Du groupe de grands-parents d’Ile de France de l’unafam








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Groupe de grands-parents UNAFAM d’Ile de France - Groupe de grands-parents UNAFAM d’Ile de France

COMPTE-RENDU de la rencontre du 29 mars 2010

du groupe de grands-parents d’Ile de France de l’UNAFAM

qui s’est tenue 12 Villa Compoint à Paris en présence du Dr Laviolle
Participants : 14 participants + le dr Laviolle.
Une information est donnée sur la mise en place d’un questionnaire adressé aux grands-parents du Gard dans le cadre de l’UNAFAM en lien avec la Fondation de France, permettant d’évaluer la situation de ces grands-parents (18 familles concernées dans ce département). Une rencontre est proposée avec des responsables du groupe IDF pour une éventuelle participation de notre groupe à cette évaluation.

Un tour de table permet d’accueillir une nouvelle participante.
Le thème retenu proposé à la fin de la dernière réunion, est celui de la violence familiale sous toutes ses formes entre les différentes générations …
Cette violence peut s’exprimer sous de multiples formes et s’adresser à différentes personnes :

• Le « flou » dans les attitudes du parent malade est une forme de violence vis-à-vis des jeunes enfants, qui ne peuvent rien déchiffrer dans son comportement.

• Les violences sexuelles intrafamiliales, souvent répétées sur plusieurs générations, nécessitent impérativement une intervention extérieure de la Loi. Mais les familles sont réticentes à porter plainte, comment les aider à pouvoir le faire (question posée par des participantes ayant reçu en groupe d’accueil des personnes victimes ou proches familiales).

• Violences verbales et physiques d’un fils sur sa mère, le fils, enfant, ayant été témoin des violences et des menaces proférées par son père sur sa mère. Ce fils a vécu des situations terribles, disant à sa mère « J’étais prêt à mourir pour toi, Maman ». Actuellement, il reporte cette violence sur son frère ou sur sa mère, quand il est sous l’emprise de l’alcool, et qu’on lui refuse quelque chose (par exemple de lui donner les clés de la voiture quand il est ivre). Par contre, il n’est pas du tout violent avec ses enfants et réagit vivement si sa mère donne un jour une fessée à son petit-fils, l’aîné de ses petits-enfants.

• Dans toutes ces situations, il est dit qu’il ne faut pas « minimiser » ce qui se passe, « c’est mentir pour cacher la vérité », ce qui disqualifie l’enfant, qui lui, la dénonce, cette réalité de la violence !

• Une situation comparable est évoquée dans la discussion, par une participante dont la fille, malade, était battue par son compagnon, devant son fils aîné, âgé aujourd’hui de 15 ans. Celui-ci est en difficulté, il irait mieux depuis qu’il est en internat, et il a fait une curieuse remarque, sans explications … « Ça me fait plaisir que papa batte Maman » !

• Cette violence peut-être celle d’une fille contre sa mère, d’autant plus insupportable que pour ces grands-parents « les droits des grands-parents dépendent des droits de la mère ». C’est- à dire que si l’état de santé de la mère ne lui permet pas de voir ses enfants, les grands-parents sont eux-mêmes privés de ces rencontres par le juge, cette situation étant en cours de révision … Qui écouter quand l’enfant ne veut pas voir sa mère, que sa mère veut le voir, et que la mère reproche à sa propre mère de ne pas lui laisser voir son fils !

• Dans le cas de personne atteinte de troubles bipolaires, la violence s’exprime de façon très variable. Au cours des accès maniaques, la violence, surtout verbale, s’adresse aux autres en général, aux parents en particulier. Mais les grands-parents sont beaucoup plus inquiets du risque suicidaire (leur fille a fait plusieurs actes graves nécessitant des hospitalisations). Ils s’interrogent aussi sur le risque pour les petits-enfants, pour qui le danger serait plus d’un suicide de la mère avec ses enfants, pour quitter avec eux ce monde qu’elle vit, dans ces périodes là, comme un univers de souffrance. Au cours de ces épisodes, cette fille cherche le contact avec ses parents, elle a fait sa dernière tentative de suicide chez eux, c’est aussi une façon de préserver ses propres enfants. On peut lui proposer de s’occuper un peu plus des enfants, lui demander de quelle manière pense t’elle qu’on peut l’aider …

• À ce propos, une participante rapporte que quand son fils allait plus mal, il téléphonait à ses parent pour demander qu’on lui garde son bébé.

• La violence d’une fille malade peut être aussi reportée sur l’aînée de ses filles, quand celle-ci a demandé à vivre avec son père, qui a maintenant la garde des deux enfants depuis cinq ans.
Plusieurs interventions ont lieu autour de ce thème de la violence, qu’on peut regrouper en trois thèmes : L’inquiétude pour la santé des petits enfants, les difficultés de relation avec les psychiatres, les réactions des petits enfants ou de la fratrie du malade face à toutes ces difficultés.
1°) La peur de retrouver chez les petits-enfants, les difficultés du parent au même âge. Si on retrouve un petit fils lointain et rêveur par moments, comme l’était son père, parfois absent dans la relation, faut-il s’en inquiéter ? On connaît maintenant l’intérêt d’un diagnostic précoce des troubles, comment y parvenir ?

Il faut éviter d’avoir « des lunettes filtrantes », ne repérant que le négatif, enfermant trop vite le jeune dans une image pathologique …

Une grand-mère nous fait remarquer qu’il ne faut pas trop mettre l’accent sur « l’hyper fragilité », qui peut aussi être considérée comme une « grande qualité »

Une autre grand-mère craint de retrouver chez sa petite fille les mêmes comportements que chez son fils, elle a toujours peur de gestes incestueux.
2°) les relations avec les psychiatres sont parfois difficiles.

- Une grand-mère s’est vue répondre que son petit-fils allait très bien, elle avait le sentiment de n’être pas écoutée. On lui aurait renvoyé qu’il s’agissait de son angoisse à elle.

- D’autres psychiatres ne parlent pas, ne répondent pas aux questions, ou n’en posent pas eux-mêmes.

- Que faire quand l’enfant ne veut pas y retourner, on ne peut pas le contraindre.

- L’absence de tout lien, au nom du secret médical ou du respect de la parole de l’enfant, entre la psy du patient et sa famille, ou entre le psy qui voit la famille et celui qui reçoit le malade, demande à être intelligemment modulée.

- Un grand-père intervient : "quand on va voir un psychiatre, il faut lui dire clairement ce qu’on attend de lui".
3°) Les réactions des petits-enfants et de la fratrie

Une petite fille de 13 ans, qui a eu des problèmes d’anorexie, reproche à son grand-père d’être « un grand-père absent », disant de lui : «Celui-là, je ne le vois pas beaucoup … ». Elle n’a plus son autre grand-père. On lui conseille de lui écrire un petit mot, de voir qui, ou quoi pourrait servir de médiation entre lui et sa petite fille.
Dans une autre situation, les trois petits-enfants semblent se protéger en restant distants les uns des autres. L’évocation du livre d’H. Davtian (Frères et sœurs, édité par l'Unafam) dans lequel elle souligne les difficultés des enfants de malades psychiques, fait réagir une grand-mère avec humour en disant : « Ça soulage les enfants en culpabilisant les grands-parents, qui étaient tellement occupés par l’enfant malade qu’ils n’ont pas pu donner assez aux autres enfants ! »

Une grand-mère souligne l’importance pour les petits enfants, de se sentir soutenus, rapportant l’exemple d’une petite fille qui avait fait une tentative de suicide, et qui l'a remerciée de lui avoir écrit pour la soutenir.
Deux autres grands-mères évoquent des manifestations dermatologiques de leurs petits-enfants :
Dans le premier cas, c’est un petit-fils qui a eu de l’eczéma quand sa mère était malade, et cette participante s’interroge à partir de ces troubles : « Quelle conscience ont les enfants de la maladie des parents? Ce petit garçon a t’il posé des questions, que lui a t’on répondu ?

La deuxième situation, est celle d’une petite fille qui a eu un urticaire géant, dont elle dit elle-même : « C’est lorsque je suis stressée … j’ai peur quand je vais au tribunal » (enquête sociale et expertise demandée par le juge).
Sont évoquées aussi les difficultés pour la fratrie de l’enfant malade :
- Une grand-mère dit : « On n’a pas assez souligné la souffrance des "pas malades" … », « On était le refuge de la belle-fille et de son enfant quand notre fils allait mal … ».

- « On devient sourd et aveugle (tellement on est débordé) … », rajoute un grand-père.

- Une participante, parle du vécu d’une des soeurs de sa fille malade : « Quel est le point de départ de cette violence?». La fratrie reste concernée, même si elle part très loin. Leur fille, aînée des cinq enfants, disait en parlant de sa plus jeune sœur malade : « Si on ne prend pas ça en charge, la famille est foutue ! ». Ce n’est que maintenant qu’elle se rapproche un peu de nous. Elle a demandé à être « tiers personne de confiance », elle a 50 ans et une fille de 9 ans.
Quelques questions sont posées avant de se séparer sur l’intérêt de rencontrer un autre psychiatre ou d’aller dans un centre d’évaluation pour préciser le diagnostic et chercher le traitement le plus efficace, avec l’accord de la personne concernée. D’autres questions à la suite concernent l’intérêt thérapeutique et les indications des électrochocs (sismothérapies).
Lundi 31 mai, réunion 12 Villa Compoint 75017 PARIS : « Grand-mère, grand-père, quelle différence ? »

(Et les 4 mai et 29 juin 2010 au Café des Parents: débats de 19 à 21h, s'inscrire au 01.44.93.44.84)

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