The Kurds: One People, Four Countries








télécharger 55.61 Kb.
titreThe Kurds: One People, Four Countries
date de publication15.07.2017
taille55.61 Kb.
typeDocumentos
l.21-bal.com > loi > Documentos


The Kurds: One People, Four Countries

Agence France Presse – 20/3/2013


Despite their longstanding wish for a single homeland called Kurdistan, the Kurds are today scattered over four countries spanning half a million square kilometres: Iran, Iraq, Syria and Turkey.
Originally of Indo-European origin, the Kurds trace their roots back to the Medes of ancient Persia. Mainly Sunni Muslim, they live in mountainous regions straddling the four countries, and have kept their language, culture and tribal system.
While their population differs according to official or Kurdish sources, they number between 25 and 35 million.
The largest number of Kurds lives in Turkey, where their numbers are disputed, but believed to be between 12 and 15 million.
There are five million Kurds in Iran, about 4.5 million in Iraq and around two million in Syria.
Large expatriate Kurdish communities also exist in the former Soviet Union, notably Azerbaijan and Armenia, and in Lebanon and some European countries such as Germany.
As a large and distinct group Kurds are neither Arabs, Turks or Persians and are therefore seen as a political threat by all four of the countries that they inhabit.
In past centuries the Kurds enjoyed periods of self-rule under Kurdish dynasties in semi-autonomous principalities, some of which survived until the mid-19th century when they were overthrown by the Ottoman empire and Persia, as Iran was formerly called.
The Kurds' claim for an ethnic homeland, which dates back to 1695, has been the source of their problems in a history that has been a long tale of harassment, discrimination and occasionally of slaughter.
The traditional refuge of the Kurds has always been the mountains, with their steep pastures and fertile valleys.
Following the Turkish defeat in World War I and the collapse of the Ottoman empire, Kurdish demands for an independent homeland were recognised under the Treaty of Sevres (1920), but promises received from London and Paris were never implemented.
The Sevres treaty was re-negotiated at Lausanne in 1923 and the Kurdish demands were buried.
With Soviet backing, Iran's Kurds briefly declared a republic at the end of World War II, but it was soon crushed by the Iranian army.
In recent decades, Turkey and Iraq have been equally ruthless in frustrating Kurdish demands. Ankara banned until 2002 the use of the Kurdish language, and even the words Kurd and Kurdish were banished from public discourse.
Iraq under the regime of Saddam Hussein carried out a murderous campaign, systematically wiping out towns and villages using guns, planes and bulldozers.
In April 1988, near the end of the Iran-Iraq war, Iraqi warplanes attacked the Kurdish village of Halabja with poison gas, killing the entire population.
The US-led invasion of Iraq 10 years ago, and the subsequent fall of the Saddam regime gave Iraqi Kurds new hopes and they now enjoy wide-ranging autonomy on most issues, have their own parliament and government.
In Turkey, the Kurdistan Workers' Party (PKK) led by Abdullah Ocalan, who is expected to call for a ceasefire on Thursday, was formed in 1978 and in 1984 launched a campaign for a separate state, plunging southeast Turkey into a civil war in which some 45,000 people, mostly Kurds, have died.
In Iran, the western province of Kordestan is dominated by Sunni Muslims and has seen deadly fighting in recent years between Iranian security forces and Kurdish rebels of the PJAK group operating out of rear-bases in neighbouring Iraq.
PJAK (Party of Free Life of Kurdistan) is closely allied with Turkey's PKK.
doc-jmy-kd/ck/lc





Abdullah Öcalan évoque les Arméniens

LIBERATION - armenews.com – 23/3/2013


Kurdes : lettre ouverte à la paix en Turquie
Le leader du PKK, Öcalan, a lancé hier un appel historique à mettre fin à une guerre de trente ans. Mais les concessions d'Ankara restent limitées. Par RAGIP DURAN Correspondant à Istanbul
La lettre de cinq pages d'Abdullah Öcalan, écrite dans sa cellule d'Imrali, l'île de la mer de Marmara où il est incarcéré depuis 1999 pour une peine de prison à vie, est lue en kurde et en turc devant une foule immense : un million de personnes massées dans une banlieue de Diyarbakir, la « capitale » du Kurdistan de Turquie. Des mots forts pour un moment historique, en ce jour de Newroz, le nouvel an kurde. « Désormais, une nouvelle période commence. Il n'y aura plus d'armes dans notre combat, il y aura de la politique démocratique. Il est dorénavant temps pour les éléments armés de se retirer hors des frontières », déclare dans son message le leader des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), annonçant la fin de la lutte armée, menée depuis 1984 pour la reconnaissance des droits des Kurdes, si le processus de négociations entamé avec Ankara aboutit.
La « sale guerre » contre l'armée turque a fait quelque 45 000 morts et plus d'un million de déplacés. Et le PKK reste considéré comme un mouvement terroriste par les Européens et les Américains.
Mosaïque. La foule est hérissée de drapeaux kurdes et de photos d'« Apo », comme ses partisans surnomment Öcalan. Une banderole proclame : « Nous sommes prêts pour la paix et pour la guerre. » Dans sa lettre, le leader kurde a adopté le ton d'un vieux sage. Il y évoque Moïse, Jésus et Mahomet, s'adresse « aux peuples du Moyen-Orient et d'Asie centrale ». Il parle de Kurdistan, mais pas de séparation : il en appelle à « l'unité nationale » tout en rappelant que « l'Etat-nation n'est plus valide » sous ses formes actuelles. Il dénonce « les impérialistes qui ont divisé les peuples du Moyen-Orient », mais assure ne pas rejeter « l'ensemble de l'héritage de l'Occident, notamment les Lumières et la démocratie ». C'est un vrai politique que s'exprime dans cette lettre ouverte. Pendant ses presque quatorze ans d'isolement carcéral, il a eu le temps de lire plus de 2 000 livres.
« Nous n'avons pas mis fin à notre lutte. Elle continue désormais avec de nouveaux moyens », explique le leader kurde, qui évoque toute la mosaïque des peuples de Turquie, « les Arméniens, les Turcomans, les Arabes et les Assyriens », et rappelle que Kurdes et Turcs ont vécu ensemble pendent plus de mille ans « sous le drapeau d'amitié de l'islam ». « Nous lutterons contre ceux qui désirent nous diviser, ceux qui veulent la guerre entre nous », écrit-il encore dans cette lettre de prison. Mais il n'a pas précisé de calendrier pour le retrait de ses combattants, dont le nombre est estimé à 5 000, éparpillés entre le sud-est de la Turquie et les bases arrières du mouvement, dans le nord de l'Irak.
« Terrorisme ». Hier, depuis les Pays-Bas où il est en visite officielle, Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre islamo-conservateur turc, a salué ce message, tout en déplorant l'absence totale de drapeaux nationaux à Diyarbakir, « en contradiction avec son contenu ». Les négociations entre le gouvernement turc et Abdullah Öcalan avaient commencé à la fin de l'automne, après que ce dernier était intervenu publiquement pour mettre un terme à la grève de la faim de 800 détenus politiques kurdes. Ce n'était pas la première prise de contact, mais cette fois, l'Etat, au travers du patron des services secrets, Hakan Fidan, très proche d'Erdogan, discutait directement avec le leader kurde et le reconnaissait publiquement. Quelques mois plus tôt, le Premier ministre évoquait un rétablissement de la peine de mort pour Öcalan...
Les gestes de bonne volonté se sont ensuite multipliés des deux côtés. Le gouvernement a levé les mesures d'isolement carcéral visant le chef des rebelles kurdes et le Parlement devrait voter une réforme partielle de la loi antiterreur qui permettrait la remise en liberté d'une petite partie des quelque 8 000 élus, avocats, journalistes, intellectuels, militants arrêtés ces trois dernières années pour « terrorisme », alors que les accrochages se multipliaient entre l'armée et la guérilla, faisant plus de 1 000 morts en un an. « Aujourd'hui, le chef terroriste est devenu une personnalité politique légitime qui `uvre pour la paix », souligne Cengiz Çandar, éditorialiste au quotidien Radikal et spécialiste du sujet.
Le tournant est réel, mais le processus de résolution de la question kurde (cette minorité représente 20% de la population de la Turquie) sera encore long. En tentant ce grand pari d'une paix kurde, Erdogan veut à la fois renforcer son pouvoir à Ankara et le poids régional de son pays (lire ci-contre). Mais, pour le moment, les concessions offertes par le gouvernement en échange de cet adieu aux armes du PKK restent bien limitées. D'abord sur le sort d'Öcalan lui-même. Ankara refuse une amnistie générale et sa remise en liberté alors que le mouvement kurde espère au moins obtenir son assignation à résidence.
Le gouvernement parle par ailleurs de droits culturels et d'une décentralisation municipale. C'est peu, et certains parmi les Kurdes sont surpris de la grande modération de leur leader charismatique qui, dans sa lettre, n'a ni revendiqué l'autonomie pour les régions à majorité kurdes ni lancé d'appel pour la libération des milliers de militants détenus.





L’appel d’Öcalan marque un tournant pour les Kurdes au Proche-Orient

armenews.com – 24/3/2013



L’appel du chef kurde Abdullah Öcalan à abandonner la violence pourrait marquer un tournant dans l’histoire tourmentée des Kurdes, dont certains ont pris les armes pour faire valoir leur revendication indépendantiste.

Dans un message lu jeudi par un député du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), Öcalan, emprisonné, invite les militants armés du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à déposer les armes et à quitter la Turquie.

Pour la première fois en trois décennies d’un conflit qui a coûté la vie à 45.000 personnes, un espoir durable de paix semble s’esquisser.

Mais la question reste très épineuse de par la répartition géographique du peuple kurde, établi en Iran, en Irak, en Syrie et en Turquie.

L’appel d’Öcalan “va totalement changer la donne pour tous les mouvements kurdes de la région“, estime Jane Kinninmont, chercheuse au centre de réflexion Chatham House basé à Londres.

Mais, note-t-elle, “il y a un conflit entre l’idéal qu’incarnent les rêves (d’un Etat kurde) et le réalisme propre aux dirigeants du Proche-Orient, à la tête d’Etats-nation où cohabitent plusieurs groupes de population et plusieurs religions, et qui vivent dans la peur constante d’une implosion de leur pays“.

D’origine indo-européenne, les Kurdes, entre 25 et 35 millions de personnes, sont majoritairement sunnites. Ni arabes, ni turcs, ni perses, les Kurdes portent une histoire semée de harcèlement, de discrimination et parfois de persécution.

Jusqu’en 2002, la Turquie prohibait l’utilisation de la langue kurde à l’intérieur de ses frontières. Et le mot “kurde“ ne pouvait pas être prononcé en public, sous peine de poursuites.

Le président irakien déchu Saddam Hussein s’est, lui, lancé, dans une véritable campagne d’éradication des Kurdes, dont l’épisode le plus tragique est l’attaque au gaz de la ville de Halabja en 1988.

Alors que la guerre contre l’Iran tirait à sa fin, les peshmergas, les combattants kurdes, s’emparent de Halabja dans les montagnes du Kurdistan. Le 16 mars, des avions de combat irakiens commencent à survoler la zone et, pendant cinq heures, y lâchent un mélange de gaz moutarde et des neurotoxiques Tabun, Sarin et VX, tuant 5.000 personnes, la pire attaque au gaz jamais perpétrée contre une population civile.

“J’ai grandi en Irak (...) mais tout au long de ma jeunesse, ma haine contre ce pays n’a cessé de se renforcer“, raconte à l’AFP Chwan Zulal, un analyste politique spécialisé dans le Kurdistan, qui vit désormais à Londres.

Une anecdote illustre très bien, selon lui, les raisons de sa rancoeur. Lorsqu’il était plus jeune, à Souleimaniyeh, il se rappelle avoir payé pour récupérer la dépouille de son oncle qui avait été exécuté.

“Comment peut-on ressentir de l’empathie envers un Etat qui vous fait subir ce genre de choses ? Ce sont des cicatrices indélébiles“, assène-t-il.

Depuis le massacre de Halabja, les Kurdes d’Irak sont parvenus à renforcer leur autonomie et à atteindre une certaine indépendance économique dans le sillage de l’invasion américaine de l’Irak en 2003.

En Syrie, le conflit qui fait rage depuis plus de deux ans a fait naître l’espoir d’un Kurdistan syrien autonome, calqué sur le Kurdistan irakien et débarrassé de la violence qui ronge le reste du pays.

La situation est bien différente en Iran, où la province du Kurdistan (nord-ouest) est depuis quelques années le théâtre d’affrontements entre forces de sécurité iraniennes et le PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan), principal mouvement kurde de lutte contre le régime de Téhéran, proche du PKK.

“Il est encore trop tôt pour juger, mais des progrès et des pas dans la bonne direction ont été accomplis“, se félicite Falah Moustapha, responsable des relations extérieures au sein du gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien. “Je suis optimiste“.Des Centaines De Milliers De Kurdes A Diyarbakir Pour Le Grand Jour De Leur Peuple

armenews.com – 22/3/2013
Qu'ils croient ou non aux chances de la paix après vingt-neuf ans de

conflit, les centaines de milliers de Kurdes reunis a Diyarbakir, leur

"capitale" du sud-est de la Turquie, etaient d'accord sur un point :

ce jeudi est a graver dans la memoire de leur peuple.
En ce jour de Newroz, le Nouvel an kurde, le chef emprisonne de la

rebellion du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah

Ocalan, a demande a ses troupes de deposer les armes, un appel

abondamment acclame par la foule, venue des quatre coins du pays.
"C'est un jour historique pour les Kurdes, pour la Turquie et pour

le monde. Notre chef aujourd'hui a pu parler. Et quand Ocalan dit

quelque chose, on est 100% derrière", declare Nusrettin Pudak, un

retraite de Diyarbakir.
Pourtant, quand on lui demande s'il espère la paix, le vieil homme a

la tenue martiale -pantalon bouffant et veste kaki- ne cache pas ses

doutes. "Je ne suis pas optimiste. La paix, j'y croirai peut-etre quand

un Kurde sera traite de la meme facon qu'un Turc dans un tribunal",

commente-t-il.
A l'ecart des festivites, Necati Alpay profite du soleil qui inonde

Diyarbakir, assis dans un pre avec une poignee d'amis. Ce pharmacien

veut bien admettre qu'une "ère nouvelle" est peut-etre en train de

s'ouvrir. Mais il reste perplexe.
"On attendait plus de ce message", lâche-t-il, "on ne s'est pas battus

depuis près de trente ans, tant de nos camarades ne sont pas morts

pour si peu".
Lui et ses amis enumèrent les attentes decues : pas de revendication

d'autonomie, pas d'appel a liberer les milliers de militants kurdes

emprisonnes pour appartenance au PKK. "Je ne comprend pas pourquoi

il appelle (les rebelles) a quitter le territoire", s'exaspère Firat

Guleken, etudiant en droit.
Un debut
A quelques mètres de la, Sinem, c'est le prenom d'emprunt qu'elle

s'est choisie, savoure ces instants. "Le peuple a de grandes attentes,

de grands espoirs après ce message", s'enthousiasme la jeune femme,

sortie quelques semaines plus tôt de prison, où elle a passe quatre

ans pour appartenance au PKK.
Pour elle, l'absence de revendications fortes dans la missive d'Ocalan

est comprehensible. "Il faut faire les choses pas a pas, on n'est qu'au

debut d'un processus. Il ne faut pas reveler d'un coup l'ensemble de

notre feuille de route", explique la militante. "Le retrait de troupes,

c'est un grand pas, maintenant on attend beaucoup du gouvernement",

ajoute-t-elle.
Son ami Veysel Baltas, un jeune ingenieur en mecanique venu de Batman,

près de Diyarbakir, est franchement optimiste. "D'ici cinq ans, en

allant pas a pas, on aura la paix", assure-t-il. "Il faut d'abord

habituer l'opinion publique, puis obtenir l'education en langue

kurde, puis la reconnaissance officielle de l'identite kurde, et

enfin l'autonomie".
Comme Sinem, Veysel estime que la balle est maintenant dans le camp

du gouvernement. Mais souhaite-t-il vraiment la paix ?
De nombreuses personnes interrogees sur l'immense esplanade des

celebrations du Newroz, pavoisee aux couleurs kurdes rouge, jaune et

vert, repondent dans un beau chorus : "nous avons confiance en Ocalan,

pas dans le gouvernement".
Nahil Temirogullari, venu d'Erzurum (nord-est), est lui aussi

sceptique. "Le Premier ministre continue de clamer 'un peuple, un

drapeau, un pays', mais on n'est pas un meme peuple et on n'a pas un

meme drapeau", raille Nahil, 30 ans, sans emploi.
Mais pour lui, que les pourparlers debouchent sur la paix ou pas, le

mouvement kurde a deja remporte ce jeudi une grande victoire. "C'est

un grand succès aujourd'hui : ils (les autorites) ont commence a

parler avec Ocalan. C'est ce qu'il fallait faire depuis le debut".





The war may be over Will a Kurdish leader's peace offering stick?

The Economist - From the print edition. Europe – 30/3/2013

ANKARA - Abdullah Ocalan, the Kurdish rebel leader and sole inmate of a Turkish island prison since 1999, should by now `have become a perfect irrelevance, the living dead, a Kurdish Ariel Sharon. And yet he had not. His every delusional sally, every spasm of self-pity and promotion was greeted by his supporters as evidence for an ability to outsmart his jailers.' Thus wrote a puzzled Christopher de Bellaigue, a British author (and a former correspondent for this paper) in `Rebel Land', a tale of eastern Turkey published in 2009.

Five years on, Turkey is banking on Mr Ocalan's continued grip to end the 29-year-long rebellion waged by his outlawed Kurdistan Workers' Party (PKK). On March 21st, in a calibrated message read out by members of the pro-Kurdish Peace and Democracy (BDP) party to over a million Kurds gathered in Diyarbakir, in south-eastern Turkey, Mr Ocalan heralded the dawn of `a new Turkey', saying it was time for `the guns to fall silent and for ideas to speak'. Assurances followed that the Kurds no longer had designs on Turkey's borders. Turks and Kurds ought to `unite under the banner of Islam'.

Recep Tayyip Erdogan, Turkey's mildly Islamist prime minister, called Mr Ocalan's prose `positive'. Murat Karayilan, a senior PKK commander in Kurdish-controlled northern Iraq, swiftly declared a ceasefire. The pro-government Turkish media were awash with triumphalism. =80=9CThe war is over', assorted screeds declared.

This may be premature. Mr Ocalan did not set any deadlines for the withdrawal of some 3,000 PKK fighters from the mainly Kurdish south-east. Nor did he specifically say they should disarm. In a subsequent interview Mr Karayilan was less diplomatic. His men were as ready for peace as they were for war. The ceasefire needs to be mutually observed and the government must embark on long-promised reforms, he said. Among these is a judicial reform package that would allow thousands of Kurdish activists and politicians, locked up on flimsy `terror' charges, to walk free.

An amnesty for PKK fighters untainted by violence and improved prison conditions for Mr Ocalan are also on the list. Above all, the Kurds want a new =80=9Cdemocratic' constitution enshrining their own cultural and political rights. In short, any withdrawal needs to be synchronised with these reforms. None of this will be easy. Seven previous ceasefires have come to naught.

Mr Erdogan is no stranger to risk. He has declawed hawkish generals and jailed hundreds of those who plotted to unseat him. His pro-secular and ultranationalist rivals are pitifully weak. His national spy chief and Mr Ocalan have stitched a deal. (Mr Erdogan's earlier threats to revive the death penalty may have had an effect.) Its terms were largely dictated by the government. It is rumoured to include assurances that the BDP will back Mr Erdogan's bid for the presidency next year.

Should he fail, Mr Ocalan may get the blame, which could lead to a splintering of the PKK. `This is Erdogan's true aim: to drive a wedge between Ocalan and the mountains,' a veteran BDP officials claims. Others speculate that he wants to buy temporary calm in order to secure an easy ride to the presidency.

Mr Erdogan owes his unprecedented heft to his vision and, most of all, to a strong pragmatic streak. It prompted him to embrace Iraq's Kurds, whose vast energy riches and seemingly limitless hunger for Turkish goods and services are expected to boost growth. In another dramatic U-turn Mr Erdogan decided to accept Israel's apology on March 22nd for its 2010 raid on a Gaza-bound flotilla, which left nine Turks dead (see article).

Mr Erdogan, whose many ambitions include hosting the 2020 Olympics in Istanbul, must know that a divided and more radical PKK is likely to resort to the sort of terrorism that would make Turkey's relatively calm cities unsafe. =80=9CSolving the PKK problem is not the same as solving the Kurdish problem,' warned Safeen Dizayee, a spokesman for the Iraqi Kurdish statelet. History has shown that until their rights are granted, the Kurds will rise up again and again.





Turkey Tries To Cause Clash Between Armenians And Kurds

By Naira Hayrumyan

Story from Lragir.am News - 22/03/2013


In Turkey, hopeless attempts are made to take the Kurdish movement to Iraq and Syria. The Turkish leadership launched unprecedented negotiations with Abdullah Ocalan, head of the Kurdish Workers' Party, who is serving life term in prison. Actually, the Turkish government does everything to ensure Kurds are in power in some parts of Syria and Iraq, so they can create a united Kurdish state. Now Turkey is sending its Kurd population to these countries.
What will Kurds do? Judging by the fact that on the day of Nowruz Kurds held peaceful demonstrations in Turkey and declared the Turkish-Kurdish world, they were able to force Turkey to fulfill their demands. The simple requirement is to free Ocalan and give Kurds autonomy.
It is not clear yet whether Erdogan will free Ocalan because it is evident that in freedom, the leader of the Kurdish Workers' Party may become talkative. But, it is evident that the Kurdish autonomy in Turkey will happen. The only question is where it will be established.
Though Kurds live in the Southeast of Turkey, on the border with Syria and Iraq, Turkey will hardly agree to give them autonomy in that territory since the threat of unification of Kurdish lands is possible. Most likely, Turkey will come up with a cunning move to create autonomy for the Kurds in the north of the country, in the territories of Western Armenia. This move will kill several birds with one stone: Kurds will be given autonomy, but not next to the Kurdish state, which is likely to be established in the territories of Iraq and Syria. In addition, Turkey will take the question of the Armenian genocide in the space of relations between Armenians and Kurds.
The issue on the possible split of Turkey has been viewed by analysts since long as an imminent prospect. In addition, both Kurds and Armenians should contribute to the split, who, by 2015, should pose territorial claims to Turkey and demand back the lands seized in the result of the genocide. Turkey, apparently, decided to direct Armenians and Kurds against each other.
Today, another session of the commission on the organization of events for the 100th anniversary of genocide was held in Yerevan. Serzh Sargsyan addressed the members. Yesterday, he congratulated the Kurds on the occasion of Nowruz. Earlier, signature collection supporting Ocalan's release had been carried out in Yerevan.
Is Armenia ready for Turkey's plan to cause clash of interests between Armenians and Kurds in Western Armenia? Are negotiations with Kurdish leaders underway? Is the question on such scenario discussed with world centers which openly support the creation of the Kurdish state on the territories of Syria, Iraq and Turkey?
http://www.lragir.am/index.php/eng/0/politics/view/29387


similaire:

The Kurds: One People, Four Countries iconReglement du jeu
«Non Stop People»), organise, depuis la page dédiée du site non-stop-people com (ci-après le «Service») un jeu intitulé «Non Stop...

The Kurds: One People, Four Countries iconI. Introduction
«dying people» et de leur famille, pratiquant soins à domicile, enseignement et recherche

The Kurds: One People, Four Countries iconLes services de santé ne sont pas disponibles dans tous les pays...

The Kurds: One People, Four Countries iconLe projet de loi visant- a bill
«Quand deux êtres s’aiment, ils forment une famille comme les autres». (when two people love each other, they form a family like...

The Kurds: One People, Four Countries iconVimeo is the home for high-quality videos and the people who love them
«disponible» et «intéressé» à assurer la médiation des concertations nationales en rdc. Denis Sassous Nguesso l’a déclaré vendredi...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com