Quelques détails sur M. et Mme de Hédouville








titreQuelques détails sur M. et Mme de Hédouville
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Lettres


Rglt tome 2, p. 110 - 22°- Il a été décidé d’un consentement unanime et sur la demande que les religieux de cette maison en ont faite eux-mêmes au R.P. que personne n’écrirait à sa famille et que le R.P. ne remettrait point aux religieux les terres qui leur serait adressées, à moins d’une nécessité particulière.

Dom Urbain à la Trappe (Arch. de Bellefontaine, pièce 18) - 28 déc. 1791

Lettre à son frère - Il tient au silence et à n’avoir pas de correspondance avec sa famille. Depuis son entrée il n’a reçu qu’une lettre qu’il n’a pas lue ni répondue mais il prie pour chacun. S’il écrit, c’est par nécessité. (NDE : Il ne fut pas possible de consulter l’original.)

Dom Urbain, Pièce 21 - Il est même fort inutile qu’ils m’écrivent car les lettres nous sont interdites et quoi qu’en qualité de supérieur je puisse en recevoir, ce n’est que pour les nécessités véritables et je suis élevé au-dessus de mes frères non pour détruire la règle mais pour la faire observer par mon exemple comme par mes paroles…

Dargnies p. [51] - [En 1798, les troupes révolutionnaires françaises menaçaient d’envahir la Suisse les moines de la Valsainte durent prendre des précautions alors que dom Augustin était absent.] Nous appréhendions qu’à cause de la grande correspondance qu’il avait en France, il n’en fut resté quelque capable de nous faire inquiéter si l’on venait à y pénétrer. Ce fut pour obvier à cet inconvénient que je demandai à entrer dans le cabinet et à faire une recherche exacte [52] de tout, afin de brûler tout ce qui pouvait être suspect. La première lettre sur laquelle je mis la main fut une lettre de mon oncle qui m’était écrite depuis près de 5 ans qui ne contenait rien que de propre à m’encourager et me fortifier dans ma vocation et que cependant l’on n’avait pas alors jugé à propos de me montrer, pendant qu’on m’aurait ordonné de l’aller voir au péril peut-être de ma vocation, mais pour favoriser les intérêts de la maison. Je regardai cette lettre comme un présent du ciel dans la circonstance. Je la baisai plusieurs fois avec respect et la conservai longtemps comme une précieuse relique car cet oncle qui m’a élevé et à qui je dois le bonheur du sacerdoce était mort alors. Le R.P. abbé en reçut la nouvelle dans le tems mais il ne me la communiqua pas. Ce ne fut que deux années après, un jour que dans la conversation, je lui parlais de mon oncle, il me dit d’une manière fort leste et qui me perça le cœur : “ Bon ! Il y a longtemps que vous n’avez plus d’oncle. ” Je n’ajouterai ici aucune réflexion, Monsieur. Vous sentez aussi bien que moi tout ce qu’un pareil procédé a de choquant et de rebutant. (…)

Dargnies [Lettre 19] p. [104] Un jour on me fit passer une boëte remplie de drogues, en me priant d’en faire au plus tôt des pilules. (…) Je travaillais avec toute l’activité dont j’étais capable, lorsque, venant à vider la boëtte, je trouve dans le fond un billet découpé avec élégance, en forme de cœur enflammé, tout couvert d’écriture. Croyant d’abord que ce ne pouvait être que quelques sentences pieuses et édifiantes, je m’empressai de les lire. Ce que je fis avec beaucoup de peine car, outre que l’écriture était difficile, l’idiome était en mauvais français. Mais quelle fut ma surprise de ne trouver sur ce papier que les expressions d’un amour effréné. La personne me sollicitait de lui faire connaître par la même voie si sa déclaration avait trouvé mon cœur insensible, etc,- (…) Enfin pour ne pas être toujours ainsi dans l’inquiétude, pour découvrir où était [106] niché le poulet, nous convînmes qu’une bouteille d’un verre très foncé, qui allait et venait tous les jours pour une tisane et dont le cul était très enfoncé (le billet était toujours écrit sur papier fin plié en boule, enfoncé dans le cul de la bouteille où il ne tenait pas la place d’un pouce de profondeur, et pour qu’on ne s’aperçut de rien, il était recouvert d’un morceau de taffetas gommé), serait le messager ordinaire. C’était exposer ses secrets à un confident bien fragile. (…) [108] - Elle m’a même encore écrit depuis des lettres qui sont tombées entre les mains du R.P. pour qui d’abord elles furent des énigmes parce qu’elle étaient écrites d’une écriture cachée et ne contenaient en apparence que quelques phrases [109] indifférentes.

Emmanuel Bonjean

Pendant deux années que j’avais habité aux Camaldules [de 1807-1809 dans la maison du tiers-ordre établie dans les environs de Paris à Gros-Bois], on ne m’avait donné aucune instruction, je n’avais rien appris que par moimême. Voyant l’opiniâtreté du refus de l’abbé [le supérieur de la maison] de me laisser partir, j’écrivis en secret à mes parents ; le portier du monastère soigna la sortie de ma lettre. Ce fut pour son malheur et [pour] le mien. L’abbé eut vent de ce qui s’était passé, expulsa le pauvre portier et moi, je fus condamné à rester quarante jours en prison sous des escaliers tournants où j’avais à peine la faculté de me tenir debout, où je ne recevais l’air que par une ouverture d’un pied carré pratiquée dans la porte, où pour tout grabat j’avais une couverture et la terre nue. Telle fut la vengeance que l’on tira de moi.

Ce point des Règlements fut diversement interprété par les supérieurs qui autorisèrent des moines ou des moniales à écrire à leur famille ou à des personnes extérieures, certaines sont conservées comme celles de dom Urbain Guillet ou de sœur Marie-Joseph, actuellement de précieuses sources de renseignements.
Annexe 37

Règlements de la Valsainte (Extraits)

Tome 1

Résultat des avis de la communauté sur la Règle de saint Benoît :

• Les chapitres 8 à 19 sur l’Ofice divin - P. 56 - Comme plusieurs offices ont été ajoutés depuis saint Benoît, jusqu’alors on ne disait point celui de la sainte Vierge, ni celui des morts, ni même de grand-messe, qu’il n’y avait pas non plus tant de messes basses à dire, n’y ayant que peu de prêtres, on s’est trouvé forcé, ou de retrancher considérablement du travail, ce qui serait tout à fait opposé à l’esprit de saint Benoît, la sainte Règle paraissant visiblement donner même la préférence au travail sur bien d’autres exercices, car (… elle dit) : “ils seront véritablement moines s’ils vivent du travail de leurs mains”, ou de retrancher de l’office divin, ce qui n’est pas permis, puisque saint Benoît l’appelle l’œuvre de Dieu par excellence, ou enfin de prendre et un peu sur le temps destiné aux lectures et un peu sur celui du travail. Ce dernier parti est celui qu’on a cru le plus sage et auquel on s’est déterminé, préférablement aux deux autres, abrégeant d’un côté un peu le travail et de l’autre ne laissant plus que des lectures assez courtes entre les exercices, parce qu’on y peut suppléer jusqu’à un certain point (comme nous l’avons fait) par d’autres moyens.

• P. 61 - Sur le chapitre 40 de la Règle - On ne servira jamais de vin à la communauté, non plus qu’aux infirmes, à quelque bon marché qu’on pût s’en procurer, pour se conformer au vœu de saint Benoît qui est que ses disciples s’en abstiennent. — L’on décida dans une autre séance qu’on ne donnerait que de l’eau aux religieux pour boisson, comme le conseille la sainte Règle, car saint Benoît en désirant que ses disciples ne boivent point de vin, ne parle pas qu’il faille le remplacer par d’autre liqueur. 3° - On donnera aux religieux qui sont à l’infirmerie à chaque repas, une chopine de boisson pesant environ 12 onces, faite avec une mesure d’orge, une mesure de genièvre et une mesure de fruits secs, infusée dans deux cent bouteilles d’eau.

Observations générales - P. 66 - Nous observerons ici avec quelle prudence, quelles mûres délibérations, quelle discrétion et tout à la fois quel zèle pour bien observer la Règle et s’acquitter entièrement de tous leurs devoirs, les premiers religieux de la Maison-Dieu de la Valsainte ont procédé dans leurs statuts. (…) C’est pourquoi ils ne dressèrent point ces règlements en quelques mois comme ils s’étaient proposé de le faire et cela leur avait d’abord paru possible, n’étant pas question de faire des règlements nouveaux, mais seulement d’ajouter à ceux de M. de Rancé leur vénérable Réformateur, les pratiques qu’il n’avait pu reprendre et que saint Bernard avec nos premiers Pères, nous ont laissées toutes tracées dans leurs constitutions. Trois années entières environ [juillet 1791 à fin 1794] furent employées à ce travail et l’on revint sur bien des articles plus d’une fois.

Puissent, ceux qui viendraient après nous, sentir combien ils sont obligés, d’après cette remarque, de se rendre fidèles à les observer ! Combien ils auraient tort et même se rendraient coupables aux yeux de Dieu, s’ils avaient jamais la témérité de vouloir les changer, sans une nécessité indispensable et évidente. Car vouloir y toucher, maintenant que chaque article a été examiné avec tant de soin, ce serait déclarer qu’on veut tout renverser et l’on peut regarder le premier qui osera ouvrir la bouche pour en faire la proposition, comme l’ennemi le plus à craindre de tout le monastère, comme un ennemi qui veut nous faire (c’est bien fort, mais c’est bien véritable) qui veut nous faire plus de mal que les malheureux patriotes, ou plutôt les impies et cruels tyrans de notre patrie, n’ont pu en exécuter à notre égard, puisque avec leur rage, toute leur malicieuse fourberie, tous leurs stratagèmes infernaux, ils n’ont pu ôter de notre cœur l’amour de notre état.

Instructions aux religieux sur quelques points de nos Règlements - P. 88 - • Nous tenons une conduite un peu différente de celle de nos Pères sur deux articles assez importants. Le premier est l’usage des médecines que saint Bernard condamne si hautement comme contraire à la pureté de notre État. Mais nous avons cru que les principes reçus aujourd’hui en médecine ne nous permettaient pas de rétablir, sans révolter tous les esprits, l’usage constant de se faire saigner, en santé comme en maladie, quatre fois par an, comme en usaient les premiers religieux de Cîteaux. Ce n’était cependant que par ce moyen qu’ils parvenaient à retrancher la cause d’un grand nombre de maladies, les réduisant en quelques sortes presque toutes à une faiblesse extrême et une espèce d’inanition habituelle dont le traitement ne devait pas se faire par le moyen des médecines, en sorte que nous nous trouvons dans l’impossibilité d’en interdire l’usage comme ils l’ont fait. — Le second est le mixte (petit morceau de pain que la sainte Règle permet en certains cas de prendre hors des repas) que nos Père n’accordaient qu’à ceux qui avaient été saignés, ou qui étaient assez malades pour être à l’infirmerie, ou aux plus jeunes dont le tempérament n’était point encore assez formé pour soutenir une longue abstinence. Pour nous, sachant par expérience que ce petit soulagement peut suffire quelques fois pour remettre un religieux, nous avons cru que, d’être un peu plus facile à cet égard, ce serait épargner à plusieurs la peine que leur amour pour la vie commune leur fait souffrir lorsqu’ils se voient obligés d’aller à l’infirmerie.

• P. 91 - Les motifs [des moines qui ont rédigé les Règlements] ? Les mêmes absolument qu’ont eu nos Pères et les saints fondateurs de l’Ordre de Cîteaux, s. Robert, s. Albéric, s. Étienne et s. Bernard, je veux dire, le désir d’observer la sainte règle dont nous avons fait profession, le plus littéralement et le plus parfaitement qu’il nous serait possible, celui d’assurer notre salut et par-dessus tout de contribuer en quelque chose à la gloire de Dieu. N’est-ce pas en effet ce dernier motif qui nous a portés tous, sans en excepter aucun, à prendre la résolution de nous exposer et de nous réduire à toute sorte d’extrémités plutôt que de rejeter un seul de ceux qui étant bien appelés, voudraient se rendre parmi nous et consentir à partager notre pauvreté, quoiqu’une pareille détermination semblât nous destiner à devenir toujours plus pauvres. C’est en effet ce que nous aurions dû craindre, si nous n’avions consulté que la raison humaine et si nous n’avions pas été persuadés, par les lumières de la foi et l’épreuve journalière de l’expérience, qu’il y a une protection de Dieu toute visible sur les maisons nombreuses, qui non seulement les soutient mais les rend ordinairement plus utiles aux pays où elles sont et fait même qu’en donnant plus d’édification, elle assistent aussi les pauvres avec plus d’abondance. Or, quoi de plus saint, quoi de plus pur que tout cela ? Il n’y a que Dieu qui ait pu mettre dans nos cœurs des dispositions si fort au-dessus de notre faiblesse, de notre lâcheté, de notre corruption, en un mot de toutes nos misères.

• P. 96-97 - Ne regardez donc, mes Frères, que comme des trompeurs ou du moins des personnes aveugles et qui sont dans l’erreur, ceux qui voudraient vous persuader que vous en faites trop, que votre genre de vie est au-dessus des forces humaines et que Dieu n’en demande pas tant. Dites-leur en deux mots que vous ne faites que ce qu’on fait vos Pères, les saints fondateurs de l’Ordre de Cîteaux et mille autres après eux et par conséquent que votre genre de vie n’est point au-dessus des forces de la nature. (…) Dites-leur que vous ne faites que remplir les vœux du saint concile de Trente lorsqu’il (…) “ordonne à tous les religieux de conformer leur vie aux pratiques de la Règle dont ils ont fait profession” (Sess. 25, cap. 1). Par conséquent vous êtes assurés que ce que vous faites est selon le bon plaisir de Dieu et que vos Règlements qui ne font que vous rappeler que aux pratiques anciennes, sont selon son cœur, puisque vous avez une concile œcuménique pour vous. (…) Puissent nos descendants, sentir toute la vérité de ces réflexions et avoir toujours pour ces règlements, toute la fidélité qu’ils méritent !

(…) Nous croyons devoir prévenir que nous avons fait ces Règlements non pour le moment, les circonstances et l’état où nous nous trouvions dans les commencements, mais pour les différents états ou changements dans lesquels on pourrait se trouver dans la suite [comme le chant perpétuel].

Du sous-maître des novices - P. 153, n° 21 - Il doit agir envers les novices avec beaucoup de prudence, ne les pressant pas trop sur leurs faiblesses lorsqu’il voit qu’ils ont bonne volonté, mais aussi ne les laissant pas trop dans leurs défauts, car quand on ne commence qu’à moitié au service de Dieu et dans la carrière de la pénitence, ordinairement on ne va pas loin.

De l’infirmier - P. 203 - L’infirmier donne aux infirmes toujours quelque travail proportionné à leurs forces pour les occuper pendant ce temps. […] Lorsqu’il y en a un certain nombre d’infirmes ou que quelques uns exigent des soins plus assidus, on donne un second à l’infirmier auquel il peut parler dans le parloir, mais celui-ci ne lui parle point, non plus qu’aux infirmes ni au cuisinier et pour cela le premier infirmier a soin de ne se décharger sur lui que des fonctions qui n’exigent point que l’on parle.

Du cellérier - 211 - Le cellérier n’écrit aucune lettre sans en avoir demandé la permission au R. Père et lorsqu’il les a écrites, il les lui remet pour les cacheter. Il n’en ouvre aucune qui lui soit adressée mais quand il en reçoit, il les porte au R. Père pour qu’il en fasse lui-même la lecture ou qu’il lui permette de la lire, selon qu’il jugera plus à propos.

• P. 212 - Le cellérier doit surtout avoir une attention particulière à empêcher qu’il soit fait le moindre changement dans le pain, la boisson pour les infirmes ou les habits, si ce n’est que la pauvreté mît dans le cas d’employer quelque chose de plus grossier que ce qui est prescrit par ces règlements.

• P. 213 - 7° - Le supérieur n’enverra aucun religieux devant les tribunaux pour y soutenir des procès et ne permettra jamais à personne de sortir pour en solliciter. […] Il ne fera point de difficulté de sacrifier quelque chose du droit de la maison pour acheter un avantage aussi précieux que la paix et pour éviter de blesser la charité […] : un mauvais accommodement vaut mieux qu’un bon procès.

• P. 217 - 3° - Le cellérier pèse le pain régulier : les jours de deux repas, 1/3 réservé pour le souper, plus du pain d’indulgence pour ceux qui ont mangé à dîner tout le pain qu’on leur avait servi, 4 onces, mais 6 onces les jours où l’on sert une livre et demie de pain.

Pitance, ou portion extraordinaire donnée aux infirmes.
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