Trad de l’anglais par l’abbé Pierre-François Guyot








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Jonathan Swift

Voyages de Gulliver


BeQ
Jonathan Swift

Voyages de Gulliver
roman
Trad. de l’anglais par l’abbé Pierre-François Guyot

Desfontaines (1685-1745).


La Bibliothèque électronique du Québec

Collection À tous les vents

Volume 393 : version 2.0

Notice sur l’auteur

Jonathan Swift

(Né le 30 nov. 1667, mort le 18 octobre 1745.)

I

Singulière caractère, sur lequel on a beaucoup discuté, beaucoup écrit, sans que les biographes soient parvenus, depuis cent quarante ans qu’ils s’y essayent, à épuiser la curiosité du lecteur, ou à tracer d’une manière irrévocable le portrait du personnage.

La légende, qui a toujours belle prise sur les êtres d’exception, nous a montré un Swift bizarre, sorte de génie dantesque, exploité par l’ingratitude des partis et la mauvaise foi des hommes politiques. Bizarre, oui, certes, Swift l’a été ! Il a même dépassé la mesure, dans un pays où pourtant l’originalité a ses coudées franches.

Mais faire de lui une victime du guignon, sur laquelle le sort a épuisé toutes ses rigueurs, c’est peut-être charger un innocent au profit du coupable. Le guignon n’agit pas tout seul : on l’aide toujours, peu ou prou ; chez Swift, il avait au moins des intelligences dans la place. C’est ce que montrent très bien les travaux récents et consciencieux de MM. J. Forster et H. Graick, ses compatriotes.

Être né à Dublin, voilà un de ces mauvais tours que Jonathan Swift ne pardonna jamais à la destinée ; car ses ennemis s’autorisaient de cela pour le traiter d’Irlandais. Or, on sait ce que veut dire ce mot dans la bouche d’un Anglais ! Le fait est que Swift était de pure origine anglaise, qu’il n’avait pas dans les veines une seule goutte de sang irlandais, que le hasard seul l’avait fait naître à Dublin, où son père exerçait une modeste fonction.

Les Swift étaient nombreux. Le grand-père de notre héros avait eu quatorze enfants, dont dix garçons, tous mariés et pères d’une postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel et les grains de sable de la mer. L’aîné de tous, l’oncle Godwin, pour sa seule part, avait enrichi la famille de dix-huit Swift, soit quinze garçons à ajouter à la lignée. Naturellement toutes les branches de la pullulante famille ne furent pas prospères ; le père de Jonathan ne réussit pas. Marié pauvrement, il resta pauvre et mourut de bonne heure, laissant à sa veuve une fille au berceau, et un fils en espérance, notre futur grand homme.

À douze mois, Jonathan Swift, qui était sans doute un bébé aimable, fut volé par sa nourrice, laquelle, s’étant prise d’adoration pour lui, l’emmena secrètement en Angleterre et le soigna avec un dévouement et une tendresse qu’il n’aurait peut-être pas trouvés auprès de sa véritable mère. On laissa quelque temps à la pauvre bonne son idole volée ; puis, quand l’âge de l’éducation fut venu, Mrs Swift, dénuée de toute ressource, s’adressa à la générosité de l’oncle Godwin, lequel ayant une fortune plus apparente que réelle et dix-huit enfants à pourvoir, fit le strict nécessaire pour son neveu. Celui-ci prétendait plus tard que son oncle lui avait donné « l’éducation d’un chien ». C’est encore possible. Mais Swift, qui se défend comme d’un crime d’appartenir à cette vaillante et poétique race irlandaise, au milieu de laquelle le hasard l’a fait naître, ne se rattache pas davantage, par la reconnaissance du moins, à la race canine.

De six à quatorze ans, Jonathan apprit ce qu’il put dans la modeste école irlandaise où son oncle l’avait placé. À quatorze ans, il entra à l’Université de Dublin. Sans cesse révolté et puni, il dut une fois faire amende honorable « à genoux » devant un des doyens de la Faculté. Ce doyen ne l’emporta pas en paradis, car vingt-six ans plus tard, en 1710, Swift s’est souvenu de cette humiliation pour s’en venger par un libelle injurieux. On voit que ses rancunes étaient de bonne trempe ! Swift, faute de mieux, se destinait à la carrière universitaire, et il était sur le point de prendre son degré de maître ès arts quand éclata la révolution qui détrôna Jacques II (1688).

Le trouble et les agitations de l’Irlande dispersèrent les étudiants. Swift, qui n’avait pas encore vingt et un ans, eut à se pourvoir ailleurs.
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