Emmanuel Macron élu président de la République








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CENTRE RHONE –ALPES D’INGENERIE SOCIALE SOLIDAIRE & TERRITORIALE



REVUE DE PRESSE

DU 5 AU 9 MAI 2017




  • Résultat de l'élection présidentielle : Macron élu avec un taux record de votes blancs et nuls

  • Voici le résultat définitif du second tour de l'élection présidentielle 2017

  • L'histoire de la fonction publique française est intimement liée à la construction de la République »

  • Emmanuel Macron élu président de la République

  • Et maintenant, le tous contre Macron ?

  • Le Front national 2002-2017 : du vote de classe au vote de classement

  • En 2016 en France, arrêt de la perte d’usines

  • Les inégalités de niveaux de vie entre les générations : Y a-t-il des sacrifiés ?

  • France d’en haut, France d’en bas…

  • La gauche est-elle nécessaire à une démocratie libérale?

  • Prolonger le refus, reconstruire l’espoir

  • François Fillon : la chasse au Canard est ouverte

  • LA FRANCE COUPÉE EN TROIS

  • Emmanuel Macron président : de la délivrance à l'exigence

  • La victoire spectaculaire de Macron ouvre sur quatre inconnues majeures

  • Emmanuel Macron, dernier président de la Ve République

  • Présidentielle : les lendemains très difficiles des socialistes

  • Législatives : Jean-Luc Mélenchon se rêve en premier opposant à Emmanuel Macron

  • Après la présidentielle, la droite espère une revanche aux législatives

  • Les symboles du discours d'Emmanuel Macron au Louvre

  • Présidentielle 2017 : les dirigeants étrangers célèbrent une « France fidèle à ses valeurs »

Résultat de l'élection présidentielle : Macron élu avec un taux record de votes blancs et nuls

Par Xavier Frison

Publié le 07/05/2017 à 20:30

Le second tour de la présidentielle 2017, ce dimanche 7 mai, fait d'Emmanuel Macron le nouveau président de la République. Mais il aura été élu avec le record de votes blancs et nuls de la Ve République.

L'élection d'Emmanuel Macron se sera faite dans un contexte inédit. Selon les résultats disponibles à 20 heures ce dimanche 7 mai, environ 12% des électeurs ont choisi de voter blanc ou nul au second tour de l'élection présidentielle 2017. Soit un record dans toute l'histoire de la Ve République. En clair : si l’abstention a été contenue par rapport aux prévisions les plus pessimistes, jamais un président de la République n'avait été élu avec autant de bulletins de vote blancs et nuls glissés dans les urnes : quelque 4,28 millions.

Ce second tour surpasse très largement le record des 6,42% de votes blancs et nuls (1,3 million d'électeurs) au deuxième round de l'élection de 1969. A l'époque, Georges Pompidou était opposé à Alain Poher dans un duel droite/centre droit qui avait poussé de nombreux Français à snober les bureaux de vote.

En 1995, le second tour opposant Jacques Chirac à Lionel Jospin avait approché le record de 1969 avec 6% de votes blancs et nuls, soit 1,9 million d'électeurs. En 2012, ce sont 5,80% des votants (2,2 millions de bulletins) qui avaient choisi de ne pas choisir entre François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Le taux de votes blancs et nuls a également bondi depuis le premier tour du 23 avril, où les bulletins blancs n'avaient représenté que 1,78% des suffrages et les nuls 0,77%, soit un total juste sous la barre du million. Ce score a donc été plus que quadruplé en quinze jours.

Avec l'abstention, le "ni-ni" fait un bond de 4,5 millions

Sur le plan de l'abstention, le bilan de ce scrutin n'est guère enthousiasmant : avec au moins 25% selon les premiers chiffres disponibles, la cuvée 2017 est loin devant les 20,29% du second tour de 2002 ou des 20,3% de 1995. En 2007, l'abstention n'avait été que de 16,03% au second tour.

Au total, donc, plus de 16 millions d'électeurs n'ont donc pas voulu trancher, ce dimanche, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le 23 avril, le total des abstentionnistes, blancs et nuls s'était établi à 11,5 millions. Soit un bond de 4,5 millions !

Macron fait moins bien que Chirac

Finalement, le total des votes blancs, nuls et des abstentionnistes font d'Emmanuel Macron un président moins bien élu que Jacques Chirac lors de son duel avec le père de Marine Le Pen, en 2002. Malgré la hausse sensible du corps électoral (de 41 à 47,5 millions d'électeurs) qui devrait donner un avantage mathématique à Emmanuel Macron, celui-ci a réuni sur son nom un peu plus de 20 millions de voix, quand Jacques Chirac en avait cumulé plus de 25,5 millions (82,2%).
Voici le résultat définitif du second tour de l'élection présidentielle 2017

Par Youness Rhounna

Publié le 08/05/2017 à 13:00

Le résultat complet du second tour de l'élection présidentielle 2017, ce dimanche 7 mai, montre deux raz-de-marée : celui d'Emmanuel Macron écrasant Marine Le Pen dans presque tous les territoires. Et celui des électeurs qui n'ont pas voulu choisir entre les deux candidats.

C'est le résultat définitif du second tour de l'élection présidentielle 2017. Ce lundi 8 mai, le ministère de l'intérieur donne 66,1% des suffrages exprimés à Emmanuel Macron (soit 20,8 millions), largement devant Marine Le Pen à 33,9% (10,6 millions). La candidate du FN se heurte encore au plafond de verre républicain mais réalise néanmoins un record historique pour son parti, dépassant de 3 millions de voix son record du premier tour (7,7 millions).

L'abstention a également grimpé de 3 points depuis le 23 avril, s'établissant à 25,44% des inscrits, un niveau jamais atteint depuis 1969 pour une élection présidentielle. Autre score historique, les votes blancs (8,51%) et nuls (2,96%) atteignent 11,47% des votants, soit 4 millions. Reléguant du même coup Marine Le Pen à la troisième place du scrutin, s'il fallait cumuler ces trois données et les rapporter à la totalité des inscrits sur listes électorales.

Macron mieux élu que Hollande mais moins bien que Chirac

De son côté, rapporté à l'ensemble du corps électoral, Emmanuel Macron est élu par 44% des citoyens pouvant voter. Un score similaire à celui de Nicolas Sarkozy (43%) en 2007 et meilleur que celui de François Hollande (39%) en 2012. Mais largement moins bon (62%) que celui de Jacques Chirac en 2002, qui avait lui aussi dû affronter un Le Pen au second tour.

A noter que les remontées de chiffres territoires par territoires montrent que Marine Le Pen n'est arrivée en tête que dans deux départements : le Pas-de-Calais (52,05%) et l'Aisne (52,91%). Et comme le souligne Le Lab, sur les circonscriptions des 11 villes dirigées par le FN, six ont porté Emmanuel Macron en tête.


L'histoire de la fonction publique française est intimement liée à la construction de la République »

par Luc Rouban, propos recueillis par Jean-Louis Dayan - 07 Mai 2017

S'il a été question des fonctionnaires dans la campagne présidentielle, c'est surtout à travers la mesure-choc de François Fillon, qui entendait supprimer 500 000 postes en 5 ans. Une approche purement budgétaire qui a largement occulté les questions pourtant décisives des missions et du statut des agents publics. Spécialiste de la fonction publique et de la réforme de l'Etat au Cevipof, Luc Rouban remet en perspective pour Metis les transformations qui ont fait la spécificité de la fonction publique à la française. Un éclairage salutaire pour le débat.

 Comment expliquer que la question du statut des fonctionnaires ait été absente de la campagne ?

 Emmanuel Macron a été le seul à évoquer en début de campagne une réforme du statut de la fonction publique, sans guère y revenir ensuite. Pour mieux comprendre les enjeux liés au statut des fonctionnaires, il faut revenir à ses origines. Le développement d'une fonction publique nombreuse n'est pas un phénomène récent : on se plaignait déjà de la bureaucratie sous Louis XIV. Sans remonter aussi loin, il faut avoir à l'esprit que la construction de la fonction publique contemporaine est intimement liée à celle de la République. Contre la tentation monarchique, les élus républicains des années 1880 considèrent qu'ils sont seuls légitimes à porter les valeurs de la République ; les fonctionnaires sont à leur service et doivent le rester. Aussi ne leur accordent-ils à l'époque aucun statut ni droit particulier, pas même celui de se syndiquer. Socialement, le fonctionnaire n'est pas pour autant un prolétaire, en particulier parce qu'il est diplômé, mais sa situation est proche de celle d'un salarié du privé, la seule différence étant qu'il travaille pour l'Etat patron. Il n'appartient pas non plus à l'élite, si l'on excepte le petit nombre des hauts fonctionnaires qui appartiennent aux « grands corps » (inspecteurs des finances, diplomates...), le plus souvent issus de l'aristocratie. Cela n'empêche pas que les fonctionnaires soient déjà relativement nombreux : un million en 1914, qui œuvrent principalement à l'effort d'équipement entrepris par la IIIe République (fonctions régaliennes, éducation, infrastructures), ainsi qu'à la colonisation.

 Les conceptions vont peu à peu changer après la Première Guerre mondiale. Il y a toujours des conservateurs qui voient dans les fonctionnaires les simples employés des élus, assimilés à des salariés ordinaires parce que rien ne justifie un statut particulier. Ce courant perdurera jusqu'en 1940, même si l'entre-deux-guerres voit monter les revendications de carrière d'agents dont les contrats, pourtant de droit public, restent très précaires. Sous l'influence de la révolution russe, une autre vision se répand cependant - portée par des universitaires et des hauts fonctionnaires - selon laquelle l'Etat peut être aussi bien l'agent de la transformation que de la promotion sociale, s'il s'appuie sur une fonction publique dotée d'un statut propre. C'est dans ce courant que le statut de 1946, fruit d'un compromis entre le gouvernement de Georges Bidault et le couple Parti Communiste-CGT, en position de force, puise ses racines. La fonction publique est désormais conçue tout à la fois comme l'instrument de la réforme sociale et l'avant-garde du progrès social.

 Quels sont les traits de ce nouveau statut ?

 Il n'est pas aussi protecteur qu'on le pense souvent aujourd'hui. Il accorde le droit de grève aux fonctionnaires, mais avec de sévères limites. Il en va de même pour la liberté d'expression, bornée par le devoir de réserve. Et la garantie d'emploi qu'il offre est relative. L'administration n'a plus de prise sur le nombre de postes inscrits au budget de l'Etat, mais la distinction entre le grade (titre ouvrant l'accès à des catégories de postes) et l'emploi (poste effectivement occupé) la laisse libre de modifier à sa guise l'affectation de ses agents, à la différence du privé où une mutation vaut modification du contrat de travail et peut déclencher une procédure de licenciement. A preuve les nombreux licenciements opérés fin 1947, pour raison budgétaire, à l'encontre de fonctionnaires pourtant titularisés en 1945.

 En fait le statut a pour but de protéger les fonctionnaires contre le pouvoir politique, mais aussi les administrés contre la corruption. Cette dernière a toujours menacé : népotisme et politisation des nominations étaient déjà bien réels sous la IIIe République où, bien que de droit public, les contrats de travail étaient, rappelons-le, très précaires. C'était une république très politisée, qui fonctionnait beaucoup à la recommandation. Ces risques demeurent vivaces aujourd'hui. Les pressions visent plus souvent les fonctionnaires que les élus, particulièrement dans la fonction publique territoriale du fait des relations de proximité qu'entretient l'administration territoriale avec ses administrés. Népotisme et corruption sont en France des archétypes toujours prêts à être réactivés.

Pour autant, la question du nombre de fonctionnaires, ou si l'on préfère du coût de la fonction publique au regard de sa contribution, ne peut pas être éludée.

C'est là encore un très vieux débat. On parle beaucoup dès avant 1914 du risque de « fonctionnarisme », alors même qu'on ne dispose encore d'aucune statistique fiable sur le nombre des fonctionnaires. Pourtant la question de fond n'est évidemment pas celle du nombre, mais de la place des fonctionnaires dans la société : c'est le modèle social du pays qui est en jeu.

Contre les fonctionnaires, plusieurs critiques convergent alors : 

• celle des monarchistes, souvent alliés aux milieux catholiques, qui dénoncent la bureaucratie, mais instruisent aussi le procès moral de fonctionnaires en qui ils voient des urbains dévoyés, soupçonnés de franc-maçonnerie, de mauvaise vie et de penchants coupables pour la Révolution ;
• celle des libéraux (comme Paul Leroy-Beaulieu, qui publie en 1890 L'Etat moderne et ses fonctions), soucieux avant tout du coût de la fonction publique et de son poids dans le budget ;

• celle des marxistes, pour qui les fonctionnaires sont tout à la fois les larbins du grand capital, les agents de la répression et les serviteurs de l'Etat-patron. Une dénonciation radicale qui fait écho à celle d'un Saint-Just, s'attaquant violemment sous la Terreur aux « 20 000 sots » qui paralysent l'Etat révolutionnaire dans sa lutte pour le Salut Public.

La critique s'est donc appauvrie en se focalisant sur la question du coût, sachant que les fonctions publiques pèsent aujourd'hui pour moins du quart (23 %) de la dépense publique, tandis que les dépenses sociales en représentent plus de la moitié (56 %). C'est une mise en cause récurrente, qui revient au premier plan à chaque période de crise économique.

Qu'en est-il chez nos voisins ?

En France, les dépenses de personnel des collectivités publiques atteignent 13 % du PIB ; la proportion approche 20 % dans les pays scandinaves, où pourtant la fonction publique a été largement privatisée en termes de droit et de statut. La relation entre privatisation de la fonction publique et réduction des coûts est donc fausse. Les comparaisons sont cependant délicates à manier car les statistiques ne recouvrent pas les mêmes réalités. Le cas de l'Allemagne est souvent évoqué, mais il faut bien comprendre que les réductions d'effectifs sont largement liées aux privatisations des entreprises publiques après la réunification de 1989. Par ailleurs, il s'agit d'un État fédéral où l'immense majorité des agents contractuels est gérée par les Länder sans tous les doubles emplois que crée la décentralisation en France.

La privatisation des statuts est d'ailleurs loin de n'avoir que des avantages. Elle poserait de façon plus aiguë les problèmes de corruption et de népotisme, réduirait avec le niveau des salaires la motivation des agents, et aggraverait les difficultés de recrutement de personnel qualifié en rendant le secteur privé plus attractif. C'est ce que l'on observe déjà dans le cas des infirmières (de plus en plus nombreuses à préférer exercer en libéral) et d'autres professions de haute technicité (les techniciens de l'Armée de l'air par exemple). A quoi s'ajoute le retard qu'a pris le public sur le privé en matière de diversité, qui détournerait plus encore qu'aujourd'hui les générations issues de l'immigration des emplois publics.
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