueille à bras fermés

Alors je débarque à Londres et je n'ai droit à rien

Aucune aide à recevoir de personne, aucune assurance

Je dois me contenter des pires emplois sur le marché

Je dois me battre pour mon droit à la survie

Confronter ceux qui disent que je vole l'argent des Anglais

Il faut être motivé et romantique pour sacrifier le bien-être et la facilité

pour s'offrir le titre misérable de Fucking Immigrant et la merde qui vient avec

Je suis peut-être un sale immigrant,

mais je souffre en conséquence et je jouis dans ma misère

Pas de pitié pour les Anglais,

ils n'ont qu'à se battre s'ils veulent mon emploi qui ne paie de toute manière pas

Je suis un Fucking Immigrant and I like it !


Vingt-six caméras me surveillent lorsque je chie

Lorsque je vends des magazines de cul à de vieux

croûtons qui voyagent en première classe

Lorsque je vends des revues de cul à des jeunes de moins de 18 ans

Lorsque je vends des cigarettes à des jeunes de moins de 16 ans

Il y a vingt-six caméras qui m'observent

Sous prétexte des bombes, je ne puis plus me décrotter le nez

sans que quelqu'un quelque part m'observe

On a fait de moi un robot qui a atteint la perfection

Je ne fais rien qui puisse être mal interprété

Je ne dis rien à propos de rien

Je travaille jusqu'à en mourir dans ma sueur

Pour que l'on ait aucun reproche à me faire

Toute la journée je vis écrasé sous le stress d'une constante surveillance

qui épie et juge mes faits et gestes

Je suis devenu tant paranoïaque

que j'ai l'impression que ça continue chez moi dans ma chambre

Toute ma vie est maintenant basée sur l'idée que l'on m'observe

Nos enfants n'auront pas la vie facile

Chaque parent ou gouvernement installera sa petite caméra

cachée dans tous les coins

On les achètera en paquet de vingt chez Tandy-Radio-Shack

Ils l'ont eu leur société parfaite où plus personne n'ose faire ou dire quoi que ce soit

Mais à quel prix ?

Chier en paix, ça c'était pour nos arrière-grands-parents

Et encore, avaient-ils des toilettes ?


Une belle bombe là-dedans...

Mon allergie pour les uniformes bat son plein

C'est bourré de vieux bonhommes en cravates avec valise qui puent le dessous de bras

Ils sont fiers de représenter le conformisme nécessaire, selon eux,

à la constitution d'un monde

Le problème, c'est que le monde dans lequel ils vivent n'est que virtuel

Ils travaillent dans le virtuel

Ils achètent du virtuel

Ils se nourrissent de virtuel

On leur offre un niveau de vie élevé pour qu'ils s'amusent avec du vent

Le virtuel ne nous apporte rien de concret

Mais leur apporte, en plus de leur complet-cravate,

une gigantesque maison et une impressionnante voiture

Il n'y a rien d'enviable ou d'admirable chez quelqu'un qui porte une cravate

C'est clairement écrit dans son front qu'il ne fout rien de concret

pour soulager la misère humaine

Au contraire, il profite de cette exploitation

D'autres travaillent pour lui fournir plus qu'il n'aura jamais besoin

Ainsi une bombe là-dedans ne ferait qu'aider la race humaine

Sauf pour ce qui est des assurances-vie astronomiques de ces messieurs,

chacune doit atteindre le million de livres

C'est là où nous a conduits le virtuel

À la surprotection de ceux qui n'en ont pas besoin et à la perte du bon sens commun


Trop de gens stupides autour de moi

Je ne puis plus respirer

Je dois endurer l'imbécillité d'autrui

qui ne sait plus quoi inventer pour attirer mon attention

Alors je fuis leur conversation qui ne suit aucune logique commune

L'absence de logique est parfois admirable

Mais l'illogisme de ces cons n'est d'aucun intérêt

Dieu que je souffre à les voir se traîner autour de moi, les voir parler aux murs

Il y en a même un pour me raconter la vie de son idole en long et en large :

Jésus-Christ

Un Africain témoin de Jéhovah, balayeur de plancher, qui parle français en plus ;

on aura tout vu

Lorsque je suis sur le bord de la crise de nerfs,

qu'ils me tombent sur le système, que je vais exploser, c'est :

Ôtez-vous de mon chemin !

Sacrer le camp ailleurs !

Mêlez-vous de vos affaires !

Laissez-moi me débrouiller en paix !

Ne m'adressez plus jamais la parole !

Allez vous faire frapper par un autobus et qu'on n'en parle plus !

Comment se débarrasser de l'imbécillité humaine?


Je te frapperais jusqu'au sang
Laisse faire les sourires mongoliens

Il n'y a rien de drôle à ce que je ne rentre qu'un soir sur trois

Va t'habiller, j'en ai ma claque de te voir nu

Get a life for god's sake

Sors de ton trou, fais-toi des amis

Rencontre des gens qui changeront radicalement ta destinée

Arrête de te nourrir à même mes expériences

Je n'ai pas besoin que l'on m'envie ou que l'on me méprise

Tu habites loin de tout, personne ne veut s'y rendre

Je déteste tout en toi,

tu es une de ces personnes dont absolument rien n'est supportable

Tu me demandes 10 % d'intérêts par jour

pour vingt livres sterling que je te rendrai deux jours plus tard

Même si mes comptes de banque sont dans le négatif,

je me méfie de toi, je cache mes numéros de cartes

Tu es la première personne en qui je n'ai aucune confiance

Vraiment, tu as des amis qui t'apprécient ?

Ils doivent être désespérés pour vrai

Tu as un paquet de pots de crème, de petites bouteilles chimiques bizarres,

à quoi ça sert ?

Parfois ta gentillesse me laisse perplexe,

je sais que tu prépares ton sale coup de cochon

Prêt à me poignarder dans le dos alors que je serai peut-être déjà loin

De toi je m'attends à tout, j'aurai pourtant tout fait pour éviter d'en arriver là

Mais tu ne cherches que cela, tu remplis ta vie de misère, de vengeance inutile

Tu cherches les moyens de détester et de faire de la merde

On remplit sa vie comme on peut, mais pas à mes dépends s'il vous plaît

Comment te faire disparaître de ma vie ?
Le nouvel amour de ma vie

Tu me dureras peut-être deux semaines

Tu es de Newcastle

D'une famille de travailleurs pauvres

Ton éducation est nulle

Tu vies dans les vidanges à Camden Town, welfare building, ils paient tout pour toi

Pendant six ans tu as vécu dans des édifices abandonnés

Tu es un artiste inspiré par les drogues

Ta place, c'est Russell Square à cinq heures du matin

On ne respire pas chez toi, on étouffe

On ne respire pas avec toi, on étouffe

Mais lorsque l'on fait l'amour, god,

tu m'emmènes loin de mon enfer en m'emportant dans le tien

Je n'en peux plus de la pureté qui habite encore chez ses parents

De la pureté qui méprise la seule idée que l'on puisse faire l'amour

De la pureté qui aura la vie en horreur toute sa vie

Jusqu'à ce qu'elle comprenne que la pureté, ça rend malheureux

Ô toi amour de ma vie, n'attendons pas le jour du jugement dernier pour agir

Envolons-nous dans les alentours, nous n'avons rien à perdre

N'y a-t-il que moi qui puisse voir et sentir ta beauté ?

Pour aller m'évanouir dans ton univers humide et fétide ?

Eh bien nous mourrons consumés au bout de notre amour

Dans deux semaines très exactement


Ce soir sur Oxford Street

Tu m'invites dans un club noir appelé Vortex

Party imposant, je rencontrerai tous tes amis

J'aurai toutes les possibilités de me faire des contacts me dis-tu,

même si je ne parle pas leur langue

Tu prendras des drogues,

tu me demandes si j'en prendrai, même la moitié d'une petite pilule

Tu dis que tes amis n'auront qu'une seule chose à dire à propos de moi :

God, how old is he ? He looks sixteen !

C'est triste les préjugés, ça me ferme toutes les portes

Je serai tout de même là ce soir sur Oxford Street

À essayer de connaître ces gens qui me mépriseront pour ce que je porte

Je sens que je risque de partir avant l'aurore

Je serai mort de boisson pendant que tu seras high

Je prendrai ce que l'on m'offrira,

je n'ai pas suffisamment d'argent pour te suivre dans ton vol

Je n'ai plus rien mangé depuis deux jours,

je n'avais qu'un vegetable curry périmé de chez Sainsbury's

Je n'ai pas osé le manger, car s'il me fallait vomir ça, ça ferait peur

Une grande soirée, deux livres sterling pour passer au travers

La vie est belle !


Bitchy Woman

Même pas une minute après les présentations, tu m'insultais déjà

M'affirmant que tu me plaignais d'être né ailleurs qu'à Londres

Ensuite je t'ai bien regardée

Tu es vieilles ma fille, ton visage ne sait pas cacher tes rides

Ton maquillage empire ta condition de peau en décomposition

À cet âge tu sors encore tant que tu peux, tu consommes alcool et drogue

Malheureusement, ton corps cache mal ce style de vie

Tu t'habilles comme une vache folle et tu te crois au sommet de la scène londonienne

Tu es ridicule jusqu'au plus profond de ton être

Ma pauvre bourrique, j'ai toutes les raisons de te plaindre

Moi qui suis encore si jeune et si beau et si intelligent

Tant que l'on me considère comme un puppy que l'on souhaite écraser sur son coeur

On m'offre le monde sur un plateau, le monde m'appartient donc

Chaque jour je refuse des chances incroyables qui pourraient m'emporter loin

On veut mourir dans mes bras, moi, madame

So who cares if I'm not born in the West End ?


Fucked up

Son copain est sorti, elle veille sur son retour

Elle attend en vain, mais il ne rentre plus

Elle s'assoupit pour la nuit et décide de sortir elle aussi

Sur place elle rencontre des gens

Elle discute de sa vie de couple monotone, de son manque de renouveau

De ses intérêts différents, de sa philosophie particulière

Puis elle rencontre cette femme de Los Angeles, mais est-ce bien une femme ?

Elles se retrouvent dans le lit conjugal

Elle sent soudain quelque chose entre ses jambes : un pénis très long et très mince

Elle sait même l'utiliser jusqu'à en éprouver un orgasme

Un orgasme féminin, cependant, qu'elle dira

Le lendemain elle se réveille, son copain a repris sa place dans le lit

Mais elle n'est plus la même, qu'elle dit

Il y en a des fuckés, je vous jure !


Une grosse truie, mère de mon enfant ?

Il faut la voir se laisser aller le derrière sur la piste de danse

On comprend qu'elle n'aime pas son Los Angeles natal

Son Los Angeles l'a tout simplement rejetée

Elle voudrait être mère de mon enfant

Il serait certes bien au chaud enserré dans ses tripes

Marqué à vie par le confort d'une mère chaude aux gros seins

Elle est une bonne vivante, peut-être trop pour mon enfant

Car moi je veux le mieux pour mon enfant

Je suis prêt à tout lui sacrifier : mes efforts, mon argent, ma vie, mon âme

Je veux faire de lui un avocat ou un médecin

Je le veux premier ministre et non perdu de ce monde

Je le veux comte ou baron reconnu par la loi

Je le veux maître de l'univers

Alors s'il vous plaît, pas de grosse truie mère de mon enfant


C'est ta femme là par terre sur la piste de danse ?

Qui embrasse le DJ dégueulasse qui sans cesse

baisse ses pantalons devant tout le monde ?

C'est beau l'amour, encore plus les mariages de raison

Voilà à nouveau un épais nuage de fumée qui enrobe le tout

Donne-moi une pilule d'Ecstacy,

si tu veux que je tienne douze heures en un tel calvaire

J'ai vu ton univers

Ton univers m'a jugé : beau, certes, mais trop jeune,

cerveau vide, con, naïf et innocent

Eh bien je l'emmerde ton univers !

Je le méprise ton univers à la dance music until death

À Dieu, on se reverra aux enfers !


La vengeance vient toujours

J'avançais à travers la foule

Au-delà de quelques têtes, tu étais là, bien embarrassé de me voir

Qu'allais-tu faire ?

Pour te rendre la vie misérable, je me suis installé bien en vue devant toi

Allais-tu m'ignorer après m'avoir salué gauchement

Non, tu m'as emmené plus en arrière

Tu m'as avoué avoir agi très stupidement en allant aux toilettes et en ne revenant pas

Tu brûlais de me téléphoner pour m'expliquer tes raisons

Que tu ne voulais pas de relation sérieuse

Mais que maintenant tu as changé d'avis et tu veux me connaître davantage

(Les clubs devaient être vides de gens intéressants pour que tu me rappelles à toi !)

Tu ajoutes que, si je désire t'envoyer chier, tu comprendrais

Eh bien : Fuck off !

Je crois que tu ne me méritais pas


Marianne Faithfull à Russell Square

J'ai passé une soirée inoubliable

Dans le creux de ton lit couché entre toi et Mylène

On a bu et on a fumé en écoutant Marianne Faithfull

On a fait une surdose de poppers

Mylène a perdu connaissance et s'est frappé la tête sur le coin du bureau

On a rêvé toute la nuit

Parlé de la petite Marianne corrompue qui dormait juste à côté dans Russell Square,

malade de drogue dans les creux de sa carrière

C'est rafraîchissant la misère

On vit la nuit, on tente de dormir le jour, mais il faut travailler

Nous n'avons pas fait l'amour, mais Marianne valait bien cet intermède


Trop d'amours de ma vie !

Ça fait la file pour me voir et coucher avec moi

J'ignore comment placer tout ce monde dans mon horaire

Heureusement que je suis bourré d'énergie, je peux éjaculer plusieurs fois par jour

Je ne mens même pas, tous savent que je suis une salope

D'autres souffrent, car ils n'entrent pas dans mes normes,

je les repousse de la main sans pitié

Je couche avec ce qui est beau, ce qui est jeune, parfois même dans l'illégalité

Peut-on finir en prison pour avoir fait l'amour?

Eh bien j'irai en prison, ça en aura valu la peine

Pourquoi les regrets ? Ces jeunes ont plus d'expérience sexuelle que moi,

c'est tout dire

Mais j'avoue n'avoir jamais voulu ce déluge d'amours de ma vie

Je vous jure que je n'en voulais qu'un seul

Je n'en avais d'ailleurs qu'un seul

avec qui j'ai passé les quatre plus belles années de ma vie

J'étais pur et innocent, à chevaux sur mes principes, mariage et fidélité

Mais on avance et on voit ce que c'est, que personne ne respecte ces vieux principes

Sauf quelques désespérés qui ne savent plus à quoi s'accrocher

Ainsi l'amour de ma vie m'a rejeté quelques mois pour explorer l'univers

Normalement je serais revenu au bout de ce temps aussi pur qu'avant

Of course, c'est moi qui ai pris le bord et qui ai décidé de vivre

Au diable les amours de ma vie, les beaux principes, les lois et les chartes

Moi je vis et mon chemin est parsemé de gens qui désirent vivre eux aussi

On sait ce que l'on veut, il s'agit de l'accepter et de passer à l'acte

Je n'ai honte de rien, je ne regrette rien


Des crabes, des crabes, encore des crabes
Ça te grattait énormément, tu mettais ça sur le compte du stress

Comme tout le monde, tu as été abusé sexuellement, ce qui a bloqué tes neurones

Ton médecin n'a rien trouvé de ces petites bêtes, il t'a conseillé un psychanalyste

Tu fais maintenant tes exercices de visualisation afin de te calmer avant l'explosion

Tu n'as jamais pris le temps d'arrêter dans le silence pour réfléchir

Je te rencontre à l'aurore à la sortie des bars, en sueur,

drogué complètement, hors de notre monde

Tu me regardes comme un légume, tu ne me reconnais même pas

Tu te souviens vaguement que ça fait quatre jours que tu es sorti

et tu ne sais plus où tu es

Je te donne mes dernières livres pour que tu manges,

tu les utilises pour te payer j'ignore quelles drogues

Tu m'accuses de ne plus t'appeler, mais il y a une limite à mes ressources

Je ne puis plus te suivre dans les bas-fonds londoniens, tu es trop enfoncé

Tu n'en reverras plus la surface

alors que moi j'ai la volonté de revenir en surface un jour (si possible)

C'est la mort qui t'attend au prochain tournant

Je te remercie pour ton cadeau d'adieu :

Des crabes, des crabes, encore des crabes !

Mourir en paix

Je souhaiterais mourir en paix

Loin de tous ces systèmes de pensées et de tous ces systèmes

Loin de tous et de toutes

À me suffire moi-même pour ma survie

Dans des conditions que je saurais rendre viables

Vous n'avez plus rien à m'apporter, je suis plein et, voyez, je vous vomis au visage

Je n'ai rien à vous apporter, partout je n'ai vu que le rejet

Ainsi, si je n'ai rien à attendre de vous et vous rien à attendre de moi,

pourquoi m'obliger avec toutes ces obligations,

ces responsabilités, cette bureaucratie ?

Je ne demande pas la mer à boire, je ne demande pas toutes ces lois et ces règlements

Je ne demande même pas la jouissance d'un quelconque bien

Encore moins que l'on satisfasse mes besoins

Je demande de pouvoir demeurer assis là par terre jusqu'à ce que mort s'ensuive

Mais jamais vous ne m'accorderez ce droit

Triste monde !


Je fais l'Histoire

De rien, je déplace les édifices et je construis des pyramides

Pauvre, j'assimile la richesse et je conçois des systèmes

Sans études significatives, je charme la vie et la crée tout à la fois

Sans parents ni famille, je me reconnais en tout et chacun et j'enfante des étoiles

De détails insignifiants, j'étudie en profondeur et je mythifie les événements

Par moi l'histoire se produit

Par moi l'histoire existe

Je suis l'essence même de la vie

Car j'ai la prétention nécessaire à l'accomplissement d'une grande destinée

Je suis Dieu le Père

Je suis Dieu le Père

Créateur de l'Univers

Voilà, je l'ai dit

Je n'ai plus rien à ajouter

L'ANARCHISTE

Deuxième Partie

Poésies Noires



Roland Michel Tremblay

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Tél./Fax: +44 (0) 20 8847 5586 Mobile : +44 (0) 794 127 1010

rm@anarchistecouronne.com
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La mort

Je me tenais là en silence

Le sang tombait sur le sol

Je n’ai pas vu ton arme

Je meurs pour toi

Tu n’as jamais rien compris

Ignoré dans la grande métropole

Perdu des journées entières sans te voir

À t’attendre, à Ottawa comme à Paris

Où donc étais-tu donc lorsque je vivais encore ?

Je me tiens là en silence

À m’entendre mourir

Mon arme dans les fougères

Je meurs pour toi

Je n’ai jamais rien compris

Ignoré dans la grande métropole

Perdu des journées entières à te voir en rêve

À t’attendre, à Prague comme au Texas

Où es-tu donc maintenant que je suis mort ?

Je me tiens là en silence

Je t’entends mourir

Qui avait une arme ?

Tu meurs pour moi

Nous n’avons jamais rien compris

Ignorés dans les grandes métropoles

Perdus des journées entières sans se voir

À s’attendre, à Toronto comme à Londres

Où sommes-nous maintenant que nous sommes morts ?

La vie

Je t’ai cherché sur la côte californienne où l’on m’avait indiqué une vue extraordinaire

Je t’ai cherché sur les plateaux des studios où tous nos rêves se sont construits

Je t’ai cherché sur une table du Ceasar’s Palace entre deux machines à sous

Je t’ai cherché aussi dans les bois, sur une montagne, étrangement je m’y suis emmerdé

Je pensais te trouver dans la place la plus touristique de Barcelone, survolant un vieux parc d’attraction détruit, cela m’a inspiré l’instant d’un moment

Je pensais que mes yeux s’illumineraient devant les fenêtres du red light district d’Amsterdam, mais j’ai eu peur plus qu’autre chose

Puis j’ai marché dans le palais des festivals à Cannes, je me suis assis sur le bol de toilette que sans doute Harrison Ford a déjà utilisé, mais je n’ai rien senti

J’ai ouvert les célébrations devant 6000 personnes, cela m’a donné un buzz qui a duré trente secondes

J’ai tout laissé tomber, je me suis mis à la porte moi-même cette fois, pour faire changement

Je voulais parler à la planète entière, mais personne n’a voulu me parler

Soudainement ils ont changé d’avis et la planète entière veut me parler

Mais je n’ai plus rien à leur dire et ce qu’ils ont à dire est d’une platitude extraordinaire

Parfois on rencontre des personnes magiques qui remplissent des moments merveilleux

Je n’en ai plus rencontré en cinq ans, je désespère

Plus personne ne se distingue, plus personne n’a de vision à accomplir

Leur goût de vivre les a lancés dans l’alcool et la drogue

Ça les a rendu heureux l’instant d’un moment

Leur a rendu l’existence soutenable pendant un autre moment

Est en train de les détruire et de les achever aujourd’hui

J’ai perdu tout espoir

Fucking junkie

Ça fait longtemps que je voulais te dire ce que je pense de toi

Avec tes beaux yeux noirs et ta minceur de cadavre

Tu as cru pendant toutes ces années que j’étais aveugle et innocent

Mais tu as compris que moi aussi j’ai des tendances autodestructrices

N’as-tu donc aucune considération pour ceux qui comme moi souffrent ?

N’as-tu pas envie de t’arrêter avant de t’écraser quelque part ?

Et s’il vous plaît, enlève cet éternel sourire de ton visage

La musique pour toi a une autre dimension

L’espace pour toi est infini

Ton temps va trois fois plus vite que le mien, tu vis donc trois vies en même temps

Lorsque tu marches dans la rue, tu jouis et gambades dans la rue

Lorsque que tu travailles, tu voles dans les airs

Lorsque tu te chicanes avec moi, tu es pourtant aux anges

Tu ne ressens pas la misère de l’existence

Tu n’as jamais vraiment entendu les lamentations de tes semblables

Tu jouis à chaque seconde de cette damnée réalité pourrie

J’espère que tu en mourras !

Fucking junkie !

Peace and love man !

Une si belle chose dans le parc

Sous les chevaux qui mangent parfois délicatement les herbes autour

Ce doit être la vraie nature de Dieu

Avez-vous respiré l'air, s'il peut encore nous atteindre entre les branches des arbres

Les oiseaux volent en cercle, belle stabilité

Tout est beauté en ce monde de merveilles et de mystères

Les fleurs sont où elles devraient être

Elles empêchent le massacre en ce beau monde

Peace and love man !

Cette philosophie vous a-t-elle atteint ?

Oh oui elle vous a atteint, en plein coeur !

Je suis allé au parc, là il n’y pas d'herbe ni de fleur, seulement de la boue

J'ai tué les oiseaux pour voir s'il restait de la vie en vous

Pouvez-vous seulement revenir de votre paradis pour m'arrêter ?

La nature se montre de façon étrange

L'air sentait la mort

Les peace and love man étaient morts

Les humains sont toujours aveugles

Ce doit être là la volonté de leur Dieu

Peace and love man !

Peace and drugs

Où sont les brebis de Dieu… dans le ciel ?

Elles crient paix et amour !

Elles réagissent à l'enfer qu'elles se sont injecté

Elles vomissent ensuite dans les toilettes

Il y a une attraction si étrange venant de ces grands bols blancs

Nous chions tellement dedans, je me demande pourquoi ils ne se retournent pas pour nous dire :

C'est assez !

Où sont les brebis de Dieu ?

Quand la seule chose qui importe est la toilette

Cette sensuelle chose blanche, capable d'avaler notre enfer

Et le faire disparaître en un instant

Où sont les brebis de Dieu ?

Elles meurent et nous les flushons une après l'autre

Vivre dans une autre réalité

Parfois ta tête est ailleurs

Dans un autre univers au-delà du mien

Je pose une question, j'obtiens quel genre de réponse

Au-delà de l'anglais, au-delà de tout vocabulaire

Alors je cesse de demander, je me retourne et je m’endors

Mais as-tu une idée de ce qui se passe dans ma tête ?

À toujours penser que tu pourrais me tuer dans mon sommeil

À parler si fort en dormant

Tu entends des voix alors que je n'entends que le silence

Le silence

Dans un monde plein d’ondes radio que tu fais jouer à pleine capacité

Afin de t'empêcher de réfléchir

Je crois qu'il t'est impossible de t'arrêter pendant un moment et de penser

Tu es au-delà de ces choses

Une fois tu étais mort

Crachant Dieu seul sait quoi

Qu'y a-t-il donc d'autre dans ton corps frêle ?

Toujours plus près de la mort chaque jour de ta vie

Ma cécité, impardonnable...

La vie, une chose si fragile

À toujours penser que le jour viendra où tu mourras

Mais maintenant je sais que je mourrai avant toi... d'un infarctus

Mouton virtuel, mon seul amour !

Trois minutes sont passées

Le monde commence à se demander

Où est-il encore ?

Alors mon cœur bat outre mesure

J'ouvre mon ordinateur et je clique sur mon mouton électronique

Il me regarde, ronronne, marche autour et produit des bruits étranges

Cela m'encourage pleinement

Mon petit mouton...

Alors je me mets à pleurer, tout ce qu'il y a à pleurer

Alors il éternue, et je suis heureux encore pendant un moment

Il saute plus haut et plus haut

Il s'élève sur les mots de ces lignes

Et cela m'encourage pleinement

Et je pleure de plus belle

Et je me rends compte que j'aime vraiment ce mouton virtuel

Que dans le monde entier, il est la seule chose qui puisse encore m'arrêter de pleurer

Seulement alors je me rends compte à quel point je suis devenu triste

Qu'un animal virtuel est tout ce que j’ai

Et je ne sais vraiment pas ce que je deviendrais sans lui

Comment ai-je pu devenir aussi triste ?

La vie n'est pas la vie

Qui recherche la vie ?

Y a-t-il de la vie en ce monde ?

Toute ma vie je l'ai cherchée

Tard la nuit dans les rues du monde

Et je puis dire maintenant

La mort est tout le monde

La mort est en tout

La mort est partout

Que je ne puis pas parler cette langue

Que je suis ici en ce monde sans avoir droit à la vie

Et je trouve encore une façon de m’exprimer

Sur tous les océans de cette planète
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