1401 flachsindustrie in belgien








télécharger 1.62 Mb.
titre1401 flachsindustrie in belgien
page48/48
date de publication07.02.2018
taille1.62 Mb.
typeDocumentos
l.21-bal.com > loi > Documentos
1   ...   40   41   42   43   44   45   46   47   48



1455

DIE PARADISISCHE VÖGEL

GLI UCCELLI DEL PARADISO

LES PARADISIERS

De Paradijsvogels

Vorderseite - Fronte - Côté antérieur

1. Le petit émeraude.

2. Le paradisier rouge.

3. Le superbe. Le xanthomèle dorè

4. Le hausse-col doré.

5. Le sifilet.

6. L'épimaque d'Elliott.

Rückseite - Retro - Verso

1. Le petit émeraude (paradisea minor).

Un naturaliste a dénommé les paradisiers «joyaux ailés de la nature». Un simple coup d'oeil sur les images de cette série prouvera combien ce connaisseur avait raison. Et, comme si la nature avait voulu rendre la merveille plus grande encore, elle a localisé l'habitat de ces oiseaux sur une surface relativement restreinte : la Nouvelle-Guinée et les îles environnantes, où l'on peut admirer dans toute sa splendeur la luxuriante végétation équatoriale. Les diverses espèces de paradisiers sont au nombre d'une vingtaine. Antithèse frappante: leurs plus proches parents sont les corneilles, aux couleurs sombres, lugubres même, habitant nos ruines et nos tours d'église. Les paradisiers mâles ont le plumage beaucoup plus riche que les femelles; c'est là une régie générale chez les oiseaux: coq, faisan, paon, etc.. Les individus que montre la présente série sont tous des mâles. On voit ici le petit émeraude dont la parure de plumes, prenant naissance sous les ailes, atteint plus de 60 centimètres de long. Il doit son nom à sa magnifique gorge verte, tranchant vivement sur le jaune de la tête et de la nuque.

2. Le paradisier rouge (paradisea sanguinea).

La taille des paradisiers varie de celle du merle à celle du pigeon. Le grand explorateur naturaliste Wallace, qui a passé des années dans l'archipel Malais, décrit une réunion de paradisiers mâles: une vingtaine de ces oiseaux s'assemblent sur un arbre et balancent leur plumage étalé comme autant d'éventails; en même temps, quelques individus volent d'une branche à l'autre, de sorte que l'ensemble, arbre compris, parait être un enorme panache multicolore et ondulant. Les indigènes mettent ces bals à profit pour capturer les oiseaux, en les étourdissant à coups de flèches au bout renflé en massue. On voit ici le paradisier rouge, d'allure générale semblable à celle du précédent, mais de taille plus grande et paré de plumes d'un rouge éclatant. Chez toutes les espèces qui la possèdent, cette parure peut être dressée et étalée à volonté.

3. Le superbe (lophorina atra).

Le xanthomèle dorè (xanthomeles aureus).

C'est une même matière première, la corne, que la nature modèle en écailles chez les serpents et les lézards, en poils chez les mammifères et en ces plumes aux couleurs chatoyantes chez les oiseaux. On conçoit sans peine que l’espèce humaine, avide de belles choses, ait voulu utiliser cet ornement unique pour rehausser l'éclat des toilettes. Mais hélas, au prix de quels massacres parmi la gent ailée! Des milliers et des milliers d'oiseaux de paradis ont été ainsi ìmmolés sur l'autel de la mode. Notre vignette représente le superbe et le xanthomèle dorè. Ces deux espèces se distingueut surtout des précédentes par leur parure, qui consiste en ordre principal en une collerette mobile. Comme on peut le voir, elles sont frugivores. Les paradisiers mangent aussi des insectes à condition qu'ils soient bien vivants: une sauterelle happée au bond constitue pour eux un vrai régal.

4. Le hausse-col doré (astrapia nigra).

Certains peuples appellent les paradisiers «oiseaux du soleil», et d'autres «oiseaux divins». Comment le nom de «paradisiers» leur a-t-il été conféré? En 1522, un compagnon de Magellan, un certain Pigafetta, revint à Séville et offrit au roi d'Espagne la dépouille d’un de ces oiseaux. La merveille provoqua l'admiration générale et on attribua à ces bestioles une origine surnaturelle, celeste: c'étaient des «oiseaux de paradis», car rien de si beau ne pouvait naître sur terre. Comme l'exemplaire était unique et proprìété royale, toutes sortes de légendes prirent naissance. L'imagination de ceux qui décrivaient l'oiseau avait libre cours, puisqu'ils ne l'avaient même pas vu! La naiveté des naturalistes de cette époque éclate chaque fois qu'ils parlent d'animaux rares. Ils en décrivent même qui n'ont jamais existé, tel l'exemple de la licorne! Le hausse-col doré, que représente notre vignette, est surnommé l'«Incomparable». Le vert métallique du ventre et de la nuque, le col doré et la tête noire à double crête forment un éclatant ensemble de couleurs.

5. Le sifilet (parotia sexpennis).

Le diphyllode républicain (diphyllodes respublica).

Il a fallu attendre plus de trois siècles avant que parût une description véridique du groupe des paradisiers. Même l'illustre Linné a été induit en erreur à leur sujet. En effet, il appela le plus grand de ces oiseaux, le grand émeraude, Paradisea apoda, mot qui signifìe: «sans pattes». Les quelques exemplaires parvenus en Europe par l'intermédiaire de navigateurs étaient en effet dépourvus de pattes. On croyait donc à «des êtres aériens, accomplissant toutes leurs fonctions en volant et ne se reposant que quelques instants, en se suspendant par la queue aux branches des arbres». C'est ainsi que s'exprime un naturaliste. Et plus loin: «des êtres supérieurs qui n’avaient nul besoin de fouler le sol, qui se nourrissaient dans l'éther, ne faisant que humer la rosée du matin». En realité, l'explication est beaucoup plus simple: avant de céder les oiseaux aux acheteurs, les indigènes, on ne sait trop pourquoi, avaient habilement désarticulé et enlevé les pattes. Au recto, le sifilet et le diphyllode républicain. Le sifilet est earactéristique par les plumules à longue hampe qui lui poussent de chaque côté de la tête, sa gorge irisée et ses deux panaches latéraux. Le diphyllode est multicolore dans le vrai sens du mot: les plumes spiralées de sa queue se retrouvent sous une autre forme chez les deux premiers oiseaux de cette série.

6. L'épimaque d'Elliott (epimachus Elliotti).

On ne sait pour ainsi dire rien concernant les nids et les oeufs des paradisiers. Les indigènes prétendent que ces oiseaux nichent dans les branches creuses des cimes des plus hauts arbres, ce qui rend leur retraite inaccessible. Cette affirmation est d'autant plus étrange que manquent totalement, dans ces contrées, les carnassiers qui grimpent aux arbres pour dévorer les oiseaux et piller leur nid. Il est difficile de garder des paradisiers en captivìté. On y est toutefois parvenu dans la région même, à Batavia, à Singapour et à Macassar. On a également réussi à plusieurs reprises à acclimater ces joyaux de la nature au jardin zoologique de Berlin. Au recto, un paradisier chez lequel les tonalités claires du plumage font défaut. C'est un épimaque. Il en existe plusieurs espèces, toujours dans cette même région, si bien décrite par le naturaliste Wallace dans son livre L’Archipel Malais.




1   ...   40   41   42   43   44   45   46   47   48








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com