Abandon scolaire








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B

baba cool


Cette expression venue au français par l'intermédiaire de l'anglais est l'équiva­lent en France des québécismes grano, granola, écolo-grano ou granole. Le baba cool est un marginal épris d'éco­logie et de spiri­tualité. Il se passionne généralement pour le nouvel âge. Au plu­riel : babas cool, granos, granolas, granoles, écolo-granos.

babillard

Ce mot est un québécisme au sens de tableau d'affi­chage.

baby-boom

On appelle baby-boom la « soudaine aug­mentation de la natalité qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale », et baby-boomers les « personnes nées pendant cette pé­riode ».

baby-boomer

Voir baby-boom.

baby-sitter

Au Québec plus qu'en France, on appelle gardien ou gardienne d'enfants la « personne qui, moyennant ré­tri­bution, vient garder des en­fants au domicile des pa­rents, en leur absence ». On peut aussi employer garde-enfant ou garde-bébé. Ces usages sont préférables à baby-sitter, mot américain qui s'intègre mal au français. Pour la même raison, la lo­­cu­tion garde d'enfants sera préférée à baby-sitting.

baby-sitting

Voir baby-sitter.

backbencher

On traduit souvent le terme anglais backbencher par député d'arrière-ban. Il serait plus logique d’écrire de l’arrière-banc, étant donné que l’expression désigne non pas les arrière-vassaux d’un roi, mais les députés qui siègent sur les bancs du fond de la Chambre, contrairement aux frontbenchers, assis aux premiers rangs. Mais, la meilleure solution est simple député.

background

Ce mot a été emprunté à l'anglais pour désigner l'ar­rière-plan, la toile de fond d'une situation ; l'acquis, les antécé­dents, le bagage, l'expé­rience, la forma­tion, le passé d'un individu ; ou encore une musique de fond ou d'at­mos­phère. Les équivalents français sont préférables.

back-loader

Voir loader.

back on serve

Lorsque un joueur de tennis qui a perdu son jeu de service prend celui de l'adversaire plus tard dans la manche, les anglophones disent back on serve. Les journalistes et commentateurs français traduisent cette expression par service à suivre.

bâcler

Ce mot est péjoratif ; il signifie « expé­dier un travail sans soin ». Il ne veut donc pas dire « exécuter rapi­de­ment ». On emploie souvent impropre­ment bâ­cler au sens de conclure.

Power Corporation et Hollinger ont conclu une transaction.

badge

Le mot badge désigne aujourd'hui, outre le badge des scouts, un « insigne porté en broche, sur lequel on peut voir une inscription ou un dessin ». Ja­dis de genre féminin, badge est maintenant masculin.

bagage

On écrit baggage en américain, mais bagage en fran­çais.

bagel

Bagel est un mot yiddish qui vient, selon Le Robert, de l’allemand dialectal beugel. Deux prononciations sont possi­bles : bégueul et baguel.

baie

Ce mot prend une minuscule s'il désigne un to­ponyme naturel ; une majuscule et un trait d'union s'il désigne un topo­nyme administratif.

La baie des Anglais est située en face de Baie-Comeau.

baie James

Ce toponyme s’écrit avec une minuscule à baie et sans trait d'union lorsqu'il désigne le lieu naturel.

De nombreuses rivières se déversent dans la baie James.

Mais il prend une majuscule et un trait d'union quand il désigne l’entité administrative.

Québec et les Cris s’entendent pour mettre en valeur les ressources naturelles de la Baie-James.

La convention de la Baie-James a fêté ses 25 ans en 2001.

Dans les années 70, Radio-Canada avait lancé baie de James et de nombreux médias avaient emboîté le pas. Les tenants de la particule soutenaient que c’est ainsi qu’il faut écrire les toponymes de cette catégorie. On dit, il est vrai, baie des Anglais, baie d’Hudson, baie des Chaleurs, etc. Leurs adver­saires s’appuyaient plutôt sur l’usage populaire et la tradition nationale. Pour sa part, la Commission de toponymie du Québec, qui fait autorité en la matière, a entériné baie James en 1981.

bâillon

La « procédure par laquelle une autorité gouvernementale empêche qu’un débat soit ajourné et force la tenue d’une vote sur le sujet » s’appelle en français international la clôture.

Le gouvernement a procédé à la clôture des débats. La séance de clôture s’est terminée mercredi matin.

Chez nous, on appelle souvent cette procédure imposer le bâillon. Cette locution s’inspire du sens figuré du mot bâillon, qui signifie « empêchement à la liberté d’expression ». Notre usage est donc conforme à l’esprit du français.

Cela dit, procéder à la clôture et imposer le bâillon ne sont pas pour autant de parfaits synonymes. En effet, la première locution est neutre, la seconde péjorative. L’opposition, qui s’estime lésée, peut affirmer qu’on lui impose le bâillon. Un éditorialiste en désaccord avec la décision du gouvernement peut écrire que ce dernier a eu tort d’imposer le bâillon.

Mais dans un contexte dénué de tout parti pris, il vaut mieux parler de la clôture des débats.

bain

On confond souvent le mot bain avec la baignoire dans laquelle on prend des bains.

Voir aussi salle de bains.

balade

On confond parfois balade et ballade. Le pre­mier dési­gne une promenade ; le second un poème ou une pièce musicale.

J'écoute les ballades de Miles Davis en faisant une balade dans le parc des Îles.

balance

Le mot balance est un anglicisme au sens de solde.

Votre compte indique un solde impayé de 55 $.

Balance est aussi un anglicisme au sens de reste.

Le reste du temps, je lis.

Par ailleurs, le mot balance est un terme générique dé­signant un « instrument qui sert à peser ». Il ne doit pas nous faire oublier des termes plus précis comme pèse-bébé, pèse-lettre ou pèse-personne.

balance du pouvoir

La locution balance du pouvoir n'est pas totalement inconnue en France, où elle décrit l'« équilibre des forces ». (On parle d’ailleurs à l’occasion de la balance des forces.)

Un livre sur la balance du pouvoir entre médecins et patients.

L'apparition d'un supercalculateur a changé la balance du pouvoir.

Chez nous, cette expression décrit la « situation dans laquelle un tiers parti peut faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre ». Détenir la balance du pouvoir, selon le Dictionnaire québécois français, c'est « détenir la clé du pouvoir; être en position d'arbitre ; occuper une position stratégique ; disposer d'une minorité de blocage ». On pourrait aussi dire, par exemple, que le Bloc peut faire basculer l'équilibre du pouvoir (ou des forces) à la Chambre des communes.

On peut donc employer d'autres expressions. Mais je doute que les journalistes renoncent à la balance du pouvoir, imagée, commode et fort répandue.

balancement

L'expression balancement des roues (d'un véhi­cule) est un calque de wheel balancing. On parlera plutôt d'équi­librage des roues.

balancer

On ne balance pas un budget, on l'équilibre.

balconville

Ce québécisme désigne un « quartier pau­vre », c'est-à-dire un quartier où l'on passe ses vacances au balcon.

ballade

Voir balade.

balle (frapper la longue)

Voir frapper.

ballottage

Le terme ballottage est impropre dans le langage sportif. Dans une élection à deux tours, des candidats peuvent se retrouver en ballottage entre le premier et le second tour si aucun n’a réuni la majorité absolue des suffrages exprimés. Mais un joueur dont le nom a été retiré de la liste des joueurs protégés pour que son club puisse offrir ses services aux autres équipes n’est pas mis en ballottage; il est mis au repêchage interéquipe. C’est ainsi, en effet, qu’il faut traduire to put on waivers selon le Termium, que vous citez, mais aussi selon Le grand dictionnaire terminologique et le Comité de linguistique de Radio-Canada.

Samsonov a été mis au repêchage interéquipe.

banc (sur le)

Une décision rendue sans être mise en délibéré par un ou des juges est une décision prise séance te­nante ou sans délibéré, et non une dé­cision rendue sur le banc. Cette dernière locution est en effet un calque de on the bench.

La Cour d’appel a rendu une décision sans délibéré, donnant raison à la société ADM.

Être sur le banc, peut-on lire dans le Colpron, est un calque de to be on the bench. En français, on dira plu­tôt être magistrat, siéger au tribunal.

Quant à monter sur le banc, c'est un calque de to as­cend to the bench. On dira plutôt être nommé juge, en­trer dans la magistrature.

bande-annonce

Au pluriel : bandes-annonces.

bande publique

L'OLF recommande d'appeler bande publique la « bande de fréquence af­fectée aux communi­cations pri­vées par émetteur-récepteur de petite puissance ». L'abré­viation est BP.

L'émet­teur-récepteur lui-même est un poste bande publique. Quant à la per­sonne qui s'en sert, c'est un radio­amateur. Bande publi­que et ra­dio­amateur sont peu usités en France, où l'on parle plu­tôt de Citizen’s Band et de cibiste.

banlieue

Le mot banlieue désigne l'« ensemble des villes qui environnent un centre urbain ». On distin­gue généralement la pro­che ban­lieue de la banlieue éloignée.

Lachine fait partie de la proche banlieue de Montréal ; Saint-Jérôme, de la banlieue éloi­gnée.

On peut aussi diviser la banlieue de Montréal en ban­lieue nord, sud, est et ouest.

Contrairement au Petit Larousse, Le petit Ro­bert accepte l'emploi de banlieue au sens de « localité de la banlieue ». Cet usage tend à se répandre. Il n’y pas de raison de s’y opposer, sauf dans les rares contextes où le mot peut engendrer une certaine confusion.

Une banlieue cossue.

Voir aussi agglomération, couronne et métropo­li­tain.

banlieusard

Le petit Robert décrit banlieusard comme une « personne habitant en banlieue de Paris ». Mais Le petit Larousse, heureusement, est moins parisien. Est banlieusard toute « personne qui habite la banlieue d’une grande ville ». Bref, là où l’on trouve une banlieue, vivent des banlieusards.

Soit dit en passant, ce qualificatif lancé pour la première fois par les conseillers municipaux de Paris aux élus des communes suburbaines a d’abord été péjoratif. Rien d’étonnant à ce qu’il ait parfois encore cette connotation aujourd’hui.

bannière

Le mot bannière désigne l’« étendard d’un groupe (confrérie, corporation, etc.) ». Sous l’influence de l’anglais (banner), on donne abusivement à ce terme le sens de raison sociale ou de enseigne publicitaire.

L’affaire On the Run a relancé le débat sur les raisons sociales anglaises au Québec.

banque

Le mot banque prend une majuscule s'il est suivi d'un adjectif ou d'un nom commun.

La Banque Nationale.

La Banque de développement économique.

Il prend une minuscule s'il est déterminé par un nom propre.

La banque Toronto-Dominion.

On écrira cependant la Banque du Canada avec une majuscule parce qu'elle désigne un orga­nisme unique au pays.

La locution banque à charte est un calque de chartered bank. En français, on parlera tout simplement de ban­que.

Par ailleurs, le français a emprunté à l'américain (bank) le mot banque au sens de banque d'aliments, de don­nées, de sang, des yeux, etc. Ces emprunts com­blent un manque certain.

Enfin, banque est un anglicisme au sens de ti­relire.

banqueroute

La banqueroute désigne une « faillite accom­pagnée d'actes délictueux ». On évitera donc d'en faire un synonyme anodin de faillite.

bar

Le mot bar prend une majuscule s'il fait indiscuta­blement partie du nom de l'établissement.

Au Bar de l'eau.

Il prend une minuscule s'il est suffi­samment dé­terminé par un nom propre ou par un équivalent.

Le bar Gatsby.

Le bar Au Vieux Chêne.

Les mêmes remarques valent pour bar-salon, bar-restaurant, bar-pub ou bar-spectacle.

L'expression bar laitier est un calque, mais il est entériné par l’OLF et par le Bureau de la traduction. Les Français se contentent pour leur part d’ajouter un trait d’u­nion à milk-bar, une solution qui ne sera pas acceptée ici.

La locution bar d'essence est également un anglicisme (gas bar). On la rem­placera par poste d’essence.

On traduira snack-bar, un autre an­gli­cisme, par casse-croûte.

Enfin, l'expression bar à salades est un calque de sa­lad bar. On peut la rem­placer par comptoir à salades ou par le joli néo­logisme saladerie.

barbecue

Le français a emprunté le mot barbecue à l'anglais pour désigner un « appareil au charbon de bois ». Le mot est aussi uti­lisé comme adjectif pour désigner ce qui est grillé sur un barbecue.

Du poulet barbecue.

Par contre, barbecue est inutile au sens de rô­tisserie (restaurant).

barmaid

Barmaid désigne une serveuse de bar ; barman, un ser­veur. Au pluriel : bar­maids, barmen ou barmans.

barman

Voir barmaid.

barre

Le mot barre est un anglicisme au sens de tablette de choco­lat ou de pain de savon.

barrer

Le verbe barrer est une québécisme familier au sens de fermer à clé, verrouiller. Barrer, c'est en effet « fermer au moyen d'une bar­re », une pratique de plus en plus rare.

Par ailleurs, l'adjectif barré se dit avec justesse de ce qui est « fermé à la circulation ». On peut donc parler d'une rue barrée, d'un trottoir barré, d'un passage barré, etc.

barricades (monter aux)

L’expression juste n’est pas monter aux barricades, mais monter au créneau.

Mario Dumont est monté au créneau pour critiquer la décision « prématurée » du ministre Béchard.

barrière du son

La locution barrière du son est un anglicisme. On la remplacera par mur du son.

Ces avions de combat percent le mur du son.

bas

Le mot bas désigne un vêtement qui « gaine à la fois le pied et la jambe ». Le bas monte donc plus haut que le genou, contrairement à la chaussette, qui « enveloppe le pied et le bas de la jam­be ».

Les chaussettes de laine sont plus chaudes que les bas de nylon.

Comme le souligne l'OLF, l'emploi de bas au sens de chaussette prête à con­fusion. C'est pourquoi, son emploi de­vrait se limiter au langage familier.

bas-culottes

Ce composé est un calque de panty hose. En français, on dira collant.

Elle portait un collant bleu.

Bas-du-Fleuve

Ce toponyme désigne un territoire administra­tif. D'où les majuscules aux mots clés et les traits d'union.

base(-)ball

Au Canada, on écrit généralement le mot baseball sans trait d'union.

base militaire

La locution base militaire ne prend pas de majuscule lorsqu'elle est déterminée par un nom propre.

La base militaire de Valcartier.

bashing

Placé en apposition (avec ou sans trait d’union), bashing désigne le dénigrement systématique d’un groupe, une charge à fond de train contre une collectivité, un procès d’intention contre une communauté. Par exemple, le « union bashing », c’est le dénigrement des syndicats. Le « bureaucrat bashing », c’est la dévalorisation de la bureaucratie. Aux États-Unis, on appelle « Paris-bashing » ou « French bashing » les déclarations d’hostilité à l’égard des Français. Certains politiques aiment bien utiliser le « press bashing » (la critique des médias). Et à la faveur de la crise financière, on a vu apparaître le « bank bashing ».

Et quand le Premier ministre, Gordon Brown, promet de «nettoyer la City», cela apparaît bien comme le symptôme ultime d'une poussée de «bank bashing», ce sport national consistant à critiquer les banquiers. (Les Échos)

À noter que ce type de dénigrement peut également avoir pour cible une personne. Ainsi, en cherchant un peu, on trouve des traces de Charest bashing, de Mario bashing, de Sarkozy bashing, de Carla bashing ou de Ségolène bashing.

Donc, «faire du bashing», c’est casser du sucre sur le dos de, critiquer, décrier, dénigrer, diaboliser, dire du mal de, honnir, noircir, salir, traîner dans la boue. Au Québec, on dit aussi faire une campagne de salissage.

Quand le dénigrement contre un groupe devient un fait de société, la langue crée souvent un mot pour le décrire. Ainsi, le « jew bashing » est de l’antisémitisme. Le « islam bashing » est-il devenu de l’islamophobie. L’homophobie, l’anticommunisme, l’antiaméricanisme sont des formes permanentes de « bashing ».

basique

Sous l’influence de l’anglais, basique a débordé le vocabulaire de la chimie pour prendre le sens de fondamental, élémentaire, de base, essentiel, primaire ou primitif. Cet anglicisme est critiqué, car il concurrence inutilement des mots français plus précis.

Le vocabulaire de base.

Les besoins essentiels.

L’anglais fondamental.

La recherche fondamentale.

Les couleurs primaires.

Les pulsions primitives.

baskets

On appelle baskets les « chaussures de sport ». Baskets est plus usité en France que chez nous. Les Français en ont même tiré une expression, lâche-moi les baskets, qui a le sens de fiche-moi la paix. Le mot tennis désigne à peu près le même type de chaussures. Quant au mot espadrilles, qu'on emploie ici au sens de baskets ou de tennis, il désigne plus particuliè­rement des « chaussures de toi­le ».

basilique

Le mot basilique ne prend pas de majuscule lors­qu'il est déter­miné par un nom pro­pre.

La basilique Notre-Dame.

basse ville

La locution basse ville désigne la « partie infé­rieure d'une ville ». En France, on dit plutôt ville basse.

À Québec, les quartiers pauvres sont situés dans la basse ville.

batailler (se)

À la forme pronominale, le verbe batailler est un québécisme au sens de se bagarrer, se battre, lutter. En français international, ce sont ces derniers verbes qu'il convient d'employer. Quant au verbe intransitif batailler, son usage est tout à fait correct au sens de livrer bataille. On peut batailler pour gagner sa vie, pour défendre une cause.

bâtiments publics

Les noms de bâtiments publics (biblio­thèque, centre, ci­néma, complexe, édifi­ce, habitation, hôpital, immeu­ble, mai­son, musée, palais, stade, terrasse, théâtre, tour, etc.) s'écrivent avec une majuscule quand ils sont suivis d'un adjectif ou d'un nom commun.

La Bibliothèque nationale.

La Grande Bibliothèque.

Le Palais des congrès.

Le Stade olympique.

Les noms de bâtiments publics s'écri­vent aussi avec une ma­juscule lorsqu'ils sont employés de façon elliptique.

Le Palais (de justice).

La Tour (de Londres).

On emploiera également une majuscule quand le mot générique n'est pas em­ployé au sens propre.

Le Château Frontenac (qui n'est pas un châ­teau mais un hôtel).

La Place des Arts (qui n'est pas une place mais un complexe).

En revanche, les noms de bâtiments pu­blics prennent une minuscule quand ils sont détermi­nés par un nom propre de personne ou de lieu.

Le complexe Desjardins.

Le palais de justice de Montréal.

Le stade Saputo.

bâtisse

Le terme bâtisse n’est pas nécessairement neutre. Il désigne parfois un « gros bâtiment sans caractère et plutôt laid », comme en témoigne cette citation de Georges Duhamel :

L'Amérique s'est dévouée à des œuvres périssables. Elle élève des bâtisses et non des monuments.

C’est pourquoi ces écriteaux qui annoncent Bâtisse à vendre font sourire. C’est un peu comme si on disait Immeuble laid à vendre. Comme argument de vente, on repassera…

battement

On écrit battement d'ailes ou battement des ailes, comme on écrit battement des mains. Mais on écrit battement du cœur.

batterie

Ce mot est une impropriété au sens de pile électrique. Les piles ne sont qu'un des éléments de la batterie.

Il faut quatre piles pour faire fonctionner ce baladeur.

baveux

Le mot baveux est un québécisme familier au sens de insolent, impertinent.

bayer aux corneilles

Bayer est un verbe rare, qui ne s’utilise plus que dans la locution bayer aux cor­neilles. Ce n’est pas un doublet de bâil­ler mais de béer, qui signifie « être grand ouvert ».

Elle baye aux corneilles en classe.

bay-window

Le français a emprunté ce mot à l'anglais pour désigner une « fenêtre en saillie ». On trouve aussi l'orthographe bow-window. Le Journal officiel a recom­mandé, en 1973, l'emploi d'oriel comme synonyme de bay-window. Mais cette recommandation paraît d'autant moins justi­fiée qu'elle vient aussi de l'anglais, puisqu'il s'agit de la forme abrégée de oriel window. Si l'on tient absolument à traduire bay-window, il vaudrait mieux parler de fenêtre en saillie, locution qui dit bien ce qu’elle veut dire.

beat

Le petit Larousse décrit le beat comme le « temps fort de la musique, dans le jazz, le rock, la pop music ». On peut parfois substituer à ce mot d'origine anglaise les mots rythme et tempo.

Beat désigne aussi « ce qui se rapporte aux beatniks ».

Jack Kerouac est l'écrivain le plus important de la beat generation.

bébé éprouvette

Pas de trait d'union. On écrit bébés éprouvette au plu­riel.

bec et ongles

Le mot bec doit être au singulier dans la locution bec et ongles.

L’organisme se bat becs et ongles pour éliminer l’amiante.

bed and breakfast

La locution bed and breakfast désigne « un petit hôtel ou une maison privée où l'on offre aux tou­ristes de passage la chambre et le petit déjeuner ». Comme cette expression an­glai­se s'intègre mal au français, plu­sieurs traductions ont été proposées. L'OLF a suggéré gîte touristique. Au Québec, des propriétaires de gîtes se sont regroupés. Leur réseau englobe un peu plus de 400 « gîtes du passant » et seuls les membres peuvent utiliser cette appellation. Les autres peuvent se rabattre sur chambres d'hôte, couette et café ou lit et café. La locution chambres d’hôtes est beaucoup employée en France. Les autres traductions de bed & breakfast sont rares et un peu artificielles.

bee (faire un)

L’américanisme faire un bee est à peu près tombé en désuétude au Québec. Aujourd’hui, on emploie plutôt le mot corvée pour décrire une « réunion d’amis ou de voisins pour réaliser une tâche commune ».

On a fait une corvée pour rebâtir la grange incendiée.

Ailleurs dans la francophonie, corvée a un sens plus limité. Le terme désigne une tâche pénible (Quelle corvée !) ou le travail que font à tour de rôle les membres d’un corps de troupe (être de corvée).

behaviorisme

Le mot behaviorisme désigne une « théorie psycho­logique fondée sur l'étude expéri­mentale du comporte­ment ». Comme il s'intègre mal au français, on lui préfère main­tenant psy­chologie du compor­tement ou psychologie com­por­temen­tale.

beigne

Le mot beigne est un québécisme familier au sens de beignet.

Beijing

Voir noms étrangers.

Belarus

Voir Biélorussie.

Belle Province (la)

Le surnom géographique la Belle Province, qui désigne le Qué­­bec, s’écrit avec deux majuscules.

bénéfice

Mis en apposition, le mot bénéfice s'écrit avec un trait d'union et reste invariable.

Des dîners-bénéfice.

bénéfice (pour le – de)

Pour le bénéfice de est un calque de for the benefit of. On lui substituera, selon le contexte, au bénéfice de, en faveur de, à l'intention de, au profit de.

bénéfices marginaux

Voir avantages sociaux.

bénévole

Les mots volontaire et bénévole ont des sens assez semblables. Le volontaire est une « personne bénévole qui offre ses services par dévouement ». Mais le terme s’emploie surtout pour désigner une « personne qui se propose pour une mission diffi­cile, une action dangereuse ».

L’Irak est à la recherche de volontaires qui voudraient servir de boucliers humains en cas d'intervention militaire américaine en Irak.

Les organisateurs du Tournoi de hockey pee-wee et bantam sont à la recherche de bénévoles.

bête

Le mot bête, au sens d'air bête ou de bête comme ses pieds, est un québécisme familier. En français international, on dira plutôt grognon, bougon ou grincheux.

biais (par le – de)

La locution adverbiale par le biais de signifie « par un moyen dé­tourné, artificieux, indirect ».

Ce politicien tirait d'importants revenus par le biais de pots-de-vin.

Le phosphore pénètre dans les lacs par le biais des eaux usées.

Elle n'est donc pas neutre, encore moins positive. C'est pourquoi, on évi­tera de l'employer là où les expressions suivan­tes seraient plus justes : à l'aide de, à l'occasion de, au moyen de, avec le con­cours de, grâce à, par l'entre­mise de, par l'intermédiaire de ou par le truche­ment de. Cette nuance, il est vrai se perd peu à peu, mais c’est dommage.

biaiser

Le verbe biaiser se dit correctement en français d’une personne qui louvoie, qui tergiverse, qui emploie des moyens détournés ou qui use de ménagements.

Il est inutile de biaiser avec elle : il faut aller droit au but.

Mais biaiser est un anglicisme au sens de dire des faussetés, déformer les faits, avoir un parti pris évident, être rempli de préjugés, être tendencieux ou partial.

J’ai trouvé ces commentaires partiaux.

Il est rempli de préjugés.

L’adjectif biai­sé est également un anglicisme au sens de déformé, faussé, tendencieux.

Ses opinions sont tendencieuses.

bible

Ce mot s'écrit avec une majuscule quand il désigne les Saintes Écritures. Mais il prend une minuscule au sens figuré.

Cet ouvrage est la bible des journalistes.

bibliothèque

Ce mot prend une majuscule quand il est suivi d'un ad­jectif ou d'un nom commun.

La Bibliothèque nationale.

Il prend une minuscule quand il est déterminé par un nom propre de per­son­ne ou de lieu.

La bibliothèque Gabrielle-Roy

La bibliothèque de Sainte-Foy.

Biélorussie

Ce pays voisin de la Russie se nomme en français Biélorussie ou république de Biélorussie. Ses habitants sont des Biélorusses. Le mot Belarus n’est pas anglais, mais biélorusse. Dans notre langue, il est évidemment préférable de dire Biélorussie plutôt que Belarus, de la même façon qu’on dit Italie et non Italia, ou Angleterre et non England. Quant au mot Bélarussie, il est incorrect.

biénergie

Pas de trait d'union.

bien-être social

On ne vit pas des prestations du bien-être so­cial, mais de l'aide sociale. Le mot bien-être est français, mais il n'a rien à voir avec l'assistance aux défa­vorisés. Par ailleurs, on ne vit pas sur l'aide sociale, mais de l'aide sociale. Quant au sigle BS, il appartient à la lan­gue po­pu­laire.

bien-fondé

Trait d'union.

biennale

Ce mot prend une majuscule quand il désigne une ma­nifestation d'envergure qui revient tous les deux ans.

La Biennale de Venise.

bienvenue

Bienvenue s’emploie correctement en français dans un souhait.

Je vous souhaite la bienvenue.

En revanche, son emploi constitue un anglicisme comme terme de politesse en réponse à merci ! Il est préférable de répondre : « Je vous en prie », « Il n'y a pas de quoi », « De rien », « C'est moi qui vous remercie ».

bilan

Le mot bilan est désormais passé dans l'usa­ge, au fi­guré, pour désigner le « résultat global ».

Le bilan routier de la fin de semaine s'établit à huit morts.

bilan de santé

Voir examen médical.

bill

Le mot bill est un anglicisme au sens de projet de loi. Quant à bill privé, c'est un angli­cisme au sens de projet de loi privé ou projet de loi d’intérêt particulier.

billet de saison

La locution billet de saison est un calque de l'anglais (season ticket). On la traduira par abonnement.

Le Canadien espère vendre plus d’abonne­ments l'an prochain.

billet d'infraction

L'automobiliste pris en défaut ne reçoit pas un billet d'infrac­tion, pas plus qu'un ticket, mais une contraven­tion.

billion

En français, un billion, c’est un million de millions ou mille milliards (soit 10 à la puissance 12 ou 1 suivi de 12 zéros). Alors qu’un trillion, c’est un milliard de milliards (soit 10 à la puissance 18 ou 1 suivi de 18 zéros),

Ces valeurs ont été recommandées par la Conférence des poids et mesures en 1948. L’ennui, comme le souligne le GDT, c’est que les États-Unis, comme cela arrive souvent, n’ont pas adopté cette convention. Les Américains emploient billion là où la majorité des pays utilisent milliard. Quant au trillion américain, il se traduit par billion en français.

binette

Voir émoticône.

bio

Le préfixe bio se joint au mot qui suit sans trait d'union.

Biologie, bioénergie, biorythme, biomasse, etc.

Font exception les mots commençant par un i.

La bio-industrie.

biper, bipeur

Voir téléavertir, téléavertisseur.

biscuit soda

La locution biscuit soda est un calque de soda bis­cuit. On dira plutôt craquelin.

bistro

Voir restaurant.

bizutage

Le mot bizutage, qui désigne un « rituel imposé aux nouveaux », n'appartient pas au français international, mais à l'argot scolaire. Les Québécois emploient plutôt initiation dans ce contexte. Ce terme n'a pas ce sens en français international, mais il a un sens assez voisin. Le bizutage est en effet une « mani­fes­ta­tion estudiantine d'initiation ».

Les nouvelles recrues soumises à d'humiliantes initiations.

Cela dit, il n’y a aucun mal à employer bizutage.

black

Voir mulâtre.

blackbouler

Blackbouler est tiré du verbe anglais to blackball, qu'on a francisé, boule prenant la place de ball. Il signifie princi­palement évincer, rejeter, repous­ser. Il a donné les dérivés blackboulé et blackboulage, qui sont peu usités au Québec.
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