1401 flachsindustrie in belgien








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ENCICLOPEDIA LIEBIG 3 -

1401 - 1455

(1900 - 1904)

Von einer Idee des

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Ing. Emilio Gola




in ordine progressivo secondo

Sanguinetti


1401

FLACHSINDUSTRIE IN BELGIEN

INDUSTRIA DEL LINO IN BELGIO

INDUSTRIE DU LIN EN BELGIQUE

De Vlasnijverheid in België

Vorderseite - Fronte - Côté antérieur

1) LA RECOLTE (LIN EN FLEUR)

2) LE ROUISSAGE

3) LE BROYAGE ET LE TEILLAGE

4) TISSAGE FAMILIAL - a: TRAME, b: CHAINE)

5) TISSAGE MECANIQUE

6) LE BLANCHIMENT

Rückseite - Retro - Verso

1. - La récolte (Lin en fleur)

Le lin (linum usitatissimum) est une plante textile annuelle, cultivée depuis la plus haute antiquité: on a trouvé des tissus de lin dans les tombeaux égyptiens. La culture du lin se pratique dans plusieurs pays, mais les cultures les plus réputées, produisant les plus belles fibres, se trouvent en Belgique, surtout en Flandre Occidentale dans la région de la Lys. On distingue le lin cultivé pour la filasse et le lin cultivé pour la graine, selon que le but principal de la culture est l'obtention de la fibre ou celle de l’huile de lin. Le lin textile est récolté un peu avant maturité complète en vue d'obtenir une fibre soyeuse. Les plantes sont soigneusement arrachées à la main, par poignées, et étendues sur le sol, pour subir ainsi un premier séchage pendant 24 heures. Ensuite le lin est lié en «botillons», qui sont mis en «chaine» jusqu'à dessiccation complète. Le lin en paille est mis en grange, le plus souvent après avoir été débarrassé au préalable des graines par «égrenage». Les graines convenablement nettoyées servent à la fabrication d'huile de lin pour savon ou pour la peinture.

2. - Le rouissage

Le rouissage du lin consiste en principe en une immersion du lin en paille dans l'eau courante ou stagnante; ainsì certains microbes détruisent plus ou moins complètement les matières ligneuses et la substance gommeuse, appelée «pectose», qui imprègnent les faisceaux de fibres de lin à l'intérieur des tiges. Le rouissage est une opération délicate qui exige une main-d'oeuvre spécialisée, et une eau bien appropriée. La région de la Lys jouit d'une réputation mondiale; ausai nombre de producteurs de lin étrangers envoient-ils leur lin en Belgique, au Courtraisis, pour y subir le rouissage.

Rouissage à l'eau courante.

Le lin est mis dans de grandes caisses à claire-voie, appelées «ballons» et pouvant contenir jusqu'à 2.000 Kg. de lin sec. Ces ballons, bien lestés de pierres, sont immergés dans l'eau courante. Au bout d'une quinzaine de jours on les retire et le lin est mis à sécher à l'air. Ce mode de rouissage est pratiqué dans la Lys de mai à octobre; il n'est plus permis dans les autres rivières, à cause de la pollution des eaux.

Rouissage artificiel dans les bassins.

On pratique de plus en plus, en Belgique, le rouissage artificiel dans des bassins en ciment remplis d'eau de la Lys. La durée du rouissage et la température de l'eau sont soigneusement réglées et les fibres obtenues par ce nouveau procède sont de qualité excellente au point de vue blancheur, finesse et résistance.

3. - Le broyage et le teillage

Le lin roui sec contient une forte proportion de substances ligneuses et cassantes de la tige, qui sont cassées par le «broyage». De nos jours eette opération se fait de façon mécanique en faisant passer les tiges de lin entre des cylindres cannelés. Ensuite le lin broyé est soumis à ropération du «teillage». On fait encore toujours le teillage à la main, qui permet d'obtenir les fibres les plus longues et les plus fines, employées à la fabrication de la batiste et de la fine denteile. A cet effet l'ouvrier introduit le lin broyé dans une échancrure d'un outil en bois, appelé «écang»; pendant qu'il déplace graduellement le lin il frappe les fibres pendantes hors de l'écang au moyen d'une planchette en bois appelée «poisset», et élimine ainsi les impuretés adhérentes cassées par le broyage. Le teillage manuel est généralement remplacé de nos jours par un procède semi-mécanique dans lequel le poisset est remplacé par des palettes en bois fixées sur un axe tournant, mû par une force motrice. Pour la fabrication de toile de qualité courante, le teillage se fait de façon entièrement mécanique à l'aide de machines speciales à grand rendement; dans ce cas la quantité produite supplée à la qualité de la fibre.

4. - Tissage familial (a: trame, b: chaîne).

Le lin teillé est ensuite «peigné», afin de le débarrasser des impuretés non encore éliminées par le teillage, et des fibres courtes (étoupes). De nos jours le peignage se fait presque exclusivement de façon mécanique. La fibre de lin ainsì obtenue, la «filasse», est ensuite transformée en fil, servant à la couture, ou à la fabrication de divers tissus. Le principe du tissage est le suivant: on enroule d'abord sur un cylindre un grand nombre de fils parallèles, qui constituent la «chaîne»; entre les fils de la chaîne, alternativement soulevés dans le métier à tisser, on fait passer le fil de «trame», enroulé sur une bobine speciale appelée «navette». Le tissage du lin existe en Belgique depuis une époque fort reculée et la renommée des toiles de Courtrai est mondiale. En Flandre et dans quelques villages du sud du Brabant il existe encore des métiers à tisser actionnés à la main et au pied, à l'aide desquels le tisserand fabrique péniblement quelques mètres de toile par jour. C'est de ces métiers rudimentaires que sont sortis les linons, lea batistes, les toiles, qui ont fait l'orgueil et la joie de nos grands-parents et qui ont porté dans le monde entier la renommée de la toile de lin des Flandres.

5. - Tissage mécanique

Actuellement les toiles sont fabriquées mécaniquement dans de nombreuses usines aménagées selon les derniers perfectionnements de la technique moderne. Courtrai reste toujours un centre important pour la filature et le tissage du lin; mais des usines dans lesquelles ont été investis des capitaux énormes, ont été montées à Gand, Roulers, Iseghem, Eeckloo, Alost, Ruysbroeck, Thourout, Liége, etc. Ces usines produisent les tissus les plus divers, depuis la batiste jusqu'à la grosse toile et même la toile d'emballage; en passant par le linge de table damassé, la toile ordinaire, la toile à matelas, la toile pour stores, etc. Les produits textiles du lin belge jouissent d'une excellente réputation à l'étranger.

6. - Le blanchiment

Le lin teillé st peigné est loin d'être parfaitement blanc. Dans la plupart des cas on bianchit le fil de lin en échevaux ou en bobines, et également les tissus de lin, au moyen de produits chimiques, comme le chlorure de ehaux par exemple. Ce blanchiment artificiel nuit très souvent à la résistance des fils et des tissus. La blancheur immaculée des toiles les plus fines et des batistes qui en font valoir tout l'éclat et la beauté, est encore obtenue de préférenee par blanchiment «naturel» sur pré. Les tissus à blanchir sont étendus sur des prés entourés d'eau; on retourne et arrose régulièrement et sous l'action des rayons solaires on obtient cette blancheur, non encore égalée par le blanchiment chimique. Le blanchiment sur pré pratiqué dans les Flandres a conquis une telle renommée, que les tissages de France, d'Angleterre et d'Irlande nous enyoient leurs tissus à blanchir.
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