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4.6. Cimetières


En Suisse, avant 1874, les cantons avaient des cimetières catholiques, protestants et juifs, les uns refusant de se faire enterrer chez les autres. Les catholiques, surtout, refusaient d'enterrer dans leurs cimetières les non-baptisés, les apostats, les suicidés, les excommuniés, etc. On retrouve ces normes discriminatoires dans le Code de droit canon de 1917 et de 1983.

Pour mettre fin au conflit entre catholiques et protestants, l'article 53 al. 2 de l'ancienne constitution suisse de 1874, en vigueur jusqu'au 31 décembre 1999, stipulait: "Le droit de disposer des lieux de sépulture appartient à l'autorité civile. Elle doit pourvoir à ce que toute personne décédée puisse être enterrée décemment".

Comme les cimetières figurent dans la constitution, le Conseil fédéral était l'instance de recours en cas de conflits s'y rapportant. Sa position était au début prudente. Ainsi dans une interprétation de l'article 53 al. 2 en 1875, il affirmait simplement le principe de la décence, permettant que les communes décident de la présence de cimetières séparés ou de division du cimetière entre les différentes communautés, par peur de froisser le public. Il ne voyait pas de nécessité de faire une loi unique. Mais très vite il a penché pour l'unification des cimetières, au point de présenter un projet visionnaire en 1880 visant à mettre fin à la séparation dans les cimetières dans les dix ans. Mais le Conseil fédéral y renonça laissant au temps de remédier à ce problème. Aujourd'hui, ni les catholiques ni les protestants ne disposent de leurs cimetières propres. Les seuls qui en ont encore sont les juifs, certains obtenus après 1874. La nouvelle constitution de 2000 a omis la question des cimetières. Le message du Conseil fédéral justifie cette omission par le fait que le droit à une sépulture décente est couvert par l'article 7 qui stipule: "La dignité humaine doit être respectée et protégée"58. Mais en fait le problème refait surface périodiquement, notamment à cause des musulmans qui réclament des cimetières ou tout au moins des carrés séparés, invoquant l'exception faite aux juifs dans certaines communes, la liberté religieuse et le droit à un enterrement décent, évitant soigneusement d'indiquer les raisons profondes, discriminatoires, qui motivent une telle demande, à savoir le refus de se retrouver près d'un mécréant. Plusieurs cantons ont cédé aux exigences musulmanes, mais d'autres refusent de le faire pour le moment59.

Après le succès de l’initiative contre les minarets, j’ai envoyé une lettre aux parlementaires suisses pour le lancement d’une initiative contre les cimetières religieux qui sont basés sur un principe raciste: refus de se faire enterrer à côté d’un mécréant. Il s’agit de mettre en vigueur le projet de loi fédérale de 1880 susmentionné interdisant tout cimetière religieux sur le territoire suisse et toute ségrégation entre les morts sur la base de la religion60.

5. Solutions


Les problèmes rencontrés en Suisse et dans les pays occidentaux ne peuvent être résolus indépendamment des problèmes qui se trouvent dans les pays musulmans eux-mêmes. Je donne ici les solutions proposées dans les pays musulmans, et ensuite celles que pourraient adopter l’Occident.

5.1. Propositions des libéraux musulmans


Pour soigner un arbre malade il ne suffit pas de traiter les feuilles, il faut examiner les racines. Il ne suffit pas de critiquer les violations des droits de l'homme, mais il faut voir les causes de ces violations. Les libéraux musulmans essaient de toucher aux racines du droit musulman.

  1. Distinction entre le Coran mecquois et le Coran médinois

Le Coran est divisé en deux parties : la partie révélée à la Mecque entre 610 et 622, et la partie révélée entre 622 et 632 qui a vu la formation de l’État à Médine. C'est cette partie qui contient les versets de nature juridique posant des problèmes dans le domaine des droits de l'homme. Un courant libéral estime que la partie mecquoise représente le vrai esprit de l’islam et abroge la partie médinoise. Cette théorie a conduit son protagoniste le soudanais Mahmoud Mohamed Taha à la potence en 1985 à l'instigation de l'Azhar et avec les applaudissements d'un certain nombre d'autres organismes religieux islamiques61.

  1. Distinction entre le Coran et les récits de Mahomet

Un courant dit que le Coran est la parole de Dieu et il est le seul auquel on doit se soumettre. Quant aux récits de Mahomet, écrits plus de 200 ans après sa mort, ils ne doivent pas être suivis. Les adeptes de cette tendance se nomment les "coranistes" dont le chef de file est Ahmed Subhi Mansour. Arrêté à plusieurs reprises en Égypte, il s'est enfui aux États-Unis62. On mentionnera aussi Gamal Al-Banna, frère cadet de Hassan Al-Banna fondateur des frères musulmans, et Rashad Khalifa assassiné en 1990 par un musulman aux États-Unis63.

  1. Rattachement du Coran et de la Sunna à leur époque

Ce courant est basé sur l'idée que le prophète Mahomet est le sceau des prophètes (33:40), verset interprété dans le sens que Dieu ne voit pas la nécessité d'envoyer des messagers pour l'humanité après Mahomet, laissant l'humanité libre dans la détermination de son destin. Cela peut être comparé à l'enfant allaité au sein maternel et au biberon qui, une fois sevré et grand, doit se débrouiller tout seul pour manger. Suivent cette opinion le penseur égyptien Mohamed Ahmed Khalaf-Allah et le penseur tunisien Abdel-Majid Charfi64.

- Abolition du concept de la révélation

Le philosophe égyptien Zaki Najib Mahmoud demande de déraciner l'idée arabe selon laquelle le ciel doit ordonner et la terre doit obéir; le créateur a planifié et la créature doit se satisfaire de son sort et de son destin, et le transmis a la priorité sur la raison lorsque ce dernier entre en conflit avec le transmis65. L’intellectuel égyptien Hussain Fawzi estime que Dieu a créé l'humanité en six jours et ensuite il est allé se reposer le septième jour, comme le dit la Bible. Tous les prophètes venus après le sixième jour ne peuvent avoir été envoyés par Dieu. Cet auteur avoue cependant qu'il ne serait pas aisé de tenir de tels propos au peuple. Le gouvernement n'a d'autres moyens que de louvoyer. Quant aux arguments du courant intégriste, il faut y répondre que les choses ont changé. À supposer que Dieu ait bel et bien révélé le Coran, il ne peut pas avoir révélé une chose immuable. Il faut réadapter sa révélation à la vie moderne66.

  1. Ma position personnelle

Je ne suis pas contre ceux qui cherchent à ruser, et je leur souhaite longue vie, à condition de ne pas oublier l’objectif pour lequel ils travaillent, et que la durée pour y parvenir ne soit pas trop longue. Mais personnellement, je préfère parler franchement. Comme le dit l’expression arabe: « L’aisance est dans la franchise ». Je dis franchement que le Coran n’est pas paroles de Dieu, mais écrit par un rabbin étourdi, et le prophète Mahomet est un homme comme vous et moi, et il est même un criminel de guerre qui doit être condamné. Il n’existe pas de sharia divine, tout cela est un non-sens, et Dieu en est quitte. Je veux ici ajouter que je ne suis pas contre les légendes religieuses et les actes de culte. Vous êtes libres de prier, de jeûner et de faire le pèlerinage à condition de ne pas déranger les autres comme le font certains ou la plupart des musulmans. Pour votre connaissance, le Maroc et d’autres pays stupides punissent d’emprisonnement ceux qui ne jeûnent pas pendant le Ramadan, et les cheikhs idiots de l’Arabie saoudite disent qu’il faut tuer ceux qui ne prient pas. Tout ce que je demande, c’est la séparation de la religion et de la loi. Cela nécessite l’élimination des deux bases sur lesquelles est construit l’Islam, à savoir:

- l’idée selon laquelle le Coran est paroles de Dieu

- et l’idée que le Prophète Mahomet est infaillible.

  1. Que pensent les intégristes des libéraux musulmans?

Les idées susmentionnées ne sont pas acceptées par les islamistes. Ces derniers n'hésitent pas à qualifier les adeptes de la laïcité d'athées, de mécréants, de traîtres. Al-Qaradawi écrit:

Le laïc qui refuse le principe de l'application du droit musulman n'a de l'islam que le nom. Il est un apostat sans aucun doute. Il doit être invité à se repentir, en lui exposant, preuves à l'appui, les points dont il doute. S'il ne se repent pas, il est jugé comme apostat, privé de son appartenance à l'islam - ou pour ainsi dire de sa "nationalité musulmane", il est séparé de sa femme et de ses enfants, et on lui applique les normes relatives aux apostats récalcitrants, dans cette vie et après sa mort67.

Pour comprendre cette dernière phrase, il faut savoir que l’apostat selon le droit musulman doit être enterré dans un trou comme on enterrerait un chien68.

Le cheikh Muhammad Mitwalli Al-Sha'rawi (décédé en 1998) écrit de son côté:

Si j'étais le responsable de ce pays ou la personne chargée d'appliquer la loi de Dieu, je donnerais un délai d'une année à celui qui rejette l'islam, lui accordant le droit de dire qu'il n'est plus musulman. Alors je le dispenserais de l'application du droit musulman en le condamnant à mort en tant qu'apostat69.
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