Une pièce d’Eric Beauvillain








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titreUne pièce d’Eric Beauvillain
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Brunhilde : Moi aussi, je vais m’évanouir…

Dalmasine : Mais tenez-vous, sœur Brunhilde ! L’heure est grave !

Adénaïse : Je ne comprends rien à vos salades.

Issenlieu : C’est très simple : le couvent est à papa. Papa est mort il y a deux semaines. Je suis le seul héritier. Le couvent est à moi… Je ne peux pas dire plus simple… Je fais ce que je veux. Et je veux raser ! Vous avez une semaine pour quitter séant. Après, vous êtes là, vous n’y êtes pas, je lâche les bulldozers.

Brunhilde : On va être broyées ! Ensevelies !

Elédéanne : Sœur Brunhilde ! Vous n’auriez pas envie d’être aphone, d’un coup ?

Issenlieu : Vous n’auriez pas vu Haysterningenn ? il est parti en bondissant dans tous les sens comme un chien à l’heure de la ballade… Ça ne fait rien, je vais le trouver… Bonne journée.
Issenlieu sort. Un temps.
9.

Elédéanne : Notre mère, ce n’est pas possible ! Cet homme doit mentir, non ?

Adénaïse : Je crains que non… Il est possible qu’il ait raison… Il faudra vérifier.

Brunhilde : Toutes ces émotions vont réveiller mon ulcère… Je le sens… Il brûle…

Dalmasine : Il faut que cet homme soit le diable pour qu’il puisse chasser des enfants de Dieu dans la maison de Dieu !

Cunégonde : Non… Tout cela est ma faute…

Brunhilde : C’est votre faute ?

Dalmasine : Comment cela ? Qu’avez-vous fait ?

Elédéanne : Vous l’avez aidé ? Vous l’avez renseigné ? Vous l’avez guidé ?

Adénaïse : Mais enfin, parlez, ma fille !

Cunégonde : Je porte malheur…

Brunhilde : C’était ça !

Dalmasine : Mais non, voyons, on ne peut pas porter malheur…

Brunhilde : Ah ! Bon ? Pourtant, je sens quelque chose depuis tout à l’heure…

Elédéanne : C’est mon regard qui est d’autant plus pesant que vous êtes pesante !

Adénaïse : Rassurez-vous, ma fille, vous n’y êtes pour rien…

Cunégonde : Oh ! Si, je le sais bien… Depuis que je suis petite, c’est ainsi. Tenez : quand j’étais bébé, j’aimais un certain lait en poudre. Eh ! Bien l’usine qui le fabriquait a fait faillite ! Plus tard, à l’école, alors que chaque année les CM2 partaient en classe verte, quand j’y étais, ils n’ont pas eu de subventions et on n’a pas pu y aller. C’est quand j’étais au collège que le toit du réfectoire s’est effondré, nous forçant à manger sous le préau, près des toilettes… Le lycée a brûlé l’année où je passais mon bac ! J’ai eu un petit ami quand j’étais à la faculté. Pour frimer, il a voulu s’appuyer contre le mur. Il s’est en fait appuyé contre une fenêtre. La vitre a explosée, il a perdu un bras. Il paraît que ça n’arrive jamais…

Adénaïse : Ce sont des coïncidences, ma fille… Vous n’y êtes pour rien.

Cunégonde : C’est pour aller me chercher à l’aéroport que mes parents ont pris la voiture. Il y avait un camion avec des moutons. Ils l’ont doublé. Un mouton a sauté hors du camion, on ne sait toujours pas comment, pour atterrir sur leur pare-brise. Il paraît que ça non plus, ça n’arrive jamais… Je porte malheur…

Adénaïse : Oui… Quand même…

Dalmasine : Mais non, voyons !

Adénaïse : Je veux dire ! Non… Certes, les coïncidences sont grandes, mais cela ne veut rien dire…

Elédéanne : Et que sont devenus vos parents ?

Cunégonde : Ils ont quitté la route pour tomber dans un ravin. Ils se sont écrasés dans la cour d’un abattoir qui était juste en dessous… C’était à cet abattoir que le camion de moutons allait… Ironique, non ?

Brunhilde : Je vais me mettre un peu plus par là… Il me semble que le courant d’air n’y passe pas…

Dalmasine : Sœur Brunhilde ! Puisque je vous dis qu’une personne ne peut pas porter malheur !

Cunégonde : Le premier petit boulot que j’ai fait, c’était à la montagne. Mon patron m’a montré comment vendre des bâtons de skis. Il a planté ses bâtons pour me faire une démonstration au moment où une cliente venait demander un renseignement. En plein dans la tête du caniche.

Dalmasine : Vous n’avez pas eu de chance, voilà tout… Vous étiez là au mauvais moment. Comme Gilbert qui nous trouve à chaque fois qu’il veut nettoyer une pièce…

Cunégonde : Vous voulez que je vous raconte comment mon fiancé a été traîné sur deux cents mètres en faisant du stop pour venir me voir ? Comment j’ai privé de courant tout un quartier pendant douze jours avec juste un ouvre-boîte ? Comment…

Brunhilde : Mon Dieu, mon Dieu ! Ne la laissez pas s’approcher de moi !

Adénaïse : Non. Sœur Dalmasine a raison. Ce n’est pas vous qui portez malheur. Vous êtes simplement là quand le malheur arrive, voilà tout. Ce sont vraiment des coïncidences.

Elédéanne : Bon, mais tout ça ne nous dit pas ci ce bonhomme a le droit de nous déloger, de raser le couvent, si on doit vraiment partir ou si on peut trouver une solution…

Adénaïse : Je vais demander à monsieur le curé de venir nous voir demain pour nous donner son avis et nous dire si le bâtiment appartient bien au jeune Issenlieu… D’ici là, un repas léger et une bonne nuit nous permettront de réfléchir. Et surtout, priez pour notre salut, mes filles.
Les sœurs approuvent et tout le monde sort.

Noir.
II – Premier Pas Osé

Le ou les bancs ont été empilés sur la table. La table et/ou le coffre ont été poussés dans un coin. Visiblement, il y a eu du rangement… Celui-ci peut se faire discrètement dans le noir ou plus ou moins en vue, sachant que c’est l’œuvre de Haysterningenn.
1.

Adénaïse et Elédéanne entrent.
Adénaïse : Qu’est-ce que c’est encore que ça !

Elédéanne : Gilbert qui fait le ménage ?

Adénaïse : Non ! Là, ça va trop loin ! Il nous avait donné une semaine hier. Aidez-moi…
Adénaïse veut remettre les bancs par terre quand Haysterningenn entre.
Haysterningenn : Qu’est-ce que vous faites ! Non, non, non, ne touchez surtout pas ! Vous voudriez faire s’envoler ma muse ? Museler mon imagination ? Je crée, je bouillonne ! Là, je vois… Un empilement de boutiques, comme ça, l’une sur l’autre, pof, pof, pof… Des chemins partiront de partout ici, pour aller dans tout le centre commercial ! Ce sera le point fort ! On l’appellera Rome car tous les chemins y mèneront… Ou alors « Vatican » pour rester dans le ton ! On y mettra le bureau d’information, celui du directeur, les coffres, pof, pof, pof ! Le point le plus important… « Vaticana », ça sonne mieux, plus Hollywoodien… Et puis l’autre nom est peut-être déposé… On ne va pas payer des droits d’auteur non plus… En tout cas, ici, pof, pof, pof, empilement ! Je le vois comme si j’y étais, on ne touche pas ! Oh !
Haysterningenn se bloque.
Elédéanne : Qu’est-ce qu’il a ? Une apparition ?

Adénaïse : Un blocage des cervicales, peut-être…

Haysterningenn : Une idée ! J’ai une idée ! L’illumination ! Oh ! Que ça bouillonne ! C’est bon, les filles, ça, c’est bon ! J’y cours ! Et on ne touche pas, ici, pof, pof, pof !
Haysterningenn sort.
Adénaïse : Pof, pof, pof… Je vais lui mettre des coups de pour, pof, pof dans son pif, moi, moi ! Paf !

Elédéanne : Ma mère !

Adénaïse : Je me confesserai au curé. Mais j’avoue que je ne serais pas fâchée qu’il se casse une jambe dans l’escalier celui-là…

Elédéanne : Ma mère !

Adénaïse : Oui, ben je me confesserai aussi au curé… Aidez-moi.
Adénaïse veut descendre les bancs.
Elédéanne : Mais, ma mère… Il a dit…

Adénaïse : Je me fiche de ce qu’il a dit !

Elédéanne : Même si nous ne l’apprécions pas… Vous allez détruire sa créativité, là…

Adénaïse : Bien fait ! Aha ! Pof, pof, pof dans les dents !

Elédéanne : Ma mère !

Adénaïse : Oui, oh ! Je me confesserai encore au curé, hop. Il ne viendra pas pour rien, celui-là… Allez, un coup de main !
Elles réinstallent le banc, la table…
2.

Cunégonde arrive.
Cunégonde : Ma mère !

Adénaïse : Oui, bon, je me confesserai au curé, je vous dis…

Cunégonde : Pardon ?

Adénaïse : Rien… Un réflexe. Qu’est-ce qu’il y a ?

Cunégonde : Le monsieur, là… Haystreningrin… Il a enfermé sœur Brunhilde dans les toilettes !

Adénaïse : Allons bon ! Ça n’arrêtera donc jamais !

Elédéanne : Sœur Dalmasine, elle est où ?

Cunégonde : Elle essaye de convaincre monsieur Haystrinenenn pour qu’il laisse sortir sœur Brunhilde.

Elédéanne : Sœur Dalmasine pour négocier ? On aura tout vu… Timide comme elle est, sœur Brunhilde n’est pas sortie…

Adénaïse : Mais que s’est-il passé ?

Cunégonde : Nous allions vous rejoindre quand sœur Brunhilde s’est senti prise de douleur stomacale. Elle a voulu aller aux toilettes quand monsieur Haystrinieneng a surgi dont ne sait où avec une planche, un marteau et des clous en hurlant qu’il restait dans le ton… Il a plaqué sa planche sur la porte des toilettes et l’a bloquée.

Elédéanne : Ça s’ouvre vers l’intérieur une porte…

Cunégonde : Oui, mais il a cloué la planche sur la porte. Cinq, dix, une vingtaine de clous, je ne sais pas… A chaque fois qu’il martelait, sœur Brunhilde hurlait « il y a quelqu'un ! », « C’est occupé », en s’énervant de plus en plus. Quand elle a voulu sortir, impossible de tirer la porte : les murs de chaque côté empêchent le passage de la planche et ne semble pas avoir assez de force pour la déclouer en tirant.

Elédéanne : Il suffit de pousser la porte pendant qu’elle tire…

Cunégonde : Impossible ! Haystreningning s’interpose en disant qu’il crée, qu’il bouillonne, qu’il ne faut toucher à rien, qu’il a eu une idée, un coin difficilement accessible, barré, avec des magasins de luxe, comme un bijou protégé dans un écrin… Sœur Brunhilde voulait que sœur Dalmasine reste. Je suis venu vous prévenir.

Adénaïse : Vous avez bien fait. Bon. Sœur Elédéanne, allez-y parce qu’avec sœur Dalmasine, en effet, sœur Brunhilde ne sortira pas avant Pâques…1 Et faites-la moi sortir coûte que coûte, je vous absous d’avance.

Elédéanne : Très bien, ma mère.
Elédéanne sort.
3.

Cunégonde : Ma mère… Dîtes-moi que tout va s’arranger !

Adénaïse : Je l’espère, ma fille, je l’espère…

Cunégonde : J’ai prié presque toute la nuit pour que tout aille mieux.

Adénaïse : Pourvu que Dieu le veuille bien et qu’il nous écoute… S’il pouvait nous envoyer un signe…
Gilbert entre.
Gilbert : Ah ! Non ! J’en ai assez qu’on me dérange tout le temps !
Un temps.
Adénaïse : Ça m’est destiné, ce signe, là ?

Cunégonde : Comment doit-on le prendre, à votre avis ?

Adénaïse : Ben je ne sais pas trop… On ne pourrait pas avoir un signe plus clair ?

Gilbert : Qu’est-ce que vous me racontez ? C’était pas du cygne, c’était du canard, hier soir…

Adénaïse : Hein ? Je ne vous parle du repas, qui par ailleurs n’avait rien de léger mais de… Laissez tomber. Qu’est-ce que vous me voulez ?

Gilbert : Il s’agit du monsieur, là, que je ne sais pas si je dois l’appeler monsieur, mon père, mon frère, mon fils, peu importe d’ailleurs, je ne fais que le croiser. Mais alors, je le croise partout ! Que vous soyez par hasard où je veux nettoyer, mettons, mais lui ! Il est dans toutes les pièces à la fois, c’est pas Dieu possible, si je puis me permettre ! Ça va durer longtemps ?

Adénaïse : Calmez-vous, Gilbert. On essaye de gérer tout cela au mieux.
Adénaïse sort Gilbert qui revient dès qu’elle tourne le dos.
Gilbert : Non, parce qu’il est partout, d’accord, je ferai le ménage demain, mais en plus, il chamboule tout ! Il m’a mis toute ma cuisine dehors en me racontant je ne sais quoi sur un resto de plein air et que je ne devais toucher à rien parce que ma cuisine vide était une piscine ou je ne sais quoi… On lui donnerait le Bon Dieu sans confession, si je puis me permettre et boum ! Deux secondes après, il vous refait la décoration ! Il est normal ce garçon ?

Adénaïse : Là n’est pas la question. Je… Je vous tiendrai au courant. Allez nous préparer… Tiens ! Un pique-nique pour midi puisqu’on doit manger dehors.
Adénaïse sort Gilbert qui revient juste après…
Gilbert : Ouais… Mais déjà sœur Cunégonde, maintenant, lui… S’il doit encore en arriver, il faudrait voir à me dire parce que je ne tiens pas un hôtel, moi ! Et pis j’aimerais bien qu’ils se tiennent bien les suivants parce que celui-là, c’est pire qu’un môme.

Adénaïse : Oui, mais celui-là ne mange pas et j’espère bien qu’il ne restera pas. Merci, allez-y.
Gilbert sort en bougonnant.
4.

Cunégonde : Que faisons-nous, ma mère ?

Adénaïse : Nous attendons le curé, tiens !

Cunégonde : Sans rien faire ?

Adénaïse : Ma fille, patience est mère de réussite. De sûreté. De je ne sais plus quoi, ça me tourneboule toute cette affaire. Vivement qu’on en finisse ! En tout cas, nous devons être patiente.
Père Jean et Figolin entrent.
Jean : Ah ! Ma sœur, ma fille ! Quelle joie de vous retrouver. Malgré les circonstances, bien sûr… Et quel plaisir que vous m’ayez envoyé Figolin pour m’accueillir… J’avais oublié à quel point il était accueillant… Cependant, tu peux me lâcher, Figolin… Merci. C’est un bon Figolin, ça…

Adénaïse : Ah ! Ça, il est gentil quand il connaît.

Jean : Il a l’air bien avec vous, c’est le principal. Et puis il est en bonne santé.

Adénaïse : Oh ! Mais il prend l’air régulièrement, hein, Figolin ? Il est content d’aller dans le jardin…

Jean : Il est en pleine forme, tant mieux. Et bien nourri à ce que je vois…

Adénaïse : Il prend sa pâtée… Je veux dire ses repas avec nous, oui.

Figolin : Oui ! Manger !

Adénaïse : Mon père. Avez-vous pu vous renseigner sur ce que je vous ai demandé ?

Jean : Oui. Et malheureusement, tout est vrai : Issenlieu père est bien mort il y a deux semaines, léguant à son fils le couvent dont il était propriétaire.

Cunégonde : C’est incroyable !

Adénaïse : On n’achète pas un couvent comme on se payerait un pot de miel, enfin !

Jean : Calmez-vous que je vous explique. Cela remonte à plus de trente ans et à un grand drame. A l’époque, presque quatre-vingt sœurs logeaient ici. Elles géraient le lieu seules, cuisine, ménage, potager… Mais une sœur restant une femme, surtout en ce temps-là, elles étaient accompagnées d’un homme qui avait pour charge les petits travaux de réparations diverses. Les clenches qui se cassent, les robinets qui fuient, la chaufferie qui tombe en panne… Tout ce qui demandait la manipulation d’un outil quelconque lui incombait. Or, un jour d’été, la destinée voulut que les sœurs lui aient demandé de créer un système d’arrosage pour le jardin. Econome ou ignorant les systèmes automatiques, il décida d’en créer un. Pour cela, il créa un long tuyau de fer de la longueur du jardin, soit presque quatre-vingt-dix mètres. Il le perça de divers trous sur les côtés et le relia à une arrivée d’eau. L’idée, plutôt que de chercher à emboîter les tuyaux en hauteur, était de demander à toutes les sœurs de lever d’un coup ce tuyau préparé au sol. Pendant qu’elles auraient soutenu l’objet, il aurait installé des supports un peu partout, tous les trois ou quatre mètres. Des sortes de portiques à roulettes qui devaient permettre, en mettant une sœur à chacun, de déplacer le système d’arrosage. Les voilà donc en position, les sœurs maintenant le tuyau à bout de bras et notre homme installant ses portiques. Au loin un orage grondait. Un orage d’été, sec, brutal, violent. Notre bricoleur voulut absolument terminer avant son arrivée. Ce qu’il semblait ignorer, c’est que l’orage était déjà bien proche, même s’il ne pleuvait pas. La foudre s’abattit malencontreusement sur le tuyau en fer que tenaient soixante-seize sœurs. Elles ont toutes grillé d’un coup ! Vlouf !
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