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3615 Ma Vie

Blog 2008-2012

Roland Michel Tremblay


44E The Grove, Isleworth, Middx, Londres, TW7 4JF, Royaume-Uni

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3615 Ma Vie

1 Janvier 2008
Enfin, j’ai trouvé la solution à mes questions de ces derniers mois, et certainement des derniers jours où j’ai enfin terminé tous mes écrits en anglais, y compris mon journal Crown Court Madness, mon blog de 2007, mon roman Anna Maria et ma sorte d’essai Destructivism.

J’ai officiellement commencé deux livres francophones ce soir, ou plutôt cette nuit, c’est déjà le 2 janvier. Je ne sais pas si j’aurai le courage et l’inspiration d’écrire Fabriqué au Québec, mais certainement mon journal sera francophone cette année. Tout simplement parce que c’est ma deuxième année à travailler pour une grande cour de justice criminelle à Londres, et que continuer en anglais ne serait que me répéter. Aussi que je me rends compte que mes fans, si j’en ai vraiment, sont tous francophones, et la plupart sont incapables ou sans la volonté de lire en anglais.

Aussi parce que je croyais qu’écrire en anglais m’emmènerait plus loin qu’écrire en français depuis les 20 dernières années, mais je découvre que je n’ai aucune motivation à être publié, je n’envoie pas mes manuscrits chez les éditeurs, peut-être parce que le succès de mes sites Internet me permet de croire que je suis de toute manière lu. Et alors, quelle importance d’écrire en anglais ou en français ? Certes l’anglais me vient beaucoup plus facilement maintenant, après 15 ans à Londres, mais écrire maintenant en français changera peut-être tout ça.

Je suis d’abord québécois, même si je l’ai oublié avec le temps, même si personne au Québec ne connaît mon nom. À vrai dire, je n’ai aucune vraie motivation à écrire en français plutôt qu’en anglais, on verra.

Ce qui m’a manqué d’écrire en français, est d’écrire sans conséquence. Sans la peur que tous ceux que je connaisse un jour tombe sur cette page et soudainement comprenne ce que je pense vraiment d’eux, ce qui n’est pas grand-chose. Le lendemain, je perdrais tous mes amis, mon partenaire et mon emploi. Ça peut encore arriver demain matin, ça fait trois ans que je n’ai plus écrit en français, et tout est sur mes sites. Je n’ai pas été gentil avec eux, mais que voulez-vous, quand on partage sa vie avec des cruches non inspirées, il faut bien le dénoncer haut et fort pour la postérité, qu’elle comprenne bien combien folle était ma génération en cet âge où l’on croyait être moderne et civilisé. Nous sommes tous fous, moi inclus, parce que je suis impuissant à me faire entendre et à arrêter cette folie de la race humaine. Cette histoire sera donc l’histoire de l’humanité en cette année fatidique, une histoire de la folie d’autrui.

Mon dernier journal francophone remonte à voilà trois ans, alors que je travaillais en plein centre de Westminster au Parlement de Londres. Beaucoup de sang a coulé sous les ponts depuis, j’ai passé une année à Los Angeles, et je travaille maintenant à la cour. Il est déjà 3 heures du matin, je travaille demain, je dois aller dormir. Mais cette nuit c’est un renouveau, un recommencement, je reprends le tout à zéro, même si ça fait un an que je travaille dans ce trou perdu où j’ai souhaité maintes fois tous les assassiner, ou me suicider. Que je ne l’aie pas fait est un miracle.

Voulez-vous mon état d’âme en cette nouvelle année ? Tout le monde me fait chier, je me fais chier moi-même, la vie est devenue insupportable, et la partager avec autrui, par pure obligation, ça me tue. Je vous invite à changer de page immédiatement si ça vous désespère, je vois la vie telle qu’elle est, et non pas comment plusieurs imaginent qu’elle est. Éternels optimistes, encore capables de voir en la mort d’un escargot sur le trottoir, un espoir en l’humanité, l’amour d’un dieu tout puissant. Mon œil.

Il doit bien y avoir quelque chose de positif qui s’est produit depuis trois ans, dans ma vie ? Un an à Los Angeles, plusieurs nouveaux livres à mon actif, deux livres de plus publiés à Paris, mes emplois à travailler pour la télévision pour la NBC aux Etats-Unis et Channel 4 en Angleterre ? Ou tout ça était avant mon dernier blog de voilà trois ans ? C’est possible, alors donc rien de nouveau vraiment à annoncer depuis trois ans, et en fait, peu importe les événements de ma vie, je n’ai qu’un seul but, acquérir une certaine liberté personnelle qui me permettrait de partir pour n’importe où, n’importe quand, et simplement lire et écrire, me concentrer sur les sujets qui m’intéressent comme la physique théorique, et cette liberté, je suis encore loin de l’avoir trouvée.

Du côté de la physique théorique cependant, oui, toute une révolution dans les trois dernières années. Mes idées folles qui remettaient Einstein et Newton en question, les années que j’ai perdues là-dessus, tout ça n’a pas été en vain. J’ai découvert un homme nommé Mark McCutcheon qui a écrit un livre appelé The Final Theory, et ça a été l’illumination absolue. Il existe enfin une nouvelle physique qui sache répondre à ma crise existentielle qui demande des réponses à tout. On aurait pu croire que maintenant que j’ai les réponses, j’aurais pu comprendre qu’il n’existe plus aucune motivation à continuer, mais voilà, il demeure plusieurs questions à répondre, et c’est une sorte de motivation.

J’aurais pu croire l’instant d’un moment que de passer une année ou presque à Los Angeles aurait été pour moi une révolution, ça a plutôt été une expérience traumatisante qui n’a eu que pour résultat de me rendre névrotique, souffrir d’agoraphobie, où je ne me sentais en sécurité qu’enfermer dans ma petite salle de bain que je refusais catégoriquement de quitter. J’y ai rencontré les pires exemples d’êtres humains qui existent, et ce que j’ai écrit alors que j’y étais, sera certes qualifié de mes plus noirs écrits, les plus extrêmes.

Heureusement que ma vie insipide à Londres m’a fait oublier ce calvaire, au point où je ne sais plus si j’ai vraiment passé une année à Los Angeles, ou si je l’ai rêvé. Pourtant, je me demande encore souvent si revenir à Londres n’a pas été l’erreur de ma vie, parce que mon existence depuis laisse beaucoup à désirer, au point où je ne sais plus vraiment où j’en suis, si j’ai encore des rêves à poursuivre, une motivation à l’existence.

Mes écrits ont tourné assez politique ces dernières années, à cause de George Bush et Tony Blair. J’ai constaté que je n’ai pas été seul à être inspiré à ce niveau, beaucoup de monde se sont tournés vers la politique, comme si soudainement réveillés d’un sommeil profond à ce sujet, à cause de tant d’années où absolument rien de provoquant ou scandalisant s’est produit. Je me demande aujourd’hui ce que j’aurais écrit à la place, ce qui aurait inspiré les autres si rien de tout ça ne s’était produit. Est-ce que le résultat est positif ou négatif, l’impact sur le monde des arts ? Je l’ignore, mais je ne désire pas continuer dans cette veine, même si mon prochain roman risque fort d’être le produit de cette crise, mais alors ce sera écrit sans passion quelconque, avec un détachement absolu des événements actuels.

Qu’importe la mort de la démocratie ? Alors que finalement ce que l’on a compris est qu’il n’y a jamais vraiment eu de démocratie en premier lieu ? Seulement dans les extrêmes l’humain en arrive à comprendre l’humanité. Et alors, ou bien on s’aliène complètement de cette découverte, ou on oublie et l’on passe à autre chose.

Je me suis si longtemps senti déconnecté de tout, même si l’instant d’un moment j’ai cru que ça me concernait, que maintenant je vois que d’être déconnecté possède certains avantages. La paix intérieure, la sérénité, une certaine spiritualité et un espoir en l’existence, toute cette merde sans signification aucune, dans mon cas.

Laissons-les s’entretuer, en autant que je n’en sois pas conscient, en autant que je ne me sente pas coupable de leurs actes. Car il est clair qu’aucune autorité en ce monde n’agit en mon nom ou en le nom de qui que ce soit d’autres qu’eux-mêmes. Alors je peux m’en laver les mains et avoir la conscience la plus claire qui soit.

Ne reste plus qu’à espérer que cette pseudo démocratie que l’on impose de force au Moyen-Orient portera fruit avec le temps, mais c’est rêver en couleurs HD, high definition, comme ma nouvelle TV aux couleurs surréelles qui n’existent pas dans la nature, et dont seuls les extra-terrestres peuvent vraiment profiter de cette gamme infinie de couleurs criardes. C’est ça la modernité ! Ça vous explose au visage !

Eh bien, ça commence bien. Et moi qui ne désirais plus être politique, je suis en train de me noyer. Encore une chance que j’ignore qui est le Président Français et le Premier Ministre Québécois, je ne risque pas de partir sur une avenue indésirable sur le sujet. On s’en crisses-tu de la politique québécoise et française ? On n’en entend pas parler lorsque l’on vit à l’extérieur de ces mondes francophones renfermés sur eux-mêmes. C’est comme si le reste du monde n’existait pas quand on vit aux Etats-Unis ou en Angleterre. Parfois on entend Afghanistan ou Iraq entre deux conversations ou deux nouvelles, et tout aussitôt on passe à la météo. C’est officiel ! Il ne neigera plus jamais ici ! Comme c’est triste.
6 Janvier 2008
Je me sens épanoui à l’heure actuelle, heureux, énergisé. S’il était possible d’écrire un livre entier en une nuit, commençant à 4h16 du matin, cette nuit j’écrirais quelque chose d’inspiré. Si j’étais musicien, cette nuit j’écrirai au moins une chanson, et ce serait un classique. Comme ça prend un an écrire un livre, et toute la motivation et le temps et l’énergie du monde, cette nuit je ne ferai rien, et cet enthousiasme se perdra dans la nature.

Vendredi soir j’étais prêt à me tirer une balle dans la tête, samedi soir j’ai une envie extraordinaire de vivre plus fort. Même mes collègues au travail sont conscients que les artistes vivent dans les vicissitudes de la vie, des hauts et des bas extrêmes et incontrôlables, et dans les derniers 24 heures j’ai certainement vécu aux enfers et au paradis.

Vendredi ma collègue au travail a fait une crise contre moi, apparemment je l’ai insulté plusieurs fois ces dernières semaines sans m’en rendre compte, elle a apparemment vidé son sac à toute la cour de justice, sauf que pour moi, c’était la première fois que j’en entendais parler. Les conséquences sont à venir, ça m’a tué. J’ai écrit quelques textes très noirs, je me demande encore pourquoi je ne l’ai pas encore fait sauter de mon site.

Cette nuit j’ai visionné le film Stranger than Fiction avec Emma Thompson, ça ma revigoré entièrement. Il existe une existence en dehors des réalités de la vie, pratiquement un monde virtuel, le monde littéraire. Ce monde est si immatériel, et le peuple en Angleterre s’en fout tellement, tout comme au Canada, que je suis seul à vivre dans ce monde qui n’existe pas, et pourtant, c’est toute ma vie, c’est tout ce que je suis, et rien d’autre.

Fou comment un film peut changer cette perspective, l’instant d’un moment, un moment à savourer, à célébrer. Peut-être que la littérature n’est pas si inutile en ce monde ? Peut-être même qu’elle peut donner un sens à ma vie, sans que le peuple me prenne pour un fou aliéné ? Merde ! En ce monde, aussitôt que les gens recouvrent la liberté après le travail, ou bien ils visionnent la télévision ou alors ils lisent un livre, ou surfent l’Internet. Tous trois découlent au préalable d’un écrivain. L’écrivain, c’est moi, et pourtant, je vie dans le la la land, complètement déconnecté de la réalité, lorsque l’on s’arrête pour les écouter.

Je pense que je me reconnais entièrement en Emma Thompson, une écrivaine névrotique qui cherche à écrire la meilleure tragédie possible, cherchant le meilleur moyen de tuer ses personnages. Seul un écrivain névrotique, comme moi, aurait pu écrire un tel scénario, une idée de génie. Tu vois, tout n’a pas déjà été écrit en ce monder, il existe encore des idées originales qui attendent patiemment d’être imaginées et écrites, et qui pourront avoir un certain impact sur ce monde.

Je viens de m’étouffer avec une gorgée de Whisky, j’ai cru pendant un moment que ce serait sérieux, j’ai presque vomi partout sur mon clavier en état de décomposition avancé. Mon perroquet Barnsworth n’a pas été très gentil avec mes claviers, trois sont déjà morts, et ce dernier a bien six clés manquantes. Et j’arrive encore à écrire quelque chose. Vomir dessus cependant, je pense, ce serait la fin.

Non pas que l’alcool soit essentiel à l’écriture, au contraire, la plupart de ma fiction a été écrite sans une goutte d’alcool. Pour le reste, pour la majorité de mes écrits, oh mon dieu ! À se demander comment j’ai réussi à écrire dans ces conditions. C’est parfois fort inspiré, c’est parfois fort extrême. Il me faudrait trouver une balance, peut-être existe-t-il une pilule sur le marché qui pourrait me permettre d’écrire une bonne balance de fiction inspirée et non extrémiste. Mais je suis malheureusement anti-pilule. Pourtant, j’aime bien ce mot, pilule. Ça semble si inoffensif lorsqu’annoncé ainsi, et ça peut te déranger le cerveau en un instant, te le déranger pour justement trouver cette balance et inspirer.

J’ai beaucoup de frustrations accumulées, je dois admettre, en plus, je suis d’une sensitivité à tout casser. Il ne me faut pas grand-chose pour me motiver à bloc, ou entièrement m’anéantir et me déprimer au point où je ne vois pas le but de continuer à vivre. J’ai un grand respect pour les gens qui se sont suicidés ou ont au moins tenté de le faire. Si c’était si facile de s’enlever la vie, je serais déjà mort. Alors, aucun argument, aucune morale, aucune conversation ne saurait changer quoi que ce soit à cet état d’âme.

D’un point de vue social, ma vie est celle d’un médiocre. Et ce qui est tuant, est que même si j’étais quelqu’un de respectable, un bon emploi qui rapporte beaucoup, tout le charme d’un politicien, je n’aurais encore pas l’impression d’être plus qu’un médiocre. Je le sais, j’ai atteint certains haut niveaux dans ma vie, j’ai tout balancé par la fenêtre, j’ai tout abandonné, et aujourd’hui je ne suis qu’un travailleur social (civil servant) à la solde du gouvernement britannique.

Pourtant, j’ai l’impression d’avoir choisi cette voie, ça a été une décision que j’ai prise à froid, c’est ce que je voulais, c’est ce que j’ai obtenu. Est-ce du sabotage ? Un manque d’ambition marqué ? Un désir de choisir la facilité plutôt que l’enfer ? Peut-être. Mais même dans ces emplois sans envergures, nous sommes confrontés à cet enfer, management, nos collègues insultés, les clients frustrés. Il n’existe pas de porte de sortie, il me faut encore chercher un nouvel emploi, un travail qui se ferait sans aucun contact avec personne. Ça ne paiera absolument rien, mais au moins, si c’est à deux pas de chez moi et que je n’aurai pas à prendre un train, et plus jamais avoir à souffrir autrui, mon dieu, peut-être trouverai-je alors une certaine paix intérieure si essentielle à mon être.

Devenir un gardien de nuit, travailler sans aucun collègue ou patron autour, c’est mon ambition ultime. Et retourner à l’appartement sans personne qui m’attende sauf ma Murmy, un chat, serait le couronnement de ma carrière et de ma vie sociale. Sinon, j’en ai bien peur, je deviendrai une statistique, un de ceux qui décident de prendre un fusil et de tirer dans le tas. J’en ai encore rêvé la nuit dernière, le meilleur moyen de tuer tous mes patrons et mes collègues au travail, sans être blâmé, sans être inculpé. Pas facile. Certainement je ne suis pas le seul à penser ainsi ? N’est-ce pas là le désir secret de pratiquement tout le monde sur cette planète ? Sinon, peut-être n’ont-ils pas de cervelle ? J’ai ici un incubateur d’œufs de tortues qui peut servir pour l’hibernation d’animaux sans intelligence… vous êtes tous les bienvenus, l’invitation est lancée.
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