5 b collège Jules Ferry Narbonne








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date de publication12.07.2017
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Mystère à l’étage

Une nouvelle de :

Neilla B,

Mélysiane C,

Jeanne C,

Maxime C,

Tanh C,

Manon C ,

Aimy G,

Solène M.S.,

Maël N,

Maël R.S.

5 B

Collège Jules Ferry Narbonne

Chapitre 1

Il était 7h30. Shanna éteignit son réveil avec entrain. Elle se leva, ouvrit le grand rideau pailleté qui laissait passer quelques rayons sur le visage d’Alice. Les deux jeunes femmes se firent signe, puis allèrent réveiller Lou-Bérénice, toujours affalée dans les gros coussins à rayures rose pastel. Toutes trois allaient déjeuner sur le balcon. Rien de plus beau que Narbonne à l’aube ! La mairie recouverte des premières lueurs du soleil, les premiers commerçants allant préparer leur boutique et il y avait cette odeur aussi...l’odeur des croissants de la boulangerie d’en face ! Il ne fallut pas longtemps à Shanna et à Lou-Bérénice pour aller en acheter un paquet. Alice les observait depuis le premier étage, un sourire d’amusement apparut sur son visage. Mais pas trop le temps de s’amuser : aujourd’hui c’était jour de nettoyage !

Une fois leur petit déjeuner pris, les trois jeunes femmes se préparèrent. Première étape : la salle de bain. Elle se trouvait au bout du couloir : elle était très grande et remplie de produits cosmétiques. A trois, cela devait être rapide ! C’était sans compter avec l’araignée dans l’immense baignoire bleue. Elle parcourut les trois lavabos jusqu’à ce que Shanna attrape l’aspirateur. Elles purent enfin commencer le rangement des produits, l’astiquage de l’immense miroir à bordure pailletée bleue et le nettoyage des lavabos.

Cette tâche terminée, les trois colocataires passèrent devant l’immense chambre, longèrent le couloir et arrivèrent à la cuisine. Alice s’empara de l’éponge, longea le plan de travail fuchsia et les tiroirs colorés. Lou-Bérénice, elle, lavait les spatules et les moules à gâteau. Seulement, il était déjà 13 heures et les jeunes femmes devaient aller travailler.

Chacune d’elle alla enfiler un gros pull et elles descendirent les escaliers. Toutes les trois tenaient un magasin de vêtements au centre-ville.

Chapitre 2

En fin d’après-midi, Baptiste Pichard, un jeune agent immobilier de 24 ans, arriva devant la haute porte en bois de l’immeuble. Il entra et monta tous les escaliers pour se rendre au deuxième étage. Il toqua et un homme de grande taille lui ouvrit. En pénétrant dans l’appartement, Baptiste déboucha sur un couloir qui partait à droite et à gauche. L’homme aux cheveux grisonnants lui fit faire le tour des pièces : dix pièces composaient ce logement dont quatre chambres. Peu de couleurs sur les murs, seulement deux ou trois photos de famille.

Apparemment, une famille recomposée vivait là : le père avait deux enfants et la mère en avait un. Ils avaient eu un enfant ensemble, donc en tout quatre enfants : deux garçons de quatorze et dix ans, deux filles de un et cinq ans. Quand il passa dans les chambres des enfants, il remarqua qu’aucun dessin ne tapissait les murs. Tout était très bien rangé, aucun jouet ne traînait. Ils étaient tous enfermés dans une grande caisse en bois, on aurait pu croire qu’il n’y avait pas d’enfants. Il crut déceler, en entrant dans certaines pièces, une odeur d’eau de Javel comme si on avait tout passé au peigne fin, presque comme si on voulait cacher quelque chose d’anormal.

En arrivant dans le salon illuminé par les rayons du soleil, il découvrit les quatre enfants, assis bien droit sur le canapé, les mains sur les genoux, sûrement impressionnés par le père. La mère se tenait dans la cuisine, absente, perdue dans ses pensées.

Baptiste quitta l’appartement en se disant que ce serait difficile à vendre, cet endroit lui faisait peur. Heureusement qu’il était invité à dîner chez Shanna, Alice et Lou-Bérénice : cela lui changerait les idées. Après tout, c’était les filles qui lui avaient signalé cet appartement à vendre ! Elles pourraient peut-être lui expliquer ce qui se passait chez leurs sinistres voisins.

Chapitre 3

«  Alors ? Cet appartement ? dit Shanna.

-Vous m’avez proposé un appartement pareil !!! répondit Baptiste.

-Pourquoi ? demanda Alice.

- Il est sinistre, les enfants étaient au garde à vous, la mère avait peur et ça sentait l’eau de Javel comme s’ils voulaient effacer des traces de coup ! s’écria Baptiste.

-Tu crois que le père est violent ? lança Lou-Bérénice.

-Je pense. Quand on y réfléchit bien, ils ont quatre enfants, on devrait entendre beaucoup de bruits, de rires, des pleurs, des cris et tout, et là : rien! répondit Alice.

-Surtout qu’ils ont un bébé, dit Baptiste assez inquiet. Normalement on devrait l’entendre pleurer.

-Imaginons, nous avons une femme et des enfants battus depuis des années dans l’immeuble et on ne s’en est jamais rendu compte !

-Bon...Et si on enquêtait ? Car s’ils sont battus, il faudrait en parler...

-C’est puni par la loi, non ? demanda Lou-Bérénice.

- Oui ! dirent en chœur Shanna et Alice.

-Les filles, si vous enquêtez, soyez prudentes.

-oui, promis ! »

Au petit matin, les trois amies se levèrent repensant à la discussion de la veille. Elles s’habillèrent, prirent la direction de la cuisine pour déjeuner avec des croissants et un bon chocolat chaud. Elles restaient perplexes sur les voisins : y avait-il vraiment un problème ?

Shanna alla comme d’habitude jeter la poubelle dans le vide-ordure au rez-de-chaussée, elle vit un petit garçon pleurer, des larmes coulaient sur son visage. Elle se précipita vers lui en lui disant : «  Pourquoi tu pleures mon petit et comment t’appelles-tu ? » Il lui adressa un regard noir et Shanna remarqua qu’il avait deux bleus sur le bras.

Deux jours plus tard, un mercredi soir vers 21h30, les trois filles discutaient tranquillement quand, tout à coup, elles entendirent du bruit au-dessus de leur tête.

« Vous avez entendu ? dit Alice.

-Oui...on dirait une femme et des enfants qui crient ! s’écria Lou-Bérénice.

-ça vient de la famille d’au-dessus, Baptiste avait raison, le père les bat, il faut appeler les policiers ! lança Shanna.

-Surtout pas, tu es malade ! Il faut mener notre propre enquête ! D’ailleurs j’ai une idée pour récupérer des informations », affirma Alice.

Chapitre 4

Le lendemain, elles allèrent chez leurs voisins du palier au-dessus et elles sonnèrent. C’est le papa qui ouvrit la porte et Alice prit la parole :

« Bonjour Monsieur, je me présente, je suis Alice et voilà Shanna et Lou-Bérénice, nous sommes les trois colocataires de l’étage au-dessous.

-Oui, je sais qui vous êtes, répondit sèchement le père de famille.

- Nous avons fait deux gros gâteaux au chocolat mais on ne pourra pas les finir seules, on se demandait si vous seriez d’accord pour que vos enfants viennent les manger avec nous ?

-Heu...C’est d’accord... répondit le père.

-On vous les ramène à la fin du goûter, » dit Shanna.

Lou-Bérénice sentait que le père était plutôt réticent à la proposition mais il accepta comme s’il voulait faire bonne figure.

« Qui veut du gâteau ? demande Alice avec un grand sourire.

-Moi !! répondirent tous les enfants en chœur.

-Allez, ne vous inquiétez pas, il y en aura pour tout le monde ! dit Lou-Bérénice.

-Bon, on va peut-être faire les présentations : comment vous vous appelez ? demanda Shanna.

-Moi, je m’appelle Romain, dit l’aîné.

-Et moi, c’est Paul, balbutia le garçon aux cheveux roux.

-Moi, c’est Julie ! » répondit la plus petite qui avait du chocolat autour de la bouche.

Elle n’en finissait pas de savourer son gâteau au chocolat. Les deux garçons étaient plus timides ; ils osaient à peine croquer dans leur part.

Alice regardait Paul et son bras, elle lui demanda : 

« As-tu mal ? Comment t’es-tu fait ces bleus ? »

Le petit garçon rougit, il bégaya qu’il n’en savait rien et qu’il n’avait pas mal. Romain dit aux colocataires que Romain était très maladroit, qu’il se cognait un peu partout et que plus personne, dans la famille ne remarquait ses bleus, il se força à rire :

« C’est Monsieur Catastrophe ! »

Lou-Bérénice n’était pas convaincue et elle se mit à interroger la petite Julie :

« Julie, tu es bien calme, on ne t’entend jamais là-haut. Tu n’invites jamais de copine ? »

Julie secoua la tête puis elle fit mine de réfléchir et elle haussa les épaules :

« Je vois mes copines à l’école. »

Shanna prit la relève de l’interrogatoire :

« En tout cas, vos parents ont l’air gentil. »

Mais personne ne répondit.

Pour dissiper ce malaise, Lou-Bérénice demanda :

« Et vous faites des activités en dehors de l’école ?

-Non, papa et maman ne veulent pas », lâcha alors Julie.

Ses deux grands frères la foudroyèrent du regard.

« Ce qu’elle voulait dire c’est que c’est un peu compliqué, rattrapa Paul.

-Je vois...et l’école, ça se passe bien ?

- Oui, ça peut aller... »

Romain en avait assez de cet interrogatoire :

« Merci pour tout mais nous devons rentrer chez nous, dit-il.

- Au revoir », dirent Julie et Paul.

A peine la porte refermée, les trois filles se concertèrent et elles décidèrent assez rapidement d’aller voir les parents pour discuter avec eux et essayer de découvrir la vérité. Il fallait trouver la faille de cette famille, cela ne pouvait plus continuer ! Elles prirent l’ascenseur pour monter au deuxième étage.

Chapitre 5 :

Pour une fois, ce fut la mère de famille qui ouvrit la porte.

« On voudrait vous parler un petit moment. »

Elle hésita puis répondit :

« C’est d’accord, vous pouvez entrer.

- Les murs n’ont pas une bonne isolation dans cet immeuble...

-Et ? demanda la mère.

- Depuis quelques temps, nous avons remarqué des changements chez vous : on n’entend plus les enfants jouer ni rire. Nous vous avons entendus crier, vous et votre mari. Nous avons vu que Paul a des bleus sur le bras. Notre ami Baptiste qui est agent immobilier et qui est venu visiter votre appartement a ressenti un froid dans la famille.

- Nous pensons que peut-être votre mari vous bât, vos enfants et vous, finit Lou-Bérénice. Nous ne voulons que vous aider. »

Il y eut un silence pendant plusieurs secondes.

«  Mon mari et moi...bégaya la femme.

-Vous et votre mari, quoi ? Vous pouvez tout nous dire.

-Vous ne pourrez pas comprendre !

- Mais si ! On trouvera peut-être une solution. Vos enfants ont besoin d’aide !

-Je ne sais pas ce que vous pourriez y faire mais je vois que je peux vous faire confiance... Il y a des tensions dans notre famille mais de la violence, non ! Ce n’est pas le cas...Les choses vont très mal pour nous : nous nous sommes endettés pour acheter cet appartement et nous avons perdu notre travail tous les deux...On arrive à peine à payer de quoi manger, nous avons déjà vendu les jouets des enfants, pratiquement toute la décoration mais cela ne nous a pas rapporté des mille et des cents...

- Mais les bleus sur Paul ? demanda Shanna.

- Paul est très maladroit, il jouait au foot avec des amis et il est tombé.

-Les cris de mercredi soir ? demanda Alice.

-Mercredi soir ? Euh...Sans doute ce film qui faisait peur...

- L’odeur de Javel ? demanda Lou-Bérénice.

- Julie s’amuse à dessiner sur les murs et c’est la seule façon de l’enlever.

- Et pourquoi il n’y a rien sur les murs ? Pas de dessins ? De photos ?

-On a déjà commencé à faire nos valises et on a aussi commencé à chercher un tout petit appartement mais c’est dur de trouver.»

Chapitre 6

Les filles étaient redescendues, rassurées dans un sens mais très attristées par ce qu’elles venaient d’apprendre.

« Attendez ! demanda Alice, elle a dit qu’elle travaillait dans quel domaine ? La vente ? C’est ça ? Et si on demandait à Anne ? »

Anne était une fleuriste, grande amie des colocataires. Elles avaient dîné ensemble la semaine précédente et Anne leur avait dit qu’elle devait passer chez Pôle emploi car elle cherchait une employée.

« Bonne idée, Alice ! s’exclama Shanna, je vais l’appeler ! »

« Et le papa ? réfléchit Lou-Bérénice, il était commercial, je crois, non ? Baptiste veut bien agrandir son agence ?

-J’y vais tout de suite ! On ne sait jamais ! »

C’est ainsi que le dimanche suivant, les trois filles, Baptiste et toute la famille au grand complet se retrouvèrent autour d’une nouvelle création au chocolat de Lou-Bérénice.

« Trinquons à l’amitié et surtout à vos nouveaux emplois ! » s’exclama-t-elle.

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