Centre rhone –alpes d’ingenerie sociale solidaire & territoriale








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Gerard CLEMENT Page DU 21 AU 29 JUIN 2017 17844.doc17/01/2018


CENTRE RHONE –ALPES D’INGENERIE SOCIALE SOLIDAIRE & TERRITORIALE



REVUE DE PRESSE

DU 21 AU 29 JUIN 2017



  • Laurent Wauquiez à bout de souffle

  • François de Rugy élu président de l'Assemblée nationale

  • Travail : en marche pour quelle réforme ?

  • Quand les startups réinventent les relations de travail - retour sur une matinée au NUMA

  • DROIT DU TRAVAIL Non, il n’est pas difficile de licencier en France

  • Réforme du code du travail : ce qu’en pensent les syndicats

  • Non, le PS n'est pas (encore) tout à fait mort...

  • Fonctionnaires en CDD

  • La politique éducative vue par le nouveau ministre, Jean-Michel Blanquer

  • Comment les baby-boomers sont devenus les piliers du vote Macron

  • Macron et l’international: le sens d’une victoire

  • Législatives second tour. Et après ?

  • PAROLES DE FRANÇAIS : EN MARCHE, SANS OUBLIER PERSONNE ?

  • PS ET LR : DES ÉTIQUETTES POLITIQUES DÉVITALISÉES

  • Le départ des trois poids lourds MoDem, le signal d'une crise politique inédite

  • Macron: «Merci Hollande, mais…»

  • Jean-Claude Mailly : « La concertation sur la réforme du code du travail va dans le bon sens »

Laurent Wauquiez à bout de souffle

 Par Denis Lafay  |  27/06/2017, 8:55  |  1247  mots

L'enquête qu'Acteurs de l'économie - La Tribune publie le 28 juin révèle une région Auvergne-Rhône-Alpes à terre depuis que Laurent Wauquiez en a pris les rênes il y a 18 mois. Ses procédés managériaux, organisationnels et sociaux, son exercice de l'autorité et de la gouvernance, son positionnement idéologique sont vitupérés. Et même frappés d'obsolescence à l'aune du bouleversement méthodologique et politique que promet la transformation démocratique initiée par le Président Macron et relayée au sein du gouvernement et de l'Assemblée nationale. A seulement 42 ans, le brillant "possible" futur président des Républicains est-il dépassé ? Disqualifié ?

Au boulot, maintenant. Oui, passées les festivités, le triomphe électoral d'Emmanuel Macron à la présidentielle puis de La République en marche aux législatives à la fois manifeste et soulève une espérance, qui dicte dans les mêmes proportions un impérieux devoir de faire. Non seulement de faire, mais de faire autrement. Et c'est dans la substance de cet adverbe que se concentre celle de l'aggiornamento annoncé, de la transformation promise.

Car c'est bien à la capacité de matérialiser et de prolonger dans les actes législatifs et exécutifs l'intuition qui féconda la naissance d'En marche !, qu'est conditionné le devenir de cette douce révolution. Or, parmi les nombreux facteurs qui prévalurent, deux émergent particulièrement : celui d'une manière singulière, en l'occurrence bienveillante, enthousiaste, innovante, en apparence authentique, de penser un programme politique et une campagne électorale ; celui, surtout, d'une correspondance singulière entre d'une part l'exercice démocratique propre à la constitution et à l'organisation du mouvement - tout du story telling n'est pas "que" image -, d'autre part l'exigence d'une démocratie renouvelée telle qu'une grande partie des votants l'a exprimée et surtout que les mutations sociologiques de la société française la façonnent.

Désacralisation de la fonction politique

A l'égard des nouveaux élus de la démocratie représentative, cette citoyenneté en (r)éveil semble prête à comprendre beaucoup, à accepter beaucoup, à pardonner beaucoup. A condition qu'elle saisisse en eux une volonté sincère et honnête, un engagement de considération et de respect, une probité intellectuelle et morale, une humilité et même une humanité qu'elle pense dissouts depuis des décennies dans l'arrogance, l'impunité, l'inaccessibilité, l'instrumentalisation.

Emmanuel Macron a repéré, conceptualisé puis victorieusement exploité la pression populaire en faveur de la désacralisation de la fonction politique. L'exigence d'une équité entre citoyens et élus, l'aspiration à une interpénétration de ces deux composantes de la démocratie atteignent un degré inédit ; à ce titre, le profil des candidats LREM à la députation sélectionnés par la commission d'investiture - pilotée par un Jean-Paul Delevoye incarnant les propriétés humaines, morales et intellectuelles réclamées par l'électorat -, mais aussi le casting de l'exécutif gouvernemental - en dépit des vicissitudes de François Bayrou, Marielle de Sarnez, Sylvie Goulard et Richard Ferrand promptement jugulées - et même le style de communication employé favorisent leur exaucement.

Responsabilité considérable

Son histoire politique, philosophique et culturelle, sa réalité géographique, économique et sociale ne confèreront jamais à la France d'épouser les coutumes politiques régulièrement plébiscitées des pays d'Europe du nord, et d'ailleurs rien n'indique que ce modèle de démocratie soit approprié aux particularismes de l'Hexagone ; en revanche, cette démythification de la "chose politique" est irréversiblement... en marche, et commande à son architecte Emmanuel Macron et à ses artisans ministres et parlementaires une responsabilité considérable : celle sinon de réussir, au moins de ne pas échouer.

Car toute perception, dans la conscience citoyenne, que l'espérance aura pu résulter d'une manipulation, d'une duperie ou d'un artifice marketing prophétiserait un chaos démocratique aux inestimables dégâts.

Malaise profond

Besoin de sincérité, de considération, de respect, de probité intellectuelle, de conscience morale, d'humilité, d'humanité... faisant face à la réalité de l'arrogance, de l'impunité, de l'inaccessibilité, de l'instrumentalisation : c'est la mise en perspective de cet écart d'appréciation qui synthétise l'enquête conduite au sein de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et que publie le 28 juin Acteurs de l'économie - La Tribune.

Recueillies à l'extérieur - cénacles décisionnels politiques, économiques, entrepreneuriaux, syndicaux - et à l'intérieur - représentants du personnel, "simples" salariés, élus de tous bords, et même membres de l'exécutif - de la collectivité administrée par Laurent Wauquiez depuis dix-huit mois, les démonstrations d'un malaise profond préfigurateur d'un climat de rupture s'accumulent.

Otage

Certes, l'homme fort du Puy-en-Velay peut revendiquer un indéniable succès : celui d'avoir engagé l'assainissement des finances de l'institution, jusqu'à dépasser sur 2016 et 2017 le seuil cumulé de 150 millions d'euros de réduction des coûts de fonctionnement. Mais à quel prix ? Déficit organisationnel et climat social empoisonné, dialogue social inexistant et méthodes managériales anathématisées, pratiques "clientélistes" et arbitrages budgétaires idéologiques : ce coût est renchéri par le double sentiment que l'institution ne poursuit pas de "vision" et est otage des ambitions politiques nationales de son président. Lesquelles font désormais l'objet d'un rejet viscéral à l'aune du durcissement voire de la "radicalisation" des doctrines qu'il distille dans le sillage de l'implosion puis de la recomposition du parti Les Républicains dont il brigue le leadership.

Contrat

Plus encore que celui de la présidentielle, le scrutin législatif a mis en exergue l'évolution de la relation que citoyens et élus sont exhortés à établir, ou plus exactement que les premiers imposent aux seconds. Et cela vaut aussi dans les collectivités, puisque les aspirations citoyennes et professionnelles se confondent dans la conscience de chaque fonctionnaire ou contractuel travaillant pour l'élu. Cette relation, ensemencée dans une profonde mutation des rapports de force et des contributions au débat public, est celle d'un contrat. Un contrat "équilibré », un contrat qui désagrège le lien séculaire de quasi subordination, de quasi sacralité à l'élu, un contrat qui confère à l'accomplissement de moyens exigeants - en matière d'intégrité comportementale - une importance au moins aussi grande qu'à celui de résultats dont il est acquis qu'il émane d'un contexte multifactoriel de moins en moins contrôlable. Et l'assimilation de ce nouveau paradigme s'annonce d'autant plus naturelle dans le nouvel hémicyclique que ce dernier est composé d'une proportion élevée de parlementaires issus de la société civile et donc éduqués dans cette culture respectueuse et coopérative des "comptes à rendre."

"Citoyen normal"

Ce constat non seulement incarne l'impressionnante "lame de fond" du double scrutin électoral et peut-être même - il est bien trop tôt pour l'affirmer - un moment majeur de l'histoire politique et démocratique française, mais aussi indique que l'exercice de l'autorité autoritariste et infatuée, l'exercice de la hiérarchie verticale et déresponsabilisante, et donc l'exercice traditionnel de la responsabilité politique marginalisent et même disqualifient leurs exécutants.

S'il veut durer et surtout réussir aux commandes du nouvel ensemble régional Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez doit entendre cette métamorphose systémique, il doit entendre la détresse d'un corps social hier enclin à accomplir son projet aujourd'hui meurtri et en colère, il doit entendre son propre exécutif partager le mécontentement, il doit entendre le besoin, désormais irrépressible, d'exemplarité. Laquelle est, d'abord, "de comportement." Plus que tout autre, il manque à Laurent Wauquiez d'avoir connu une trajectoire de "citoyen normal", et notamment oeuvré en entreprise. Il y aurait découvert que de la "qualité" du fonctionnement humain et managérial, et en premier lieu de l'humanité qui l'irrigue, dépend la "possibilité" de faire (faire) beaucoup... ou peu. Entendre tout cela, entendre l'urgence de faire autrement, le peut-il ? Et surtout le veut-il ?
François de Rugy élu président de l'Assemblée nationale

 Posté le 27 juin 2017 16:58

François de Rugy vient d'être élu président de l'Assemblée nationale. Découvrez le profil du nouveau président de l'Assemblée nationale. 

Largement élu. Le député REM François de Rugy, a été désigné par ses pairs au poste de treizième président de l'Assemblée nationale de la Ve République au Palais Bourbon avec 353 voix, ce mardi. 

L'ex-écologiste passé à la République en marche (REM) était face à quatre autres prétendants au perchoir, Jean-Charles Taugourdeau (LR) a récolté 94 voix et Laure de La Raudière (LR, groupe des "constructifs") 34 voix, a annoncé peu avant 17H00 à la tribune de l'Assemblée le doyen d'âge, Bernard Brochand (LR), qui présidait la séance. Les députés ont salué l'élection de M. de Rugy par une longue standing ovation.

La nouvelle législature avait été lancée mardi à la mi-journée à l'Assemblée. 

Le doyen des députés, Bernard Brochand (LR), 79 ans, a donné le coup d'envoi de cette XVe législature, devant une Assemblée profondément renouvelée: 424 élus sur 577 n'ont jamais été députés. C'est également lui qui a proclamé les résultats.

Député depuis 2007 de Loire-Atlantique, M. de Rugy, 43 ans, a donc, comme prévu, emporté le scrutin. Lors d'une longue réunion à huis clos du groupe REM, qui détient la majorité absolue, il a en effet été élu candidat pour le "perchoir" dès le premier tour, avec 153 voix, contre 59 pour Sophie Errante, 54 pour Brigitte Bourguignon - deux ex-socialistes - et 32 pour l'ex-UDI Philippe Folliot. Parti le premier en campagne, l'ancien candidat à la primaire PS élargie a mis en avant son expérience d'ancien coprésident des élus écologistes et vice-président de l'Assemblée. Il a promis une chambre "plus démocratique, plus efficace et plus moderne". 

Conférences de territoires, statut de l'élu, travail constructif… Il entend prôner une Assemblée nationale "plus démocratique, plus efficace et plus moderne", comme il l’a dit dans un message diffusé lundi, à la veille du choix des parlementaires. 

 Ce mardi, François de Rugy avait été choisi pour être le candidat de la République en marche pour le "perchoir". Pour cette séance inaugurale, les parlementaires étaient assis dans l'hémicycle par ordre alphabétique. Certains députés de La France insoumise, dont leur chef de file Jean-Luc Mélenchon, ou François Ruffin, ne portent pas de cravate contrairement à l'usage, tandis que le député de Polynésie Moetai Brotherson a mis veste et cravate par-dessus son costume traditionnel lavalava. 

Entouré du bureau d'âge, composé des six plus jeunes députés, dont le benjamin de 23 ans Ludovic Pajot (FN), M. Brochand a lancé le vote à bulletin secret dans une urne à la tribune. Après avoir voté, la présidente du FN et élue du Pas-de-Calais Marine Le Pen a serré la main de M. Mélenchon, à quelques rangs de son siège. 

Le "perchoir" et tous les autres postes à responsabilité de REM à l'Assemblée seront remis en jeu à mi-mandat, dans deux ans et demi.

Plusieurs voix ont regretté que le "perchoir" n'échoie pas à une femme, ce qui aurait été une première. Les groupes LFI, socialiste rebaptisé "Nouvelle Gauche" et les "constructifs" de droite ont donc présenté les candidatures respectivement de Caroline Fiat, Laurence Dumont et Laure de La Raudière. En outre, Jean-Charles Taugourdeau (LR) est sur les rangs.  

Au menu du reste de la semaine, la répartition des postes à la questure, les vice-présidences et huit présidences de commission attisent les convoitises.

Édouard Philippe fera mardi prochain sa déclaration de politique générale, suivie d'un vote de confiance qui pourrait réveiller des divergences dans quelques groupes. M. Macron pourrait précéder le Premier ministre, avec une intervention dès lundi devant l'Assemblée et le Sénat réunis en Congrès au château de Versailles. "Il faut" qu'il "s'exprime assez vite", selon le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.
Travail : en marche pour quelle réforme ?

par Jean-Louis Dayan - 26 Juin 2017

Entre le flou prudent du programme présenté début juin aux partenaires sociaux et les pistes explosives « fuitées » peu après dans Libération, il était difficile de savoir jusqu'où le gouvernement Philippe voulait aller dans sa réforme du marché du travail. Tel qu'intercepté cette fois par Le Monde, le projet de loi d'habilitation présenté demain en conseil des ministres devrait exclure les chiffons rouges, mais pas les sujets qui fâchent. A la veille du débat parlementaire, c'est moins cependant le contenu circonstancié de la réforme qui importe ici que sa logique et ses intentions.

« Libérer l'énergie des entreprises et des actifs tout en donnant de nouveaux moyens concrets à chacun de trouver sa place sur le marché du travail et de construire son parcours professionnel : telle est la transformation sociale profonde dont notre pays a besoin. » Difficile de s'opposer farouchement à une telle ambition, héritée en droite ligne de la « flexisécurité ».

La réforme du droit du travail sera son premier acte, qui devrait occuper l'été : nouvelle articulation des négociations d'entreprise et de branche, simplification du dialogue social, sécurisation des relations de travail. Suivraient à l'automne la sécurisation des parcours professionnels (apprentissage, assurance chômage, formation professionnelle) et en 2018 la réforme des retraites.

Calendrier mis à part, le programme n'entre guère plus dans le détail ; il pose pourtant déjà nombre de questions. D'abord celle du diagnostic. En l'état, le droit du travail briderait les énergies, des travailleurs comme des employeurs. L'objection n'est pas nouvelle et n'a pas attendu la Loi El Khomri pour nourrir d'âpres débats. Toujours est-il que le nouvel exécutif la reprend pleinement à son compte, et avec elle le diagnostic de l'économie orthodoxe selon lequel chômage et croissance atone sont d'abord affaire de rigidités sur le marché du travail. Il s'y attaque sur trois fronts : production des normes, représentation du personnel, licenciement, sans exclure chaque fois d'aller loin dans la dérégulation. Menées à des rythmes et degrés divers par nombre de nos partenaires, trente années de réformes « structurelles » de cet acabit se sont parfois accompagnées d'un recul du chômage, mais souvent aussi (« en même temps » diraient d'aucuns) de la stagnation des salaires et de la montée de la précarité, du sous-emploi, des inégalités et de la pauvreté. C'est donc aller vite en besogne que reprendre tel quel ce programme pour la France sans se soucier plus que ça de ses effets collatéraux.

Il y a plus. Tenu au nom du parler-vrai, le discours gouvernemental comporte d'inquiétants raccourcis, pour ne pas dire de faux-semblants. Déroger par accord d'entreprise aussi bien à la loi qu'aux accords de branche libérerait de nouvelles capacités d'adaptation, au plus près du terrain. Soit. Mais ce qui a soulevé des foules contre la loi El Khomri n'est pas l'idée, somme toute de bon sens, de la diversification des normes ; c'est la menace, fut-elle en partie fantasmée, de leur recul généralisé. Encouragée depuis les lois Auroux de 1982, la négociation d'entreprise n'a suscité de remous que dans sa visée dérogatoire, chaque fois qu'il s'est agi d'autoriser des normes locales moins favorables aux salariés que la loi ou l'accord de branche. Là est la question : un pays d'ancienne industrialisation doit-il forcément en rabattre sur ses acquis sociaux pour retrouver la voie de la prospérité dans une économie mondiale en mutation profonde ? N'en déplaise à la France Insoumise, la réponse n'est pas simple ; mieux vaudrait cependant poser ouvertement la question que vanter candidement les vertus de « l'agilité » en éludant ses risques.

Justement, objectera-t-on. La réforme jouera sur les deux tableaux, en échangeant dérégulations contre nouvelles sécurités. Sauf qu'on ne sait plus très bien non plus ce que « sécurité » veut dire. Quand le gouvernement entend « sécuriser les relations de travail », il ne parle pas de la sécurité de l'emploi, mais de son contraire. Ce sont les employeurs qu'il veut protéger des risques du licenciement (par exemple en « barémisant » les dommages, intérêts prud'homaux) ou des lourdeurs de la représentation du personnel, vus comme autant de freins à l'embauche.

Restons honnêtes. Dans un second temps, il prévoit aussi, pour sécuriser les parcours professionnels, de développer l'apprentissage, d'étendre l'assurance chômage aux démissionnaires et aux indépendants et de former massivement les jeunes et les salariés menacés. Autant de contreparties tangibles au recul des normes et des procédures, dessinant les contours d'un nouveau compromis social. Le propre d'un bon compromis étant d'être équilibré, que penser de celui qui s'ébauche ? Les avancées promises sont-elles à la hauteur des reculs annoncés ? La « libération des énergies » tiendra-t-elle ses promesses ? Pourra-t-elle à elle seule non seulement réduire le chômage, mais créer en nombre des emplois de qualité (rémunération, perspectives, participation, qualité de vie au travail...) ? La réforme en gestation est encore loin d'offrir ne serait-ce que l'ébauche d'un régime de sécurité professionnelle qui fasse pendant à l'emploi salarié durable, lequel reste pour beaucoup la norme du travail décent.

Pas seulement faute de nouvelles garanties, forcément longues et complexes à construire. Faute aussi de choix assumés. La sécurité des parcours sera-t-elle la seule affaire de l'Etat, garant de droits individuels financés par l'impôt, comme semblent l'annoncer les réformes à venir de l'assurance chômage et de la formation professionnelle ? Quelle place sera laissée aux assurances sociales, assises sur la cotisation et la gestion paritaire ? Comment sera garantie la capacité d'agir des personnes sur le marché du travail (revenu de remplacement, formation, mobilité, initiative, représentation, négociation...) ? Si « statut de l'actif » il y a, tiendra-t-il lieu de protection sociale a minima pour des travailleurs ubérisés, ou d'un véritable régime universel de liberté professionnelle ?

Beaucoup de questions pour un seul quinquennat, c'est vrai. Mais qu'y aurait-il à perdre à les poser ?
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