Droit de réponse à l’article paru dans les nouvelles de Mayotte du 12 octobre 2016 relatif au spasad








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date de publication10.07.2017
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Droit de réponse à l’article paru dans les nouvelles de Mayotte du 12 octobre 2016 relatif au SPASAD
L’article paru dans le journal « les nouvelles de Mayotte » du mercredi 12 octobre appelle de ma part les observations suivantes :
L’historique :
La commission d’appel à projets, présidée conjointement par l’ARS et le Conseil départemental, s’est réunie le 8 juin 2016, toute la journée, pour sélectionner le dossier répondant au mieux au cahier de charges relatif à la création d’un service polyvalent d’aide et de soins à domicile intégré (SPASAD) de 57 places, dont 17 pour les personnes en situation de handicap et 40 pour les personnes âgées de 60 ans et plus. Le dernier délai pour le dépôt des candidatures a été fixé le vendredi 18 mars 2016. En commun accord avec l’ARS, tous les projets en format papiers ont été déposés à l’accueil de l’ARS, avec accusé de réception. Aucun dossier n’a été déposé au CD. C’est la raison pour laquelle l’ouverture des plis a eu lieu à l’endroit même où les dossiers de candidature ont été déposés, à savoir à l’ARS. Lors de cette ouverture, ont été présents que deux techniciens, l’un de l’ARS et l’autre du CD. Après que les critères de recevabilités aient été vérifiés, 4 dossiers sont retenus :

  • APAHG,

  • Dagoni Service,

  • Fikira Djema,

  • Croix rouge Mayotte.


Un procès-verbal, rédigé par les deux techniciens, a repris tous les détails de la procédure de l’ouverture des plis. Il est bien à noter que la séance de l’ouverture des plis est déroulée loin de la commission d’appel à projet.
Deux mois après l’ouverture des plis, le CD et l’ARS, dans une lettre commune, ont convoqué, le 8 juin 2016, les membres de la commission d’appel à projet pour sélectionner, après audition des porteurs de projet, le dossier répondant au mieux au cahier de charges. Ce même jour, sont aussi convoqués les candidats pour qu’ils soient entendus par les membres de la commission composée de :

  • 2 représentants de l’ARS,

  • 2 représentants du CD,

  • 2 représentants du FMAPAR,

  • 1 représentant d’ADAPEI,

  • 1 représentant d’APEAHDM,

  • 1 représentant de l’UDAF,

  • 1 représentant des personnalités qualifiées.


Les candidats, à tour de rôle, ont été auditionnés par les membres de jury qui ont proposé chacun, librement, une note correspondant à la prestation du porteur de projet. Des échanges, évidement, ont lieu dans la salle avec les candidats pour mieux argumenter et éclairer leurs dossiers.
C’est ainsi que les membres de la commission d’appel à projets, à une différence d’un ½ point, ont classé le projet de l’association Fikira Djema au premier rang pour plusieurs raisons :

  • Une présentation remarquable en présence du partenaire, à savoir l’association Age &Vie, gestionnaire du SSIAD en France métropolitaine et la future directrice du SPASAD Mayotte qui a exercé jusqu’au mois de mars 2016 en tant que directrice d’un SPASAD à Rouen. Devant la commission, cette dame s’est engagée à venir s’installer à Mayotte pour piloter le projet.

  • Une convention, soutenue lors de la présentation, entre l’association Age & Vie et Fikira Djema, signée le 15 septembre 2015, stipule, entre autres, que le partenaire s’engage à :

  • accompagner les acteurs de l’association durant les phases d’installation, de démarrage et d’exploitation du ou des services par le biais de parrainages de pairs entre les deux structures,

  • proposer des formations en lien avec les besoins des professionnels de l’association, dans le cadre de la formation professionnelle continue,

  • se déplacer en amont et en aval de la finalisation du ou des dossiers afin de rencontrer les acteurs locaux et faire vivre les débats nécessaires à la stimulation de l’intelligence collective.

  • Une implantation stratégique au sud de Mayotte, dans un quartier appelé « centre médical de Bandrélé », dans lequel s’y trouvent des médecins, des infirmiers libéraux, des aides-soignants, des kinés, des sages-femmes, la pharmacie du secteur, etc. Une telle implantation géographique permet de désengorger la commune de Mamoudzou, la capitale de Mayotte, mais surtout lutter contre les gaz à effet de serre. La plus grande part de la population vieillissante ou handicapée à Mayotte réside au Nord et au Centre. Il est plus facile et aisé de joindre ces zones en quittant Bandrélé et en empruntant la route de Chirongui ou Coconi que de partir de Mamoudzou.

  • Une articulation parfaite entre le SSIAD et le SAAD pour une meilleure organisation efficace et efficiente du SPASAD.

  • Des perspectives précises tenant compte de l’évolution de Mayotte en terme de services tels que la garde itinérante de nuit, l’équipe spécialisée en Alzheimer et maladies apparentées, etc., pour le bien être des personnes âgées et en situation de handicap, sont prévues.


Il faut savoir que le budget de la structure arrêté au 31 décembre 2015 ne fait pas parti des critères d’évaluation. Je rappelle au passage qu’une association à but non lucratif peut être créée la même année sans budget précèdent pour répondre à un appel à projet sur le champ social et médico-social. Elle est jugée à travers son projet et sa capacité de le réaliser.
Il est précisé dans l’appel à projet que la structure retenue doit faire une proposition d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) qui emmène inéluctablement les trois partenaires sur la table de négociation. Si le budget prévisionnel présentait par le porteur de projet est déficitaire, lors de l’élaboration du CPOM, les institutions tarifaires peut lui demander de s’aligner sur les montants fixés sur le cahier de charges.
Le projet de l’association Fikira Djema révèle une maitrise du contexte et de la situation de Mayotte, un respect convenable du cahier des charges.
Dans la commune de Bandrélé, l’association Fikiradjema est la première à organiser une action intergénérationnelle. En 1999, l’association a organisé un tour de Mayotte en bus, l’un de 30 places et l’autre de 60, dans lesquels voyagèrent 46 personnes âgées de la commune.
Depuis sa création jusqu’à aujourd’hui, l’association a mené, en étroite collaboration avec la mairie, plusieurs projets sur le soutien et l’accompagnement des personnes âgées. La plupart du temps, il s’agissait d’un accompagnement relationnel, c’est-à-dire les faire sortir de l’isolement et leur offrir un meilleur cadre de vie. La mairie de Bandrélé a été un partenaire incontournable qui a permis à l’association de réaliser pendant plusieurs années des projets importants pour l’intérêt de nos aïeux.
Suite à une demande formulée auprès de la DTEFP (Direction travail emploi formation professionnelle) devenue DIECCTE (Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), l’association Fikiradjema avait obtenu 11 CES (contrat emploi solidaire), dont les missions étaient de patrouiller dans les villages de la commune afin de recenser les personnes âgées et les personnes handicapées en situation de précarité et d’isolement. Les six dames ont été employées en tant qu’aides à domicile et les cinq hommes en tant qu’agents techniques intervenant pour l’environnement. Ces derniers étaient employés pour le nettoyage des plages, des rivières et la plantation des arbres. Quant aux femmes, elles faisaient le ménage, préparaient le repas et le lit, passaient la serpillère, se promenaient un peu avec la personne dès lors qu’elle avait une certaine autonomie.
Toutes les activités exercées depuis tout ce temps par l’association figurent bien danses statuts qui ont comme objectifs :

  • protéger l’environnement,

  • promouvoir la culture mahoraise,

  • lutter contre toute exclusion sociale,

  • accompagner toute personne en difficultés,

  • intervenir auprès des personnes âgées ou handicapées pour :

  • un accompagnement technique ou administratif,

  • une aide et un soutien moral, psychologique et matériel,

  • des soins à domicile ou en établissement,

  • proposer un service mandataire pour toute personne souhaitant employer une personne qualifiée ou non à domicile.

En somme, les arguments d’une d’une association qui ne fait que de la danse traditionnelle ne tiennent pas (cf statuts), tout comme la manipulation des offres par mes soins car c’est l’ARS seule qui les a reçues.

De même, l’idée de considérer que le solide partenaire métropolitain serait absent du territoire est battue en brèche comme le témoigne l’engagement pris par AGE et vie à la page 4 du projet de Fikira Djema.
Concernant la Délégation Croix-Rouge à Mayotte, elle n’a aucune expérience, ni en gestion de SSIAD ni en SAAD, sur le territoire. Cependant, comme les autres candidats à cet appel à projet qui s’appuyaient sur l’expérience des structures extérieures, la Délégation Croix-Rouge Mayotte n’a fait que la même chose en sollicitant le réseau de la Croix-Rouge nationale. Aucune perspective d’évolution n’est prévue dans le projet.
Par ailleurs, le partenariat de la croix Rouge avec une association locale « Msanda » a été jugé léger par le jury car l’association est connue défavorablement dans le département car en plus de nombreux manquements relevés pour mener à bien les projets confiés, la structure serait en situation de faillite.
Pour moi et pour le jury de nombreuses interrogations demeurent :

Pourquoi ne pas reconnaitre le travail d’un jury aussi varié qu’éclectique qui a passé une journée à auditionner les candidats, à les noter et à faire un classement ? (refuserait-on le résultat d’un match par ce que ne convient pas à mes plans initiaux et peut être à mes intérêts ?)

Serait-ce une présomption d’incompétence pour cette association dont le seul tort est d’être du même fief que l’un des membres du jury ?

Rassurer les Maorais sur l’usage des fonds du département dédiés à l’aide à l’aide à domicile :
Dans un courrier adressé au président du conseil Départemental en date du 23 septembre 2016 (Réf DIM/OS/2016) l’ARS va relancer l’appel à projet pour le service de soins à domicile (SSIAD).
De la même manière, le conseil départemental, va lancer de son coté, le service d’aide à domicile (SAAD) par le biais d’autorisations du président du départemental en vertue de la loi du 28/12/2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement.
Ceci pour dire là aussi que contrairement à ce qui a été dit, les fonds qui sont destinés à l’action en faveur des plus fragiles d’entre nous, seront utilisés à dessein.
Tels sont les éléments que je souhaitais porter à votre connaissance en guise de réponse à votre article et profite pour appeler à la retenue de ceux qui ont eu à occuper les fonctions d’élu chargé du social car Mayotte a besoin qu’on élève le débat et surtout qu’on travaille pour elle et pour ma part, je suis à ma tache, loin de la polémique.

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