Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875








télécharger 45.88 Kb.
titreChapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875
date de publication18.12.2016
taille45.88 Kb.
typeDocumentos
l.21-bal.com > loi > Documentos
Thème 2 : idéologies, opinions et croyances en Europe de la fin du XIXe siècle à nos jours.
Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875.
Intro :

L’Europe qui s’industrialise est le terreau de l’idéologie socialiste qui joue un rôle majeur dans les luttes ouvrières. Les socialismes et les mouvements ouvriers européens se caractérisent par une grande diversité. Cependant, le marxisme les influence fortement à partir de la seconde moitié du XIXe siècle.

Par ses origines, ses particularités et ses divisions, le socialisme allemand est un modèle pour l’Europe au XXe siècle. Si l’Allemagne de nos jours garde cette tradition syndicale dans un monde ouvrier encore présent, elle le doit en partie à la réussite d’un socialisme réformiste apparu vers 1875.
I/ Le mouvement ouvrier dans l’empire allemand (1871-1918).

Problématique : Comment le mouvement ouvrier s’est-il organisé politiquement et idéologiquement face à l’empire bismarckien ?

Empire bismarckien : Premier Etat national allemand, fondé en 1871, qui regroupe les Etats allemands autour de l’Allemagne du nord. Réalisé par le Kaiser Guillaume II et son chancelier Bismarck (un prussien).
A/ La naissance des syndicats et du SPD.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’Empire allemand est marqué par une industrialisation massive, surtout dans les secteurs de l’industrie chimique, sidérurgique, minière (ici, les usines Krupp, qui fabriquent de l’acier, on voit les hauts-fourneaux sur la gravure).L’économie est en pleine croissance, comme la population qui passe de 41 à 49 millions de 1871 à 1891.

Les ouvriers, ayant des conditions de travail très difficiles, revendiquent une justice sociale. Ils s’organisent syndicalement et politiquement.

  • Dans les années 1870, les syndicats sont autorisés et le droit de grève autorisé. Des associations ouvrières par métiers naissent alors et se regroupent peu à peu dans des partis politiques.

  • En 1863, Ferdinand Lassalle fonde l’Association générale des travailleurs allemands (l’Adav), parti social-démocrate qui entend améliorer la condition ouvrière de façon légaliste, par le suffrage universel direct.

  • En 1869, un autre parti politique socialiste apparaît : le Parti social-démocrate des ouvriers (SDAP), fondé par Wilhelm Liebknecht et August Bebel, parti marxiste, hostile à toute alliance avec l’Etat et la bourgeoisie capitaliste.

Rappel : le marxisme.

Les revendications ouvrières se retrouvent dans l’idéologie marxiste. En 1848, Karl Marx constate que D’où la lutte des classes qui opposent les bourgeois aux ouvriers. Marx prône la révolution contre le capitalisme. Il souhaite que l’Etat possède les moyens de production, c’est le socialisme, première étape vers le communisme, Etat parfait où les conditions de dominant et de dominé auront disparu.
Document 2 page 82 :l’union des socialistes autour du programme de Gotha, mai 1875.

Au congrès de Gotha, l’Adav et le SDAP fusionnent pour former le SAP (Parti Socialiste des ouvriers d’Allemagne) qui sera rebaptisé SPD en 1891 (congrès d’Erfurt). Ce parti existe encore aujourd’hui et a gardé son nom d’origine.

Le texte présente le programme de ce parti socialiste allemand unifié.

  1. A la fin du XIXe siècle, deux classes sociales s’opposent en Allemagne. Lesquelles ?

Les bourgeois (classe capitaliste) dominent et possèdent le capital tandis que les prolétaires (classe ouvrière), ceux qui travaillent dans les usines, ne possèdent rien si ce n’est leur force de travail.

  1. Le SAP est-il un parti marxiste ?

Il propose d’établir un « Etat libre et une société socialiste ». Le texte parle de « destruction du travail salarié », d’ « abolir l’exploitation sous toutes ses formes », « d’éliminer toute inégalité sociale et politique ». Il s’agit bien d’établir un Etat socialiste, qui sera propriétaire des moyens de production et qui deviendra à terme, communiste c'est-à-dire qu’il n’y aura plus de dominants ni de dominés, comme le souhaitait Marx. Le thème de la lutte des classes est donc bien présent dans le programme du SPD mais seulement sur le plan théorique. En revanche,l’idéologie lassalienne, réformiste domine ce programme qui ne prône pas la révolution comme le souhaitait Marx mais plutôt une réforme légaliste qui passe par l’établissement du suffrage universel direct (article 1) et par l’amélioration de la condition ouvrière (demande de lois sociales concernant la journée de travail, le travail des enfants, l’assurance sociale).

Par conséquent, dans le socialisme allemand, le réformisme s’impose au marxisme, ce qui explique le succès rencontré par le SPD qui passe de 100 000 voix aux élections de 1871 à 1,5 millions de voix en 1890.
B/ De l’interdiction du SPD au parti de masse.

Dans un premier temps, le pouvoir s’oppose au socialisme.

Document 1 et 2 page 84 :

  1. Quelles sont les deux réponses politiques face à l’essor du mouvement social ?

-En 1878, afin de limiter la progression du mouvement socialiste qui pourrait le menacer, l’empire allemand interdit toute organisation ouvrière(prétexte : l’opposition du SPD à l’annexion de l’Alsace-Lorraine et son soutien à la Commune de Paris). Cette loi, en vigueur jusqu’en 1890, est sans succès et ne fait que renforcer l’influence du parti.

-A partir de 1878, le chancelier allemand, Bismarck, fait voter une législation sociale pour rallier les ouvriers du Reich. Cette législation est un modèle en Europe, les cotisations salariales et patronales financent :

  • l’assurance maladie (1883),

  • les accidents du travail (1884),

  • l’invalidité et la vieillesse (1889).

En 1914, 18 millions d’ouvriers sont couverts.

Quant au mouvement social-démocrate, il survit malgré son interdiction dans une « contre-société » ouvrière (cafés, associations, …).
C/ Révolution ou réformisme ?

Document 4 page 83 : Un réformisme réaffirmé.

  1. Montrez que le réformisme l’emporte dans l’idéologie socialiste allemande.

Après la fin de la loi antisocialiste, le congrès d’Erfurt réunit l’ensemble des socialistes allemands pour définir leur plan d’action. Deux mouvements s’opposent : les réformistes qui se posent la question du pouvoir politique et les révolutionnaires, fidèles au marxisme.

Le préambule du programme définit alors réaffirme les idées de Ferdinand Lassalle qui considère que la lutte contre le capitalisme ne doit pas passer par la révolution mais par le suffrage universel, dans le cadre d’un État organisé: c’est l’origine du réformisme social allemand.


TM : Faire une fiche biographique sur Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg.

Rosa Luxemburg (1871-1919) :

- Elle s’est engagée très jeune en faveur des idées marxistes, s’est exiléede Pologne,

-En Allemagne, elle a adhéré au SPD et à l’Internationale ouvrière, il faut noter sa détermination à faire entendre sa voie révolutionnaire face par exemple au révisionnisme de Bernstein,

-Face à la 1ere GM, elle se démarque par son refus de la guerre et son exclusion du SPD, son rôle dans le mouvement spartakiste.

-Enfin, elle meurt de façon tragique après la semaine sanglante de janvier 1919.
Karl Liebknecht (1871-1919) : fils du co-fondateur du SPD, il incarne aussi la gauche du parti. A partir de 1914, son engagement politique se calque sur celui de Rosa Luxemburg (qui crée la ligue spartakiste et le KPD).


II/ La crise du mouvement ouvrier allemand (1918-1945) :

Comment le mouvement ouvrier, malgré l’arrivée au pouvoir du SPD en 1919, s’est-il divisé et affaibli face à la guerre, les crises économiques et le nazisme ?
A/ La division du mouvement ouvrier et la naissance du KPD :

Pendant la 1ere GM, le SPD a soutenu Guillaume II en votant des crédits pour la guerre, ce

Qui a entraîné la scission du parti, l’aile gauche créant en 1916le KPD, parti communiste allemand. Les plus radicaux de ses membres, appelés Spartakistes en référence à Spartacus, chef des esclaves révoltés de la Rome antique lancent un mouvement révolutionnaire. Leurs chefs sont Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg.

Document 1 page 86 :

  1. Que se passe-t-il en Allemagne entre le 3 et le 9 novembre 1918 ?

Face à la défaite de l’Allemagne et à l’abdication de Guillaume II, les ouvriers et les soldats se soulèvent et créent, sur le modèle soviétique, des conseils d’ouvriers et de soldats dans les villes. Une révolution est en marche.

Document 2 et 3 page 86 :

  1. Quelles sont les caractéristiques des 2 projets républicains du SPD et des Spartakistes ?

Les deux partis de gauche proclament la République le 9 novembre 1918 mais ils n’ont pas la même conception républicaine :

  • Pour les sociaux-démocrates(Philippe Scheidemann), la République doit être parlementaire et s’appuyer sur des institutions que le peuple valide par des élections fédérales ou locales. Ces scrutins reposent sur le suffrage universel

  • Pour les Spartakistes,la République mais émane des Conseils d’ouvriers et de soldats et non d’un gouvernement représentant le peuple. Pour Karl Liebknecht et ses amis, la représentation parlementaire doit disparaître, tout comme le chancelier et son gouvernement.Le modèle de « la République des Conseils » est le pouvoir bolchevique né de la Révolution d’Octobre. L’économie doit être nationalisée.


B/ Le mouvement ouvrier et la république de Weimar :
Les socialistes du SPD, réformistes et dirigés par Friedrich Ebert, dirigent depuis novembre 1918 le nouveau régime qui a remplacé l’empire : la république de Weimar.

Document 4 page 87 : Le 6 janvier 1919, les Spartakistes appellent à la grève générale et tentent de s’emparer du pouvoir. Les forces de l’ordre, aidées des corps francs (anciens combattants organisés en milice) écrasent la révolte dans un bain de sang (150 morts). Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg sont exécutés peu après.

Ebert et les socialistes ont donc réprimé violemment la révolte spartakiste.

Dès lors, la division est profonde et durable entre les socialistes du SPD et les communistes du KPD.  C’est ce qu’on appelle la « faute originelle » des sociaux-démocrates qui se verront toujours reproché par les communistes d’avoir réprimé violemment la révolte spartakiste. Cette faute ne sera jamais oubliée dans le mouvement ouvrier.

Document 5 page 87 :

  1. Aux élections à la constituante de janvier 1919, quels sont les arguments du SPD pour convaincre l’électorat ouvrier ?

Les sociaux-démocrates se définissent comme uneforce politique centriste, qui rassure une population victime du désordre né de l’échec du pouvoir impérial et de la révolution spartakiste. Ils dénoncent ainsi l’ancien régime qui a conduit l’Allemagne a la défaite, autour de quelques mots significatifs dont « monarchie, discipline militaire, 12 heures de travail ». Les idéaux des socialistes révolutionnaires, à l’opposé, sont aussi dénoncés : « Moscou, dictature, Armée rouge, travail forcé ».

Pour former le premier gouvernement de la république de Weimar, ils s’allient avec les catholiques du Zentrum et avec les libéraux.
Le mouvement syndical, qui avait obtenu des lois sociales dès la fin du XIXe siècle, est l’un des plus importants d’Europe en nombre d’adhérents.

En 1919, il se scinde en deux :

  • Un syndicat proche du SPD : l’ADGB, qui privilégie la négociation, qui regroupe 2,5 millions d’adhérents en 1920.

  • Un syndicat proche du KPD : le RGO.

En 1918, un accord entre les patrons et les syndicats porte la journée de travail à 8 heures.

C/ Le mouvement ouvrier et le nazisme :

Document 1 page 89 : Entre 1928 et 1933, les sociaux-démocrates du SPD s’effritent face à la montée des extrêmes de gauche (les communistes du KPD) ou de droite (les nazis du NSDAP). En effet, toutes les élections au Reichstag leur sont défavorables et leur influence auprès des électeurs s’affaiblit, tandis que KPD et surtout NSDAP progressent.

Document 2 page 89 :

  1. Précisez la nature de ces affiches. A qui s’adressent-elles ?

Ces affiches sont des illustrations colorées, éditées lors de la campagne électorale en 1932. Elles s’adressent aux électeurs allemands, qui doivent faire leur choix. Plus particulièrement,

  • l’affiche du SPD interpelle les défenseurs de la démocratie,

  • l’affiche du NSDAP vise le peuple tout entier,

  • et celle du KPD s’adresse aux ouvriers allemands victimes du système capitaliste.

Face à la crise des années 30, le SPD ne parvient pas à toucher le peuple qui souffre tandis que le parti nazi exploite la rancune issue du traité de Versailles et appelle les Allemands à retrouver la grandeur passée.

Des combats de rue incessants opposent les militants communistes aux SA et aux militants du NSDAP (parti nazi). Avec la crise économique, la violence est à son comble : les communistes et les nazis luttent dans les quartiers populaires pour contrôler des portions de rue.

Peu après son arrivée au pouvoir en janvier 1933, Hitler interdit les partis politiques et les syndicats.

En janvier 1934, le droit de grève est interdit.

Document 5 page 89 : Les sociaux-démocrates et les sociaux révolutionnaires sont déclarés ennemis de l’Etat nazi et sont emprisonnés dans les camps. Dachau, dès mars 1933, est ouvert spécialement pour ces prisonniers politiques.

Document 4 page 89 :Un Front du Travail Allemand regroupe 25 millions de travailleurs dans une structure hiérarchisée et paternaliste. L’encadrement de la société gomme les différences sociales, et les ouvriers voient leurs loisirs pris en charge par les associations du parti (« organisation « le travail par la joie »). La création d’un livret de travail limite la mobilité. Grâce aux usines d’armement, le chômage diminue mais les cadences augmentent tout comme la surveillance dans les usines.
III/ De 1945 à nos jours, socialisme, communisme et syndicalisme dans un pays divisé puis unifié :

A/ Deux Allemagne, deux mouvements ouvriers allemands (1945-1990) :
Dès 1945, les partis sont à nouveau autorisés, le SPD et le KPD reprennent leur activité.

La division de l’Allemagne va cependant avoir des conséquences décisives :

  • en 1949, la République fédérale d’Allemagne (RFA) est créée dans les zones d’occupation occidentales,

  • tandis que la République démocratique allemande (RDA) est créée dans la zone soviétique.

Comment le mouvement ouvrier s’est-il organisé dans chaque Allemagne ?


  1. Une reconstruction sur le modèle soviétique en RDA.

Fiche élève : A l’aide des documents 1 à 3 et de l’extrait de film de l’INA sur la révolte de 1953 à Berlin, montrez que la RDA est un régime communiste et totalitaire.

http://www.ina.fr/video/AFE85005138/les-journees-d-emeutes-a-berlin-est-video.html
Dès avril 1946, le SPD et le KPD ont été forcés de fusionner dans la zone d’occupation soviétique de l’Allemagne, donnant naissance au SED qui devient un parti unique. Il dirige un Etat qui est une démocratie populaire, c’est-à-dire une dictature dirigée par l’URSS. Toute revendication sociale y est interdite, les syndicats étant aux ordres du pouvoir. La révolte des ouvriers à Berlin en 1953 est très violemment réprimée : le 17 juin, une grève éclate sur les chantiers de construction à Berlin parce qu’on avait imposé aux ouvriers une plus longue durée de travail journalière pour un salaire moindre, en l’honneur des 60 ans du dirigeant Walter Ulbricht. Les grèves se sont étendues et ont pris un tour insurrectionnel, jusqu’à ce que les troupes soviétiques interviennent pour sauver le régime.

Le marxisme –léninisme devient la doctrine officielle, qui est enseignée dans les écoles et les universités. L’origine allemande de Karl Marx est exaltée.


  1. Le choix de la démocratie et de l’économie de marché à l’ouest.

En RFA, le KPD est interdit en 1956.

Le SPD qui est dans l’opposition car le pays est gouverné par la droite, avec les démocrates-chrétiens du CDU/CSU, s’engage encore plus dans la voie du réformisme.

Doc 3 page 92 : le congrès de Bad-Godesberg, 1959.

Lire le texte et relever ce qui montre que le socialisme allemand abandonne toute idée marxiste et adopte les idées de la social-démocratie.

En 1959, le congrès de Bad-Godesberg renonce à ses références marxistes au profit de l’humanisme. Le SPD se rallie à l’économie de marché et à la propriété privée. L’accent est mis sur la défense des libertés démocratiques, sur le rôle de l’Etat, qui doit garantir plus de justice, notamment dans la répartition du revenu national. Le SPD ne réclame plus un changement radical mais la participation au pouvoir démocratique.

Les socialistes progressent alors dans l’opinion et Willy Brandt, maire de Berlin-Ouest prend la tête du SPD en 1964. C’est un homme populaire et médiatique


  1. Le SPD pris dans ses contradictions

Le SPD s’intègre alors dans la vie politique et gouverne le pays à deux reprises, de 1969 à 1974 lorsque Willy Brandt devient chancelier puis de 1974 à 1982 lorsque Helmut Schmidt lui succède.

Le syndicalisme suit la même voie réformiste. Le DGB, qui compte 6,7 millions d’adhérents en 1970, adopte le principe de la cogestion, siégeant avec le patronat pour résoudre les conflits par la négociation. C’est le cas du syndicat IG Metall, associé à la plupart des décisions importantes dans le domaine de l’industrie sidérurgique par exemple.

Doc 6 page 93 : le SPD cesse d’être un parti ouvrier. En quelle année le SPD récolte-t-il pour la première fois moins de la moitié des voix ouvrières ?

A partir de 1982, le SPD retourne dans l’opposition tandis qu’Helmut Kohl (démocrate-chrétien) gouverne avec les libéraux. Dans une Allemagne désormais dominée par les classes moyennes, le SPD peine à se positionner. Certains activistes ravivent l’idée d’un socialisme radical et s’engagent dans la voie du terrorisme, comme les membres de la bande à Baader (appelée aussi fraction armée rouge) après 1968.

B/ La réunification de l’Allemagne et la réorganisation du mouvement ouvrier:

Quel impact la réunification de l’Allemagne a-t-elle eu sur le mouvement ouvrier allemand ?

Dès le début des années 1970, le SPD a joué un rôle dans le rapprochement des deux Allemagne :

Willy Brandt a mis en place l’Ostpolitik*, poursuivie par Helmut Schmidt.

l’Ostpolitik*= (« politique vers l'Est », en allemand) est un terme désignant la nouvelle politique étrangère de Willy Brandt, chancelier de l'Allemagne de l'Ouest, décidée le 28 octobre 1969conduisant à la mise en place d’une politique de rapprochement et de détente entre l'Allemagne de l'Ouest, l'Union des républiques socialistes soviétiques et ses alliés du Pacte de Varsovie.

L'Ostpolitik marque une évolution fondamentale dans l'élaboration d'un climat de rapprochement entre l'Est et l'Ouest. Elle se manifeste par une normalisation des relations entre les deux Etats, matérialisée par la reprise des échanges entre Berlin-Ouest et Berlin-Est (marchandises, franchissement plus facile de la frontière).

Cette politique a permis la réunification de l’Allemagne le 3 octobre 1990, par le chancelier Helmut Kohl.

Le SPD, dans l’opposition, attire peu d’électeurs en Allemagne de l’Est où la CDU et le PDS (néo-communistes) dominent.

Cependant, du fait du fort taux de chômage(11% à la fin des années 1990) consécutif à l’absorption d’une Allemagne de l’Est en retard économiquement, le SPD revient au pouvoir en 1998 lorsque Gerhardt Schroeder est élu chancelier. Il choisit alors de s’allier au parti écologiste. Sa politique, attachée au libéralisme économique, mécontente l’extrême gauche. Le PDS élargit son audience et prend le nom de Linkspartei (Parti de gauche) qui en 2009 devient le Parti Die Linke.

Le syndicalisme lui aussi se radicalise avec des positions nettement plus à gauche de certains militants. Cependant, il reste attaché à la voie de la négociation.
Conclusion :

Le mouvement social allemand, organisé depuis la fin du XIXe siècle en syndicats et en partis politiques, a pour objectif d’améliorer les conditions de travail et de vie des travailleurs. Confrontée à des régimes autoritaires ou totalitaires, une partie des socialistes opte pour la voie réformiste et démocratique (le SPD) tandis qu’une autre choisit la voie révolutionnaire (les communistes).

Le cas allemand sert de modèle aux autres mouvements ouvriers européens.



similaire:

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconInstructions officielle
«socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875» permet de mettre en évidence des caractéristiques majeures du mouvement...

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconLa naissance du socialisme en Allemagne (1875-1914) Berceau du socialisme
«opium du peuple». Entre 1890 et 1910, le nombre de travailleurs syndiqués est multiplié par 10

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconSocialisme et syndicalisme en allemagne
...

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconCours : Socialisme et mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875
«mouvement» ( donc dialectique),IL ne s’est pas attardé sur l’avenir radieux … l’idéal,c’est le dépassement du capitalisme, l’abolition...

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconQui visent à une action collective dans un but de transformation...
«modèle allemand» : d'où ça vient ? l’Allemagne a connu une organisation ancienne de forces de pression syndicats et partis politiques...

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconQui visent à une action collective dans un but de transformation...
«modèle allemand» : d'où ça vient ? l’Allemagne a connu une organisation ancienne de forces de pression syndicats et partis politiques...

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconI –1875-1918 – la naissance et l’affirmation du socialisme allemand
...

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconSynthèse de la critique définitive au marginalisme
«Pour le socialisme cubain», dont L’Anti-Varela. En tout état de cause, le socialisme cubain doit être une œuvre collective cubaine...

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconChapitre 6 : L’évolution politique de la France depuis 1945(4 heures)

Chapitre 2 : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 iconChapitre V – L’échelle de l’Etat-nation : gouverner la France depuis 1946








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com