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Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875.

Instructions officielle.

Le programme opte pour une approche centrée sur l'Allemagne, pays emblématique des questions qui se posent à tous les socialistes européens. L’affrontement entre réformistes et révolutionnaires y est particulièrement marqué. Le mouvement ouvrier y croise des enjeux majeurs comme la démocratisation et l'unité nationale. Le socialisme s’y trouve confronté à des contextes successifs très différents, de l’Empire à l’Allemagne réunifiée en passant par Weimar, le nazisme et les deux Allemagnes. Ainsi, l’étude intitulée « socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 » permet de mettre en évidence des caractéristiques majeures du mouvement ouvrier en Europe tout en soulignant les spécificités allemandes.

1 L’essor du socialisme et du mouvement ouvrier est lié à l’industrialisation qui favorise le développement de la population ouvrière avec une accélération à la fin du XIXe siècle. Bien qu’entravé par l’absence d’un État unifié (jusqu’en 1870) puis d’un véritable système parlementaire (avant octobre 1918), le mouvement ouvrier se développe rapidement. L’aspiration collective à une société plus juste s’incarne dans une idéologie socialiste transformée par la pensée marxiste. Dès 1871, des « syndicats libres » se constituent en Saxe. En 1875, lors du congrès de Gotha, les deux partis socialistes allemands (celui de Lasalle et celui de Liebknecht et Bebel) s’unissent, donnant naissance à une formation, devenue le premier parti d’Allemagne dès 1890 et qui prend le nom de SPD en 1891 (Sozialdemocratische Partei Deuchtschlands), soutenu par les syndicats, constitués en une puissance confédération dés 1892. De 1919 à 1932, le SPD est le pivot de la République de Weimar tandis que le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands) créé en 1919 progresse aux scrutins nationaux et locaux à mesure que le pays s’enfonce dans la crise économique et sociale.

2 Dans l’opposition et au pouvoir, les socialistes contribuent à l’amélioration de la condition ouvrière. Après avoir tenté de réprimer l’action socialiste et ouvrière (législation antisocialiste de Bismarck), le pouvoir impérial s’oriente, après 1890, vers une anticipation des conflits sociaux par la mise en place d’une législation sociale avancée qui se renforce jusqu’en 1914. Après la Première Guerre mondiale, le régime républicain inscrit le droit syndical dans la constitution et les socialistes poussent à la mise en oeuvre de grandes réformes : conventions collectives, comités d’entreprises, journée de 8 heures, assurance chômage et logement social subventionné (1919-1920). Autre période d’avancées sociales majeures, les années 1949-1966 voient, en RFA, la mise en oeuvre d’une organisation des relations professionnelles qui fait prévaloir une coopération étroite entre syndicats et patronat (1951 : loi sur la cogestion). Ce système instaure un ensemble de structures et de procédures qui s’articulent autour de deux niveaux complémentaires, la branche d’activités et l’entreprise Il a bénéficié des conditions très favorables des « Trente glorieuses » et sa cohérence interne lui a permis de bien fonctionner jusque dans les années 1990, ce qui n’exclut pas de grands mouvements de grève.

3 Dès l’origine, syndicats et formations socialistes sont déchirés entre des aspirations révolutionnaires et le désir d’une action politique légale. Partis et syndicats militent, à la fois, en faveur d’une transformation radicale de la société et de changements concrets destinés à changer la vie des ouvriers dans le cadre du système économique existant. Ces deux objectifs sont présents dès les premiers programmes du SPD : le congrès de Gotha en 1875 associe une stratégie révolutionnaire et des propositions réformistes. En 1891, le congrès d’Erfurt confirme l’orientation marxiste du parti tout en présentant des revendications pour la mise en oeuvre d’une démocratie parlementaire et l’amélioration de la condition ouvrière. Ce choix stratégique consacre la rupture entre le SPD, influencé par le révisionnisme d’Eduard Bernstein, et les partisans d’une révolution (Spartakistes puis KPD). Le contexte révolutionnaire des lendemains de la Première Guerre mondiale conduit à la scission du mouvement ouvrier. Les socialistes du SPD, impliqués dans des gouvernements de coalition, répriment les spartakistes et les manifestations ouvrières organisées par le KPD (assassinats de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht, répression des grèves de la Ruhr en 1920). Le KPD évolue vers une « bolchevisation » et adopte en 1928, sous l’influence du Kominterm, la tactique « classe contre classe » qui désigne les socialistes comme « l’avant-garde du fascisme », ruinant toutes les tentatives d’union des gauches allemandes face à la montée du nazisme. Cette division des socialistes entre révolutionnaires et réformistes a concerné toute l’Europe dès 1904 (congrès d’Amsterdam) et s’est creusée après la révolution bolchevique autour de la question de l’adhésion à l’IIIème Internationale, mais elle eu des conséquences particulièrement graves en Allemagne

4 La répression menée par le gouvernement hitlérien, dès 1933, anéantit le mouvement ouvrier : syndicats interdits, syndicalistes, socialistes et communistes arrêtés ou contraints à l’exil. Les communistes se rallient alors à l’idée d’un front uni dans la résistance (même si des militants communistes ont très souvent précédé leurs dirigeants dans cette voie). Le gouvernement nazi tente de contrôler le mouvement ouvrier par la répression et l’encadrement (Front du travail).

5 Après la Seconde Guerre mondiale l’opposition entre socialistes et communistes redevient frontale. En Allemagne de l’ouest, entre 1945 et 1949, tandis que les communistes se marginalisent, le SPD s’affirme comme un parti réformiste, ce que consacre le programme de Bad Godesberg en 1959, abandonnant toute référence au marxisme. Il est accompagné dans cette voie par les syndicats, constitués en puissantes confédérations. Cette nouvelle orientation débouche sur un retour au pouvoir après une longue période d’’opposition (1949-1966) d’abord dans une grande coalition puis avec l’arrivée de Willy Brandt à la chancellerie en 1969. En RDA, la SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschands), parti issu de la fusion du SPD et du KPD dans la zone d’occupation soviétique en avril 1946, dispose du monopole politique et place sous sa dépendance les autres formations. Les syndicats sont inféodés au parti unique, la grève est interdite, les manifestations réprimées (1953). La SED évolue vers un parti de type soviétique sous l’autorité de Walter Ulbricht puis d’Erich Honecker.

6 Avec la réunification, les antagonismes s’estompent du fait de l’effacement des communistes mais les socialistes doivent s’adapter à un nouveau paysage politique et social. La réunification n’est pas favorable au SPD qui s’y est montré réticent. Il doit s’adapter, ainsi que les syndicats, aux évolutions de la société (préoccupations environnementales qui se traduisent pas le poids des « verts », tertiarisation et essor des classes moyennes, hausse du nombre des indépendants, montée du chômage, multiplication des activités à temps partiel…) et aux problématiques liées à l’Europe et au contexte de la mondialisation. Le SPD retrouve le pouvoir en 1998 avec la stratégie du « Neue Mitte » (nouveau centre) de Gerhardt Schröder. Les ex-communistes du PSD (Partei des Demokratsichen Sozialismus) issu de la SED gardent une influence dans les nouveaux Länder et l’émergence de « Die Linke » confirme la présence d’une gauche plus radicale dans le paysage politique. Le modèle allemand du partenariat social est ébranlé. Les traditionnels syndicats unitaires semblent céder la place à des organisations catégorielles et le pays connait des grèves longues et massives (Deutsche Bahn 2007). Le taux de syndicalisation diminue. Cette désaffection à l’égard des syndicats traditionnels est majoritairement l’effet des mutations structurelles de la société évoquées plus haut. Elle est particulièrement nette chez les femmes et dans le secteur des services.

Le cas allemand est emblématique de l’impact des grandes crises du XXe siècle sur l’évolution du mouvement ouvrier européen. Le ralliement de la majorité des socialistes et des syndicats à la défense nationale dans le cadre d’unions sacrées lors de la Première Guerre mondiale enterre les visées pacifistes et internationalistes mais favorise l’intégration des formations ouvrières à la nation. La révolution russe, la défaite et la crise économique des années 30 contribuent au développement d’un contexte révolutionnaire qui accentue les déchirements au sein du mouvement ouvrier. La guerre froide consacre, avec celle de l’Allemagne et de l’Europe, la division entre socialistes et communistes. Enfin, le contexte de la mondialisation interpelle le SPD et les syndicats, comme dans toute l’Europe.
Intro :

Pourquoi l’Allemagne est-elle un berceau du socialisme et du syndicalisme en Europe ? Comment évolue le mouvement ouvrier durant le XXe siècle ?

L’Allemagne en 1875, berceau du socialisme.

    1. Marx et le marxisme.

    2. Une société qui s’industrialise.

    3. Un mouvement politique et philosophique universaliste.

I. Unification et scission du mouvement socialiste (1875-1919).

1. L’unité socialiste du congrès. SPD

2. Un mouvement qui s’implante dans la vie politique allemande.

3. Le syndicalisme ouvrier s’organise.

  1. Le socialisme durant la république de Weimar et le nazisme. (1919-1945)

1. L’échec du spartakisme.

2. Le mouvement ouvrier entre démocratie et révolution.

3. Le mouvement ouvrier et le nazisme.

a. l’opposition KPD/NSDAP

b. La mainmise nazie sur le mouvement ouvrier.

III. Deux Allemagnes, deux mouvements ouvriers.

1. l’expérience est-Allemande (1945-1990)

2. Le mouvement ouvrier ouest-allemand, l’affirmation du réformisme.

3. Le mouvement socialiste et syndical depuis 1990.

Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875.
Intro : L’Allemagne apparaît comme le Berceau du Socialisme et de l’organisation politique st syndicale du mouvement ouvrier dans la 2ème moitié du XIXème siècle. Cependant, l’exemple allemand s’inscrit dans un cadre européen car les pays industrialisés connaissent une évolution sociale et politique parallèle à celle de l’Allemagne. Plusieurs éléments concourent à faire de l’Allemagne, ce berceau du socialisme.

Marx  y fonde sa vision sociale sur le concept de lutte des classes qui oppose une classe ouvrière opprimée et la bourgeoisie, classe dominante des propriétaires qui s’enrichit grâce au profit, assimilé au vol du travailleur. Rédacteur avec Engels du Manifeste du Parti Communiste en 1848, il prône l’unité du mouvement ouvrier dans le but de mener une révolution conduisant à une dictature prolétarienne et à la mise en place de l’Etat socialiste prélude de l’Etat communiste. Pour Marx, c’est en Allemagne que doit se dérouler la 1ère Révolution prolétarienne.

En 1864 est fondée la 1ère Internationale ouvrière. A partir de cette date, le mouvement ouvrier se perçoit comme un mouvement universel mais qui se structure dans un cadre national. En Allemagne, il va donc progressivement s’organiser dans des partis et des syndicats qui pour la plupart adopte la conception marxiste de la lutte des classes mais ne sont pas tous favorables à l’idée de révolution prolétarienne.

Sur une aussi longue durée, Il apparaît essentiel de s’intéresser aux évolutions du mouvement ouvrier dans des contextes économiques, politiques et sociaux très différents :

- De 1875 à 1919, le temps de la construction politique et syndicale.

- de 1919 à 1945, le mouvement ouvrier à l’épreuve du pouvoir, de la division et de la répression.

- de 1945 à aujourd’hui, l’antagonisme des mouvements socialistes dans une Allemagne divisée puis réunifiée.
I. Unification et scission du mouvement ouvrier (1875-1919).

1. Vers l’unité du mouvement socialiste.

a) Un mouvement ouvrier divisé.

Avant 1875, le mouvement socialiste allemand est double.

L’ADAV fondé en 1863 de Ferdinand Lassalle est un mouvement réformiste qui souhaite voir s’améliorer la condition ouvrière par le recours au suffrage universel et la négociation. Lassalle rejette donc la révolution et la dictature du prolétariat. Ce courant de pensée qui associe démocratie et lutte pour les conditions de vie prend rapidement le nom de mouvement « social-démocrate ».

Le SDAP fondé en 1869 par des dissidents de l’ADAV, K. Liebknecht et A. Bebel, est un mouvement adhérent de la 1ère Internationale ouvrière qui considère la révolution comme le seul moyen d’obtenir l’égalité sociale.

Il existe donc en Allemagne, comme dans le reste de l’Europe une vision antagoniste du socialisme. Une dite « réformiste » s’appuie sur les principes de la démocratie et de la prise de pouvoir par les urnes. L’autre, « révolutionnaire » qui implique une prise de pouvoir par la Révolution et l’abolition de l’organisation capitaliste de l’état pour mettre en place une société égalitaire.

b) Un mouvement longtemps affaibli. (doc.1p 93)

La division affaiblit le socialisme. Politiquement, les socialistes n’ont que peu d’élus au Reichstag. De plus, beaucoup d’ouvriers peu instruits restent en marge des mouvements politiques souvent dominés par des intellectuels issus de la bourgeoisie. En 1871, lors de l’élection du 1er parlement de l’empire allemand créé en février 1871, les socialistes obtiennent moins de 5% d’élus.

c) Le congrès de Gotha. Naissance du SPD

L’année 1875 marque la naissance d’un mouvement socialiste unitaire, appelé SAP (Parti socialiste des ouvriers allemands) jusqu’en 1890 puis le SPD (Parti Social-Démocrate Allemand) qui consolide la place de ce mouvement dans la vie politique allemande.

Doc. 1 p 88 : Les socialistes se dotent d’un programme commun qui permet de surmonter les divisions idéologiques entre réformistes et révolutionnaires :

- La dénonciation du modèle capitaliste qui génère « la misère et la servitude » de la classe ouvrière.

- L’action fondée sur l’utilisation de « tous les moyens légaux ».

- L’objectif « de fonder l’Etat libre et la société socialiste » afin d’abolir les inégalités fondées sur le salariat, « l’exploitation sous toutes ses formes » et d’« éliminer toute inégalité sociale et politique ».

Ce programme de synthèse permet aux tenants du réformisme de rester dans un cadre de prise de pouvoir légale (sans révolution) et aux tenants de la révolution de maintenir l’objectif de la création de « l’état socialiste » et donc de la fin du modèle capitaliste.

2. Un mouvement qui s’implante dans la vie politique allemande.

a) Bismarck cherche à affaiblir le mouvement.

Loi de 1880 interdit aux mouvements socialistes et syndicaux de diffuser leurs idées par voie de presse et de créer des associations. Les principaux chefs socialistes sont contraints à l’exil.

Cependant, la loi n’atteint pas son objectif et ne parvient pas à endiguer l’essor de la SAP et des syndicats ouvriers.

1890 : Bismarck quitte le pouvoir. L’empire allemand connaît une phase de démocratisation (abrogation de la loi de 1880). Le SPD s’implante progressivement comme une des principales forces politiques d’Allemagne.

En 1890, le SPD représente près de 10% des députés.
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