Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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André Durand présente
Daniel Pennacchioni

dit
Daniel PENNAC
(France)
(1944-)

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ‘’Le dictateur et le hamac’’).

Bonne lecture !

Originaire de La Colle-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes, le dernier de quatre garçons, Daniel Pennacchioni est né à Casablanca, au Maroc, le 1er décembre 1944, lors d’une escale de son père, un Corse polytechnicien devenu militaire par goût du voyage. Il passa son enfance en Afrique (Djibouti, Éthiopie, Algérie, Afrique équatoriale) et en Indochine, au gré des garnisons car le père se déplaçait constamment, entraînant sa famille avec lui. Il y eut ainsi une quarantaine de déménagements ! De sa naissance, Pennac dira : « Je suis né où m’a mère a pu. »

Il acquit très tôt le goût de la littérature, à laquelle sa famille faisait une grande place : sa mère était une lectrice autodidacte, son père, militaire atypique, était un passionné de poésie qui citait Mallarmé, qui lui donnait l’image idéalisée du lecteur : « Quand je rentrais chez moi, je retrouvais la tentation d’aller lire avec mes frères, dans le halo de lumière autour de mon père qui fumait la pipe. Nous lisions sous la fumée qui stagnait. Mon père paraissait vraiment heureux quand il lisait. Il y a une physiologie du lecteur, liée au repos du corps, à une sensation de confort. Pour moi, la lecture est liée au fauteuil, à la pipe, au silence. »

Pourtant, les premiers pas de lecteur de Pennac furent lents et laborieux. La légende veut qu’il ait mis un an à apprendre la lettre « A » ! Son père ne s’en alarma pas outre mesure, aimant dire à la blague que son fils posséderait l’alphabet en vingt-six ans ! Cette façon de voir les choses et de dédramatiser cet aspect de l’apprentissage marqua sûrement Pennac, qui allait écrire des années plus tard un essai portant sur la lecture.

Le jeune lecteur fut durablement marqué par deux œuvres qui le passionnèrent ; en fait, par deux personnages de bandes dessinées : Little Nemo (dans ‘’Little Nemo in Slumberland’’, œuvre maîtresse de Winsor McCay qui fut publiée de 1905 à 1913, Nemo étant un petit garçon qui rêve à de fabuleuses aventures, et qui se réveille chaque matin en bas de son lit) et Tintin (le grand voyageur créé par le Belge Hergé et dont les aventures le firent rêver).

De retour en France, à l’âge de neuf ans, le jeune Pennacchioni n’avait pas la tête aux études. Il fut, selon ses dires, un cancre qui, victime d'une dysorthographie enfantine, se retrouva dans les classes d’élèves sans avenir, persuadés qu’ils n'auraient jamais le baccalauréat : « J’étais un mauvais élève. Il n’y a pas de mauvais élève heureux. Les cancres sont tristes, ils se bagarrent, ils chahutent, ils compensent, ils mentent. J’ai fait tout ça. Parce que je souhaitais échapper à une réalité invivable, je rêvais. Le rêve couché par écrit, ça devient du récit. » - «J'ai été un très très mauvais élève et je me souviens de cette douleur de l'adolescence, moment le plus pénible de notre vie que pour rien au monde je ne voudrais revivre...» Il garde de l’école un mauvais souvenir : « Pendant six ans j’ai été pensionnaire à une époque où on rentrait chez soi une fois par trimestre. » Mais l’internat lui donna le sens de la collectivité, la perception du groupe, qui imprègnent son oeuvre.

Aimant la lecture, il souffrait de ne pouvoir lire à son aise : « C’était l’époque où la lecture était interdite en dehors des heures prévues à l’étude. Par exemple, on n’avait pas le droit de lire dans le dortoir. Je lisais en cachette. Dickens, Tchekhov, Stevenson, tous les écrivains britanniques, tous les écrivains russes... C’était la littérature clandestine, la meilleure qui soit. C’était la base de ma culture. Et j’étais un mauvais élève. » On sait qu’il lut aussi “La saga de Gösta Berling” de Selma Lagerlof, “Guerre et paix” de Tolstoï, les oeuvres de Dostoïevski, Lermontov, Dickens, Thomas Hardy et Shakespeare (« Je relis sans arrêt ses pièces. J’adore absolument. Je le vénère, parce qu’il est d’une simplicité incroyable. Il ne dit jamais de bêtises. [...] Dans n’importe quelle scène de n’importe quelle tragédie de Shakespeare, vous avez toujours une ou deux répliques qui vous disent très exactement ce qui s’est passé dans votre tête à un moment donné de la semaine précédente. Ce gars-là a tout inventé. C’est un scanner de l’humanité. »)

En troisième, par une chance inouïe, il eut un professeur de français qui lui redonna confiance en ses moyens. Comme, s’il était un cancre, il aimait cependant écrire, il le dispensa des dissertations traditionnelles, pour lui demander plutôt d’écrire un chapitre de quelques pages par semaine de ce qui pourrait éventuellement devenir un petit roman. Ce professeur sut faire ainsi éclore son talent, enclencha une pratique et une passion pour l’écriture qui n’allaient plus cesser.

Aussi persista-t-il dans ses études et réussit-il à passer son baccalauréat. Puis il fit des études de lettres à Nice et à Aix et obtint, en 1965, une maîtrise en lettres. En 1964, il avait écrit un premier roman intitulé ‘’Sans savoir où j’allais’’, qui, selon lui, ne valait pas grand-chose et qui fut refusé par les éditeurs (expérience personnelle dont il se souvint en rédigeant ‘’La petite marchande de prose’’). Et il en écrivit d’autres qu’il n’a jamais publiés, qu’il a même détruits, tant il les trouvait mauvais.

Il fit alors son service militaire au cours duquel, pour pouvoir lire à son aise, il adopta cette stratégie : «J’étais systématiquement volontaire pour la "corvée de chiottes" : il suffisait de passer la serpillière pendant un quart d’heure, puis de condamner la pièce pour pouvoir lire deux ou trois heures. Je suis d’une génération pour laquelle la lecture représentait un acte de résistance. »

En 1970, petit paradoxe, le cancre devint professeur de français, et un professeur passionné, émerveillé par les enfants, qui aimait ses élèves et souhaitait leur réussite. Il trouve que l'école, c'est la réalité, tout simplement, et qu’il n'est pas difficile d’enseigner lorsqu'on a compris que, quels qu'ils soient, les enfants demandent de l'affection, de l'autorité, de la régularité et de la réciprocité dans les exigences. Son expérience d’enfant pétrifié par l’école lui permettant de bien comprendre les élèves moins doués, il se découvrit des talents de pédagogue : « De ma scolarité j’avais gardé des souvenirs épouvantables. C’est atroce, la vie d’un mauvais élève : quelle douleur ! Il se trouve qu’un quart d’heure après être entré dans ma première classe j’ai aimé le métier. J’ai préféré les enfants. » Comme il commença à enseigner, à Soissons, à des élèves dont certains étaient sous surveillance judiciaire, il préconisa des méthodes d’apprentissage qui tranchaient avec les idées dominantes et qu’ils apprécièrent. Sa façon de faire était quelquefois surprenante, comme le laisse entendre cette anecdote relatée à l’émission ‘’Apostrophes’’ du 9 février 1990. Alors qu’il enseignait à son groupe d’élèves, il fut alerté par des bruits terribles provenant d’une autre classe. Un élève colérique y cassait tout, avait fait fuir son professeur, et rien ne semblait vouloir l’arrêter. Pennac entra alors dans la classe et se mit, lui aussi, à démolir le mobilier. Surpris, l’élève se figea et demanda : « Mais qu’est-ce que vous faites? » Le professeur Pennacchioni lui répondit : « Je fais comme toi. Je communique ! » L’élève fondit alors en larmes. Cela allait lui inspirer le début de son roman ‘’La petite marchande de prose’’, où un écrivain frustré vient saccager le bureau du bouc émissaire Benjamin Malaussène.

Puis il fut nommé à Paris. Il vint habiter Belleville, quartier situé au carrefour des Xe, XIe, XIXe et XXe arrondissements, quartier populaire, vivant, qui ne dort jamais, même en plein mois d'août, remarquable par la grande mixité de sa population car y vivent des Arméniens, des Grecs, des Juifs allemands ayant fui le nazisme, des Africains, des Chinois, des Maghrébins, quartier que Pennac aime parce que la parole y circule, qu’y subsiste une atmosphère conviviale et villageoise, malgré les sombres menées des promoteurs immobiliers et les destructions, quartier qui allait devenir le décor de plusieurs de ses romans et auquel il allait consacrer un chant d’infinie sympathie. Il y vécut dans d'anciennes chambres de bonne reconverties en appartement avec vue imprenable sur les toits de Paris.

Écrivant toujours, il changea de registre et publia :

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Le service militaire au service de qui?

(1973)
Essai

La caserne, par laquelle devait obligatoirement passer les jeunes Français de l’époque, est, pour Daniel Pennac, «un lieu tribal, primitif », où l’on entend exalter trois grands mythes : « Le premier est celui de l’égalité sous les drapeaux, qui est faux parce que s’il y a un lieu où les gens prennent conscience de leur appartenance de classe, c’est bien la caserne. Le deuxième mythe est celui de la maturité, alors que la caserne est un lieu de régression au stade pré-infantile [...]. Et le troisième est le mythe de la virilité, alors que c’est simplement un sexisme imbécile où la femme est divinisée si c’est la mère ou la sœur, ou réduite à une pure fonction sexuelle si c’est la fille que l’on voit dans la rue en passant. »

Commentaire
Pour ce pamphlet, Daniel Pennacchioni passa son patronyme à l’apocope et prit le pseudonyme de Pennac pour ne pas «gêner son père» qui était militaire (mais que tout le monde appelait « Pennac »). Mais, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le livre n’était pas un règlement de comptes avec lui car ils s’entendaient à merveille.

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Ayant rencontré Tudor Eliad Tudor, « un juif roumain qui avait quitté la Roumanie de Ceaucescu dans des conditions extravagantes et arriva en Israël au moment de la guerre du Kippour, où on l’enrôla immédiatement pour tirer sur les Arabes d’en face ». Avec lui, il écrivit deux romans de politique-fiction burlesques :

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Les enfants de Yalta

(1976)
Roman

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Père Noël

(1978)
Roman

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Pennac jugea plus tard ces oeuvres ainsi : « En France, c’était l’époque de l’exploitation maximale du sens. Il fallait montrer qu’on était monté dans le bon train historique au bon moment. Finalement, j’en ai eu assez de donner des preuves. »

En 1978, neuf ans après son arrivée dans la capitale française, désespérant de Belleville (il se désolait de voir son quartier d’adoption se détériorer lentement, et assista impuissant au massacre architectural de la place des Fêtes) et de la France (il ne supportait pas les leçons d’économie télévisées que servait à la population française, soir après soir, le premier ministre Raymond Barre durant cette période marquant la fin du giscardisme), il en avait asez. Or sa première femme, Irène, ayant décroché un contrat de professeur pendant deux ans à l'université de Fortaleza, capitale du Ceara, dans le Nordeste brésilien, une région aride et pauvre, le couple, qui ne connaissait strictement rien de ce pays, de son peuple, de sa langue et de sa culture, vit là d’excellentes raisons de s’y rendre. Il démissionna de son poste de maître auxiliaire. Ils s’installèrent à Maraponga, faubourg de Fortaleza. Tandis qu’Irène enseignait, il ne fit rien : «Je passais le plus clair de mon temps entre ciel et terre, suspendu dans mon hamac, à imaginer des romans que je n'écrivais pas. Le hamac a dû être inventé par un sage contre la tentation de devenir... Il vous inspire tous les projets imaginables et vous dispense d'en accomplir aucun. Pour le reste, je regardais autour de moi.» Car il avait eu le coup de foudre pour ce pays.

À son retour en France, il reprit son métier d’enseignant. Mais ce séjour de deux années au Brésil allait être un déclencheur formidable pour le futur écrivain à succès qui prit alors la décision d’écrire des romans où il privilégierait le plaisir du récit par rapport à la volonté de donner des sens cachés et enrobés.

Fasciné par le monde de l’enfance, il décida de commencer par des romans pour la jeunesse :

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Cabo-Caboche

(1982)
Roman pour la jeunesse
Cabo est un chien bâtard qui n’est pas beau mais qui est courageux et se bagarre pour vivre. Il s’échappe d’une décharge et est ramassé par la fourrière. Il est alors adopté par une jeune fille dont les parents sont méchants et qui, bientôt, ne s’occupe plus de lui. Ces traumatismes le laissent en proie à des cauchemars récurrents. Alors il s’enfuit à nouveau, s’échappe dans Paris pour essayer de trouver une nouvelle maîtresse, une vraie, qui l'aimerait pour de bon. Dans sa quête, il rencontre d’autres animaux. Mais il se demande qui pourra bien s’occuper de lui. Pomme lui plaît beaucoup, avec son grand rire, ses cheveux comme un soleil... Hélas, elle est tellement capricieuse ! Une vraie caboche, cette Pomme ! Mais il parvient à l’apprivoiser, au point de lui devenir indispensable. Il sait se faire entendre et finalement forcer les sympathies et dresser toute la famille.
Commentaire
Le livre est émouvant et surtout inattendu par le renversement des points de vue. Le ton, tout à fait nouveau, est à la fois accessible et soutenu. La lecture de ce livre est très conseillée pour des enfants de huit à dix ans.

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L’oeil du loup

(1983)
Roman pour la jeunesse
Dans un zoo, un petit garçon et un vieux loup borgne se fixent du regard, parviennent à se transmettre mutuellement leur histoire personnelle. Dans l’oeil du Loup-bleu défilent la vie sauvage en Alaska, la fuite permanente de la horde devant les êtres humains qui menacent l’espèce, la mort de la Grand-Mère du Maladroit, la mort du Père, la capture, le massacre à l'hélicoptère, l’enfermement. Dans l'œil de l'enfant passent l'Afrique, l'incendie, le dromadaire, le guépard, l'esclavage sous un homme personnifiant les Marchands puis sous un autre personnifiant les Propriétaires. Le petit Africain, qui a parcouru toute l'Afrique pour survivre, possède un don précieux : celui de conter des histoires qui font de lui un centre d’intérêt pour les adultes qu’il est amené à rencontrer au cours de ses pérégrinations dans le désert africain, qu’il fait rire et rêver. Et cela lui permet de trouver une certaine sérénité. Le petit garçon et le vieux loup apprennent ainsi à se découvrir et à devenir amis.
Commentaire
C’est une belle histoire d'amitié. La connivence qui s’instaure progressivement entre le loup et le jeune garçon rappelle le célèbre passage du “Petit prince” où celui-ci fait la connaissance du renard. Mais la violence humaine se trouve un peu partout dans le conte, omniprésente dans l'histoire de Loup-bleu, présente au début et à la fin du récit africain.

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Alors qu’il se trouvait à Brasilia et qu’il bouquinait, Pennac mit la main sur un vieux livre de la Série noire de Gallimard. Il découvrit ainsi le genre policier, aima en particulier les oeuvres de Chandler, Chester Himes, Jerome Charyn, et décida d’y tenter sa chance. Cependant, son premier essai fut jeté à la poubelle.

Puis il lut l’essai de René Girard, “Le bouc émissaire” (1982) et créa un héros très attachant, Benjamin Malaussène, dont l’humanité, l’empathie font un bouc émissaire professionnel, un écran entre la mauvaise conscience collective et la réalité (Malaussène est un nom du Sud de la France mais peut ici être considéré comme venant de l'expression «Tu me fais mal au sein», prononcée avec l'accent du Midi et qui signifie : «Je subis sans que cela paraisse») ; il lui donna une famille tissée serré et extravagante, entourée d’autres personnages hors du commun ; enfin, il le plaça au centre d’intrigues rocambolesques :

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