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JOURNAL DE BORD




103. MAROC 2016


Au Maroc du dimanche 8 au samedi 28 mai 2016

 

Mon quatorzième voyage au Maroc ! Cela fait trois ans que je ne me suis pas rendu dans ce pays que j’aime beaucoup, si proche et si loin, si jeune et si vieux et, surtout, si beau et dépaysant.

Cette fois je dois absolument m’y rendre pour signer des papiers suite au récent décès de mon père qui résidait en partie à Marrakech et y a une maison. Mon frère et mes deux sœurs sont déjà sur place.

Je profite de cette obligation, qui ne devrait me prendre qu’une ou deux journées, pour rester quelques temps au Maroc et affiner ma connaissance de ce pays. Au programme cette fois : petit séjour à Marrakech chez ma sœur Claudine, puis visite de Rabat et Salé, de Casablanca, d’El Jadida, passage par Essaouira, puis retour à Marrakech et balades dans le Haut-Atlas. Si je connais bien la région de Marrakech et d’Essaouira, cela fait plus de 20 ans que ne suis allé à Rabat, Casablanca et El Jadida, ce sera donc pour moi une redécouverte totale.

Bien que devenant de plus en plus touristique (hausse des prix donc), le Maroc reste un pays financièrement accessible : j’y ai réservé pour 16 jours, par Autoescape, une petite voiture climatisée pour 20 € par jour, assurance complète incluse et kilométrage illimité ; quant aux vols, j’ai obtenu un aller-retour Marseille-Marrakech pour 192 € ! Le seul problème est qu’au retour, Ryanair n’accepte qu’un bagage à main de 10 kg.

Et il faut moins de trois heures de vol pour rejoindre cette ville mythique…
Renseignements sur le Maroc : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maroc



Dimanche 8 : Rentré depuis neuf jours à peine d’Afghanistan, neuf jours que je n’ai pas vu passer, et je repars…

Dès 20H je quitte mon appartement, qui n’a pas beaucoup le temps de s’habituer à moi. Métro pour la gare Saint-Charles et bus pour l’aéroport de Marseille Provence, où je suis avant 21H.

L’enregistrement sur le vol de La RAM (Royal Air Maroc) est hyper-rapide, d’autant plus que je l’ai déjà préparé sur Internet ce matin. J’ai une valise/sac à dos de taille cabine (pour le retour par Ryanair) et elle est loin d’être pleine (8 kg seulement). J’avais laissé la dernière fois chez Claudine des vêtements, affaires de toilette, bouquins etc…

Beaucoup d'avance. En attendant le départ, diner chez Burger King. Sommeil, mais je ne dois pas m'endormir...

Peu de monde en salle d’attente, nous sommes tout au plus une trentaine de personnes à embarquer dans le Boeing 737-800, j’aurai au moins de la place pour m’étendre et dormir.

Désenchantement : l’avion arrive de Lyon et est déjà presque plein ! J’arriverai toutefois à dormir une bonne heure près de mon hublot.

Nous décollons avec peu de retard, à 23H05. Un repas est servi, médiocre (j’ai bien fait de diner avant). Le trajet est court, 2H50, et nous atterrissons à Marrakech en retard, à 0H55 (décalage horaire de -1H). Température annoncée : 16°.

Passage assez rapide à l’immigration et récupération de mon sac. A la sortie du bâtiment m’attend Taoufik, le chauffeur de taxi favori de ma sœur. Il me conduit chez elle en moins de 20 minutes, connaissant la route par cœur.

Le gardien m’ouvre la porte et je rejoins silencieusement « ma » chambre, à l’étage. Je me sens bien dans cette chambre aux couleurs vertes. A 2H je suis couché…


Lundi 9 : Excellente nuit. Réveillé vers 8H30 par des chants d’oiseaux (ils ne manquent pas ici). Un peu de rangement avant de descendre à 9H pour prendre mon petit-déjeuner. Surprise ! Je ne suis pas seul avec ma sœur et mon beau-frère, ils ont sept autres invités. J’aurais dû m’en douter, ma sœur, contrairement à moi, ne pouvant vivre qu’en groupe et aimant recevoir (et bien recevoir).

Enorme petit-déjeuner, c’est l’habitude ici. Puis je passe le reste de la matinée d’abord dans un cabinet juridique pour signer des procurations puis à la banque de mon père, tout un tas de formalités à faire.

Il ne fait pas très beau, ciel gris et quelques gouttes de pluie.

Déjeuner tardif et copieux (épaule d’agneau) préparé par deux cuisinières au service de la maison. Puis, avec Claudine, je vais à la maison de mon père, de l’autre côté de la rue. Nostalgie.

Soirée à essayer de me connecter à Internet. En vain… La Wifi ne prend en compte ni mon ordinateur ni mon téléphone et c’est la m….. Multiples manipulations durant plusieurs heures mais je ne m’y connais pas. J’accède toutefois à mes courriels et Facebook à partir de la tablette de ma sœur qui, elle, est connectée. Ce n’est vraiment pas pratique.

Diner tardif durant lequel je fais attention (on peut vite grossir ici), et au lit…


Chez Claudine, Marrakech

Mardi 10 : A mon réveil, vers 7H, le ciel est toujours bien gris. Mon ordinateur, qui a tourné toute la nuit, ne s’est toujours pas connecté (et je n’y arriverai pas de toute la journée).

Après le petit-déjeuner, je me rends de nouveau avec Claudine à la maison de mon père. Je la connais assez peu et c’est l’occasion de la visiter. Que c’est beau ! Je ne m’en étais jamais rendu compte ! J’éprouve un certain malaise lorsque je pense au temps et à l’énergie dépensée par papa pour imaginer et faire construire une telle maison. Le résultat est superbe, meublé et décoré avec goût, à la marocaine. Mais ce projet grandiose a aussi gâché une bonne partie de sa retraite : il en a si peu profité et aurait pu faire tant de belles choses à la place (des voyages par exemple). Mais c’était son rêve, il en faut, et il l’a réalisé. Papa, où que tu sois, je te dis : bravo !

Chez mon père la Wifi marche à la perfection, je peux ainsi relever mon courrier et y répondre, mais je ne m’attarde pas, question de batterie..

Déjeuner tardif chez ma sœur. L’après-midi passe très vite, beaucoup de temps sur mon ordinateur à préparer un rapport. Dehors il pleut ! Je n’ai pas encore profité de la piscine.

Diner vers 21H30, bon poulet au citron, et coucher deux heures plus tard.


Chez Claudine, Marrakech Ultime séjour de papa à Marrakech, avec Claudine (mai 2015)

Mercredi 11 : Nuit un peu agitée. Le ciel est toujours gris, avec des petits bouts de bleu.

Dans la matinée je commence à préparer mon séjour à Rabat, la capitale, puis retourne chez mon père profiter de la Wifi et notamment réserver un hôtel pour deux nuits.

Les hôtels à Rabat sont chers, je trouve une affaire (du moins je crois) à 72 € la nuit en plein centre, avec parking gratuit et petit-déjeuner, pas trop loin des différents sites à visiter.

Fabuleux couscous à midi. Ne manquent que quelques danseuses à demi-dénudées pour se croire dans un conte des mille et une nuits (mes compagnes d’Afghanistan auraient pu faire l’affaire, surtout pour la danse du ventre !).

Je ferais bien une sieste, mais pas le temps. Pourtant, aujourd’hui, je me sens las, fatigué, sans entrain. Dire que je devrais être au Népal !

Après-midi enfin ensoleillé mais venté. Vers 17H, Claudine m’accompagne en ville, à Guéliz, où je récupère le véhicule que j’ai loué par Autoescape. C’est une agence Dollar et ma voiture est une petite Hyundai i10, 4 portes, boîte manuelle. Elle est propre mais gris sombre et la climatisation n’est pas performante (alors qu’il ne fait pas très chaud). A peine 34 200 kms environ, mise en service mi-2015, c’est correct. J’aime bien les petites voitures, maniables, sobres en général et roulant facilement sur les pistes (ce qui est plus ou moins interdit par le loueur, mais je sais bien qu’au Maroc c’est bien difficile à respecter).

Ma sœur m’a attendu et je la suis pour retourner chez elle, je me perds facilement à Marrakech. De retour vers 18H30.

Soirée entre amis et je me couche encore trop tard, épuisé.


Ma Hyundai de location Vers Sidi-Bou-Othmane

Jeudi 12 : Réveil vers 7H, ciel gris. Je n’ai absolument pas entendu partir tout le monde vers 5H du matin. Ils rentrent par avion à Marseille. Ne reste que moi et un couple qui, lui, va partir passer quelques jours à Essaouira.

J’ai préparé mon sac hier soir, je prends mon petit-déjeuner et m’en vais un peu avant 8H, direction nord-est. Claudine m’avait expliqué comment sortir de Marrakech, c’est bon. Je ne désire pas prendre l’autoroute, préférant les petites routes de campagnes.

Je bifurque donc à Sidi-Bou-Othmane et traverse une belle plaine agricole, de la terre ocre rouge s’étendant à perte de vue. J’y croise un drôle d’attelage, un grand cheval et un petit âne côte à côte tirant une carriole.

Puis, au nord d’El-Kalaâ-des-Sraghna, une grosse bourgade de 80 000 habitants à 85 km de Marrakech, c’est un plateau désertique : caillasses, quelques petits herbages et troupeaux de moutons gardés par des vieillard(e)s.

Traversée d’El Borouj, où je demande ma route ; je le ferai plusieurs fois dans la journée, beaucoup de panneaux étant en arabe (une langue que je maitrise aussi bien que le chinois).

Continuation jusqu’à Khouribga, ville de 250 000 habitants au milieu d’une région de gisements de phosphates. Le plateau s’appelle d’ailleurs le « plateau des phosphates ». Il est 12H30, je n’ai pas du tout faim et résiste pour ne pas aller au McDo devant lequel je passe. Quelques éclaircies dans un ciel changeant.

Nouvelle zone agricole. Je bifurque vers le nord-ouest après Souk-el-Arba. Des enfants sortent de l’école et rentrent à la maison. Route très tortueuse sans aucune circulation au milieu de vallons, belle région. Traversée de Sidi-Bettache puis de Sidi-Yahya-des-Zaër. Quelques gouttes de pluie. Me voici à l’entrée de Rabat…


Une 2 chevaux marocaine, vers Sidi-Bou-Othmane Vers Sidi-Bettache
Rabat est une ville étendue et assez aérée, au bord de l’Atlantique. Bien que capitale, ce n’est que la seconde ville du Maroc, avec plus de 2 millions d’habitants. Il reste encore une grande partie des murailles et la nécropole du Chellah datant de l’an 144.

Je trouve assez facilement mon hôtel, le Bélère, y arrivant vers 17H20. Parking gardé dans la rue. Ma chambre n’est pas très grande, assez bien équipée (niveau 2 étoiles et non 3 comme annoncé) et calme. Et, enfin, j’y ai une bonne Wifi !

Je ressors peu après, histoire de me dégourdir les jambes après ces 405 km et 9 heures de route.

Me voilà à la mosquée As-Sounna, jolie, de style marocain, récente me semble-t-il. Le palais royal est à proximité, mais il me faut marcher 20 minutes en longeant la muraille pour trouver la bonne entrée. Passeport laissé à l’entrée de cet immense ensemble : un parc, une mosquée (Ahi Fès), de nombreux bâtiments de bureaux et d’habitation, une école, une université et, enfin, le vaste palais qui ne se visite pas, habitation principale de sa majesté le roi Mohammed VI, dit M6. Il n’est pas là en ce moment, en visite officielle en Chine. En tout cas, beaucoup de gardes en blanc devant les immenses portes d’entrée.

Retour vers l’hôtel, j’ai faim, je prends une assiette de frites et un panini merguez délicieux. Puis, dans ma chambre, soirée sur mon ordinateur afin de rattraper le retard accumulé ces derniers jours. Je me couche encore tard, vers minuit.


Muraille et minaret de la mosquée As-Sounna, Rabat Palais royal, Rabat

Vendredi 13 : Excellente nuit, il est presque 8H lorsque je me réveille, c’est dire si j’étais fatigué ! Vendredi 13, jour de mes 61 ans, petit vieux déjà, alors que je me sens si jeune dans ma tête. Vendredi 13, jour de chance aussi, ce sera-t-il le cas ? Que puis-je encore attendre de la vie ? Sans famille, elle n’est rien. Et je dois dire que, maman et papa partis, refoulé par la majeure partie de ma famille, j’ai hâte de rejoindre le ciel. J’ai bien vécu, je n’ai pas trop à me plaindre. Oh, Paradis, si tu pouvais m’ouvrir tes portes (vous avez bien compris que je ne parlais pas de Vanessa…) !

Ciel bien bleu, enfin. Petit-déjeuner tout à fait correct, en buffet, puis départ en visite un peu tard, vers 9H. A pied… J’ai déjà visité Rabat en 1995 mais m’apercevrai durant la journée que je ne me rappelle plus de grand-chose (alors que cette ville est tout simplement sublime !)

Je me rends d’abord au musée archéologique, à une vingtaine de minutes. D’après mon Petit Futé, c’est le plus beau et le plus riche du Maroc. Malheureusement il est fermé pour rénovation (ça commence bien !).

Puisque je parle du Petit Futé : j’ai acheté ce guide car il venait juste de sortir (mai 2016) alors que le Guide du Routard, que j’utilise d’habitude au Maroc, datait presque d’un an. Et j’ai mal fait, en tout cas pour la partie Rabat/Salé, car il manque notamment de plans suffisamment lisibles. Heureusement, j’avais fait des photocopies de plans d’un Guide du Routard plus ancien.


Minaret, à El-Kalaâ-des-Sraghna Au Chellah, Rabat Minaret de la mosquée As-Sounna, Rabat
De là, je rejoins le Chellah, un peu à l’écart de la ville, en traversant le quartier des ministères et des ambassades. Le site de Sala (Chellah), un véritable château-fort, est la première implantation du coin, au IIème siècle avant JC, sans doute une escale maritime des Phéniciens entre Lixius (Larache) et Mogador (Essaouira). Les remparts datent de l’an 144. Une certaine allure, ce fort ! Mais, le soleil étant derrière, mes photos sont surexposées.

A l’intérieur, on travaille dur pour préparer un festival musical qui se déroulera dans une semaine. Belles ruines d’une nécropole du XIIIème siècle sur lesquelles nichent des dizaines de cigognes, restes d’un bassin d’ablution, d’un hammam, d’une madrasa, d’une mosquée. Un marabout et un beau minaret comme je les aime sont toujours en bon état. Tout cela dans un grand parc enserré dans les remparts. Plusieurs classes d’écoliers bruyants, en visite, donnent vie à ce lieu ce matin. Ca me fait penser à « L’école est finie-ie… » (de Chellah, justement…)


Au Chellah, Rabat Au Chellah, Rabat


Du Chellah je remonte vers le nord-est de Rabat et prends, pour 0,50 €, le tramway pour Salé, ville qui s’étend de l’autre côté de l’oued Bouregreg. Rabat a deux lignes de tramway, construites en 2010 par la société française Alstom, qui rejoignent toute les deux Salé. Les rames, sont superbes et celle que j’emprunte est conduite par une femme. Car Rabat est une ville qui change, moderne tout en sachant préserver son histoire et ses monuments ; une ville agréable, aérée, avec plusieurs parcs fleuris et arborés ; de plus construite dans un site exceptionnel. Que d’atouts ! Le Maroc évolue, c’est bien. Modernité et traditions. Je ne reconnais plus cette ville !

Sentiment de liberté, à Rabat et à Salé : une bonne moitié des femmes ne portent pas de foulard sur la tête, cheveux au vent (oui, il y a un petit vent aujourd’hui), quelques jeunes (assez peu je dois le dire) sont en short (moi je n’ai pas osé).

Je suis intrigué aussi par le nombre de chats que je vois partout, c’est impressionnant. Par contre, pas de chiens, animal impur pour les musulmans.
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