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2. Le mouvement ouvrier ouest-allemand.

a) l’affirmation du réformisme de la social-démocratie.

Doc. 1 p 106 : Entre 1949 et 1959, les mouvements socialiste et communiste tentent de se reconstruire en RFA. Plusieurs difficultés limitent leur influence dans la première décennie de la nouvelle république allemande :

- la perte de sa base militante détruite par le nazisme et la concurrence du modèle socialiste est-allemand qui offre au KPD une attractivité idéologique. Dans ce contexte, le SPD perd plus de 300 000 adhérents entre 1947 et 1955.

- le KPD, trop proche du régime soviétique, il est interdit en 1956. Le socialisme ne peut donc s’exprimer que dans un seul mouvement et selon une seule ligne, celle de la social-démocratie.

Il faut attendre la fin des années 1950 pour voir le SPD redevenir une force politique capable de gouverner. En 1957, Willy Brandt est élu maire de Berlin-ouest, il devient le chef du SPD et initie une importante réforme de son parti lors du congrès réformiste de Bad-Godesberg de 1959.

Doc. 1 p 106 : Dans son nouveau programme, le SPD affirme son attachement à la « liberté, la justice et à la solidarité » ainsi qu’à la démocratie « forme de gouvernement généralement admise car elle repose sur le respect de la dignité de l’homme ». Le texte voté à une grande majorité par les membres du parti affirme puiser « ses racines dans l’éthique chrétienne, dans l’humanisme et la philosophie classique ». Cette affirmation est une rupture franche avec la pensée marxiste qui n’est donc plus considérée comme un fondement du SPD.

Le SPD ouest-allemand se présente donc comme un contre-modèle au socialiste marxiste incarné par la SED est-allemande. Cependant, cette rupture avec le marxisme et l’interdiction du KPD expliquent, en partie, pourquoi une partie de l’extrême-gauche opte pour l’action violente dans les années 1970 avec la création de la FAR (Fraction Armée Rouge).

Entre 1969 et 1982, le SPD revient au pouvoir en Allemagne de l’Ouest (2 chanceliers consécutifs W. Brandt et H. Schmidt) mais connaît ensuite une longue période d’opposition (1982-1998).
b) Le syndicalisme en RFA :

Le Syndicalisme en Allemagne est longtemps resté une pierre angulaire du modèle économique allemand.
Après 1945 et la dénazification, le mouvement syndical se reconstruit sur une base proche du système anglo-saxon trade-unioniste. Entre 1946- 1947, Des syndicats sont créés dans chacune des zones ouest-allemandes

En 1949, l’ensemble des mouvements syndicaux de la RFA se regroupent dans une confédération (le DGB : Deutsche Gewerkschaftsbund) mais chaque syndicat reste autonome et organisé par branches d’activités.

doc.5 p 107. En 1950, le DGB compte près de 5 millions de membres qui représentent plus de 40% des salariés. Le syndicalisme allemand conserve durant la période 1949-1989 son importance puisque le taux de syndicalisation ne décroît que faiblement et reste proche de 40% alors qu’en France dans le même temps ce taux passe de 40 à 12%.

Les syndicats ouest-allemands vont obtenir de nombreuses avancées sociales (réduction du temps de travail, augmentations salariales, accords de cogestion) et développent un modèle original fondé sur la négociation et la cogestion associant salariés et patronat.

La loi de 1976 sur la cogestion des grandes entreprises mise en place par le gouvernement du Chancelier Helmut Schmidt témoigne de cette volonté de dialogue entre patronat et syndicats. Les syndicats siègent dans les conseils de surveillance où ils obtiennent la nomination paritaire de représentants du personnel et de représentants des actionnaires. Bénéficiant d’une forte croissance malgré le ralentissement des années 1980, la RFA se présente comme un modèle de réussite économique associant croissance et dialogue social.

3. Le mouvement socialiste et syndical depuis 1990.

La réunification allemande marque une rupture dans la vie politique et sociale allemande. Le nouvel état réunifié fait porter ses efforts sur l’intégration des 6 Länder de l’Est qui accusent un important retard économique par rapport à l’ouest. Politiquement, la vie démocratique s’installe aisément à l’est et les partis qui s’y développent après la dissolution de la SED en décembre 1990 s’intègrent dans ceux de l’ouest. Cependant, comme les autres pays d’Europe, l’Allemagne traverse une crise sociale qui affecte sa vie politique et ses structures syndicales.

a. Le déclin syndical.

Depuis 1990, le taux de syndicalisation en Allemagne est passé de 40 % à 19 % (en 2008). Ce déclin est comparable à celui enregistré dans de nombreux états européens. Le retour au pouvoir du SPD en 1998 est une véritable désillusion pour le mouvement syndical. En effet, le gouvernement Schröder (1998 -2005) engage, à partir de2003, des réformes structurelles du marché du travail qui ont pour conséquence de baisser le niveau de protection sociale (baisse des indemnités de chômage, obligation d’accepter un emploi, facilité d’embauche et de licenciement pour les entreprises, etc…). Très critiqué, ce programme marque une rupture idéologique et politique entre le SPD et les syndicats.

b. Les conséquences du pragmatisme du SPD.

Depuis 1998, le parti social-démocrate privilégie l’adaptation de son modèle idéologique à la société et non l’espoir d’adapter la société à un modèle idéologique socialisant. Cette nouvelle orientation a créé une crise à l’intérieur du parti qui doit faire face à la dissidence de son aile la plus radicale.

Depuis 2007, le parti « Die Linke » /« la Gauche » incarne un renouveau de la pensée socialiste. Ce parti a attiré les anciens communistes de la SED/PDS (Gregor Gysi) et les déçus du SPD (Oskar Lafontaine). En 2009, il obtient 12% des voix aux élections législatives. Il est fortement soutenu par les plus démunis et les syndicats qui voient en lui une alternative au SPD. Depuis 2014, Die Linke qui a gagné les élections régionales, dirige la Thuringe en Allemagne de l’est.

Le positionnement idéologique de « die Linke » est comparable à celui de nombreux mouvements de la Gauche radicale qui connaît un renouveau depuis la fin des années 2000 (Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, le Front de Gauche en France…). L’abandon du marxisme par les grands partis de gauche européenne (SPD en Allemagne, PS en France, Labour au R.U) a créé un vide idéologique qui a permis à ces nouvelles formations de prendre un positionnement idéologique plus radical et plus proche des origines marxistes de la pensée socialiste.
Conclusion : En 140 ans, le mouvement ouvrier allemand a longtemps été incarné par le socialisme et le communisme qui se sont transformés ou ont disparu. Cependant, la rénovation idéologique du mouvement socialiste a conduit à une rupture entre le SPD et les classes populaires. Ce phénomène n’est pas propre à l’Allemagne, il se retrouve dans de nombreux pays d’Europe et explique l’émergence d’une nouvelle gauche plus radicale.
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