3 Leçons et préconisation








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«Riposte contre

l’internet de la haine»

Bilan
Septembre 2015

Projet de la Licra soutenu par la
Fondation pour la Mémoire de la Shoah


SOMMAIRE

1ère PARTIE

Rappel du projet ……………………………………………………………………………………………... 3

Préambule ……………………………………………………………………………………………………. 3

1) Une réalité plus complexe s’est progressivement dévoilée…………………..……………………5

1-1 L’antisémitisme sur les réseaux …………………………………………………………..………………5

1-2 La diversité des émetteurs ……………………………………………………..………………………… 5

1-3 Variété des vecteurs………………………………………………………………………………………. 7

1-4 Unicité des modes d’organisation et d’action des forces vectrices d’antisémitisme sur le Net …. 7

1-5 Les antiracistes sur le Net, une force dispersée ……………………………………………………….8

2) Chronologie de la mise en place du projet et description de son évolution …………………...9

2-1 Juin 2014/Janvier 2015 ……………………………………………………………………………………9

2-2 Février/Mars 2015 ……………………………………………………………………………………….…9

2-3 Mars/ Avril 2015 …………………………………………………………………………………………..10

2-4 Mai/ juin 2015 ……………….……………………………………………………………………………..10

3) Leçons et préconisation …………………………………………………………………………………14

3-1 Un usage plus pertinent des outils de signalement ……………………………………………………14

3-2 Renouvellement de notre réflexion stratégique: être plus proactifs que réactifs …………………. 15

4) Statistiques et leur analyse …………………………………………………………………………….18

5) Conclusion ………………………………………………………………………………………………….22

ANNEXES ………………………………………………………………………………………………………23

2ème PARTIE

LICRA – FMS : Bilan financier Juin 2014 – Juin 2015 de l’action « Riposte sur Internet »

« Riposte contre l’internet de la haine »

Bilan (Septembre 2014 – Juin 2015)

Projet de la Licra soutenu par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

Rappel du projet

Mise en œuvre d’une stratégie de riposte face aux discours de haine antisémite sur Internet et les réseaux sociaux, par la création d’une unité de riposte dédiée, présente en permanence sur les réseaux sociaux, avec deux missions :

  1. Assurer une veille étendue et permanente sur la diffusion de contenus antisémites et négationnistes sur les réseaux sociaux, afin, notamment, de renforcer les signalements des messages de haine aux autorités



  1. Porter un discours de réponse et de ré-information aux contenus antisémites sur les réseaux sociaux

Préambule

Dans un premier temps, nous avons :

  • travaillé avec l’équipe « communication digitale » de la Licra pour définir un projet de« riposte sur internet et les réseaux sociaux»

  • établi les premiers contacts avec l’équipe du CRIF, puis participé de façon régulière aux réunions de coordination organisées par le CRIF1 avec divers acteurs de lutte contre l’antisémitisme sur le Net,

  • sensibilisé les sections de la Licra pour identifier des personnes ressources parmi nos militants,

  • mis en place une équipe de bénévoles, notamment issus de la Licra-Jeune, coordonnée par le siège,

  • passé un contrat avec la société Linkinfluence pour la détection des contenus antisémites sur le Net, via un moteur de recherche fonctionnant par mots-clés, Radarly

  • former nos permanents à l’utilisation de Radarly,

  • défini une première liste d’une cinquantaine de mots-clés pour organiser la veille à partir des signalements du moteur de recherche,

  • mise en place des procédures de riposte de trois ordres : réponses et « ré-information » sur le Net, protocole de signalement aux plates-formes de réseaux sociaux et aux autorités et un protocole de signalement juridique au procureur, pouvant aller jusqu’à l’engagement de poursuites,

  • organisé un symposium international « No Hate on the Web » (mai 2015 (cf dossier joint).

Nous avons construit notre projet à partir de notre expérience des réseaux sociaux, en particulier la gestion de notre compte Twitter et de notre page Facebook.

1) Une réalité plus complexe s’est progressivement dévoilée

Nous avons construit notre projet à partir de notre expérience des réseaux sociaux, en particulier la gestion de notre compte Twitter et de notre page Facebook.

L’utilisation de Radarly nous a révélé une réalité bien plus complexe que ce que nous en percevions avant d’utiliser systématiquement cet outil.

Grâce à Radarly, nous avons réalisé l’importance d’autres vecteurs de diffusion l’antisémitisme que Twitter et FaceBook, comme les forums de jeux vidéos ou les plates-formes vidéos.

Nous avons pu mieux appréhender l’organisation de nos adversaires et leurs méthodes.

C’est le propre des projets innovants que de mettre à jour des surprises, l’essentiel étant de savoir s’adapter et apporter des solutions. C’est ce que nous avons fait.

1-1. L’antisémitisme sur les réseaux

Le sentiment d’impunité que donne l’anonymat est propice à l’expression d’idées que beaucoup n’osent pas affirmer dans le monde physique_. Cela fait d’internet un déversoir des idées les plus nauséabondes, notamment l’antisémitisme, le négationnisme et, plus globalement, tout ce qui peut déconsidérer la Shoah.

Cet espace de liberté est largement utilisé par diverses forces organisées qui ont pour seul point commun l’antisémitisme. Ces forces, souvent opposés entres elles, visent et oeuvrent conjointement à la banalisation de l’antisémitisme.

Sur les réseaux sociaux, s’affirmer antisémite est possible, voire même « tendance », « hype » comme disent les jeunes, pour tous ceux qui veulent se positionner comme « anti-système », comprendre antirépublicain et antidémocrate.

La banalisation de l’antisémitisme passe par la désacralisation de la Shoah. C’est une constante et un point commun des diverses forces antisémites actives sur le Net.

La caractéristique principale de l’antisémitisme sur Internet, c’est la diversité des émetteurs de contenus antisémites et la diversité des vecteurs qu’ils utilisent pour leurs diffusions. Cette variété des émetteurs et des vecteurs tranche avec l’unicité des modes d’organisation en réseau et leur fonctionnement.

1-2 La diversité des émetteurs

L’antisémitisme de ce qu’on appelle communément la « facho-sphère », regroupe toutes les composantes de l’extrême-droite française, le FN y faisant figure de modéré au regard d’autres composantes telles que les néo-nazis, les « racialistes », le bloc des identitaires, les « soraliens » comme se désignent eux-mêmes les supporters d’Alain Soral, etc…

Nous avons également l’antisémitisme de l’islamisme radical, prônant le jihadisme pour constituer le « Califat islamique », intégrant les trois grands lieux saints de l’Islam (la Mecque, Médine et Jérusalem), et, conséquemment, la destruction des états-nations de la péninsule arabique, Israël compris. Cette sphère développe la théorie d’un grand complot de l’Occident contre l’Islam, dont les juifs seraient le moteur ; Ils appellent les musulmans à défendre leur religion en s’engageant dans le Jihad pour éliminer physiquement les « ennemis » de (leur) Islam.

Nous avons ensuite l’antisémitisme véhiculé par l’antisionisme.

S’il y a des antisionistes qui s’en tiennent à la critique de la politique israélienne et ne peuvent être soupçonnés d’antisémitisme, force est de constater que beaucoup de militants antisionistes sont antisémites, notamment les plus radicaux que l’on retrouve dans les rangs de BDS.

Leur solidarité de façade avec le peuple palestinien est surtout le moyen pratique et légal de véhiculer les pires clichés antisémites.

L’antisionisme englobe largement la « facho-sphère » et la sphère de l’islamisme radical, mais intègre des gens qui n’appartiennent à aucune de ces deux sphères, comme les sympathisants de l’extrême-gauche. Ces derniers amalgament allègrement antisionisme et rejet du « Grand Capital ». Ils ressuscitent de façon plus ou moins assumée « les classiques antisémites » des juifs banquiers, maîtres du monde.

Sur le Net, ce n’est pas les sujets de confrontation entre internautes d’extrême-droite, d’extrême-gauche et islamistes-radicaux qui manquent. Mais les mêmes qui s’affrontent continuellement se liguent naturellement et agissent de concert pour attaquer la Licra, dés que l’actualité met Israël sous les feux de l’actualité. L’antisionisme sert alors de paravent à leur plus petit dénominateur commun : l’antisémitisme, souvent exprimé en forme de déclaration de haine de la Licra.

Nous avons enfin l’antisémitisme véhiculé par le « conspirationnisme » ou le « complotisme »

Comme pour l’antisionisme, si ces théories et leurs adeptes ne sont pas tous antisémites, beaucoup (trop) d’entre elles, et donc de leurs adeptes, le sont pour autant.

Comme pour l’antisionisme, mais à un degré moindre, la sphère « complotiste/conspiration-niste  » voit la convergence d’internautes d’extrême-droite, d’extrême-gauche et islamistes s’opérer autour de ces théories, dés lors qu’elles sont antisémites, ce qui est le cas d’une grande part d’entre elles.

Moins virulent que l’antisémitisme de la « facho-sphère », des islamistes radicaux ou des antisionistes, mais plus pernicieux, nous avons l’antisémitisme des communautaristes maghrébins et afro-antillais.

Leurs adeptes prêtent à la communauté juive une organisation sophistiquée et un pouvoir tentaculaire, qu’elles jalousent et dénoncent à travers une formule qui fait florès, le « deux poids, deux mesures ». Tu es plus ou moins bien considéré par les pouvoirs publics selon que tu es bien, ou mal, protégé par ton lobby. A travers leur fantasme sur le lobby juif, on retrouve tous les grands clichés classiques de l’antisémitisme, plus ou moins affirmés et assumés.

Enfin, nous avons sur le net l’antisémitisme « populaire », ou de « café du commerce », notamment de la part d’adolescents qui utilisent les termes « juif » ou « feuj » de façon péjorative (« il a fait son plan en juif », « il a un nez de feuj », etc). Cet antisémitisme banal et banalisé se distingue des précédents dans le sens où il n’est pas alimenté par des forces organisées. Il appelle un traitement différent (cf infra chapitre « Préconisation »).

1-3 Variété des vecteurs.

Lors de la conception de notre projet, nous nous sommes focalisés sur les réseaux sociaux les plus interactifs, faisant figures d’agora du Net, soit Facebook et Twitter.

Si ces derniers sont des vecteurs privilégiés de diffusion de l’antisémitisme, ils s’appuient sur d’autres outils, dont ils rendent les contenus accessibles au plus grand nombre.

C’est notamment le cas des plates-formes vidéo telles que Youtube ou Dailymotion, ou de partage de photo (Instagram).

Les contenus audiovisuels ou photographiques font l’objet de commentaires et/ou de forum sur les plates-formes elles-mêmes, indépendamment de leur diffusion sur Facebook ou Twitter.

La propagande antisémite n’a pas besoin de s’appuyer sur des images antisémites pour s’exprimer sur les forums, dont beaucoup sont très peu, voire pas du tout modéré par les diffuseurs.

Sur la question des forums de discussion, si ceux des médias de la presse sont plutôt globalement correctement modérés, même si sous couvert d’opinion antisionistes des contenus tendancieux passent, il y a un vrai problème avec les forum liés aux jeux vidéos, très fréquentés par les « gamers » (adeptes des jeux vidéo), qui sont souvent très jeunes (et donc influençables).

Ces forums ne sont quasiment pas modérés par les éditeurs de jeux en lignes. Ils fonctionnent sur le mode de l’autorégulation. Ce sont les internautes qui signalent les contenus antisémites, avec tout ce que cela suppose de laxisme et de déchets. En même temps, nous devons reconnaître l’extrême réactivité de ces plates-formes de jeux en ligne, notamment de la principale d’entre elles, jeuxvideos.com. Les contenus signalés sont immédiatement effacés, ce qui est loin d’être le cas avec Twitter et Facebook.

Très prisés par l’extrême-droite et les islamistes radicaux, les forums de jeux sont à la fois des vecteurs de diffusion de l’antisémitisme et du négationnisme, mais aussi des lieux privilégiés de recrutement de militants et sympathisants.

1-4 Unicité des modes d’organisation et d’action des forces vectrices d’antisémitisme sur le Net

Les différentes forces (« facho-sphère », islamistes radicaux, antisionistes, conspirationnistes / complotistes, communautaristes) ont créée des écosystèmes multimédias, structurés de façon similaire.

Ces écosystèmes sont alimentés par des émetteurs qui sont des « Leader-fédérateur ». A l’image des plates-formes logistiques, ils font office de « hubb » de l’écosystème. Ce sont à la fois des carrefours de rencontre et des fournisseurs de contenus antisémites (« bons mots », images, vidéos). Le meilleur exemple en est Dieudonné. Il fédère sur le Net un ensemble de forces souvent antagoniques, cimentés par l’antisémitisme et la volonté de désacraliser (ou déconsidérer ?) la Shoah.

Chaque écosystème possède un ou plusieurs « leader-fédérateur », tels que Alain Soral pour l’extrême-droite ou BDS pour les antisionistes.

Autre élément structurant de ces écosystèmes, les « Leader-relayeur ». Ils produisent peu de contenu, mais possèdent une capacité d’influence qui leur permet de les diffuser à grande échelle. Ils ne relaient pas uniquement les contenus émis par les « Leader-Fédérateur », mais tout ce qu’ils trouvent sur la Toile. Ils peuvent ainsi décupler la nocivité d’un contenu antisémite produit par un « troll » de faible influence.

Disséminés partout sur la Toile qu’ils quadrillent sans relâche, nous avons « l’armée des trolls ». Ces comptes, en général anonymes et peu suivis, ont un impact fort sur le Net quand ils agissent de concert, à partir de mots-clés. Les tendances sur les réseaux sociaux fonctionnent par occurrences statistiques. De par leur effet de nombre et la diversité des profils, les « trolls » créent l’illusion que leurs convictions sont largement partagées dans la société. Ils influent ainsi les médias plus classiques, ou des leaders d’opinions politiques.

Autre technique des Trolls, répandre leur poison en se greffant sur des comptes influents ou des forums fréquentés. Comme nous pouvons le constater sur notre compte Twitter, les divers Trolls viennent nous provoquer, en espérant que nous réagirons, leur ouvrant ainsi l’accès à notre liste de followers.

Les trolls sont un élément essentiel des forces qui veulent banaliser l’antisémitisme. Leur objectif est d’imposer l’idée qu’il est anodin d’être antisémites, que ce n’est pas grave, puisque c’est tellement partagé par tellement de monde que s’en est normal…

Au-delà de leurs méthodes et organisations, la force de ces écosystèmes est de donner le « la » sur les réseaux, en choisissant les thèmes et leurs angles d’attaque. Il s’agit ainsi d’imposer à leurs adversaires (en l’occurrence, nous) le terrain et les termes de l’affrontement.

1-5 Les antiracistes sur le Net, une force dispersée, mais qui se retrouve au coté de la Licra

De source gouvernementale,17 % des messages publiés sur les supports racistes et antisémites (forum, blogs, pages facebook, comptes twitter, etc) sont le fait d’internautes antiracistes, s’inscrivant en contre.

La quasi-totalité ne sont pas des militants affiliés à des organisations, mais des individus qui réagissent de leur propre chef. Ils le font en ordre dispersé, sans se coordonner, ni mutualiser les contenus efficaces. Ils maîtrisent rarement tous les outils qui pourraient optimiser leurs interventions (verbatim, photos, dessins, vidéos, liens, etc). Mieux organisés et mieux armés en contenus, ils représentent une force potentielle dont l’impact contre l’antisémitisme sur les réseaux sociaux pourrait être considérable.

Ces internautes nous sollicitent régulièrement, qui pour nous signaler un contenu antisémite, qui pour réagir aux trolls qui polluent nos publications.

Grâce à la reconnaissance qu’ils nous témoignent et à la confiance qu’ils nous accordent, nous pouvons prétendre à les organiser par le biais d’un futur écosystème numérique de la Licra, calqué sur ceux de nos adversaires.
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