Une pièce d’Eric Beauvillain








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Adénaïse : Qu’est-ce qu’il y a aujourd’hui ? Le pape nous rend visite ? Jésus a prévenu qu’il passerait prendre l’apéritif ?
Silence.
Adénaïse : Peut-on m’expliquer ce déballage de festivité ! On se croirait aux noces de Cana !

Dalmasine : J’ai… J’ai pensé que… Pour le bilan… Puisque tout s’est bien passé… On pouvait s’autoriser…

Adénaïse : Mmm… Admettons. Mais alors ce soir, jeûne pour compenser. (à Cunégonde :) Vous voyez, on est autoritaire… Mais on sait s’amuser !

Cunégonde : Oui, je vois. C’est… Presque trop…

Adénaïse : Oui, alors, troisième point. Nous accueillons aujourd’hui…

Cunégonde : Sandrine. Sœur Sandrine.

Toutes : Bonjour, sœur…

Adénaïse : Non ! Mais non ! Sœur Sandrine… Ici, quand on arrive, on change de prénom. Comme les papes quand ils le deviennent. C’est une nouvelle vie. Donc un nouveau prénom. Quand je vous avais dit que l’on s’autorisait quelques facéties, hein ?

Cunégonde : Oui… Ça fait déjà deux pour la même journée…

Elédéanne : Ce n’est pas tous les jours comme ça, rassurez-vous…

Adénaïse : Alors ? Comment voudriez-vous vous appelez ?

Cunégonde : Je ne sais pas… Sandrine, ce n’était pas si mal…

Adénaïse : Non, non, non, non, il faut changer. Qu’est-ce que vous choisissez ?

Cunégonde : Là, prise au dépourvu… Je ne sais que dire…

Brunhilde : Méfiez-vous : si vous ne trouvez pas, c’est mère Adénaïse qui décide pour vous…

Adénaïse : On m’a fait le coup alors je le fais aussi.

Elédéanne : Il y a des fois, on le regrette toute sa vie…

Adénaïse : Ce qu’il ne faut pas entendre…

Dalmasine : Je trouve normal que ce soit elle qui nous prénomme… Après tout, c’est notre mère…

Adénaïse : Merci. Bon, alors, vous ?

Cunégonde : Franchement, je ne vois pas… Rien ne vient…

Adénaïse : Très bien. Je vais trancher. Comme c’est l’année des C… Ce sera… Cunégonde. Sœur Cunégonde.

Cunégonde : Sœur Cunégonde ?

Elédéanne : Pas de bol…

Brunhilde : On vous avait prévenue…

Cunégonde : Sœur Cunégonde.

Adénaïse : Ça suffit les commentaires ? Je vous fais tomber des « Pater », moi, si ça continue !

Cunégonde : Sœur Cunégonde…

Adénaïse : Eh ! Ben remettez-vous…

Dalmasine : Moi, je trouve ça joli…

Adénaïse : Merci.
Figolin essaye d’attraper une mouche sur le coffre et fait un grand bruit. Tout le monde sursaute.
Adénaïse : Il est encore là, lui ! L’animal ! Il m’a fait peur !
Figolin ouvre sa main et regarde dedans.
Figolin : Ah ! Ben non… Loupé…

Adénaïse : Ce n’est pas grave, Figolin, hein ? Pas grave, mais fatigant. Il va aller dans le jardin où il y a plein de mouches à attraper, d’accord ?

Figolin : Mais…

Adénaïse : Si, si, si. En plus, il faut que l’on discute entre mère et sœurs, là… Figolin, ce n’est ni une mère, ni une sœur, si ?

Figolin : Ben… Non, je ne crois pas…

Adénaïse : Alors hop !

Figolin : Ah… Ben je vais aller dans le jardin, alors…

Adénaïse : C’est une très bonne idée, Figolin ! C’est bien d’y avoir pensé…
Figolin sort.
4.

Adénaïse : Voilà. Pouf… Une bonne chose de faite… Donc, avant de passer au bilan, je voudrais que l’on accueille sœur Cunégonde.

Toutes : Bonjour, sœur Cunégonde…

Adénaïse : Non, mais un peu de légèreté… On n’est pas aux alcooliques ou aux drogués anonymes… On n’est pas aux Bonnes Sœurs Anonymes… Et racontez-nous votre vie, sœur Cunégonde… Depuis combien de temps êtes-vous sœur ?... Comment cela vous a-t-il pris ?... N’ayez pas peur, on est là pour vous aider, ça va passer… Enfin !

Dalmasine : C’est vrai… Bienvenue parmi nous, sœur Cunégonde… Vous verrez, vous vous plairez ici… C’est calme, il n’y a pas beaucoup de monde…

Elédéanne : C’est sûr qu’il ne faut pas se chercher sinon on en a pour la journée, mais on s’entend toutes bien. Bienvenue dans notre couvent.

Brunhilde : Vous y serez très bien. Il y a bien l’aile Est qui est un peu humide… Tenez : j’y ai attrapé une bronchite un jour, même si on me certifie que c’est faux… Sinon, pour le reste, vous verrez, c’est parfait. Bienvenue.

Cunégonde : Merci… Merci à toutes. Vous ne pouvez pas imaginer comme je suis heureuse d’être ici et combien votre accueil amical me réchauffe le cœur. Je sens le bien-être qui se dégage de ce couvent inonder mon âme et la sécurité m’envahit déjà…

Adénaïse : Très bien. On va peut-être passer au bilan…

Elédéanne : En tout cas, si on veut un jour éditer une brochure sur le couvent, on pensera à vous pour l’écrire…

Dalmasine : C’est très beau.

Cunégonde : Merci…
Brunhilde éternue.
Elédéanne : Alléluia ! Depuis le temps qu’on l’attendait celui-là !

Brunhilde : Quand je vous dis que j’ai pris froid ! Personne ne veut me croire…

Adénaïse : Très bien. Installons-nous. On va peut-être enfin pouvoir passer au bilan.
Les sœurs s’installent. Adénaïse en bout de table, à cour ; Cunégonde à sa droite, face au public ; à sa droite, au centre de la table, Dalmasine ; à sa droite, Brunhilde ; enfin, à sa droite, en bout de table, face à Adléaïse, Elédéanne. Au milieu de la table, juste entre Adénaïse et Elédéanne, gênant la vision l’une de l’autre, le chandelier.
Adénaïse : Parfait. Pour commencer…
5.

Gilbert entre en sifflotant, un balai à la main. Quand il voit tout le monde, il cesse de siffloter.
Gilbert : Ah ! Non, mais c’est incroyable, ça ! Mais vous êtes partout ! Mille mètre carré de rez-de-chaussée, autant à l’étage, je ne compte pas les greniers, la cave, ajoutez le jardin, c’est gigantesque, une poule n’y retrouverait pas ses poussins, vous n’êtes que quatre mais dès que je veux nettoyer une pièce, vous y êtes ! C’est pas Dieu possible, ça ! Si je puis me permettre…

Adénaïse : D’abord, nous ne sommes pas quatre mais cinq.

Cunégonde : Bonjour…

Gilbert : Excusez, mademoiselle, je ne vous avais pas vue. Je veux dire, ma sœur… Ou p’t’être ma mère aussi ? Comme je l’appelle, celle-là ? Scusez la question, hein, mais c’est que je préfère savoir d’avance vu qu’y a des mères, des sœurs, des dames ou demoiselles quand il y a des visites… On s’en sort plus…

Adénaïse : Ma sœur.

Gilbert : Votre sœur ? Attendez, attendez… Vous êtes une mère… Alors c’est une mère aussi… Ouais, mais c’est la tante de vos filles… Ça existe, ça, dans votre bazar, ma tante ?

Adénaïse : Non. C’est sœur Cunégonde et vous l’appellerez ma sœur.

Gilbert : Bon. Eh ! Ben comme ça, c’est clair.
Adénaïse sort Gilbert qui revient aussitôt.
Gilbert : Non, parce que ma mère, ma sœur, ma fille, y’a pas de nièces ou de cousine, vous parlez d’une famille… On ne s’en sort pas…

Adénaïse : Vous êtes venus me faire un discours sur la famille ?

Gilbert : Non, mais vous feriez comme les hommes, ce serait simple. Le curé, ben… C’est le curé. Le sacristain, c’est le sacristain. Le bedeau, l’enfant de cœur… On sait où on en est, quoi… Les filles, faut toujours que ça complique tout… Même en religion…

Adénaïse : Bien. Gilbert, merci de votre visite, à bientôt, on se croisera sûrement dans les couloirs, voilà.
Adénaïse sort Gilbert.
Adénaïse : C’était Gilbert. Vous le reverrez, c’est notre factotum : il fait à manger, le ménage…
Gilbert est revenu sur « il fait à manger ».
Gilbert : Justement, à ce propos….

Adénaïse : Il est encore là, lui ! Mais personne ne part jamais, ici ! C’est une manie !

Gilbert : Oui, mais c’est rapport au ménage. Parce qu’à quatre, faut toujours que vous soyez dans mon tas de poussière, si je puis dire… La semaine dernière, je veux nettoyer la chapelle, paf ! Faut que vous y fassiez une messe, une prière, je sais pas quoi, à ce moment-là… Bon. Y’a trois jours, je veux faire le réfectoire, boum ! Faut que vous alliez y manger… Là, je veux faire la salle de réunion, hop ! Vous y êtes… Faut que vous le fassiez exprès, il n’y a pas d’autre solution…

Dalmasine : Je vous assure que nous ne le faisons pas exprès, Gilbert…

Brunhilde : Vous ne nous suivriez pas, plutôt ?

Elédéanne : C’est vrai, ça… Qui dit que nous allons où vous voulez nettoyer ? Pourquoi ce ne serait pas vous qui viendriez où on se trouve ? Ah !

Gilbert : Je dois avouer que je n’avais pas pensé à ça…

Adénaïse : Parfait, alors allez à la chapelle pendant qu’on est là et quand on partira, on vous préviendra.
Adénaïse sort Gilbert.
Adénaïse : Lui aussi, il est gentil, mais il veut toujours trop bien faire…
Gilbert revient.
Gilbert : Non, mais dîtes…

Adénaïse : Qu’est-ce que je disais ? Quoi encore ?

Gilbert : En fait, je vais plutôt aller faire à manger… Je dis ça des fois que vous ayez envie de passer par la cuisine…

Adénaïse : Oui, alors vous faites bien de m’en parler ! La nourriture, ça ne va pas du tout.

Gilbert : Comment, qu’ça ne va pas ?! Non, mais vous avez vu combien vous me donnez pour préparer les repas ? Un euro douze par jour et par personne ! Pour le matin, midi et soir ! Il faut que je déploie des ressources par croyable d’imagination pour faire des choses correctes, moi ! Que j’aille marchander au supermarché pour avoir des prix ! Fouiller les livres de recettes en essayant de les simplifier ! Je ne sais plus quoi inventer ! Dieu seul sait ce que je vais pouvoir encore trouver, si je puis me permettre…

Adénaïse : Mais justement ! C’est trop copieux ! Nous ne sommes pas là pour nous empiffrer mais pour nous sustenter. Nous devrions être maigres ! Est-ce que je suis maigre ?

Gilbert : Ben avec la robe, je peux pas vraiment dire…

Dalmasine : C’est très gentil à vous d’essayer de faire au mieux, Gilbert. Mais mère Adnéaïse veut simplement dire que vous pouvez faire plus simple…

Brunhilde : Oui… Et puis est-ce que c’est bien frais ce qu’on vous donne ? Parce que j’ai l’impression que les fayots m’ont donnés des ballonnements…

Cunégonde : Je ne peux rien dire, je n’ai pas encore goûté…

Elédéanne : Ah ! C’est très bon ! Si vous pouviez nous retrouver d’ailleurs de cette palette à la diable…

Adénaïse : Non mais qu’est-ce que ! Non seulement la palette à la diable, sœur Elédéanne ! A la diable ! Dans un couvent ! Mais vous en redemandez ? Vous devenez gourmande, ma fille ! Vous me ferez dix « Je vous salue Marie » !

Elédéanne : Mais, ma mère…

Adénaïse : Quinze ! Un mot de plus et c’est autant de « Notre Père » ! Non, mais…

Gilbert : Bon, ben je vais y aller avant d’en récolter aussi, moi… Mes sœurs et ma mère…
Gilbert sort.
6.

Adénaïse : Bien. On va peut-être pouvoir s’y mettre à ce bilan. Pour que vous puissiez en profiter pleinement, sœur Cunégonde, sachez que nous avons peu de moyens. Nous avons donc organisé une petite kermesse ce samedi. Comme quoi, vous voyez, je vous l’ai dit : on sait s’amuser… Pour information, mes sœurs, nous avons gagné 1921 euros et 31 centimes, ce qui est une somme énorme ! Elle nous permettra de payer les frais de bouche et d’entretien pour l’année à venir.

Cunégonde : Vous êtes très actives ! Il y a de quoi se féliciter !

Adénaïse : Une tendance au pêché d’orgueil, sœur Cunégonde ? Attention, je ne voudrais pas vous donner des « Ave » en pénitence pour votre arrivée…

Cunégonde : Pardonnez-moi ma mère, je ne sais pas ce qui m’a pris… L’euphorie d’avoir enfin intégré un couvent, certainement… C’est un événement tellement plein de joies…

Adénaïse : Ça ira pour cette fois. Mais surveillez-vous, on n’est pas à la messe de minuit !

Cunégonde : Oui, ma mère…

Adénaïse : L’une de vous a quelque chose à dire pour commencer ce bilan ? Sœur Elédéanne ? Vous avez toujours quelque chose à dire…
Durant la discussion suivante, Adénaïse va tenter de suivre Elédéanne qui bougera naturellement de droite à gauche et inversement. Sœur Adénaïse aura toujours le chandelier dans son axe de vue et cela va finir par l’énerver.
Elédéanne : Non, non… Rien à dire… J’ai trouvé ça très bien. Bon, bien sûr, je n’irai pas jusqu’à me reproposer pour me déguiser en bouteille géante, mais très bien… Evidemment, j’avais un peu chaud dans ce truc en mousse mais belle allure… Belle allure… Et puis ça a rapporté de l’argent… Juste peut-être, je ne sais pas… A-t-on vraiment besoin de moderniser les jeux comme le suggèrent nos visiteurs ? Parce que la queue de la vache, c’était déjà très bien… Pourquoi aller imaginer le bouchon de la bouteille ? Ça ne change pas grand chose, dans le fond…

Adénaïse : Nous… Nous montrons que nous sommes à l’écoute des gens qui viennent nous voir et nous proposent des idées.

Elédéanne : Oui… En effet… S’il faut se contenter de ça…

Cunégonde : Excusez-moi… Je suis nouvelle… C’est quoi exactement, le jeu « La queue de la vache » ?

Adénaïse : C’est très simple. On affiche un dessin de vache et un participant doit aller punaiser, les yeux bandés, la queue de la vache qu’il a en main, au bon endroit.

Cunégonde : C’est amusant…

Elédéanne : Hilarant…

Cunégonde : Et « Le bouchon de la bouteille » ?

Elédéanne : Une nouveauté ! Le trait d’esprit d’un génie des jeux modernes ! On remplace la vache par une bouteille et la queue par un bouchon. L’idée est de remettre le bouchon en place. Alors pour que ce soit plus drôle et plus attrayant, on m’avait déguisé en grosse bouteille. J’en avais une petite dessinée sur le devant et c’est là qu’il fallait mettre le bouchon. Bon, les participants s’en donnaient peut-être un peu trop à cœur joie pour enfoncer le bouchon vu que je finissais par terre une fois sur deux mais c’était rigolo… Et puis je ne me faisais pas mal vu l’épaisseur de mousse… Mais j’ai eu chaud ! Et impossible de boire un coup, emmitouflée comme je l’étais… Un comble pour une bouteille, non ?

Adénaïse : Oui, bon, ce sont de petits désagréments… Rha ! Mais il est gênant ce chandelier ! On ne se voit pas !
Adénaïse déplace le chandelier vers sa droite pour voir Eledéanne. Le chandelier est maintenant entre Adénaïse et Brunhilde.
Adénaïse : En tout cas, ça a beaucoup plu.

Elédéanne : Ah ! Ça, le déguisement était bien fait ! On aurait dit une vraie bouteille. C’est bien simple, j’avais plus de visite que le bar du coin ! Petit bémol, peut-être… Monsieur Feuillet, qui a tendance à avoir trop bu dès matines, il faut le reconnaître, est tombé amoureux de moi très tôt dans l’après-midi… Pensez : une bouteille géante qui tient la conversation… Il était aux anges ! Il voulait m’épouser et ne plus me quitter ! Non, vraiment, je ne suis pas sûre de recommencer l’année prochaine…

Adénaïse : Ça tombe bien ! Pour l’année prochaine, on nous a suggéré de vous déguiser en distributeur d’argent. Les participants auraient une carte et…
Un temps.
Elédéanne : Et il devrait insérer leur carte dans ma fente ?
Un temps.
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