Abandon scolaire








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C

ça


Ça est une contraction familière de cela. Le mot s'est d'abord ré­pandu dans la langue parlée, mais il gagne du terrain dans la langue écrite. En prin­cipe, ça ne s'élide pas.

Ça ira mieux.

En pratique toutefois, l'usage est parfois hésitant lorsque ça est suivi de a ou d'un mot commençant par a. Doit-on dire, par exemple, ça a marché ou ç'a mar­ché ? Dans son Dictionnaire des difficultés du français, Colin écrit que l'élision est rare après ça, mais il ne la condamne pas. Il en donne d'ailleurs un exemple tiré de Duras (Ç'avait éclaté...). Le grammairien ajoute que les auteurs évitent généralement la séquence ça a par souci d'euphonie.

cabinet

Ce mot s’écrit avec une minuscule.

Le cabinet Charest.

cabinet d'avocats

Voir étude légale.

câblage

Voir filage.

cadre

Mis en apposition, le mot cadre s'écrit avec un trait d'union et prend la marque du pluriel le cas échéant.

Des accords-cadres devront être conclus entre le gouvernement et les syndicats.

café

Ce mot prend une majuscule s'il fait indiscuta­blement partie du nom de l'éta­blissement.

Le Café chrétien.

Le Café de la Paix.

Il prend une minuscule quand il est suffisam­ment indi­vidualisé par un nom propre ou par un équivalent.

Le café Zorba.

Le café Le Petit Château.

Les mêmes remarques valent pour café-théâtre, café-concert, café-restaurant, café-terrasse, etc. Les deux éléments de ces composés prennent la marque du pluriel.

Les cafés-théâtres.

cafétéria

Le mot cafétéria est passé de l'espagnol au français par l'inter­médiaire de l'anglais. Il décrit un « lieu public où l'on sert des repas sommaires, des sandwichs, des boissons non alcoolisées, le plus sou­vent en libre-service ». On écrit au­jourd'hui cafétéria avec des accents. Le mot prend la marque du pluriel, le cas échéant.

Le mot cafétéria n'a pas tout à fait le même sens que le mot cantine, qui désigne plus précisément un « lieu où l'on sert des repas pour les membres d'une collectivité ».

La cantine de l'école (de l’entreprise).

caisse

Lorsque ce mot désigne un organisme unique, il prend une majuscule.

La Caisse populaire des fonc­tion­naires du Québec.

Dans les autres cas, la minuscule est préférable.

La caisse populaire Belvédère.

caisse de retraite

Voir fonds de pension.

cake

Les Français ont emprunté ce mot aux Anglais pour dé­signer ce que nous appe­lons chez nous un gâteau aux raisins secs ou aux fruits confits.

calculer

Le verbe calculer est un anglicisme au sens de compter, projeter de. On peut calculer ses revenus de façon à pouvoir prendre sa retraite à 55 ans. Mais on ne calcule pas prendre sa retraite à 55 ans, on compte le faire, on pro­jette de le faire.

Calculer est également un anglicisme au sens de croire, estimer, penser. On ne dira pas, par exemple, qu’on calcule avoir fait une erreur, mais qu’on estime avoir fait une erreur.

call-girl

Le composé call-girl décrit une « prostituée dont on demande les services par téléphone ». Au pluriel : call-girls.

Il s’agit donc d’une travailleuse du sexe, mais bien différente de la prostituée de rue ou de la prostituée de bordel. Il fallait un terme pour la décrire. Il a été emprunté à l’anglais il y a une cinquantaine d’années. Comme il ne s’agit pas d’un mot courant, les Français n’ont pas éprouvé le besoin de lui trouver un équivalent. On l’emploie à l’occasion, souvent en italique.

Ici évidemment, il en va autrement. La bibitte a l’air trop anglaise. On a donc emprunté un autre mot à l’anglais, escort, mais on lui a ajouté un e. Génial, non ? En fait, pas tant que ça. Car escorte a un tout autre sens en français. Le terme désigne d’abord une « personne qui accompagne quelqu’un pour veiller sur lui ». Il peut aussi avoir le sens neutre de « personne qui en accompagne une autre ». Mais escorte n’a pas, contrairement à l’anglais, le sens de « prostitué mâle ou femelle ». Son emploi en ce sens peut être confondant dans notre langue, sauf si le contexte est absolument clair.

Il est vrai que, sous l’influence de l’anglais, cet emploi est fréquent chez nous. Pour ma part, je ne l’emploierais pas, car entre ce qui a l’air français et ce qui est français, je choisis (presque) toujours le second terme de l’alternative.

calme

En l’absence de vent, on peut parler de calme, voire de calme plat. Et on peut dire, fort justement, que le vent se calme. Selon Le grand Robert, on peut même décrire la force du vent comme calme. En fait, selon l’échelle de Beaufort, la force du vent va de calme à ouragan, en passant par légère, petite brise, jolie brise, bonne brise, bon et grand frais, coup de vent, fort coup de vent et tempête.

caméra

Caméra est un anglicisme au sens de appa­reil photo (au pluriel : appareils photo). Et le fait que certains appareils soient aujourd’hui numériques ne change rien à l’affaire. Le mot caméra existe en fran­çais, mais il a le sens d'« appareil de prise de vues pour le cinéma, la télé ou la vidéo ». L'anglais, pour sa part, appelle cine-camera l'appareil ci­nématogra­phi­que. Le composé ciné-caméra est en fran­çais un anglicisme au sens de camé­ra.

On no­tera que l'emploi de caméra au sens de appareil pho­to tend à se répandre, même en France, ce qui ne paraît pas souhai­table, car le français y perdrait une nuance impor­tante.

caméraman

Le mot caméraman, emprunté à l'américain, désigne un « opérateur de prise de vues de cinéma ou de télévision ». On le rencon­tre tantôt avec une graphie française (caméraman, camé­ramans), tantôt avec une graphie anglaise (cameraman, ca­me­ramen). Dans un cas comme dans l'autre, son emploi reste critiqué. Il existe une recommandation officielle pour traduire ca­méraman par cadreur, terme qu'on retrouve au générique de cer­tains films et qui passe peu à peu dans l'usage.

Sur un plateau de tournage, le directeur de la photographie, qu’on appelle aussi parfois le chef-opérateur, dirige l’équi­pe de prises de vues et les électriciens. Il peut arriver qu’il manipule lui-même la caméra. Mais il arrive aussi qu’il confie cette tâche à un cadreur.

camp

Certains auteurs considèrent la locution camp de vacances comme un anglicisme, qu’on devrait remplacer par colonie de vacances. Mais comme on trouve camp de vacances dans le Robert, le Multi­dictionnaire et le GDT, on peut trouver cette con­damna­tion un peu exces­sive.

Camp est en revanche, incontesta­ble­ment, un angli­cisme au sens de chalet, maison de campagne.

campaigner

Le terme campaigner désigne un « candidat en campagne (électorale) ». On traduit parfois campaigner par batailleur ou battant, mots qui désignent une « personnalité très combative ». Ce sont de bons choix, sauf qu’ils ne précisent pas le contexte électoral. C’est pourquoi le néologisme campagniste, créé par le comité de linguistique de Radio-Canada et repris par le GDT comble un besoin. L’ennui, c’est qu’il est pratiquement inconnu.

camper

Voir camping.

camping

Le français a emprunté le mot camping à l'an­glais pour désigner à la fois un « genre d'acti­vi­té consis­tant à séjourner sous la tente » et un « terrain aménagé pour les cam­peurs ». Certains auteurs ont bien ten­­té de rempla­cer camping par cam­pis­me, mais sans grand succès.

Les Français appellent camping-car et les Québécois camper un « véhicule amé­nagé pour le camping ». Il existe une recom­mandation officielle pour rem­­pla­cer l'un et l'autre par auto­ca­ravane.

campus

Le français a emprunté campus à l'amé­ricain pour dési­gner le « terrain et les bâtiments d'une université ou d'un collège ». Ce mot que les Américains ont emprunté au latin s'intègre bien au fran­çais. Au Québec, on em­ploie parfois l'ex­pression cité univer­sitaire pour dé­crire la même réalité.

canadien

On écrit un Canadien anglais, un Canadien français. Lorsque ces compo­sés sont employés comme adjectifs, ils prennent une minuscule et un trait d'u­nion.

La mentalité canadienne-anglaise est diffé­rente de la mentalité canadienne-française.

canal

Le mot canal est un anglicisme au sens de chaîne (de télévi­sion).

Cette émission sera diffusée par la deuxième chaîne.

cancellation

Voir canceller.

canceller

Le verbe to cancel a engendré en franglais canceller, terme qui a donné naissance à de nombreux anglicismes, tous inutiles. Au lieu de canceller, on dira qu'on annule un rendez-vous, qu'on contre­mande un spec­tacle, qu'on décom­mande un taxi, qu'on lève une hy­­po­thèque, qu’on résilie un contrat, qu'on révoque un testa­ment, qu'on supprime un train, etc.

Certains se portent à la défense de canceller en soutenant qu’il s’agit d’un archaïsme plutôt que d’un anglicisme. Mais l’un n’empêche pas l’autre. Il est vrai que l’anglais a emprunté le verbe cancel au vieux français. Mais ce mot a depuis longtemps disparu partout dans la francophonie, sauf chez nous, où il est demeuré vivace à cause de son faux ami anglais. Il s’agit donc d’un anglicisme.

Soit dit en passant, cancellation a suivi le même chemin. C’est pourquoi son emploi au sens de annulation constitue également un anglicisme.

canoë

Au pluriel : canoës.

cantaloup

Contrairement à un usage assez répandu au Québec, le mot cantaloup est masculin. Il s’écrit d’ailleurs sans e et le p final est muet.

cantine

Voir cafétéria.

cap

Ce mot prend une minuscule s'il désigne un to­ponyme naturel.

Le cap Tourmente. 

Il prend une majuscule et un trait d'u­nion s'il désigne un toponyme adminis­tratif.

La réserve faunique du Cap-Tourmente.

capacité

Le mot capacité est un anglicisme au sens de charge utile.

La charge utile de l'ascenseur est de 1000 ki­los.

capacité (en ma)

La locution en ma capacité est un calque de in my capacity. On la remplacera par en ma qualité.

capacité ( rempli à)

La locution rempli à capacité est un calque de to capa­city, qu'on rendra en français par bondé, comble.

L'autobus était bondé.

capita (per)

Voir per capita.

capital politique

La locution se faire du capital politique est un calque de to make political ca­pital. On peut facilement la remplacer par exploiter à des fins politiques, favoriser ses intérêts politi­ques, se gagner des avantages ou des faveurs politiques.

On accuse le ministre Dingwall d’avoir présenté le projet de loi antitabac pour fa­voriser ses intérêts politiques.

Le premier ministre Chrétien compte exploiter à des fins politiques l’entente sur la main-d’œuvre.

capitation

Le mot capitation désigne en français une forme d’impôt aujourd’hui disparue. Sous l’in­fluence de l’anglais, le terme est réap­paru au Québec, dans le vocabulaire de la santé, où l’on étudie un nouveau mode de rémunération (des méde­cins, des infirmières, etc.) en fonction du nombre de patients traités. Au lieu de parler de rémunération par capitation, il vaudrait mieux parler de rémunération par patient.

Et quand le mode de financement projeté touche des institutions et non des personnes, il conviendrait de parler de dotation par patient. Le mot dotation désigne en effet les « fonds assignés à un service ou à un établissement d’uti­lité publique ».

car

Il est préférable de faire précéder la conjonction car d'une virgule, mais la chose n’est pas obligatoire. Cet usage est d’ailleurs en train de se per­dre.

caractère

Au pluriel, le mot caractère est un anglicisme au sens de person­nages (d'une pièce de théâ­tre, d'une émission, d'un film, etc.).

caravanage

Voir caravaning.

caravane

Voir roulotte.

caravanier, ère

Voir caravaning.

caravaning

Le français a emprunté caravaning à l'anglais pour désigner le « tourisme en carava­ne ». Il existe une recomman­da­tion offi­cielle, caravanage, pour remplacer ce mot, mais elle ne s'est pas imposée. Quant aux adeptes du carava­nage, ce sont des cara­vaniers et des ca­ra­vaniè­res.

cardio(-)vasculaire

L’usage est hésitant quant à l’emploi du trait d'union. Je conseille son absence.

Les maladies cardiovasculaires.

carnaval

Ce mot prend une majuscule quand il désigne une manifestation unique en son genre.

Le Carnaval de Québec.

Le Carnaval de Rio.

carpette

Le français a emprunté le mot carpette à l'an­glais (carpet), qui lui-même l'avait emprunté à l'an­cien français (carpite), pour désigner un « petit tapis ».

carport

On traduit le mot anglais carport par abri d'auto.

carré

Le mot carré est un anglicisme au sens de place ou de square. Une place est un « espace décou­vert, générale­ment assez vaste, et sur le­quel débouchent plusieurs voies de circula­tion ».

La place d'Armes.

Quant au square, c'est un « petit jardin public, généralement situé sur une pla­ce ».

Le square Victoria.

carte d'affaires

La locution carte d’affaires est un calque de business card. On dira plus justement carte (professionnelle).

Voici ma carte.

carter

Le verbe carter existe, mais il signifie, en français international, « enrouler (du fil) sur une carte ; présenter (de petits objets) sur une carte ». Au Québec, on emploie aussi ce verbe au sens de « vérifier l’identité, demander une pièce d’identité ». Ce québécisme familier est inconnu ailleurs dans la francophonie et assez peu connu, même chez nous.

carte-soleil

Le composé carte-soleil désigne au Québec la « carte don­nant accès à l'assurance maladie ».

carton

Le mot carton est un anglicisme au sens de cartouche de cigarettes, de pochette d'al­lu­­mettes, de pa­nier de boissons ga­zeuses.

cas (c'est un)

L'expression c'est un cas, en parlant d'une per­sonne, est un anglicisme au sens de c'est un original, un phéno­mène.

cascade (en)

La locution en cascade, qui signifie « par rebondisse­ments successifs », s'é­crit au sin­gulier.

case load

Case load est un anglicisme du vocabulaire de la santé et des services sociaux. Il désigne le « nombre de mala­des, de pa­tients ou de cas confiés à un in­terve­nant » . On peut le traduire par nombre ou volume de cas.

Je ne peux pas la recevoir. J’ai trop de cas en ce moment.

caserne

Plusieurs dictionnaires ne donnent à caserne que le sens de « bâtiment militaire » ou de « bâtiment peu avenant ». Mais le Robert emploie aussi caserne pour désigner le « lieu de rassemblement des pompiers ».

Cet emploi est considéré comme vieilli en France, mais pas chez nous. L'usage moderne favorise toutefois le terme poste.

Des lances d'incendie ont été percées dans certains postes de pompiers.

cash

On retrouve le mot anglais cash dans plusieurs ex­pressions : payer cash, avoir du cash, man­quer de cash, vouloir du cash, payer au cash. Tous ces angli­cis­mes sont inutiles, car ils ont des équi­va­lents bien français.

Payer comptant.

Avoir du liquide.

Manquer de liquide.

Vouloir être payé en argent liquide, en espè­ces.

Payer à la caisse.

cash and carry

Le français a emprunté l’expression cash and carry à l'américain pour désigner un « libre-service où le client doit payer comptant et emporter la marchandise ». Il existe une recommandation officielle pour traduire cette locution qui s'in­tègre mal au français par payer-prendre. On rencontre aussi payer-emporter.

cash-flow

Le français a emprunté le composé cash-flow à l'américain pour désigner la « capacité globale d'auto­fi­nancement d'une entre­prise ». Il existe un équivalent français, marge brute d'autofi­nancement. L'ex­pres­­sion est un peu longue, il est vrai, mais on peut l'abréger en MBA.

casier

Le mot casier désigne l'« ensemble des ca­ses ». Il constitue une impropriété au sens de case ou de boîte postale.

Casque bleu

Majuscule à Casque mais pas à bleu.

casse-croûte

Voir bar.

casser

Le verbe casser a subi l'influence de son double an­glais to break. Dans notre langue, au lieu de casser, on entame un billet de 20 $, on gâche un plaisir, on parle une lan­gue avec un accent, on résilie un bail, on rompt ses fiançailles, on viole une promesse.

Par ailleurs, le participe passé cassé est un an­glicisme au sens de désargenté, fauché, sans le sou, sans un rond.

casserole

L'expression casserole (de poulet, de veau, etc.) est un calque de l'anglais (chicken casse­role, etc.). En français, on emploiera plu­tôt la locution à la casserole pour désigner un « plat pré­paré dans une casse­role ».

Vous m'apporterez le veau à la casserole.

Lorsqu'un mets préparé à la casserole est re­couvert de chapelure ou de fro­mage et forme une croûte légère, on le qualifie de gratin.

Le gratin dauphinois est composé de pommes de terre et de lait.

casse-vitesse

Voir dos-d’âne.

casting

Ce mot anglais fort répandu désigne la « sélection des acteurs et des figurants » au cinéma, à la télévision ou à la scène. Il existe une recommandation officielle pour le remplacer par distribution (artistique).

Ce long métrage réunit une distri­bu­tion pres­tigieuse.

Casting est parfois employé au figuré.

On n’aurait pas dû lui confier ce ministère. Il y a erreur de casting.

catch

Les Français ont emprunté le mot catch à l'an­glais pour désigner une « forme de lutte très libre pratiquée par des profes­sion­nels ». Catch a engendré les dérivés catcher, catcheur et cat­cheuse. Au Québec, on parle tout sim­plement de lutte, de lutter, de lutteur et de lut­teuse.

catcher

Voir catch.

catcheur, se

Voir catch.

cathédrale

Ce mot prend une minuscule.

La cathédrale Notre-Dame.

catimini

Le Dictionnaire historique de la langue française décrit l’origine de catimini comme incertaine. On a d’abord cru que catimini venait du grec kataménios. Mais, il viendrait plutôt du picard catimini, composé de cate (chatte) et de min (minou, minette). Le mot veut dire « en cachette, avec une idée d’hypocrisie, selon un préjugé traditionnel envers le chat ».

Il a quitté la réunion en catimini.

Catimini aurait subi aussi l’influence de l’ancien français faire le catinus, qui signifie « se dissimiler hypocritement comme le fait le chat ». À l’origine, on disait d’ailleurs faire le catimini.

caucus

Au Canada, on emploie le mot amé­ricain caucus pour désigner l'« ensemble des députés d'un parti », la « réunion de ses députés » ou encore la « réunion prépa­ratoire d'un groupe quelcon­que ». Cau­cus peut être remplacé par aile parlementaire pour désigner l'« ensemble des députés d'un parti ».

Caucus est inusité ailleurs dans la fran­co­phonie.

cause (à – de)

La locution à cause que a déjà été fort usitée. Mais elle a cédé peu à pas le pas à parce que, tournure jugée moins lourde. L’usage de à cause que est aujourd’hui considéré comme prétentieux, familier ou incorrect.

causer

Le verbe causer n’a pas de forme pronominale. Une tournure comme « on va se causer »  est fami­lière et inutile.

CB

Voir bande publique.

CD

Voir compact.

C. difficile

Les médias ont tendance à employer le féminin pour qualifier le C. difficile. Mais c’est le masculin qu’il faut employer, à moins bien entendu que le mot bactérie ne précède ce nom. C. difficile est l’abréviation de Clostridium difficile.

La superbactérie SARM est elle aussi du genre masculin. SARM est l’acronyme de Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline. Le nom français du SARM est le staphylocoque doré résistant à la méthicilline.

Après le C. difficile, voici le SARM. Pas de répit pour les hôpitaux du Québec.

ceci

Voir cela.

cédez

Cédez, dans le vocabulaire routier, est un cal­que de yield. Il serait plus français de parler de priorité (à gauche ou à droite, selon le cas).

cédule

En français, cédule est correctement employé dans des expressions juridiques comme cédule de citation ou cédule hypothécaire. Au Québec, sous l’influence de l’anglais (schedule), qui lui-même l’avait emprunté au français, on donne à ce mot le sens de calendrier, horaire ou programme. Ce ne sont pas des archaïsmes, mais des emprunts sémantiques. Aussi sont-ils considérés comme fautifs.

Le calendrier de la saison de hockey.

L'horaire des autocars.

Le programme du congrès.

céduler

Le verbe céduler est un anglicisme (to schedule) au sens de mettre à l'horaire, pré­voir, programmer.

cégep

Le québécisme cégep qualifie un « établis­sement sco­laire d'impor­tance locale ou régionale et de ni­veau col­légial ». On l'écrira avec une minus­cule lorsqu'il est individualisé par un nom propre de personne ou de lieu.

Le cégep Édouard-Montpetit.

Le cégep de Limoilou.

cégépien, ne

L'« élève qui poursuit des études dans un cé­gep » est un cégépien ou une cégé­pienne. Bien sûr, on peut aussi parler de collégien ou de collégienne.

Voir aussi étudiant,e.

cela

Ceci désigne une chose qu'on va énoncer, cela une chose déjà énoncée. Sous l'influence de l'anglais, qui em­ploie this là où le français em­ploie cela, on confond souvent ces deux pro­noms démonstratifs. Par exemple, lorsqu'on veut rappeler ce qui vient d'être dit, c'est cela et non ceci qu'il convient d'em­ployer.

Cela dit, je partage votre point de vue.

Certains grammairiens tolèrent ceci dit dans ce contexte ; d’autres déconseillent cet usage, le jugeant relâché. Je suis de la seconde école.

cellophane

Contrairement à un usage assez répandu au Canada, le mot cellophane est féminin.

cellulaire

Chez nous, l’usage a choisi cellulaire au sens de téléphone cellulaire et l’OLF a entériné ce choix. L’Ency­clopédie Larousse souligne d’ailleurs qu’au Québec on emploie cellulaire au sens de téléphone portable ou de portable, termes qu’on emploie généralement dans le reste de la francophonie. L’usage du substantif cellulaire y est inconnu, mais pas celui de la locution téléphone cellulaire, qu’on rencontre assez souvent dans la presse française. En France, on emploie aussi téléphone mobile ou mobile.

La locution Appelle-moi sur mon cellulaire n’est pas un calque de l’anglais. On trouve dans le Grand Robert Appelle-moi sur mon portable.

Par ailleurs, la locution téléphone sans fil n’est pas un parfait synonyme de téléphone portable. On l’emploie également pour désigner les appareils sans fil avec lesquels on peut se déplacer dans une maison.

censeure

Féminin de censeur.

centre

Ce mot prend une majuscule lorsqu'il désigne un organisme national ou inter­national unique.

Le Centre de recherche industrielle.

Le Centre des dirigeants d'entreprise.

Il prend une minuscule quand il qualifie un or­ganisme multiple.

Les centres de main-d'œuvre du Canada.

centre commercial

Voir centre d'achats.

centre d'accueil

L'OLF définit le centre d'accueil comme un « établissement destiné à recevoir des person­nes qui ont besoin d'être traitées ou gardées en résidence pro­tégée ».

centre d'achat(s)

Le Robert mentionne qu'au Québec on utilise cette expression pour traduire shop­ping center. L'OLF recommande plutôt centre com­mercial. Ce dernier avis paraît d'autant plus justifié que l'ex­pression centre d'achats désigne déjà en français un « bureau central respon­sable des achats ».

Les chaînes de cinéma s’établissent de plus en plus dans les centres commerciaux.

centre de détention

Cette appellation s'écrit avec une minuscule lors­qu'elle est suffisamment individualisée par un nom propre de personne ou de lieu.

Le centre de détention de Québec.

centre-ville

Ce mot s'écrit avec des minuscules. Au pluriel : centres-villes.

cercle

Le mot cercle peut avoir en français le sens de « groupement de personnes ». On par­lera, par exemple, d'un cercle d'études. Mais c'est sous l'influence de l'anglais qu'on l'utilise au pluriel dans les expres­sions cercles d'affaires (busi­ness circles) et cercles politiques (politi­cal circles). On parlera plutôt des mi­lieux d'affaires et des milieux poli­ti­ques.

Voir aussi sujets collectifs.

cercles politiques

Voir cercles d'affaires.

certificat

Le mot certificat est un anglicisme au sens de acte de naissance, extrait de baptême.

César

Voir récompenses (noms de).

C'est quoi ?

C'est quoi est une traduction littérale de what's. Il est plus élégant de dire quel est, qu'est-ce qui, qu'est-ce que. On pourrait traduire, par exemple, what's the problem ? par quel est le problème ?, y a-t-il un problème?, il y a un pépin ?, qu'est-ce qui ne va pas ?, quelque chose ne va pas ?, qu'est-ce qui cloche ?, etc.

chaîne (en)

Pas de s à chaîne.

Une réaction en chaîne.

challenge

Le mot challenge, que l'anglais avait emprunté à l'ancien français (chalenge), est revenu dans notre lan­gue au sens de « défi spor­tif ».

Le Challenge Bell de tennis.

On trouve aussi challenge au figuré comme synonyme de défi, en­treprise dif­ficile. La lointaine origine française du mot devrait contribuer à le faire accepter dans notre langue.

Challenge a engendré challen­ger, à la fois comme verbe et comme substantif. On trouve parfois la graphie française chal­len­geur, que je trouve préférable.

Récemment, challenge a pris un nouveau sens. On l’emploie pour désigner la contestation par un joueur de la décision d’un juge de ligne ou de l’arbitre, au tennis. Le joueur qui conteste fait appel à l’arbitrage vidéo.

Chaque joueur a droit à deux challenges.

Il a challengé la décision du juge de ligne.

Toutefois, cet emploi ne s’imposera pas au Québec. Je propose donc contestation et contester ainsi que appel et en appeler ou faire appel.

Chaque joueur a droit à deux contestations.

Il a contesté la décision du juge de ligne.

Chaque joueur a droit à deux appels.

Elle en a appelé de la décision du juge de ligne.

challengeur

Voir challenge.

chambre

Le mot chambre est un anglicisme au sens de bureau, local, salle.

Ce cabinet juridique est situé au complexe Guy-Favreau, bureau 2500.

chambre de bain

La locution chambre de bain est un anglicisme (bath­room) au sens de salle de bains.

chambre de commerce

Lorsque cette locution désigne un organisme national unique, elle prend une majuscule.

La Chambre de commerce du Québec.

Dans les autres cas, la minuscule est préférable.

La chambre de commerce de Laval.

Chambre des communes

On ne mettra une majuscule à com­munes que si l'on fait l'ellipse de Chambre.

Les Communes.

On peut également faire l'ellipse de communes et dire la Chambre.

chambre des joueurs

L’expression chambre des joueurs est un calque de players’ room. On dira plutôt vestiaire.

Après la défaite, les reporters ont dû attendre un long moment avant qu'on ne leur ouvre la porte du vestiaire du Canadien.

chambre des maîtres

La locution chambre des maîtres est un anglicisme (master bedroom) au sens de chambre principale.

chambre forte

Le « lieu où les banques gardent pré­cieusement leurs valeurs » est une chambre forte, et non une voûte.

chambre (simple, double)

Les expressions chambre simple ou double sont des calques de single ou double bed­room. En français, on parlera plutôt de chambres à une ou à deux personnes.

Je voudrais réserver une chambre à deux per­sonnes.

champ (dans le)

L'expression dans le champ n'est pas française ; c'est un calque de in the field. On dira plutôt sur place ou sur le terrain.

Les fonctionnaires prendront de meil­leures dé­cisions sur le terrain que dans leurs bureaux.

chance

À l’origine, chance, terme du jeu de dés, signifie « hasard ». Le mot chance a conservé ce sens dans une locution comme tenter sa chance, dont l'issue peut être heureuse ou malheureuse. La chance de réussir implique ici la possibilité d'échouer. « Mais, comme le souligne Hanse, chance ne se dit plus guère aujourd’hui que d’un hasard heureux. » On ne peut donc employer chance si la seule éventualité est un danger, un risque, un inconvénient, un malheur, une maladie. En ce sens, chance est un emprunt sémantique à l'anglais. Un fu­meur, par exemple, court plus de risques (et non de chances) de mourir d'un cancer du poumon qu'un non-fumeur. À l'inverse, on court davantage la chance (et non le risque) d'avoir du beau temps en voyageant l'été.

Par ailleurs, prendre des chances et prendre une chance sont des calques de to take chance(s). On traduit ces anglicismes par courir le ris­que, prendre un risque, prendre des risques ou courir la chance, selon le con­texte.

Il court un risque en s'attaquant à lui.

Ils prennent des risques en ne s’assurant pas.

Elle court la chance de gagner un voyage dans le Sud.

change

Le mot change désigne correctement l'« action d'échanger des monnaies ».

Je suis passé au bureau de change pour convertir en dollars les euros qui me restaient.

Change constitue en revanche un anglicisme au sens de monnaie ou de menue monnaie.

Pouvez-vous me rendre la monnaie, s'il vous plaît?

Désolé, je n'ai plus de menue mon­naie.

Notons au passage que le mot change est au singulier dans la locution bureau de change.

changement d'huile

L’expression changement d’huile est un calque de oil change. Le terme juste est vidange. Lubri­fication est également un calque (lubri­ca­tion) au sens de graissage.

Vous ferez la vidange et le graissage, s'il vous plaît.

Bien sûr, changer l'huile et lubrifier sont aussi des anglicismes. On dira vi­danger et graisser.

changer (pour le mieux, le pire)

Les expressions changer pour le mieux et changer pour le pire sont des calques de to change for the better et de to change for the worse. En français correct, on dira changer en mieux ou en pire. On peut aussi s'amé­liorer ou em­pi­rer.

changeur

La « personne préposée à un guichet » se nomme guichetier (fém. : guichetière), et non changeur, comme s’entête à l’appeler la Société de transport de Montréal.

Cependant, le terme changeur désigne correctement en fran­çais une « personne qui effectue des opérations de change ».

La création de l’euro a facilité le travail des changeurs.

chanson (pour une)

L'expression pour une chanson, qui signifie « pour un prix dérisoire », est un calque de for a song. En français soigné, on dira plutôt pour une bouchée de pain.

chanson-thème

Ce composé est un calque répandu de theme song. Les usagers que son origine anglaise agacent pourront lui substituer chanson (de la bande originale) ou par la mélodie (principale) d’un film ou d’une comédie musicale. On peut aussi employer le mot leitmotiv pour désigner « une chanson ou un frag­ment musical qui marque un état d'âme ou accompagne un person­nage ».

Patricia Kaas est l’interprète de Piano-Bar, la chanson du film Toute une vie, de Claude Lelouch.

Il ne faut pas confondre la chanson-thème et l’indicatif musi­cal d’une émission de radio ou de télévision.

La Semaine verte a un très bel indicatif musical.

chapeau (parler à travers son)


La locution parler à travers son chapeau est un calque de to talk through one’s hat. En français soigné, on dit plutôt parler à tort et à travers, parler sans savoir, parler pour ne rien dire. Dans le Dictionnaire québécois-français, Meney suggère également dire n’importe quoi, dire des bêtises, dire des âneries, dire des balivernes, déconner et débloquer.

chapelier, ère


L’emploi du terme chapelier pour désigner une personne qui produit des chapeaux de femmes n'est pas incorrect. Il existe, il est vrai, un mot (modiste) qui désigne une « personne qui fabrique ou vend des chapeaux de femmes ». Mais le terme chapelier, ère peut s'appliquer à toute « personne qui fabrique ou vend des chapeaux ».

chapelle

Ce mot s’écrit généralement avec une minus­cule.

La chapelle du Bon-Pasteur.

chapitre

Le mot chapitre désigne une « assemblée de religieux ». Il constitue un anglicisme au sens de section d'une association, de groupe ou de bande.

La section montréalaise du Congrès juif du Canada.

La bande de Saint-Nicolas des Hells Angels.

Quel que soit le sens qu'on lui donne, le i de chapitre ne s'écrit jamais avec un accent cir­conflexe.
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