Le droit des uns peut avoir comme seule limite celle d'autrui. C'est uniquement pour protéger un droit primordial, qu'un droit moins important peut être limité








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date de publication08.10.2017
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Bonjour,
Le droit des uns peut avoir comme seule limite celle d'autrui. C'est uniquement pour protéger un droit primordial, qu'un droit moins important peut être limité.

C'est un principe bien connu et pourtant loin d'être toujours appliqué dans la loi humaine. Il ne l'est plus du tout quand il s'agit du rapport avec d'autres espèces.
La loi comme le langage sont impuissants à définir autre chose que le qui et le quoi. Entre les personnes (sous-entendues humaines seulement) et les choses, il existe un vide linguistique et juridique. Seul l'article L 214 du code rural évoque la notion d'"être sensible". Rien dans le code civil ou pénal. Par défaut d'avoir l'accès dans notre société au statut d'"autrui", les non humains sont relégués au rang de marchandise exploitable, sans autre considération que ce qu'ils peuvent apporter à notre seule espèce. Il y a donc une urgence à repenser les bases de la réflexion : c'est à dire donner un statut différent d'une chose aux êtres sensibles ; un statut encore différent aux être ayant un comportement propre, c'est à dire aux personnes ; encore un autre statut aux être responsables (humains majeurs uniquement).
Seul la mise à mort et les actes de cruauté commis "inutilement" par un humain sur un animal non humain est interdit. L'article 521-1 du code pénal commence par : "Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende…". L'article reste flou sur ce qui est "grave". En pratique, la notion d'utilité est souvent mise en avant. Il ne faut pas inutilement causer des tords à des animaux non humains. L'"utilité" avancée sert d'excuse à faire primer l'intérêt le plus dérisoire d'un humain sur celui même vital d'un animal non humain. L'article 521-1 ne fait pas explicitement référence à cette notion d'utilité. Pourtant elle est sous-entendue. De plus cette notion doit être prise en compte. Il s'agit toujours de comparer les intérêts des uns à ceux des autres. Lequel est supérieur et doit donc primer sur l'autre ?

Premièrement cette loi à des exemptions injustifiables. J'y reviendrai infra.

Deuxièmement elle est loin d'être appliquée.

Tuer, maltraiter, mutiler, entasser, gaver... des animaux d'élevage, c'est "exercer des sévices graves ou" "commettre un acte de cruauté envers un animal (...) tenu en captivité". La loi l'interdit donc. Pourtant, noyer dans la consommation quotidienne de viande, le commun des humains ne réalise pas ou ne veut pas voir que c'est maltraiter et tuer des êtres sensibles, pour le seul plaisir de manger leur cadavre. La viande n'est pas nécessaire pour vivre en bonne santé, bien au contraire. Les populations et personnalités végétariennes en sont la preuve bien vivante.

La fourrure questionne beaucoup plus.

Par contre l'exploitation des animaux non-humains dans les cirques est rarement questionnée. Les cirques ne peuvent assurer des conditions d'existence décentes à des animaux transporter à longueur d'année dans des cages minuscules. Il n'y a pourtant aucun besoin supérieur qui primerait sur le droit des animaux de ne pas être maltraité. Le loisir ou le profit qu'en tire certains ne saurait justifier la maltraitance.

Sans faire le tour exhaustif de l'exploitation d'autres animaux par les humains, il faut bien évoquer "l'expérimentation animale". Le mythe de l'utilité est probablement le mieux enraciné ici. La question est souvent posée comme le choix entre la vie d'un animal non humain et celle d'un enfant humain. Cette question pourrait se poser pour les xénogreffes mais certainement pas pour l'expérimentation. Il n'y a aucune utilité pour la santé ou la science. Seul le profit des laboratoires et de leurs fournisseurs en bénéficie. Uns expérience sur une espèce permet de savoir uniquement la réaction de cette espèce. L'expérience tirée n'est pas transposable à notre espèce. Les exemples de divergences de réactions entre espèces sont nombreux. Une aspirine peut tuer un chat tandis que l'arsenic laisse indifférent la plupart des singes. Il serait temps de tirer les conclusions de catastrophes comme celle de la thalidomide. L'expérimentation sur d'autres espèces n'apporte rien à la santé de la notre. Il existe des méthodes réellement scientifiques, comme la culture de cellules ou de peau, la simulation par ordinateur, etc. Souvent l'expérimentation animale sert de prétexte à la commercialisation de cosmétiques. Des millions d'animaux non humains sont sacrifiés, pour inonder le marché de substances cancérigènes ou autrement toxiques, sous prétexte qu'une autre espèce n'a pas eu de réaction allergique. L'expérimentation animale n'a aucune utilité, même futile, à l'humanité. Au contraire c'est un danger pour notre espèce payer par la souffrance et la mort de millions d'animaux non-humains.

L'article 521-1 est donc loin d'être appliqué, même en limitant sa portée à ce qui n'est pas nécessaire à notre espèce. Il vise en fait les animaux de compagnie et non tout "animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité".

De plus, il existe des dérogations pour la corrida et les combats de coqs. Cette fois c'est au nom de la tradition. Une tradition est simplement une pratique ancienne qui se transmet à l'identique sur une longue période. De telles pratiques sont les plus enclines à être arriérées puisqu'elles refusent tout progrès et toute remise en cause. Même s'il existait une valeur soutenable de la tradition ou encore une forme d'art ou culture dans de tels spectacles sanguinaires, ce ne devrait pas primer sur le droit d'êtres sensibles de ne pas êtres torturés et tués. L'intérêt que peuvent tirer quelques humains d'un tel spectacle est bien dérisoire comparé à l'intérêt vital des animaux torturés.
Comme les humains sont aussi des animaux, j'ai bien envie de dire que la loi intra-humaine doit aussi être révisée pour réelle peser les intérêts des uns et des autres. Comme les humains, surtout majeurs, possèdent le libre arbitre et la responsabilité qui va avec, il s'agit souvent de peser les libertés. L'ordre public ou moral ne peut justifier une loi liberticide. Ils ne sont pas en eux-mêmes des justifications. Ils doivent préalablement prouver dans chaque cas, en quoi ils protègent une liberté prioritaire.

De même la question d'exploitation concerne aussi les humains. Certes à un niveau différent. Pourtant les humains sont parfois exploités par d'autres.

Sans nier que notre espèce a des particularités qui la distingue des autres espèces, elle reste un animal parmi d'autres. S'intéresser à la condition animale c'est entre autres s'intéresser à la condition humaine. Certaines questions sont propres à notre espèce. Elles devraient donc s'ajouter et non s'opposer aux préoccupations sur la condition animale.
Cris (crisyaves@yahoo.fr)

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