Rapport Détaillé de Conférence








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Confédération Africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale

Transparence dans le secteur de la pêche maritime en Afrique

M’bour Sénégal, Novembre 22-24th



Rapport Détaillé de Conférence

Conférence facilitée par TransparentSea, CAPE et la FRAO

En collaboration et avec l’appui de SSNC, PRCM, EED et ICSF

Rapporteur: Chérif Y. NDIAYE (Conseiller en Planification- Technicien Supérieur des Pêches)



Confédération Africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale

Transparence dans le secteur de la pêche maritime en Afrique

M’bour Sénégal, Novembre 22-24th
La Confédération Africaine des Organisations Professionnelles de la Pêche Artisanale (CAOPA), en collaboration avec ses partenaires a organisé à Mbour-Saly – République du Sénégal, du 22 au 24 novembre 2011 un atelier sur le thème : la transparence dans le secteur de la pêche maritime en Afrique.

Journée du 22 novembre 2011


  1. Cérémonie d’ouverture


La cérémonie d’ouverture était présidée par Monsieur Sid’ Ahmed ABEID Président de la Confédération.

Dans son allocution, le Président de la Confédération, a souhaité la bienvenue aux délégations des pays membres de la Confédération et aux partenaires et invités venus de différents pays d’Europe à qui il a souhaité un agréable séjour en terre africaine.

Abordant le thème de l’atelier, Monsieur Sid’ Ahmed a souligné son importance, en ce sens que la transparence est un aspect capital dans la gestion de la pêche. Aussi, dira-t-il, cet atelier en est un instrument indispensable devant permettre aux acteurs de s’inscrire dans cette dynamique et aux Etats de promouvoir et d’instaurer une politique de bonne gouvernance dont la transparence constitue l’aspect fondamental.

Le Président à par ailleurs rappelé l’importance du secteur de la pêche en général et de la pêche artisanale (Pêche à petite échelle) en particulier, aussi bien au niveau local, national, régional et mondial, de par sa contribution significative aux plans économique, social, culturel, de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté particulièrement pour les communautés de pêcheurs artisanaux.

Pour ces raisons, il a invité les gouvernements des pays africains à :

  • Développer la recherche halieutique pour avoir une bonne connaissance de l’état et du potentiel des ressources exploitables ;

  • Améliorer les statistiques de la pêche prenant en compte toutes les données nécessaires pour assurer une bonne visibilité du secteur aux plans gestionnaire et économique et de mettre en place un système adéquat de diffusion et de circulation de l’information ;

  • Recueillir systématiquement l’avis des acteurs sur les décisions concernant le secteur, particulièrement en ce qui concerne l’accès des flottes étrangères dans la Zone Economique Exclusive (ZEE) des pays de destination ;

  • Conformer la signature des accords de pêches avec les pays et organisations étrangers sur les dispositions pertinentes de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer(CNUDM) ;

  • Instaurer un dialogue franc et permanent avec toutes les parties prenantes en vue de la définition de politiques cohérentes, viables de la pêche et la mise en œuvre efficace et efficiente des programmes et projets qui y sont inhérents ;

Et aux acteurs et professionnels de la pêche, d’adopter des comportements responsables dans l’exploitation des ressources en vue de garantir la durabilité du secteur.

Pour terminer, le Président à remercié tous les partenaires de la Confédération pour leur important appui qui a permis d’organiser cet atelier dans de très bonnes conditions.

C’est sur ces mots que le Président a déclaré ouvert les travaux de l’atelier et suspendu les travaux pour la pause café.



  1. Communications

A la reprise, les personnes ci-après ont tour à tour pris la parole :
2.1- Madame Mbathio NIANG : Présidente de la fédération régionale des femmes transformatrices de Dakar.
Elle a attiré l’attention sur l’importance de la pêche artisanale en Afrique en général et au Sénégal en particulier dont les activités post captures, notamment celles de la transformation artisanale et le micro mareyage procurent des milliers emplois et des revenus aux femmes.
Cependant, dira-t-elle, on ne peut parler d’activités post captures s’il n’ya pas de d’activités de pêche. A cet égard, elle soulignera de l’état de dégradation généralisé de la ressource halieutique causé par la surcapacité, le libre accès, l’effort de pêche intensif accompagné souvent par des pratiques de méthodes de pêches irresponsables et destructrices.

Pour ces raisons, elle a demandé à ce que les institutions et organismes intervenant dans le secteur de la pêche apportent leur appui pour aider à sensibiliser les pêcheurs en vue de les amener à prendre conscience de cette situation et adopter des comportements responsables pour assurer la durabilité du secteur.

Abordant le rôle de la femme dans la pêche artisanale, elle dira que l’’approche genre est un des aspects très présent dans les communautés de pêche artisanale. Celle-ci est présente dans tout le système. Elle participe souvent à l’investissement pour l’acquisition des moyens de production, au financement des frais de marée, mais est surtout présente dans les activités post captures (mareyage, transformation, commercialisation). Malgré cette importante charge, elle assume pleinement son rôle fondamental d’épouse et de mère au sein de la famille et de gestionnaire du ménage et occupe une place centrale dans l’éducation des enfants. En rapport à ce dernier point et pour permettre aux femmes de son Groupement d’Intérêt Economique (GIE) de vaquer tranquillement à leurs occupations sans porter préjudice à l’éducation de leurs enfants, elle a pu grâce à l’appui de ses partenaires créer une garderie d’enfant et un poste de santé au sein de leur lieu de travail.

La parité hommes/femmes dans la pêche, n’est plus une gageure en ce qui concerne le Sénégal. Celles-ci sont représentées au sein des organisations au niveau des instances de décision. Citant son cas en exemple, elle dira qu’en plus de sa fonction de présidente d’une fédération de femmes transformatrice, elle est également Trésorière du Conseil National Interprofessionnel de la Pêche Artisanale du Sénégal (CONIPAS), Présidente du comité de gestion d’un quai de pêche.
Elle termine son intervention en lançant un appel à ses pairs : « Les femmes doivent se prendre en charge, réclamer et assumer entièrement leurs places et rôles au côté des hommes dans le secteur de la pêche, mais sans occulter leur rôle d’épouses au sein du ménage ».

2.2- Monsieur Mikael KARLSON Président de l’Association Suédoise pour la Conservation de la Nature (SSNC).

Il s’est d’abord réjouit de la chaleur africaine aussi bien celle relative au climat que de l’accueil qui lui a été réservé depuis son arrivée à l’aéroport de Dakar. Son impression pour son premier séjour en Afrique est tout à fait différente de la perception que la majorité du public Outre-mer a de ce continent. Il remercie la CAOPA de l’avoir permis de participer à cet atelier dont le thème revêt une très grande importance pour la durabilité de la pêche.

Abordant le sujet, il commence d’abord à se poser quelques questions pour mieux camper son intervention en se demandant si les ressources naturelles sont « importables » ou renouvelables ?

En parlant des produits halieutiques, il dira qu’ils sont des denrées saines qui contribuent pour une large part à l’apport de protéines d’origine animale aux populations du monde.

Cependant, il fera remarquer que quatre vingt pour cent (80%) des stocks des pêcheries dans le monde sont aujourd’hui surexploités. Cette surexploitation est principalement le fait de la pêche industrielle qui détruit la ressource et l’environnement marins mais est aussi attribuable aux mauvaises pratiques et au manque de transparence dans le secteur.

Il souligne l’apport important de la pêche artisanale (pêche à petite échelle) aux plans économique et sociale aussi bien pour les communautés de pêcheurs que pour les collectivités locales que pour les Etats.

Aussi, il a insisté sur l’importance de la gouvernance en affirmant que celle-ci ne peut être et efficace sans une bonne évaluation des pêcheries et la participation effective des institutions en charge et/ou intervenant dans le secteur. Les difficultés liées à la réalisation de ce préalable font que la transparence est difficile à réaliser.

Toutefois, il soulignera que l’Union européenne à fait de gros efforts dans ce domaine tels que ceux relatifs aux aspects liés à la lutte contre la corruption, l’évaluation des impacts des accords de pêche notamment sur leurs impacts et les mauvaises pratiques dans la pêche.

En conclusion, il dira que la finalité de la gouvernance est d’assurer la durabilité et l’amélioration des conditions de vie actuelle et future des populations. Ce postulat doit être constamment rappelé aux décideurs car dira-t-il : « L’avenir est déjà dans le présent ».
2 .3 André STANDING

A la suite de cette intervention, il est revenu à Monsieur André STANDING de présenter le résultat de l’étude qu’il a menée dans douze pays sur la transparence dans le secteur de la pêche.

Le constat général qui se dégage de cette étude est la difficulté d’accès à l’information.

C’est ainsi qu’il ressort que parmi toutes les organisations interrogées, seules l’Union européenne a donné des informations et quatre (04) sur douze(12) ont communiqué leurs sites Web .Les organisations officielles quant à elles n’ont refusé d’en donner.

Concernant les investissements réalisés dans le secteur de la pêche dans les pays concernés, ils seraient de l’ordre de trente six milliards cinq cent millions de francs Cfa (36 ,5milliardsF Cfa), ce qui à son avis est dérisoire comparé à ce que ces investissements rapportent à leurs promoteurs.

De ce constat, l’idée clé qu’il en dégage est que : « S’il n’ya pas de transparence on ne peut savoir ce qui entre et ce qui sort dans un pays et lutter contre la corruption ».

En l’occurrence, il est difficile de lutter contre la pêche illégale sans une bonne information pour la contrecarrer, et à qui profite l’argent investi dans le secteur. A cet égard, il estime qu’il faut mener le combat pour instaurer la transparence en règle générale partagée par tous afin que la pêche profite aux petits pêcheurs.

Aussi dira-t-il que le manque de transparence est un facteur sous-jacent dans la lutte contre la corruption des preneurs de décisions, qui induit qu’un combat acharné doit être livré pour enrayer les mauvaises pratiques dans le secteur de la pêche.

Abordant le problème dans le contexte africain, il s’est posé la question : « Est-ce que les citoyens africains ont le droit d’accéder à l’information ? ». En passant en revue la situation du continent, il dira qu’exception faite du Nigéria et de l’Afrique du Sud, les acteurs des autres pays n’ont pas la possibilité d’accéder à l’information, bien que les Etats ont signé les différents conventions et protocoles des organisations internationales telles que les Nations Unies, la FAO, l’Union européenne, qui préconisent et/ou font de l’accès à l’information du public un droit et une obligation pour les Etats de la mettre à disposition. Il en est de même en ce qui concerne la Convention de Rio de 1992 sur l’environnement qui est très souvent bafouée, les informations sur des pratiques et comportements nuisibles à l’environnement et aux hommes sont monnaies courantes mais occultés au public du fait des enjeux et intérêts particuliers. A cet égard, il dira que la transparence ne doit seulement pas se limiter à la comptabilité de deniers, mais que celle-ci doit également intégrer le public.

La pratique de la transparence n’est pas aisée et est confrontée à de nombreuses difficultés. Celles-ci relèvent notamment :

  • Du désir de préserver des intérêts particuliers (nationaux et internationaux) ;

  • De la confidentialité attachée aux opérations commerciales ;

  • Du manque de capacité (volonté, capacité intellectuelle et moyens) des autorités à donner l’information, de sorte que celles diffusées sont dans la plupart des cas imprécises ;

  • De la difficulté pour la Société civile de traiter convenablement l’information ;

  • De la difficulté pour le public de contrôler la pertinence de l’information fournie ;

  • Du fait que rien ne fait obligation aux gouvernements de partager les informations qu’ils détiennent.

Aussi pense-t-il que le public doit faire pression sur les gouvernements pour obtenir l’information.

En l’occurrence il estime qu’une stratégie de plaidoyer pour l’information doit être élaborée et de proposer quelques questions à cet égard, accès sur les points ci-après :

  • Quel type d’information et comment y accéder ;

  • Nécessité de renforcement des capacités et formation ;

  • Création de sites Web par les gouvernements ;

  • Audits,

  • Intervention de la société civile, des médias (ont-ils assez de moyens ?) ;

  •  Obligation aux Etats de rendre compte de ce qui se passe.

  • Capacité de contrôler la pertinence des informations (quelles preuves avons-nous pour affirmer que les informations ne sont pas bonnes ?).


A la suite de cette communication, dix neuf(19) personnes ont pris la parole pour soit apporter une contribution soit pour poser des questions. Celles –ci sont résumées ci-après :


  • a) Contributions  et suggestions:

  • l’accès à l’information fiable est une des conditions fondamentales de la transparence. Aussi, est –il important d’améliorer le système de communication dans les pays, par une meilleure prise en charge de ce volet par les journalistes. La communication au sein des communautés de pêcheurs pose un problème d’approche adaptée. En l’occurrence, il est nécessaire de procéder au renforcement des capacités technique, matériel et financière aussi bien pour ces derniers que pour les communautés en vue de l’obtention d’informations fiables et leur utilisation de manière appropriée.

  • La confidentialité le plus souvent alléguée par les autorités pour la communication de l’information requière qu’une approche de gestion participative soit adoptée. Toutefois, celle-ci doit être accompagnée de mesures préventives pour éviter des dérapages. En l’occurrence, il serait peut-être plus opportun de s’adresser directement à la base pour la collecte de l’information.

  • Du fait des conflits d’intérêts entre les différents acteurs, il est nécessaire de clarifier la notion de transparence en fonction des cibles, car ce qui peut paraître transparent pour les uns ne l’est pas forcément pour les autres.

  • La transparence doit être gérée avec les gouvernements, car il est souvent apparu que les dirigeants ne connaissent rien des enjeux qui y sont liés et ne répondent jamais aux questions qui leur sont posées. A cet égard, il est indispensable de sensibiliser les décideurs pour les amener à mettre en place avec l’implication des acteurs et la société civile une commission d’évaluation des actions menées par les uns et les autres au niveau des pays. Dans ce cadre, il est nécessaire que les bonnes pratiques de bonne gouvernance et de transparence observées dans certains pays soient capitalisée et vulgarisées auprès des différents acteurs concernés en faisant ressortir les impacts qui y sont liés.


En guise d’illustration, quelques exemples de non transparence et de rétention de l’information concernant quelques pays ont été donnés c’est ainsi qu’il a été fait remarquer que :
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