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ASSISES NATIONALES DE KAOLACK



RAPPORT FINAL
SOMMAIRE



  1. LE CONTEXTE ET INTRODUCTION




  1. RAPPEL DES TERMES DE REFERENCE DU COMITE DEPARTEMENTAL DE PILOTAGE



  1. L’APPROCHE METHODOLOGIQUE



  1. LE PROGRAMME REALISE




  1. LA SYNTHESE DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC




  • SECTEUR DE L’AGRICULTURE

  • SECTEUR DE L’ELEVAGE

  • SECTEUR DE LA PECHE

  • EDUCATION – FORMATION

  • LA CULTURE

  • LE SECTEUR DE LA SANTE

  • ENVIRONNEMENT,  CADRE DE VIE ET HYDRAULIQUE

  • TRANSPORT INTRASTRUCTURES TOURISME

  • COMMERCE INDUSTRIE ET ARTISANAT

  • JEUNESSE,  SPORT ET EMPLOI

  • ETHYQUE ET MORALE

  • DIMENSION GENRE

  1. OBSERVATIONS ET RECOMMANDATIONS


ANNEXES

Annexe 1 : LES RESULTATS DU DIAGNOSTIC AU NIVEAU DES COLLECTIVITES LOCALES

Annexes 2 : LISTES DE PRESENCE

  1. CONTEXTE ET INTRODUCTION


Le principal enjeu dans nos Pays sous développés à vocation agricole est la lutte contre la faim et la pauvreté extrême qui est apparue dans les années 90 – 2000 comme une option politique des Etats, face aux effets négatifs de la mondialisation, des politiques d’ajustement structurel sur l’ensemble de la population, particulièrement sur les couches défavorisées.

Face aux enjeux politiques, économiques et humains, la lutte contre la pauvreté est devenue une priorité des Gouvernements et des Institutions qui soutiennent le développement.

La réduction de la pauvreté constitue l’objectif majeur de la coopération pour le développement pour garantir la stabilité et la paix qui sont particulièrement menacés dans les pays pauvres par le phénomène de la faim et de la pauvreté.

Lors du Sommet du Millénaire des Nations Unies en septembre 2000, 189 gouvernements du monde se sont engagés pour réduire la pauvreté mondiale par la réduction de moitié de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour à l’horizon 2015.

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)  appuient plus spécifiquement la lutte contre l’extrême pauvreté et la faim, la promotion du genre et la responsabilisation des femmes, la réduction de la mortalité infantile, l’amélioration de la santé maternelle, la préservation d’un environnement durable et le développement d’un partenariat global pour le développement.

Dans ce contexte, la sécurité alimentaire reste un défi majeur à relever par le Gouvernement du Sénégal pour assurer les bases d’un développement économique et social durable et pour réaliser les OMD.

L'agriculture constitue l’un des secteurs les plus importants de l'activité économique au Sénégal mais elle souffre de contraintes majeures et de certains paradoxes; elle occupe 70% de la population active, répartie en prés de 500.000 exploitations, mais ne contribue qu’à hauteur de 20% du PIB ; sa faible productivité est largement due entre autres à la faiblesse et la variabilité de la pluviométrie, la surexploitation et la dégradation continues des terres ; elle constitue cependant l’ossature des économies rurales locales.

Actuellement, le monde rural est caractérisé par un environnement physique et économique difficile, où la majeure partie des exploitations familiales pratiquent une agriculture de subsistance.

Les réalités ne cessent de changer avec un contexte impitoyable caractérisé par la concurrence, la libre entreprise, le désengagement de l’Etat et la mondialisation qui n’offrent pas beaucoup de chances d’adaptation pour une économie peu compétitive, et trop dépendante de la pluviométrie. Les réalités sont aussi caractérisées par la forte réduction du pouvoir d’achat des populations et particulièrement des agriculteurs dont la production n’est pas rétribuée à sa juste valeur.

La réponse politique de l’état dans la lutte contre cette situation de pauvreté a été exprimée à travers le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DRSP) par une option:

  • De modernisation et d’intensification des productions agricoles,

  • De résorption du déficit vivrier pour une meilleure sécurité alimentaire,

  • D’identification des filières porteuses de progrès afin de satisfaire les besoins nationaux et assurer une exportation vers les marchés extérieurs

  • Et enfin de création des conditions d’une valorisation de la production par le développement de la transformation.


La réponse de l’Etat semble insuffisante car il est évident que les résultats qui sont obtenus à mis parcours ne permettent pas d’être optimiste par rapport à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

En ce qui concerne le Secteur Agricole, le Département de Kaolack ne peut pas se soustraire de ce contexte National et international, et son évolution dépend de son environnement politique et économique.

D’après l’évaluation faite en 1994, la Région de Kaolack avait un taux de pauvreté de 45,4% ; la Département de Kaolack quant à lui, avait un taux de 35,1%, soit ­106 521 pauvres sur une population totale d’alors de 371 693 habitants.
Actuellement la population du Département de Kaolack est de plus de 420 000 habitants et les estimations de production céréalières laissent apparaitre un déficit de prés de 30 000 Tonnes ce qui nous conforte dans notre conviction que l’évolution tendancielle du phénomène de la pauvreté n’a pas beaucoup changée car elle est fortement tributaire de la production agricole.
Découpage administratif du Département de Kaolack
Selon le dernier découpage administratif en vigueur, le Département de Kaolack comprend 3 Arrondissement, 9 Communautés Rurales et 4 Communes que sont Kaolack, Gandiaye, Ndofane et Kahone.


Arrondissements

Communautés Rurales

Communes

Ndiédieng

  • Keur Socé

  • Ndiédieng

  • Ndiaffatte




  • Kaolack

  • Gandiaye

  • Kahone

  • Ndofane

Sibassor

  • Dya

  • Thiombi

  • Ndiébel

Koumbal

  • Latmingué

  • Keur Baka

  • Thiaré

Les Assise Nationales constituent une étape importante dans l’évolution de la conscience citoyenne du peuple sénégalais. Tel que réalisées dans le Département de Kaolack, elles ont permis à la population des Communes et des Communautés rurales du Département de jeter un regard évaluateur sur .le niveau de satisfaction de leurs aspirations et de leurs besoins prioritaires pour mieux planifier un développement basé sur les préoccupations et la vision des populations.
Dans ce contexte mondial de lutte contre la pauvreté, l’enjeu principal des Assises Nationales est un enjeu de développement local au-delà d’un simple exercice démocratique et de ses implications politiques, étant entendu que ceux à qui la loi confère le pilotage du développement local ont une obligation de rendre des comptes aux populations et doivent être évalués à l’aune de leurs capacités à réaliser le projet de développement de la communauté.
Le développement local doit être planifié selon les besoins de la population pour réaliser une vision construite et partagée par et pour les communautés elles mêmes. Pour cette raison, l’approche participative et populaire des consultations citoyennes est une approche très pertinente comme le démontrent la richesse et la diversité de la paticipation. La méthodologie adoptée a permis de faire un diagnostic approfondi sur des sujets importants en impliquant l’ensemble des acteurs, mais surtout l’ensemble des bénéficiaires ultimes de l’action publique.
Les Assises Nationales se sont déroulées dans un climat de confiance et de convivialité qui a donné l’occasion à des populations déterminées et riches de leurs expériences dans les domaines économiques, sociales et politiques, de s’exprimer librement pour diagnostiquer sans complaisance les sujets qui les concernent, en tenant compte de leur vécu et de leurs aspirations et surtout en tirant les enseignements appropriés sur les succès et les échecs pour mieux envisager les solutions pour l’avenir en considérant les potentialités et les obstacles qui pourraient entraver la réalisation de leur vision.

Les consultations citoyennes ont permis aux populations des Communautés et Communes rurales de réfléchir sur leurs priorités qui, de façon récurrente, ont concerné les filières agricoles, la santé et les affaires sociales, l’éducation et la formation, l’hydraulique, l’emploi des jeunes, le désenclavement et les infrastructures etc.

Au niveau de la Commune de Kaolack, en plus de ces questions, l’environnement, le Commerce et l’industrie, la culture, le tourisme et la dimension genre qui traversée tous les thèmes ont été diagnostiqués de façon approfondie à travers une approche thématique qui permis la participation des acteurs et de personnes ressources, et une approche populaire de quartier dont la cible a été la population.

Les résultats obtenus sont au-delà de toutes nos attentes grâce à l’adhésion des populations, à leur large participation, mais aussi grâce à la qualité, à la richesse et à la profondeur de la réflexion facilitée par les experts de la Commission scientifique et les autres commissions.

  1. LA METHODOLOGIE




    1. La mise en place et la structuration du Comité Départemental


Le premier acte qui a été posé par l’Assemblée Générale des parties prenantes aux Assises Nationales dans le Département de Kaolack est la mise en place d’un Comité d’initiative qui a dépéri au profit du Comité Départemental Piloté par un bureau exécutif. Ensuite, le Comité Départemental s’est structuré en 9 (neuf) Commissions thématiques et 03 (trois) Commissions transversales.
LES COMMISIONS THEMATIQUES MISES EN PLACE

1. Jeunesse, sport, emploi, insertion socio professionnelles

2. Monde rural et secteur primaire

3. La dimension Genre

4. Infrastructures, Transport Tourisme

5. Santé et affaires sociales

6. Environnement, cadre de vie et Hydraulique

7. Ethique et morale

8. Education formation et culture

9. Commerce

10. Industrie/Artisanat

LES COMMISSIONS TRANSVERSALES MISES EN PLACE

11. Communication

12. Finances et organisation

13. Scientifique

    1. APPROCHE METHODOLOGIQUE


La commission scientifique A proposé une approche méthodologique qui,  en s’appuyant sur les termes de référence a permis d’orienter de façon objective la réalisation des consultations citoyennes dans le respect des principes mettant en avant le caractère inclusif et la participation.

Les commissions ont facilité le processus de participation afin que la réflexion constructive soit bien organisée pour une riche contribution de toutes les couches de la population.
Les différentes séquences du processus
Le processus comprend trois phases essentielles :


  • Une phase préparatoire :

Elle a permis aux commissions thématiques de faire l’état des lieux du département de Kaolack en faisant une recherche documentaire et en procédant à des interviews de personnes ressources.

Une étape difficile car elle devait mettre a contribution les services de l’administration pour la mise à disposition des données de base. Certaines réticences manifestes ne nous ont pas facilité la tâche.

Le document faisant l’état des lieux a été amélioré au cours des ateliers populaires de partage organisés au cours de la mise en place officielle du comité départemental de pilotage.

La qualité de la participation est illustrée par la richesse du document final qui a été produit à la suite de ces ateliers.

  • Une phase opérationnelle :

Elle a consisté à réaliser sur le terrain le diagnostic et la validation des résultats. Cette phase importante a permis de faire les consultations citoyennes au niveau de 7 (huit) Communauté rurale sur 9 (neuf) (sauf Ndiaffatte et Ndiébel) et au niveau de 3 (trois) Commune sur 4 (quatre) (sauf Kahone).

Le diagnostic a été déroulé suivant la méthode SEPO (succès, échecs, potentialités, obstacles) qui est un outil adapté, facile à utiliser dans le cadre d’une approche participative.

Au niveau des Communautés Rurales et des communes de Gandiaye et Ndofane une approche globale a été utilisée en permettant aux populations de choisir elles mêmes les thèmes de discussion qui leur paraissent prioritaires pour en faire le diagnostic. Alors que pour la commune de Kaolack les commissions ont ciblé des thèmes pour faire le diagnostic avec les principaux acteurs concernés.

  • Une phase de clôture :

Elle sera l’occasion de partager largement les résultats des consultations citoyennes et de clôturer officiellement les Assises dans le Département.

  1. LE CALENDRIER DU PROGRAMME DES CONSULTATIONS REALISEES




Dates de réalisation

Lieux

Thèmes

Facilitateurs

27/10/08

Centre APROFES

Dimension genre

Mamadou Diaw, Commission Genre : FAFS, COSEF, APROFES, APFC

28/10/08

Centre APROFES

Environnement, cadre de vie et hydraulique

Commission Environnement : CODECA, DJCG, Comité de Salubrité

29/10/08

Centre APROFES

Education formation culture

Bacary Sarr, Commission Education : Syndicat enseignant, APE, Collectif des AE, OP, Alphabétisation, MELS, Ecole Franco Arabe

30/10/08

Centre APROFES

Infrastructures Transport tourisme

Amadou Sow, Com. Transport Infrastructure : Gare routière, Nioro Dakar Urbaine : Vélo-taxi

05/11/08

Latmingué

Agriculture

Elevage

Santé

Education

Mamadou Diaw Ousseynou Ndiaye

Karim Ndao

01/11/08

Thiaré

Agriculture

Elevage

Santé

Education

Mamadou Diaw, Karim Ndao, Birane Diaw, Ousseynou Ndiaye

09/11/08

Ndiédieng

Agriculture

Elevage

Santé

Education

Organisation des producteurs

Mamadou Diaw, Mody Koné, Karim ndao

02/11/08

Gandiaye

7 thèmes

Mamadou Diaw, Ndèye Diagne,




Thiomby

Agriculture

Elevage

Santé

Education

Mamadou Diaw, Jean Basséne,

Cheikh T. Cissoko

02/11/08

Keur Baka Ndoffane

7 thèmes

Jean Bassène

06/11/08

Keur Socè

Agriculture

Elevage

Santé

Education

Mamadou Diaw, Mme sarr, Bacary Sarr, Mody Koné

02/11/08

Dya

Agriculture

Elevage

Santé

Education

Mandou Ndiaye, Mapathé Bâ

03/11/08

Abattoirs Ndangane

Bas Léona




Mme Sarr, Bakary Sarr, Khalifa Wade, Amady T. Fall,


  1. LA SYNTHESE DES RESULTATS



LE SECTEUR DE L’AGRICULTURE


  1. ETAT DES LIEUX



L’agriculture est caractérisée dans le Département de Kaolack par son mode d’exploitation extensif et la faiblesse des capacités techniques, matérielles et financières des producteurs ainsi que la pauvreté des sols (70% de sols pauvres contre 17% de sols bons et 3% de sols moyens). Elle est aussi caractérisée par le désengagement de l’Etat qui a rendu encore plus difficiles les conditions de travail et d’existence des producteurs :


  • Au plan du conseil agricole et du renforcement des aptitudes techniques des producteurs

  • Au plan de l’approvisionnement en facteurs de productions (semences, engrais, produits phytosanitaires…)

  • Au plan de l’organisation de la commercialisation de la production agricole


Plusieurs spéculations sont exploitées par les producteurs dans le Département de Kaolack: l’arachide, le mil, le maïs, le sorgho, le riz, le niébé, le fonio, le sésame, le manioc et des espèces maraîchères. Cette situation illustre une volonté de diversification qui n’entame cependant pas la prédominance de l’arachide comme étant la principale culture de rente au niveau des exploitations agricoles.
Estimation de la production agricole 2008/2009


Spéculations

Arachide

Total céréales

Superficie 2008

32 231

46 297

Rendement 2008

0.264




Production. 2008

8541

14 614

Superficie 2009

40 289

56 803

Rendement 2009

1tonne




Production. 2009

40 289

50 711

*source DRDR
L’analyse des statistiques de productions pour l’année 2008 montre que :


  • Pour l’arachide il y’a une production 5.4 fois supérieur à celle de la campagne 2007/2008; a tendance est la même pour les céréales.

Toutefois, il est important de souligner que la campagne 2008 n’est pas une année de référence car elle est marquée par une production faible.


  • On constate aussi que les surfaces emblavées ont fortement progressé : 80% pour le Niébé ; 50% pour le maïs ; 25% pour l’arachide ; 20% pour le mil et 15% pour le sorgho.

Pour une population de 420 453 habitants la production céréalière attendue est de 50 711 Tonnes pour la campagne 2008/2009; ce qui représente un ratio de 120 Kg par habitant. Sur une base de 200 kg par an et par habitant, les besoins se chiffrent à 84 090 tonnes d’où un déficit vivrier de l’ordre de 33 379 Tonnes pour le Département de Kaolack et de 79 Kg par habitant.

Mais au-delà de toutes les considérations que peuvent soulever l’analyse de ces données, ce qui est évident c’est la place importante de la culture de l’arachide dans l’exploitation agricole et dans l’économie locale et nationale, malgré les tentatives d’introduction et de diffusion d’espèces concurrentes comme le sésame, et malgré les difficultés rencontrées par cette filière depuis la réforme.
L’IMPORTANCE DE LA FILIERE ARACHIDE
L’Arachide occupe une partie importante de la population active au Sénégal et joue un rôle central dans l’économie nationale.
Les efforts des pouvoirs publics et des partenaires au développement ont, pendant des décennies, été concentrés sur l’arachide qui dispose d’un capital de recherche et d’expériences sans commune mesure avec les autres cultures qu’on rencontre au Sénégal.
L’essor de l’arachide qui fortement contribué à la dégradation des sols a quand même permis au monde paysan de connaître des mutations importantes dans le sens de l’amélioration du niveau de vie en milieu rural et a pendant longtemps assuré la stabilité économique des ménages paysans.
La relance de la filière arachide, qui n’a cessé de se détériorer depuis la Nouvelle politique Agricole des Années 80, est donc devenue un enjeu économique de premier ordre et tous les producteurs se sentent concernées à cause de l’importance d’un tel produit qui est définitivement entré dans notre culture (elle est la principale source de protéines pour les populations et de fourrage pour le bétail). Elle mérite un soutien approprié pour que cette filière redevienne capable de générer suffisamment de revenus et des emplois afin de contribuer efficacement à lutter contre la pauvreté des populations.
La relance de la filière arachide par le Gouvernement du Sénégal s’est traduite entre autres par le désengagement de l’Etat qui a eu pour conséquences la suppression de la SONAGRAINES qui assurait l’approvisionnement des producteurs et la collecte primaire de la production arachidière. Elle a aussi eu pour conséquence la privatisation de la SONACOS dans des conditions qui ne satisfont pas les producteurs qui participent au capital seulement à hauteur de 5%.


  1. LES EFFETS DE LA REFORME SUR LA FILIERE ARACHIDE


La filière arachidière est devenue profondément désorganisée. La situation ne s’améliore pas et la crainte est grande en ce qui concerne l’avenir de l’arachide.

Les producteurs d‘arachide n’étaient pas préparés à cette éventualité qui devait les amener à jouer un rôle central au niveau de plusieurs segments de la filière, particulièrement au niveau de la commercialisation.
Pour être efficace et donner des résultats à la hauteur des attentes, la politique de relance devait être accompagnée de mesures de nature à améliorer les capacités organisationnelles et institutionnelles, ainsi que les capacités financières des Organisations de producteurs d’arachide

Cette situation affecte le monde rural et entraîne des répercussions néfastes au niveau national et au niveau local, si on sait la place importante de l’arachide aussi bien sur le plan économique que sur le plan socio culturel.
Les producteurs qui font partie des couches les plus vulnérables ne bénéficient pas des avantages du nouveau système de collecte quel que soit leur niveau d’organisation.
Les Organisations Paysannes n’ont aucune influence sur la filière car elles n’ont pas d’autonomie de décision sur elle. Elles n’ont pas aussi l’autonomie financière qui leurs confèrerait, dans un environnement libéral, une capacité de négociation et qui leur permettrait de faire des choix qui vont dans le sens des intérêts des producteurs d’arachide.
La mise en œuvre de cette nouvelle politique a généré d’autres problèmes qui exacerbent les difficultés des paysans dans le segment de la commercialisation et ceci à plusieurs niveaux :


  1. Au niveau de la préparation de la campagne de commercialisation

  2. Au niveau de l’organisation de la campagne de collecte

  3. Au niveau du transport de l’arachide collectée

  4. Au niveau de la réception des produits




  1. LES CONTRAINTES GENERALES NOTEES AU NIVEAU DU SECTEUR DE L’AGRICULTURE


L’agriculture doit jouer un rôle de premier plan dans la lutte pour la sécurité alimentaire et donc dans le combat contre la pauvreté extrême en générant des revenus et des emplois en milieu rural et en jouant son rôle d’entrainement de tous les autres secteurs de l’économie.
Mais de façon générale, le secteur de l’agriculture est caractérisé par des contraintes importantes parmi lesquelles on peut citer :


  1. Dégradation de l’environnement climatique et des sols
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