1ere partie : les transformations économiques et sociales France en France depuis 1945








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La France depuis 1945
1ere partie : les transformations économiques et sociales France en France depuis 1945

  1. La France entre dans la modernité




    1. des bouleversements sociaux majeurs : de la France au village à la Wylie à la France urbaine (tout ceci a été expliqué grâce au texte du Monde de 1968)

  • Wylie, Village du Vaucluse : la France, endormie, figée en 1950 (voir ma fiche sur le site). Grands changements après.

  • entre 1954 et 1975, la pop des villes de plus de 5000 hts : + 13 millions de personnes : d’où construction de logements : 300,000/an jusqu’en 1965 et 400, 000 après 1965 !, soit près de 9 millions entre 1945 et 1975 (moitié des logements sont neufs)

  • mobilité : entre 1954 et 1962, 12 millions de Français déménagent de commune ! + immigration (4,1% de la pop en 1954, 6% en 1975)

  • C’est l’essor de la banlieue et du zonage




    1. Evolution de la structure sociale : une société de salariés

  • en 1945, 6 millions d’agriculteurs, plus que 1,7 en 1982 (30% de la pop active : rurale en 1945, 7 sur 100 en 1982), et moins de 2/300 000 aujourd’hui

  • stabilité ouvrière, mais mutation du travail : l’usine fordiste et le fait que 70% des emplois ouvriers créés sont des emplois d’OS.

  • croissance très forte des employés et tertiaire salarié : 16 sur 100 travailleurs en 1950, 33 en fin de période, lus croissance de l’encadrement de 3 à 8% des actifs.

  • Croissance spectaculaire des fonctionnaires (+2,7/an contre 0,5 pour l’ensemble de la pop active)

  • Ccl : une société de salariés (30% des revenus du foyer= salaires en 1960, plus de 50% dans les années 1970, plus les revenus de transferts liés au salaire, passant de 11 à 30% : je rappelle que la France a un système de protection social initoalement « bismarckien »)




    1. La société de consommation

- doublement du revenu sur la période des trente glorieuses

  • les mutations de la maison : nouveaux managements (avant, cf. Doisneau, le cœur de la maison = salle à manger + chambre à coucher conjugale, mais peu de salle de bains, etc.) ; avec les années 1960 : dev des pièces d’hygiène (WC intérieurs, SdB) ; dev de l’autonomie ; le living-room (salle de séjour), en anglais in ze text, remplace la salle à manger (l’espace du manger est relégué dans un coin ou à la cuisine) : c’est le lieu de la télé ! le bricolage et le jardinage se dev (58% des foyers disposent d’un jardin)

  • structures de consommation nouvelles : moins pour la nourriture, mais plus pour la maison (respectivement de 34 à 21% entre 1959et 83, et de 12 à 16% + 10% pour la période d’équipements du logement). Un signe : la voiture : 5 millions en 1960, 15 m en 1975.

  • les loisirs se développement : en 1964, 20 millions de Français partent en vacances une fois au moins ; ils sont 30 millions en 1983.

  1. Le rôle de l’Etat (je développerai ce point à l’oral dans ma présentation globale)

    1. l’Etat aménageur et organisateur

  • le plan ardente obligation (Massé) : la victoire des modernisateurs au service de l’Etat

  • la DATAR

  • l’Etat finance les HLM et créé les ZUP (1958)




    1. l’Etat-providence




    1. l’offre de services publics




  1. la rupture culturelle et générationnelle n’a pas été sans mal : génération 68 ?




    1. Les femmes : entre émancipation et réaction conservatrice (voir fiche sur le site, trop détaillée cependant pour vous : à parcourir)

-la constitution de 1946 : des droits égaux

- mais droit à la contraception : 167 (loi Neuwirth) seulement et avortement, 1975 !


    1. les « jeunes », une catégorie nouvelle qui a toujours vécu dans la société de consommation : jean’s et yé-yés…




    1. 68 : la crise morale des deux France-s


2e partie : l’évolution politique en France depuis 1945
A. la IVe République.
1. Quelle Constitution pour quelle République ?
La Constitution et les droits : La Constitution de 1946 est l’une des plus généreuses qui soient en termes de droits et de libertés. Après les horreurs de la guerre, les atrocités nazies, inspirée par le programme de la Résistance, la Constitution cherche à donner le maximum de droit et de libertés aux citoyens, et à les protéger : en d’autres termes, d’accomplir véritablement les droits de l’homme et du citoyen. La Liberté et les droits sont au centre du régime. Mais, elle va plus loin : la misère, la pauvreté ne sont plus supportables, et sont causes du succès des totalitarismes. La Constitution proclame donc, en son préambule, l’octroi d’une très large gamme de droits sociaux, afin que chacun puisse vivre une existence digne, et à l’abri du besoin et de la misère : droit à un logement décent, droit à la sécurité sociale, droit au travail (attention : droit et non pas obligation : il ne s’agit pas d’obliger les entreprises à embaucher de manière autoritaire), etc. Elle parle en outre d’une extension de ces droits, comme des « principes particulièrement nécessaires à notre temps » et en fait des « principes fondamentaux des lois de la République ».

Dans l’esprit de la Constitution, la IVe République met en place de nombreuses institutions sociales (la Sécu, par ex.), et plus généralement l’Etat-Providence ; elle étend également les droits sociaux (troisième semaine de congés payés, etc.). L’Etat joue un rôle fort dans la vie économique, pour essayer de maintenir le plein-emploi.

La Constitution et l’organisation des pouvoirs publics : la Constitution est le fruit d’un compromis entre la SFIO, le PCF et le MRP, la droite, compromise par Vichy étant alors disqualifiée. Ces trois partis se méfient de tout pouvoir personnel fort, et souhaite un régime où le Parlement ait le rôle principal. Ce qui fut fait : l’Assemblée Nationale est l’institution centrale du régime. Toutefois, étant donné les dysfonctionnements de la IIIe République et de son déficit de leadership, le Président du Conseil (= Premier ministre) est doté de pouvoirs relativement importants. Cependant, il est soumis à l’Assemblée : avant d’être investi, il doit recevoir d’elle un vote de confiance ; elle peut également voter des motions de défiance ou de censure, qui font tomber le gouvernement.
2. Un régime politiquement instable.
La vie politique repose essentiellement sur le jeu des partis, qui s’unissent, se coalisent, se désunissent pour former le gouvernement : les élections se faisant selon le principe de la représentation proportionnelle, nul parti n’obtient jamais la majorité ; ce qui explique l’extrême instabilité gouvernementale du régime, en raison du pouvoir de l’Assemblée : si un parti change d’avis sur le gouvernement et entre dans l’opposition, celui-ci risque d’être renversé…

En outre, dès 1946 (discours de Bayeux), De Gaulle fait savoir son hostilité farouche au régime, qui ligote l’exécutif. Son parti, le RPF, remporte d’importants succès aux élections locales (40% des votes dans les villes de plus de 9000 hts en 1947). En 1947, le jeu de la Guerre Froide et les grandes grèves ouvrières, conduisent le gouvernement à exclure le PCF de ses rangs ; désormais, ce parti est dans l’opposition, mais il pèse 25% des suffrages nationaux ! En d’autres termes, les partis qui soutiennent le régime sont à peine majoritaires dans le pays, et le sont de moins en moins, les opposants au régime devenant de plus en plus forts.

Le régime repose donc sur les jeux, nécessairement instables, des alliances entre MRP, SFIO, radicaux et partis de droite républicaine. (on parle alors de « troisième force », qui officiellement prend fin en 1951 – ce qui n’en rend le régime que plus instable au niveau des gouvernements)

(je vous épargne le détail des péripéties politiques, inutile en terminale : retenez cependant le nom de Pierre Mendès France, grande figure de gauche, président du conseil en 1954, qui a tenté de renforcer l’exécutif, fut très populaire, a réglé la question de l’Indochine, mais est tombé pour d’obscures querelles de partis. Mendès a bénéficié d’une évolution institutionnelle depuis 1951 : la loi sur les apparentements, qui introduit une dose de majoritaire dans un scrutin jusque là strictement proportionnel, en permettant à des listes de passer des accords majoritaires avant les élections, qui leur permettront de remporter la totalité des sièges de la circonscription en cas de majorité à plus de 50%)

Notez cependant que l’instabilité gouvernementale et les discussions d’arrière-cuisines de la IVe, si elles sont une réalité, ne sont cependant (avec le recul historique, pas pour les contemporains) que superficielles : le personnel ministériel est souvent le même (on prend les mêmes, quel que soit le gouvernement. Exemple, le célèbre Antoine Pinay, au centre-droit ou Henri Queuille à gauche) et surtout le personnel de la haute fonction publique – ce qui assure une véritable continuité de l’Etat, notamment en ce qui concerne la politique de modernisation du pays menée par la IVe, et cela malgré les oppositions (comme le mouvement Poujade, du nom d’un papetier de Saint-Céré, se voulant le défenseur des « petits » - c’est-à-dire des artisans, petits patrons, commerçants, contre les « gros » en 1956)
3. Un régime malade de la question coloniale
La IVe engage le mouvement de décolonisation. En particulier de l’Indochine (1954) au prix d’une guerre terrible. Deux ans plus tard, c’est au tour du Maroc et de la Tunisie, mais cela se fait relativement en douceur. (voir cours sur décolonisation, plus tard)

Le problème vient de l’Algérie, qui constitue alors trois départements. Une partie des Musulmans (terme administratif) souhaitent l’indépendance dès la fin des années 1940 (le FLN, par exemple), même si au départ, la majorité souhaite plutôt davantage d’autonomie et de droit ; d’un autre côté, une partie des « colons » est mécontente de l’extension des droits accordée aux Musulmans en 1947. Une partie de ces deux mouvements se radicalise (formation du côté des « colons » de l’OAS) ; des campagnes d’attentats se multiplient, qui deviennent une véritable guerre civile. Le régime de la IVe n’arrive pas à rétablir le calme : elle hésite sur la conduite à tenir, et oscille entre répression du mouvement indépendantiste et conciliation. L’opinion publique en métropole souhaite de plus en plus la paix. La situation devient en Algérie même devient dramatique. Une partie des généraux ralliés à l’OAS en mai 1958 sont sur le point de tenter un coup d’Etat (et de lâcher des paras sur Paris !). La République semble menacée, le régime ne sait que faire, le Président de la République se tourne alors vers le seul homme qui semble en mesure de rétablir la situation : De Gaulle. Quasiment immédiatement, alors qu’il est devenu Président du Conseil, il obtient que la Constitution soit changée (une condition qu’il avait d’ailleurs posé pour accepter de devenir président du conseil).
La Ve république(1) : La République gaullienne (1958-1969)

  1. Le retour du général de Gaulle




    1. De Gaulle et la IVe


Quittant avec fracas la vie politique en 1946 (discours de Bayeux) après avoir démissionné d’un gouvernement qui ne lui convient pas – les forces politiques qui fondent la IVe république sont toutes de gauche et veulent – conformément à la tradition républicaine héritée de la IIIe République – un régime parlementaire. De Gaulle refuse précisément le parlementarisme absolu (domination de l’exécutif par le législatif), qu’il voit comme la cause des désordres (un pays divisé), où chacun affirme son intérêt particulier, l’intérêt général étant confisqué par les partis (« le diable dans le confessionnal », dit-il) chacun occupé par son petit pouvoir, selon lui.

Pour De Gaulle, la tare d’un régime strictement parlementaire est que la voix du peuple est confisquée au profit de discussion d’arrière-boutique entre hommes politiques pour constituer des majorités, parfois contraires aux suffrages exprimés, afin de se répartir les postes et les maroquins. En outre, l’absence de leadership induit selon lui une absence de continuité dans la politique de l’Etat et une incapacité à gérer les crises.

Il entame alors ce qu’on appelle dans la légende gaulliste, sa « traversée du désert ». Cela ne signifie pas pour autant sa totale disparition de la vie politique. S’il entame en effet une semi-retraite, qu’il met à profit pour rédiger ses mémoires et sculpter son personnage (cf. suite), et s’il refuse le régime, il fonde lui-même un mouvement, le RPF, qui s’investit notamment au niveau local (municipalités) dès 1947. Ce mouvement/parti se veut en rupture avec un régime qu’il rejette, mais rencontre un succès croissant aux élections, jusqu’à peser le ¼ de l’électorat.


    1. la construction de la légende : Mémoires de Guerre, et homme providentiel


De Gaulle fonde son autorité sur ce que Max Weber appelle « légitimité charismatique ». Il a imposé durablement dans l’imaginaire politique français l’idée de l’Homme d’Etat avec des majuscules, c-à-d d’un être qui se place au-dessus des basses querelles politiciennes, « au-dessus de la mêlée » comme il le disait lui-même, habité par une vision large et profonde du pays et de sa grandeur enracinée dans l’histoire. Au fond De Gaulle impose l’idée que l’homme d’Etat non seulement représente les Français, mais aussi la France – l’homme d’Etat, ce grand homme ou ce héros tutoie l’histoire (ça pourrait être du de Gaulle, ce que j’écris !).

De fait, il est l’homme qui a dit non – il est l’homme de la Résistance, celui qui a sauvé l’honneur de la France – peu importe qu’il n’ait pas été seul, ainsi le veut la légende construite par lui-même et les gaullistes, qui met dans ce cas logiquement l’accent sur le 18 juin, moment fondateur et héroïque1- et lui a permis de tenir son rang, fièrement, aux côtés des vainqueurs.

De Gaulle, authentiquement républicain contrairement à ce qu’on laisse parfois entendre (il fut très à droite, étant jeune, mais d’une droite républicaine ; il n’est pas soupçonnable d’avoir à un quelconque moment flirté avec des idées fascistes avant guerre) assoit son autorité sur une combinaison de facteurs exceptionnels, qui fonde rien moins qu’une tradition politique nouvelle en France : sa conviction d’être l’incarnation de la France, confortée par le 18 juin et son rôle dans la Résistance (notez qu’on l’appelle toujours « le général », alors qu’après 1958 il est le président, et entre 1946 et 1958, rien dans la vie politique), où il a fini par convaincre (grâce à Churchill) les Alliés qu’il était bien la France (de Gaulle, notez-le, a refusé à la libération de paris de proclamer la République : celle-ci, dont lui-même et le CNR étaient dépositaires, n’avait jamais été abolie – il était lui-même ministre en exercice au moment de la Débâcle : Vichy n’était qu’un « gouvernement de fait ». Il ne fait que rétablir, puisque la République était à Londres, Alger ou Brazzaville, la légalité républicaine) ; son éloquence, sa légende le rendant insusceptible d’être soupçonné de dictature (« pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ? »). Cette aura s’appuie moins sur la Tradition, comme la droite conservatrice, ou les élections (légitimité rationnelle de Weber) que sur sa personne même d’homme providentiel et l’appel au peuple de manière directe pour légitimer son action (plébiscite, rebaptisé referendum, en principe portant sur un texte non sur l’approbation d’une personne)

Elle a été très soigneusement entretenue par lui-même, notamment grâce aux Mémoires de guerre qu’il rédige pendant sa traversée du désert, où dans une langue emphatique empruntée à Chateaubriand et Saint-Simon, il se raconte et raconte l’histoire de France (en magnifiant son rôle et ré-écrivant, sans les falsifier mais en les orientant dans son sens, les épisodes historiques : notez qu’il parle de lui-même à la troisième personne dans les Mémoires, et qu’il n’y a aucune allusion à sa vie privée – seulement publique) – rencontre de deux destins, celui d’un pays millénaire et celui d’un homme qui devient la France même et porte son héritage.


    1. la crise algéroise : le putsch du 13 mai 1958

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