Nous avons été habitués à opposer, dans un parallèle facile, la culture de vie à la culture de mort. J’ai moi-même employé cette terminologie très souvent








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Culture de vie, culture de mort
Conférence donnée lors de l’université d’été de Chrétienté-Solidarité, à Salérans, le 3 août 2007.
Quand Bernard [Antony] m’a annoncé que c’était le thème de cette journée et m’a demandé d’y participer, je me suis demandé ce que j’allais vous dire. Je tiens une chronique, qui paraît dans chaque numéro de Reconquête, intitulée Chronique de la culture de mort et des résistances de la vie. Il serait sans grand intérêt que je vous récite cette chronique, même en insistant sur tel ou tel événement. Alors quoi faire ? Eh bien je me suis dit que j’allais prendre Bernard au mot. C’est-à-dire en rester à ces expressions : Culture de vie, culture de mort. Pour voir avec vous ce qu’elles veulent dire. Car ce n’est pas forcément évident.

J’ai pensé à cela en me souvenant d’un texte de notre ami Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, sur son blog Caelum et Terra.

C’était en avril dernier. Il avait employé l’expression « anti-culture de mort », et un correspondant lui avait écrit en commentaire qu’il s’était sans doute trompé, et qu’il avait voulu dire « culture de mort ».

Philippe Maxence répondit par une explication, dont voici l’essentiel :

Nous avons été habitués à opposer, dans un parallèle facile, la culture de vie à la culture de mort. J’ai moi-même employé cette terminologie très souvent.

En fait, en toute logique, la culture est ce qui perfectionne l’homme et non ce qui l’avilit ; ce qui lui permet de vivre, selon sa dignité d’homme, et non ce qui le fait mourir ou le détruire.

C’est donc par extension et abus, facilité de langage aussi, que nous parlons de « culture de mort ». Parlerions-nous de la culture du meurtre, de la culture de l’assassinat, de la culture du viol ? (...)

Selon la philosophie traditionnelle le mal est un non-être, une privation de bien. La mort représente ce mal qui est la privation de ce bien qu’est la vie.

Il ne peut y avoir de culture de mort. On ne perfectionne pas le non-être ; on ne perfectionne pas l’absence de bien ; on ne perfectionne pas ce qui s’oppose à la vie de l’homme.

Ce que nous appelons la « culture de mort », par facilité sémantique et argument de style publicitaire, est en fait une « anti-culture » de mort. La défense de la vie passe aussi par une réappropriation d’une sémantique précise et d’un éclaircissement des concepts.

Le premier, me semble-t-il, le cardinal Ratzinger a mis le doigt sur ce problème, en employant à dessein le terme « d’anti-culture ».

Devenu Pape, il n’a pas cessé.
« Anti-culture de mort » ?
De fait, le pape Benoît XVI utilise l’expression « anti-culture » dans sa première encyclique : « À l’anti-culture de la mort, qui s’exprime par exemple dans la drogue, s’oppose ainsi l’amour qui ne se recherche pas lui-même, mais qui, précisément en étant disponible à “se perdre“ pour l’autre, se révèle comme culture de la vie. »

Nos amis du Salon Beige ont repris à leur compte la thèse de Philippe Maxence. Un lecteur leur a fait remarquer que le pape actuel ne disait par anti-culture de mort mais anti-culture de LA mort, il ne disait pas culture de vie mais culture de LA vie.

Ces différences ont-elles une signification ?

D’abord il convient de remarquer que le pape n’écrit pas en français. Il a écrit son encyclique en allemand. En allemand, il dit Kultur des Lebens. Ce qui se traduit littéralement par « culture de la vie ». Tandis que « culture de vie » se dirait littéralement Lebenskultur.

Or, à partir de là, on constate que dans les textes de Jean-Paul II, « culture de vie » est traduit en allemand exactement de la même façon : Kultur des Lebens. En italien cultura della vita. De même Kultur des Todes, cultura della morte.

On peut remarquer aussi que Jean-Paul II écrivait en polonais. Or en polonais les articles n’existent pas. Ainsi kultura zycia et kultura smierci se traduisent indifféremment par « culture de vie » ou « culture de la vie », « culture de mort » ou « culture de la mort ». Les encycliques sont ensuite traduites en latin, qui est la version officielle, et traduites du latin dans les autres langues. En latin, comme en polonais, il n’y a pas d’articles. Cultura vitae et cultura mortis se traduisent indifféremment par « culture de vie » ou « culture de la vie », « culture de mort » ou « culture de la mort ».

Alors que les expressions sont restées les mêmes (compte non tenu de l’« anti » culture de mort) on peut se demander pourquoi les traducteurs ont changé leur traduction en français. Il serait intéressant de savoir si c’est le pape qui le leur a demandé.

Ou s’ils se sont trouvés contraints de la modifier à cause de l’« anti », qui modifie le sens de ces expressions.

Je m’explique.

Le mot culture a deux significations. Le pape est allemand. Et dans la tradition allemande (qui a récemment déteint en France) une culture est l’ensemble des modes de vie, de production, etc, d’un peuple donné : tout ce qui constitue ce que nous appelons quant à nous une civilisation. En français on ne peut pas dire, ou l’on ne dit pas spontanément, « une civilisation de mort ». On peut dire une civilisation de la mort, mais cette civilisation est suicidaire, c’est donc une anti-civilisation. Une anti-culture de la mort.

C’est en pensant à ce sens du mot culture qu’on peut faire l’équivalence que faisait souvent Jean-Paul II entre culture de vie et civilisation de l’amour, et que fait aussi Benoît XVI dans la phrase que j’ai citée de son encyclique. De fait, alors, il faudrait dire culture de la vie, comme on dit civilisation de l’amour.
Culture et civilisation
Dans la tradition française, le mot culture est resté beaucoup plus proche de son origine, qui est l’agri-culture. La culture c’est qui permet de se cultiver, c’est ce que l’obtient lorsqu’on se cultive. Elle est liée à l’art, à la littérature, etc. En théorie, se cultiver, c’est orner et élever son esprit grâce à l’art et à la littérature, etc. Mais on ne voit que trop que l’art et la littérature peuvent au contraire avilir l’esprit. Il y a une culture de subversion, qui va jusqu’à la subversion de la nature (la « culture homosexuelle » n’en est qu’un exemple). Il y a même une culture satanique. On peut si l’on veut parler d’anti-culture, il n’en reste pas moins qu’officiellement tout cela reste dans le domaine de la culture. On peut parler alors de culture de mort. De même que dans les champs on peut cultiver des plantes toxiques. Pour prendre un seul exemple, l’Afghanistan produit 80 % de l’héroïne consommée sur la planète grâce à la culture du pavot. C’est une culture qui apporte la mort. Une culture de mort.

Au Salon Beige Jeanne Smits a répondu qu’elle n’était pas d’accord avec Philippe Maxence et a justifié ainsi l’expression culture de mort : « cultiver la mort, augmenter par tous les moyens le nombre de morts physiques et spirituelles, être mû par un désir de mort, labourer un champ pour y enfouir une semence stérile ou vouée à la destruction. » J’ajoute que, contrairement à ce qu’affirme Philippe Maxence, on peut très bien, hélas, perfectionner ce qui s’oppose à la vie de l’homme, et on ne l’a même que trop vu au cours des dernières décennies. Pour prendre un seul exemple, la pilule abortive, c’est bien un perfectionnement de l’avortement.

Je crois donc que nous pouvons très bien, nous Français, garder l’opposition culture de vie culture de mort.
Jean-Paul II
Un autre argument est que cette antithèse est liée pour toujours au pape Jean-Paul II, qui la soulignait de façon très explicite, comme dans cette phrase d’Evangelium vitæ : « Quand on recherche les racines les plus profondes du combat entre la culture de vie et la culture de mort, on ne peut s'arrêter à la conception pervertie de la liberté. Il faut arriver au cœur du drame vécu par l'homme contemporain: l'éclipse du sens de Dieu et du sens de l'homme. »

Ce n’est pas très gentil pour Jean-Paul II de dire que c’est par abus et facilité de langage. Car si en latin et en polonais il n’y a pas de différences, Jean-Paul II connaissait assez le français pour demander de rectifier la traduction s’il considérait qu’elle était fautive. Or il employa sans doute lui-même ces expressions en français.

Un autre argument est encore qu’il faut se faire comprendre de nos contemporains. Or je défie quiconque de faire comprendre immédiatement ce que veut dire « combattre l’anti-culture de la mort ».

Je remarque d’ailleurs que ceux qui justifient l’expression « anti-culture de mort » ne l’utilisent pas. Et comme ils ne veulent plus dire « culture de mort », ils abandonnent l’antithèse culture de mort culture de vie, ce qui est fort dommage.
La mort et la vie s’affrontèrent…
D’autre part, Philippe Maxence fonde son argumentation sur le fait que selon les philosophes le mal est un non-être, une privation de bien, que la mort représente ce mal et qu’il ne peut donc pas y avoir de culture de mort parce qu’on ne perfectionne pas le non-être.

Moi je veux bien, mais je ne suis pas philosophe. Je suis même, je l’avoue, allergique à la philosophie. Et je constate que la mort est une réalité. Que les forces du mal sont une réalité. Que le diable est une réalité.

Sans doute saint Augustin aurait-il été d’accord avec Philippe Maxence. Dans son combat contre les manichéens, il s’attachait à présenter la doctrine chrétienne de façon à empêcher d’imaginer qu’il y ait deux principes éternels antagonistes : un principe du bien et un principe du mal. Ce qui pourrait se traduire par une culture de vie et une culture de mort.

Mais il n’y a plus de manichéens.

Et voici ce que nous dit la liturgie pascale depuis le XIe siècle :

Victimæ paschali laudes, immolent christiani.
Agnus redemit oves, Christus innocens patri reconciliavit peccatores.
Mors et vita duello conflixere mirando, dux vitæ mortuus, regnat vivus.


Traduction :

Les chrétiens immolent des louanges à la victime pascale
L’agneau a racheté les brebis, le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec le Père
La mort et la vie se sont affrontées dans un combat prodigieux
Le seigneur de la vie, mort, règne vivant
.

L’antithèse est ici soulignée comme elle pourrait difficilement l’être davantage. La mort et la vie sont deux réalités antagonistes, deux ennemis qui s’affrontent dans un combat… à mort.

Si la mort et la vie s’affrontent ainsi, c’est qu’il y a derrière elles une culture de mort et une culture de vie.

Comme chacun le sait je suis breton. Et en Bretagne, loin d’être un non-être, la mort est personnifiée, c’est l’Ankou, avec sa faux et sa carriole grinçante. L’Eglise ne s’est jamais opposée aux histoires de l’Ankou. Au contraire, on trouve l’Ankou représenté soit en statue dans certaines églises, soit sculpté sur des ossuaires. Dans l’église de La Martyre, qui a l’un des plus beaux enclos paroissiaux, l’Ankou est figuré au-dessus du baptistère. C’est un raccourci d’un réalisme quelque peu brutal…
Il s’agit de l’évangile
Face au combat incessant de Jean-Paul II contre la culture de mort, et comme c’était l’essentiel de ce que les médias retenaient de son action, on pouvait se dire, et je me le suis dit moi-même :

D’une part c’est un signe terrible du degré de décadence où nous sommes qu’un pape se trouve obligé de marteler un enseignement, sur l’avortement, l’euthanasie, les manipulations génétiques, etc., qui n’appartient pas en soi à la doctrine catholique, qui relève simplement de la morale naturelle.

D’autre part, heureusement qu’il y a encore un homme d’influence pour rappeler ces principes de morale naturelle, et l’on se félicite évidemment que cet homme soit notre pape.

En réalité, c’est une erreur de perspective.

Et cela se voit dès les premiers mots de son encyclique sur la vie, qui selon la tradition fait son titre : Evangelium vitæ. L’évangile de la vie. Il ne s’agit pas de la loi naturelle, il s’agit de l’évangile. Et l’évangile de la vie parle de la vie divine.

Voici le troisième paragraphe de l’encyclique : « Exprimant ce qui est au cœur de sa mission rédemptrice, Jésus dit : Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance. En vérité, il veut parler de la vie nouvelle et éternelle qui est la communion avec le Père, à laquelle tout homme est appelé par grâce dans le Fils, par l'action de l'Esprit sanctificateur. C'est précisément dans cette « vie » que les aspects et les moments de la vie de l'homme acquièrent tous leur pleine signification. »

Le mot « vie » a été placé entre guillemets : ce n’est pas la vie au sens courant, mais la vie qui est communion avec le Père. Et, dans la phrase suivante, Jean-Paul II le souligne : « L'homme est appelé à une plénitude de vie qui va bien au-delà des dimensions de son existence sur terre, puisqu'elle est la participation à la vie même de Dieu. »

L’opposition entre culture de mort et culture de vie ne prend son véritable sens qu’à ce niveau-là. Il n’y a opposition entre ces deux expressions que si la vie qui s’oppose à la mort n’est pas une vie mortelle.

En français le mot vie a deux sens : la vie qui fait que je suis vivant, et la durée de ma vie : comme lorsqu’on raconte la vie d’un homme célèbre. Il est évident que nous prenons ici le mot dans son premier sens. Mais il est important de garder à l’esprit que le mot a deux significations, et que nous parlons ici du principe même de la vie.
La culture de mort est un blasphème contre l’Incarnation
Je voudrais signaler que dans d’autres langues il y a deux mots, et cela éclaire mon propos. En grec il y a zoï, et bios. Bios a donné biologie et biographie. Bios est la vie qui se termine par la mort. Zoï est la vie sans mort. La vie de l’évangile n’est pas n’est pas bios. Elle est zoï. J’imagine qu’en hébreu il en est de même. Je ne connais pas l’hébreu, mais je vois qu’en arabe il y a plusieurs mots pour parler de la vie. Un seul est qualifié pour parler de la vie éternelle, donc de la vraie vie, hayat. Les autres veulent dire existence ici et maintenant, durée de la vie. Et si je ne connais pas l’hébreu, je vois que dans la traduction latine de la Bible, la Vulgate, quand on parle de la durée de la vie de quelqu’un, le mot utilisé, n’est pas vita, mais dies : les jours. Il nous en est resté quelque chose, quand on parle de quelqu’un dans ses vieux jours, quand on parle de finir ses jours. Du reste, en latin classique, même, le verbe vivere veut dire avoir la vie, être vivant, et non pas vivre dans la durée. Vivre, dans le sens de la durée, ne se dit pas vivere, mais agere vitam. Littéralement : pousser la vie.

Cela dit pour souligner que lorsqu’on oppose culture de vie et culture de mort, il s’agit de la vie immortelle. Il s’agit de la vie qui nous a été révélée par l’Incarnation.

D’une part, l’Incarnation justifie le fait que l’Eglise s’occupe de morale naturelle, car elle n’est plus seulement naturelle, comme le souligne Jean-Paul II dans Evangelium vitæ : « En vertu du mystère du Verbe de Dieu qui s'est fait chair, tout homme est confié à la sollicitude maternelle de l'Eglise. Aussi toute menace contre la dignité de l'homme et contre sa vie ne peut-elle que toucher le cœur même de l'Eglise; elle ne peut que l'atteindre au centre de sa foi en l'Incarnation rédemptrice du Fils de Dieu et dans sa mission d'annoncer l'Evangile de la vie dans le monde entier et à toute créature. »

Ainsi, la culture de mort est infiniment plus qu’un attentat contre la loi naturelle. Elle est un blasphème contre l’Incarnation. L’avortement le montre à l’évidence : tout avortement est une manifestation anti-christique, une manifestation diabolique contre le Christ qui a été embryon et fœtus dans le sein de la Vierge Immaculée. C’est pourquoi Jean-Paul II soulignait, tout au début d’Evangelium vitæ, comment toute naissance humaine prend son sens dans la naissance du Sauveur : « A l'aube du salut, il y a la naissance d'un enfant, proclamée comme une joyeuse nouvelle : “Je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple: aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la cité de David.“ Assurément, la naissance du Sauveur a libéré cette grande joie, mais, à Noël, le sens plénier de toute naissance humaine se trouve également révélé, et la joie messianique apparaît ainsi comme le fondement et l'accomplissement de la joie qui accompagne la naissance de tout enfant. »

Dans sa lettre aux dominicains réunis en chapitre général, le 10 juillet 2001, Jean-Paul II résumait ainsi toutes les conséquences de la négation de l’Incarnation :

Notre époque nie l'Incarnation de plusieurs manières pratiques, et les conséquences de cette négation sont évidentes et perturbantes. En premier lieu, la relation de l'individu avec Dieu est vue comme purement personnelle et privée, de telle sorte que Dieu est séparé des processus qui gouvernent l'activité sociale, politique et économique. Cela conduit à une grande diminution des possibilités humaines, puisque c'est seulement le "Christ qui les révèle pleinement et qui manifeste pleinement l'homme à lui-même" (Gaudium et Spes, 22). Lorsque le Christ est exclu et nié, notre vision de l'humanité se dissipe et quand nous nous y attendons le moins, l'espérance cède la place au désespoir, la joie à la dépression. On voit aussi apparaître une profonde méfiance de la raison et des capacités humaines à saisir la vérité. En fait, le concept même de la vérité est mis en doute et questionné. Il y a un appauvrissement mutuel quand la foi et la raison dégénèrent en fidéisme d'une part et rationalisme d'autre part (cf. Fides et Ratio, 48). La vie n'est plus valorisée et aimée et il en résulte une certaine culture de mort, avec les ombres de l'avortement et de l'euthanasie. Le corps et la sexualité humaine ne sont plus dignement valorisés ni aimés, et il s'en suit une dégradation du sexe qui se manifeste dans une vague de confusion morale, d'infidélité et de violence pornographique. La création elle-même n'est plus valorisée ni aimée, d'où le spectre de l'égoïsme destructif qui résulte d'un mauvais usage et de l'environnement et de son exploitation.
La vie par la mort du Christ
D’autre part, par son Incarnation, le Verbe de Dieu est venu nous dire que la vie humaine participe, en son cœur le plus profond, de la vie divine. Il est venu nous dire qu’il est lui-même la Vie. « Je suis la voie, la vérité, et la vie. » C’est lui qui a créé la vie humaine, pour que la vie humaine soit participante de la vie divine. En cela aussi, il est venu accomplir la loi de Moïse, lui donner toute sa signification. Car dans le Deutéronome on pouvait déjà lire qu’il faut « suivre la loi pour vivre » (avec le mot vivre pris absolument), et que « la loi, ce n’est pas pour vous une vaine parole, car elle est votre vie ». Ce n’est pas une vaine parole, puisque c’est la parole de Dieu, Dieu le Verbe, qui est notre vie. Et l’Ecclésiastique ajoute que celui qui craint Dieu, Dieu le nourrit du pain de la vie et de l’intelligence, et lui donne à boire l’eau de la sagesse (cibabit illum pane vitæ et intellectus, et aqua sapientiæ salutaris potabit illum). Le pain de la vie, ou le pain de vie. C’est bien évidemment du Christ dont il est ici question. « Je suis le pain vivant descendu du ciel. »

L’opposition entre vie et mort est à ce niveau-là. Mors et vita duello conflixere mirando. La mort et la vie se sont affrontées dans un prodigieux combat. Où cela ? Dans le Christ. Dux vitae mortuus, regnat vivus. Le Seigneur de la vie, mort, règne vivant. Dieu s’est incarné pour mourir de la mort humaine afin de donner aux hommes la vie divine. Il a pris la mort sur lui, en lui. Sur la Croix, Dieu est mort. Il est mort, et il règne, vivant. Car il a tué la mort. En lui. Pour nous.

C’est ce que chante sans cesse la liturgie byzantine à Pâques et pendant le temps pascal : Christos anesti ek nekron, thanato thanaton patissas, ke tis en tis mnimassi zoin kharissamenos. Le Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie. La vie, zoïn.

Et c’est par le baptême que la vie nous est donnée (ou plutôt nous est rendue). Le baptême qui est immersion dans la mort du Christ. C’est en entrant dans sa mort que la vie nous est donnée, comme le dit l’épître aux Romains :

Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore en lui ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Car nous avons été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité d'entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle. Car si nous avons été plantés avec lui dans une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable; sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que désormais nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est justifié du péché. Or, si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec le Christ, sachant que le Christ ressuscité d'entre les morts ne meurt plus, que la mort n'aura plus d'empire sur Lui. Car en tant qu'Il est mort au péché, Il est mort une fois pour toutes; mais en tant qu'Il vit, Il vit à Dieu. Vous donc aussi, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants à Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur.

Nous avons vu que la vie est liée à l’amour, et cela se voit jusque dans l’amour humain qui transmet la vie. La vie est également liée à la vérité et à la liberté. Forcément, puisque en définitive la vie est la vie divine, et que l’amour, la vérité, la liberté, etc., sont des attributs de Dieu. Etant entendu que l’amour est, en outre, le nom et l’essence de Dieu. Dieu est amour. L’amour qui donne la vie.

Cela enrichit l’antithèse culture de vie culture de mort. La culture de mort, c’est tout ce qui s’oppose à l’amour, à la liberté et à la vérité. Et je me permets d’insister sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un non-être et d’une privation de bien. La culture de mort se manifeste de façon très concrète, pas par des absences ou des omissions. L’avortement n’est pas une absence de bien, c’est un mal très réel.
La vie et la lumière
Il y a un autre aspect de ce mystère que je voudrais évoquer, qui est en lui-même un autre mystère. Et l’antithèse culture de mort culture de vie permet précisément d’éclairer ce mystère-là. Je veux parler du lien très fort qui est fait par saint Jean entre la vie et la lumière.

Dès le début de son évangile, saint Jean nous dit à propos du Verbe : « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas comprise... Il était la vraie lumière, qui illumine tout homme venant en ce monde. »

Saint Jean a repris ce thème dans le sublime début de sa première épitre, qu’on ne peut lire sans frémir de toute son âme :

Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie – car la Vie s’est manifestée, nous l’avons vue, nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons cette vie éternelle, qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue – ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous. Quant à notre communion, elle est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Tout ceci nous vous l’écrivons pour que notre joie soit complète. Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons : Dieu est lumière, en lui point de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres nous mentons, nous ne faisons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.

Il y a donc une correspondance très étroite entre la vie et la lumière. Dans le Christ. En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes. Le verbe de vie nous a annoncé que Dieu est lumière. Le Christ dit : Je suis la voie, la vérité et la vie, il dit aussi : Je suis la lumière du monde.

On trouve déjà cela dans le psaume 35 : « Filii autem hominum in tegmine alarum tuarum sperabunt. Inebriabuntur ab ubertate domus tuæ, et torrente voluptatis tuæ potabis eos : quoniam apud te est fons vitæ, et in lumine tuo videbimus lumen. » (Les enfants des hommes espéreront, à couvert sous tes ailes. Ils seront enivrés de l'abondance de ta maison, et tu les feras boire au torrent de ta volupté. Car en toi est la source de la vie, et dans ta lumière nous verrons la lumière.)

En ce qui concerne le fait que le Verbe est la vraie lumière, cela se trouve aussi, du moins en préparation, dans les psaumes, quand il est dit que « Ta parole est lumière pour mes pas ».

A l’antithèse entre la vie et la mort, correspond une antithèse entre la lumière et les ténèbres. L’épître aux Romains nous demande de rejeter les œuvres des ténèbres et de revêtir les armes de lumière. La liturgie a placé cette phrase dans l’office du matin, bien sûr. Car c’est le symbolisme de la nuit et du jour.

De même, le psaume 55 dit : « Eripuisti animam meam de morte,
et pedes meos de lapsu, ut placeam coram Deo in lumine viventium »
(Tu as arraché mon âme de la mort, et mes pieds de la chute, afin que je plaise à Dieu dans la lumière des vivants).

Comme la vie est la lumière des hommes, la mort est ténèbres. Chacun comprend bien que la mort est ténèbres. Sur le plan matériel, corporel, quand on meurt on ne voit plus la lumière.

Puisque la vie est le contraire de la mort, la vie est lumière.

On en a une image dans notre naissance corporelle. Notre naissance est passage des ténèbres du ventre de la mère à la lumière de la vie. Et de même que la mort corporelle est ténèbres, la naissance corporelle, la sortie du ventre de la mère, nous fait accéder à la lumière.

Si nous avons du mal à comprendre l’équivalence entre la vie et la lumière, c’est qu’en réalité, dans ce monde, nous sommes spirituellement dans les ténèbres. La naissance devient alors le symbole de la mort. Lorsque nous pensons à notre mort, nous nous voyons quittant la lumière pour les ténèbres (« Mehr Licht », mettez-moi plus de lumière, disait Goethe mourant), et en réalité c’est l’inverse, nous quittons les ténèbres du monde pour la lumière éternelle. La lumière éternelle qui est la vie éternelle. In lumine tuo videbimus lumen.

On retrouve là bien sûr tout le symbolisme du baptême, que les orientaux appellent le sacrement de l’illumination.

Et c’est tout le symbolisme des guérisons d’aveugles dans l’Evangile.

C’est aussi ce que nous dit, d’une certaine façon, le psaume 138, même si ces versets concernent avant tout la vie mystique :

« Et dixi : Forsitan tenebræ conculcabunt me ; et nox illuminatio mea in deliciis meis. Quia tenebræ non obscurabuntur a te, et nox sicut dies illuminabitur. Sicut tenebræ ejus, ita et lumen ejus. » (Et j'ai dit : Peut-être que les ténèbres vont me terrasser ; et la nuit est ma lumière dans mes délices. Car les ténèbres n'ont pas d'obscurité pour toi; et la nuit brille comme le jour, et ses ténèbres sont comme la lumière.)

Le psaume 4 nous dit : « Signatum est super nos lumen vultus tui Domine, dedisti laetitiam in corde meo. » (La lumière de ta face est gravée sur nous, tu as mis la joie en mon cœur.) Car, bien sûr, la lumière apporte la joie. Dans l’hymne byzantin des vêpres, on célèbre le Christ comme Phos hilaron, lumière joyeuse, au moment où vient la nuit : « Lumière joyeuse de la sainte gloire du Père immortel, céleste, saint, bienheureux, ô Jésus Christ. Parvenus au coucher du soleil, contemplant la lumière vespérale, chantons le Père et le Fils et le Saint-Esprit, Dieu. Tu es digne dans tous les temps d’être célébré par les voix saintes, ô Fils de Dieu, Auteur de vie, aussi le monde te glorifie. »
L’arbre de vie et la lumière de la Jérusalem céleste
Dieu est lumière, en lui point de ténèbres. Dieu est vie, en lui pas de mort. Le mot mort est lui aussi à prendre de façon absolue. Le mot immortel n’est pas adéquat pour parler de Dieu. A priori “immortel“ veut dire : qui ne meurt pas. C’est très insuffisant pour qualifier Dieu. Les Byzantins disent athanatos. A-thanatos, c’est-à-dire sans mort. Dont la mort est absente.

C’est pourquoi la mort est absente du paradis des origines, créé par Dieu.

Et c’est pourquoi au milieu du paradis, il y a l’arbre de vie. Dans les Bibles en français, prétendument traduites de l’original hébreu, on ne dit pas paradis, on dit Eden. C’est-à-dire qu’on refuse de traduire le mot. Mais c’est la tradition juive elle-même qui traduit Eden par jardin des délices, d’après la racine ‘dn. Jardin des délices, paradis de volupté (paradis étant le mot grec pour jardin). Cette volupté de la communion divine, celle dont parle le psaume 35. Ces délices sont ceux dont il est question également dans les psaumes et dans d’autres livres prophétiques.

Au milieu du paradis, il y a donc l’arbre de vie. Et en chassant Adam et Eve, Dieu dit : «  Que l’homme n’étende pas maintenant la main et ne cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, n’en mange et ne vive pour toujours. »

L’arbre de vie est l’axe du paradis, comme depuis Pâques la croix est l’axe du monde. Et de ce nouvel arbre de vie nous cueillons les fruits : les sacrements de la foi.

Je voudrais vous signaler quelque chose de très curieux. Le mot “paradis“ est quasiment inusité dans la Bible, en dehors des chapitres 2 et 3 de la Genèse. On ne le trouve qu’une seule fois dans les évangiles. C’est quand le Christ sur la Croix dit au larron : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » Jésus parle toujours du Royaume, jamais du paradis. Or le larron lui dit bien : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Et Jésus lui répond : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » En employant ce mot, en renvoyant ainsi, en cette circonstance, à la Genèse, Jésus souligne que la Croix est le nouvel arbre de vie. Ou plutôt la manifestation de l’arbre de vie dans le monde du péché.

On voit là le problème que posent les traductions modernes de la Bible. Dans la Genèse on ne traduit pas l’hébreu Eden, et dans l’évangile, on traduit le grec paradisos par paradis. Si bien qu’on ne peut plus faire le rapprochement, ou que du moins il n’est plus évident.

Dans l’Apocalypse il y a aussi une fois le mot paradis : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de mon Dieu. »

Cette mention souligne que l’Apocalypse, qui clôt la révélation biblique, est étroitement liée à la Genèse qui l’ouvre.

Ainsi, à la fin de l’Apocalypse, la vision de la Jérusalem descendue d’en haut est le nouveau visage du paradis du début de la Genèse. Au centre du paradis, il y a l’arbre de vie. Et au centre de la Jérusalem céleste, il y a l’agneau. L’agneau immolé depuis le début du monde. Il n’y a pas de lumière venant du soleil, venant de l’extérieur de la ville descendue du ciel. La ville est illuminée par la gloire de Dieu, « l’agneau lui tient lieu de flambeau ». Ainsi la vie de l’arbre de vie est-elle devenue la lumière de l’agneau. La vie est devenue lumière. Elle l’était dès l’origine, mais c’est pour nous faire comprendre en quoi la vie est lumière. Et c’est la Croix qui le manifeste, selon la superbe formule de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, autrement dit Edith Stein : « La Croix est toute lumière : le bois de la Croix est devenu lumière du Christ. »

La vie est lumière, la mort est ténèbres. La culture de vie apporte la lumière du Royaume, la culture de mort étend les ténèbres de l’enfer.
L’adversaire
Il est intéressant ici de revenir à l’expression « Anti-culture de la mort ». Il est intéressant de savoir comment cela se dit en latin, surtout quand on sait que Benoît XVI est féru de latin. Vous vous souvenez qu’au cours de sa première messe de pape, il a prononcé son homélie en latin.

Or dans le texte latin de son encyclique Deus caritas est, « anti-culture de la mort » se dit adversa cultura mortis.

Adversa : le mot lui-même suggère que la culture de mort est diabolique. Car le diable est l’adversaire. Il est notre adversaire qui rôde dans les ténèbres, comme un lion cherchant qui dévorer. Ce n’est pas de moi, c’est de saint Pierre. Et c’est dans la prière du soir, quand la lumière fait place aux ténèbres.

De ce point de vue, « adversa cultura mortis » peut se traduire par culture satanique de mort.

A quoi saint Pierre ajoute : « Résistez lui, forts dans la foi. »

Résister à la culture de mort en promouvant la culture de vie, cela ne peut se faire qu’en étant forts dans la foi. On en revient ici à ce que disait Jean-Paul II au début d’Evangelium vitae et à ce qu’il disait concernant l’Incarnation.

Dans « culture de vie », il faut prendre le mot vie au sens le plus fort, c’est la vie éternelle. Et la culture de vie, c’est la défense de l’Incarnation, car l’Incarnation est l’Incarnation du Verbe de vie qui est la lumière des hommes.

Alors bien sûr, dans le combat quotidien, toutes les bonnes volontés sont bienvenues. Des agnostiques, des juifs, des musulmans, peuvent y participer. Mais nous, nous savons que lorsque nous défendons la vie humaine, nous défendons infiniment plus que la vie humaine. Nous sommes les témoins de la Vie divine, de la Lumière divine, pour tout dire, du Royaume.
I Cor 15

Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal.

C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.

Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort,

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