A essor du libéralisme au sein de la représentation politique








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LE NOUVEL ESPRIT DU CAPITALISME
SECTION I : 1984-2010 : La recomposition du paysage politique et syndicale : Essor du libéralisme au sein de la représentation politique et effacement des syndicats
En introduction, il convient de relever que du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, la critique du capitalisme a cessé de « vivre » : le temps est à la défense d’une démocratie apaisée dans la sphère politique comme dans les rapports entre les partenaires sociaux.

Cette orientation est bien évidemment le résultat de l’enregistrement ( !?) de la fin de la société industrielle, du prolétariat et de la question de la lutte contre les inégalités ; ou plutôt la victoire d’une grille de représentation de la réalité des rapports sociaux privilégiant les analyses en termes de post-modernité, insistant sur les nouveaux mouvements sociaux orientés vers des valeurs post-matérialistes.

Jusqu’au milieu des années 90, et peut-être symboliquement jusqu’au mouvement de novembre-décembre 1995, on peut parler d’une véritable hégémonie dans le champ intellectuel et médiatico-politique de ces types d’analyse et « nouveaux » regards.

Du point de vue du modèle de relations sociales professionnelles prescrit, l’heure est à la promotion des syndicats raisonnables, sans véritable prise en compte de ce qui passe concrètement dans les entreprises : la transformation des mode de légitimation de sa domination.

Document n°92


« L’entrée dans la modernité industrielle a certes permis une « civilisation » des mœurs sociales, un adoucissement des formes de la confrontation des intérêts. Le développement de règles apportées par la loi et le droit a remodelé les usages et parfois reformulé les termes de la confrontation. L’évolution des relations sociales est-elle annonciatrice du syndicalisme consensuel auquel aspirent tant d’experts et de managers éclairés ? La gestion de la réforme des retraites ou de l’assurance maladie par les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin en 2003 et 2004 a assez montré la permanence des conceptions que se fait le politique de la négociation partenariale. Dans les entreprises, les relations sociales ne s’exercent plus selon le droit divin revendiqué naguère par le patronat. Mais outre que les modes de gestion autoritaires sont loin d’avoir disparu, de nouveaux modes d’imposition des décisions, plus « soft » mais tout aussi unilatéraux, se cachent subrepticement derrière la prolifération des discours managériaux ».

J.M. Pernot, « Syndicats : lendemains de crise ? », éd Gallimard, 2005, p.118-119.

A) Essor du libéralisme au sein de la représentation politique


Durant les années soixante-dix, nous assistons à l'écroulement des bases économiques du compromis fordien. En effet, le système taylorien, dans l'entreprise flexible et hautement automatisée, rencontre des limites productives et, par ailleurs, l'internationalisation du travail et des marchés interdit peu à peu, toute régulation nationale de la croissance.
En réponse à la crise, à partir des années quatre-vingt, une vague de libéralisme, marquée par l'arrivée au pouvoir de M. Thatcher au Royaume Uni et de R. Reagan aux Etats-Unis, dénigre l'Etat-providence, institution essentielle à la pérennité du compromis fordien. La déréglementation et la privatisation seront les deux instruments pour ramener l'Etat dans l'exercice de ses simples fonctions régaliennes, perturbant ainsi le mode de régulation des rapports sociaux dans les sociétés industrielles.

L'objectif global de ces politiques est de libérer au maximum les entreprises des lourdeurs de la réglementation et des charges fiscales et sociales en limitant les interventions publiques afin qu'elles puissent dégager de nouvelles marges de manoeuvre et qu'à terme, par des politiques d'investissement pour accroître la productivité, elles puissent contribuer à la résorption du chômage.

Ces politiques ont aujourd'hui, la faveur de l'ensemble des pays industriels modernes (y compris ceux à gouvernements socialistes), politiques monétaristes de désinflation compétitive qui ont largement contribué à déstabiliser les équilibres sociaux et économiques du compromis fordien. Comme un aveu d'impuissance ou de laissez-aller, la lutte contre le chômage et pour le plein emploi se transforme en une volonté de préserver le système, par l'objectif de maintien de la cohésion sociale.
1°) La démocratie sociale confrontée aux alternances politiques. La conversion du parti socialiste aux principes d’un social- libéralisme modernisateur face à une droite libérale sociale.
En 1984, Pierre Mauroy quitte Matignon, est nommé à son poste Laurent Fabius, qui très rapidement va promouvoir, en substitut à une logique keynésienne, dirigiste et étatiste, un programme de « modernisation ». L’heure est à la nécessaire « sortie du rouge » pour les entreprises publiques, au retour aux grands équilibres macroéconomiques, à l’adaptation à la nouvelle conjoncture mondiale.

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