Reims (Marne). À quelques mois des célébrations du centième anniversaire de la Grande Guerre, le musée de l'automobile vient d'acquérir un de ces si célèbres taxis de la Marne








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SEZANNE : L'association participera aux cérémonies de 2014 : Mémoire fertonne sur tous les fronts

les adhérents de cette active association se sont retrouvés pour faire le point sur les activités à venir.

Les adhérents de cette active association se sont retrouvés pour faire le point sur les activités à venir.
Les membres de Mémoire fertonne étaient presque au complet pour leur 18e assemblée générale. S'y étaient joints Claude Maillard, président des Ragraigneux de Vertus et Jérémy Petit président du Club loisirs et culture ferton (CLCF), dont Mémoire fertonne est une section.


Daniel Laprun a souligné la bonne santé de l'association, avec des effectifs en légère hausse, répartis sur 12 communes du canton (et 2 membres hors région, anciens Fertons), la bonne tenue des réunions mensuelles suivies en moyenne par une quinzaine d'adhérents.


Exposition de Sainte-Catherine


Il a adressé ses remerciements à la commune de Fère pour son aide en locaux et matériel, aux adhérents particulièrement actifs dans l'organisation de l'exposition de la Sainte-Catherine, la rédaction du bulletin annuel et la recherche d'archives.


La réunion décentralisée à Corroy, sous la conduite de Florent Brisson, a beaucoup plu. Le bulletin annuel a été tiré à 150 exemplaires. L'exposition de la Sainte-Catherine avait un thème local, avec l'évolution de l'agriculture. Un millier de personnes ont défilé pendant les deux jours. « Le dépouillement des délibérations du conseil municipal jusqu'en 1970 et la découverte d'archives inédites ont fourni de précieux renseignements aux historiens locaux. »


« Pour 2013, outre les rubriques habituelles, une partie du bulletin concernera l'agriculture, compte tenu des documents que nous avons pu rassembler pour l'exposition », a-t-il été annoncé.


L'exposition de Sainte-Catherine, les 23 et 24 novembre à la salle des fêtes aura pour thème « 1914 -18 vu par des artistes » et la place des animaux dans ce conflit.


Mémoire Fertonne, membre de l'association 1814 - Brie et Champagne s'implique également dans la commémoration de la campagne de France. « Les 21 et 22 mars 2014, une manifestation est prévue au niveau local. »

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REIMS : Un taxi de la Marne au musée de l'automobile

3 000 militaires de la 7e division ont été transportés dans ces renault ag1 en septembre 1914.

3 000 militaires de la 7e division ont été transportés dans ces Renault AG1 en septembre 1914.
REIMS (Marne). À quelques mois des célébrations du centième anniversaire de la Grande Guerre, le musée de l'automobile vient d'acquérir un de ces si célèbres taxis de la Marne.
DEPUIS hier, grâce à la générosité de l'Ardennais Bernard Moreau de Carignan, qui en avait fait l'acquisition il y a quelques années chez Oseno à Fontainebleau, le musée de l'automobile de Reims géré par l'association Scar (Salon collection autos rémoises) présidée par Didier Carayon possède désormais un de ces fameux Taxis de la Marne, un fiacre auto Renault AG1 de 1913, deux cylindres en ligne, 1205 cm3 pour 9 CV qui ont tant fait parler d'eux en septembre 1914.
Une belle histoire
La légende dit que c'est grâce à leur utilisation pour transporter des soldats vers le front que Paris n'a pas été prise par les Allemands au début de la Première Guerre mondiale. Si l'Histoire est sans doute un peu trop généreuse, la réquisition de plus de 650 taxis parisiens, des Renault AG1, dont ceux de la Compagnie française des voitures des automobiles de place (appelée aussi G7) les 6 et 7 septembre 1914, aura tout de même eu pour conséquence de semer le doute dans l'état-major allemand aux portes de Paris, de redonner le moral aux militaires et aux civils et de prouver à l'état-major toute l'importance du transport des troupes par route dans un conflit. Ce transport, de nuit, de 3 000 militaires de la 7e division, serrés dans des Renault AG1 à raison d'un soldat sur le marchepied, trois derrière et un à côté du chauffeur avait été rendu possible par la mise en place dès août 1914 d'un système de réquisition de véhicules pour compléter le transport par trains. Pour « alléger l'infanterie de ses sacs » selon les uns, pour transporter les archives de la Nation en cas d'invasion de Paris aussi au cas où… Et c'est sans conteste à Gallieni, général en retraite devenu gouverneur militaire de Paris, qu'il convient d'attribuer la décision d'utiliser les taxis pour renforcer vers Gagny et Livry-Gargan le 4e corps d'armée dans sa tentative de déborder l'aile droite allemande. Une décision qui a tout de même coûté 70 000 F de l'époque au Trésor public car les taxis se sont fait rétribuer au tarif d'une course normale.
Au frein à main
Élégante dans sa robe de couleur rouge et noire, « la Renault AG1, avec ses roues en bois se conduit bien » raconte Bernard Moreau qui a fait 2 à 3 000 km avec, à moins de 50 km/h. « Le deux cylindres, ça allait bien pour Paris où il n'y a pas beaucoup de côtes, mais ici… Pour freiner, mieux vaut utiliser le frein à main. » Enfin pour l'éclairage - une mèche imbibée de pétrole dans une lampe - on comprend mieux pourquoi les Taxis de la Marne ont été obligés de rouler, pare-chocs contre pare-chocs pour ne pas trop se perdre. Ce qui est malgré tout arrivé. L'emblématique taxi sera présenté à Paris lors du prochain mondial du tourisme et du voyage dans un espace « Tourisme de Mémoire » créé par plusieurs offices de tourisme dont celui de Reims.
Alain MOYAT
A voir au musée de l'automobile, 84 avenue Clemenceau, tous les jours sauf le mardi de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. L'acquisition a aussi été rendue possible grâce à une subvention de 5 000 € de la Ville de Reims et 5 000 € de la réserve parlementaire à la demande du sénateur Yves Detraigne.
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ALGERIE : Traces de la guerre d'Algérie : les marionnettes s'en mêlent

agnès oudot et pierre gatineau, les deux comédiens de la cie arnica ont joué le 1er volet du triptyque au centre social de manchester. pour l\'anecdote, les marionnettes sont remplies de sable comme les sacs dont on protège les bâtiments stratégiques en temps de guerre.
Agnès Oudot et Pierre Gatineau, les deux comédiens de la Cie Arnica ont joué le 1er volet du triptyque au Centre social de Manchester. Pour l'anecdote, les marionnettes sont remplies de sable comme les sacs dont on protège les bâtiments stratégiques en temps de guerre.
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). La compagnie de marionnettes Arnica collecte actuellement la mémoire des témoins de la guerre d'Algérie, militaires et civils. Deux spectacles seront joués au prochain festival mondial en septembre.
EMILIE FLACHER est née en 1978. Bien longtemps après la fin de la guerre d'Algérie dont le cessez-le-feu a été signé le 19 mars 1962.


Pourtant, elle se souvient que quand elle était gamine « il ne fallait pas en parler ! » Pourquoi ?, s'est-elle demandée jusqu'à ce qu'elle ait l'âge de comprendre qu'il y avait eu jusqu'à… très récemment, dans la parole gouvernementale et a fortiori dans la société française, une certaine gêne à évoquer ce que longtemps on n'a même pas appelé une guerre mais plutôt des opérations de « pacification » et de « maintien de l'ordre ».


Un jour, la jeune femme s'est dit que l'art de la marionnette avait peut-être un rôle à jouer dans l'expression de la vérité. Qu'il s'agissait du passé colonial de la France, pas si lointain. Que l'on sentait encore dans la société « un grand besoin d'en parler ». Et que rien n'interdisait que l'on « pose un regard artistique là-dessus ».


Emilie Flacher a alors commencé à rencontrer et à écouter des anciens appelés du contingent dans sa région à Bourg-en-Bresse avec l'auteur Sébastien Joanniez. Certains lui ont avoué qu'ils n'en avaient jamais parlé à personne depuis cinquante ans, même pas à leur famille.
A la recherche de « transmetteurs »
« Je les ai écoutés d'une manière totalement dépassionnée car je n'ai personne dans ma famille qui ait combattu en Algérie mais je me sentais tout de même concernée ». La metteuse en scène reconnaît cependant qu'elle s'est « laissée embarquer ». Résultat : au lieu d'un spectacle, la compagnie Arnica a prévu d'en faire une trilogie sous le titre général Écris-moi un mouton. Deux « petites formes » de 30 mn et une plus longue.


Le volet 1 est achevé. Il s'appelle On dirait rien longtemps (puis tout à coup tout). Le spectacle vient d'être joué au centre social de Manchester devant deux témoins de cette époque qu'Emilie Flacher a rencontrés à Charleville-Mézières pour poursuivre la mise en scène du volet 2 intitulé On vivrait ensemble (mais séparément). Les deux volets seront présentés en septembre 2013 en co-production avec le Festival Mondial des théâtres de marionnettes. Le troisième volet sera une « science-fiction », dit la directrice de la Cie Arnica, qui sera créée en 2014, racontant l'histoire d'un personnage à la recherche de son identité… mais on sera toujours dans le sillage de la guerre d'Algérie.


Pour Emilie Flacher, l'idéal serait d'entendre tout le monde : anciens combattants français, Harkis, combattants du FLN, anciens de l'OAS, Pieds-Noirs… Pour ce faire, elle va aller, avec Sébastien Joanniez, de Charleville-Mézières à Nîmes, en passant par Montataire (Oise) et Frouard (Meurthe-et-Moselle).


Ce que cherche cette femme de théâtre, ce sont des « transmetteurs » qui permettent d'avancer. « Le but, c'est l'avenir et d'en finir avec les préjugés ».
Patrick FLASCHGO


Contact : Cie Arnica, maison de la Vie associative, 2 bd Joliot-Curie. 01006 Bourg-en-Bresse cedex. Courriel : cie_arnica@yahoo.fr.
Participer à la « réparation »

emilie flacher entourée de jean-claude vion (à gauche) et de max lefebvre.

Emilie Flacher entourée de Jean-Claude Vion (à gauche) et de Max Lefebvre.
A Charleville-Mézières, Emilie Flacher a rencontré Jean-Claude Vion et Max Lefebvre, deux « anciens » d'Algérie. On sent bien que ni l'un ni l'autre ne furent des va-t-en-guerre. Jean-Claude Vion, qui fut longtemps président de la Ligue des Droits de l'Homme dans les Ardennes, insiste pour ne pas être désigné comme « ancien d'AFN » mais « ancien appelé du contingent ». Il reverse même l'intégralité de sa pension militaire à des projets humanitaires en Algérie que soutient l'Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre. Pour lui, il est important de participer à la « réparation vis-à-vis du peuple algérien ».


Max Lefebvre, pour sa part, préside le comité ardennais de la Fnaca mais sa position est très voisine de celle de Jean-Claude Vion. « On nous avait dit qu'il fallait aller défendre la France mais, sur place, j'ai vu que ça n'était pas la France », dit l'un. « Les colons ont eu des terres spoliées aux Algériens », ajoute l'autre. L'un et l'autre parlent d'un sentiment de « gêne » vis-à-vis de la résistance algérienne.
Comment ne pas s'émouvoir, en effet, quand on a vu un jeune de 17 ans abattu et son corps traîné dans la rue parce qu'il a été pris à ravitailler ses frères aînés partis dans la clandestinité ?

Flashes…


Les discours de De Gaulle qui grésillent dans un vieux poste, des passages d'Only You des Platters, d'autres chansons (françaises) de l'époque. Et puis des phrases fortes dans la bouche des deux comédiens qui interprètent le volet 1 On dirait rien longtemps (puis tout à coup tout).


Extraits :
- On faisait comme pour les sangliers…
- On attendait l'hélico : mon cul l'hélico !
- La date, c'est le 19 mars 62 !!!


Pas de complaisance ni d'impasses. Ce qu'ont dit les témoins se retrouve dans le spectacle : les femmes enceintes éventrées, la torture, les paroles de femmes, de Harkis, de Pieds-Noirs, l'ivresse de la célébration du cessez-le-feu, le retour inattendu d'un fils, le premier repas familial un peu tendu, la valise en bois du père qui avait servi en 39 et que l'on remise au grenier… pour la prochaine guerre ?

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LIVRES : Quatre regards posés sur la Grande Guerre
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Témoignages. Quatre albums réussis décrivent la Première Guerre mondiale. De belles leçons d'histoire en bande dessinée.
Le premier conflit mondial permet tellement d'analyses que les récits de cette époque se signalent par une grande diversité. C'est le cas avec ces quatre albums bien différents.


Dans le deuxième tome de « Les Godillots », l'oreille coupée », Bamboo édition, les dessins de Marko semblent prendre un peu de distance. Le souci de précision est pourtant réel. C'est l'histoire d'une oreille arrachée à un soldat allemand dans les Vosges et ramenée comme un trophée qui témoigne d'une façon saisissante des combats, de la haine.


Avec le tome 3 de « L'ambulance 13 », « Les braves gens », Grand Angle, le lecteur se trouve plongé au cœur de la bataille de Verdun. Un chirurgien tente de sauver des vies fragiles au moment où des destins sont menacés par une affaire d'espionnage.


Delcourt privilégie l'épopée avec la série « L'homme de l'année ». Quatre albums prévus cette année et trois autres l'an prochain racontent l'histoire à hauteur d'hommes.


L'offensive Nivelle sur le Chemin des Dames


« 1917 », le premier tome, décrit la vie de deux combattants, un officier noir de Côte d'Ivoire travaillant avant la guerre pour un colon, un officier également engagé. Les tranchées effacent leurs différences. Ils deviennent amis dans cette fresque associant Jean-Pierre Pécau, Fred Duval, les scénaristes et Mr Fav pour les dessins. Des pages sont consacrées à l'offensive Nivelle sur le Chemin des Dames. On y ressent l'âpreté des combats, la rigueur du climat et le souci méticuleux des auteurs de retranscrire l'implacable réalité, une charge meurtrière face à un mur de feu.


Avec « Silas Corey », Glénat, le propos est plus décalé. Un ancien reporter est engagé par Clemenceau dans une affaire d'espionnage. C'est la guerre de l'ombre.


« L'homme de l'année », 1917,Delcourt 14,95 euros ; « Les Godillots », 56 pages, 13,50 euros ; « Silas Corev », Glénat, 64 pages, 14,95 euros ; « L'ambulance 13 », 13,90 euros, 48 pages.


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HISTOIRE 1943
Et maintenant la Milice et le STO






Darnand prend en charge la Milice.


Le STO se met en place avec sa propagande.


PERSÉCUTIONS. L’instauration d’une unité de Français destinée à terroriser les Français et la validation sous la pression du Reich du Service du travail obligatoire pour faire tourner les machines dans les ateliers ennemis témoignent de la violence sociétale imposée à un pays occupé dont les dirigeants sont de simples marionnettes politiques.

La propagande en faveur de la Milice est une particularité de ce mois de février 1943 dans la France occupée. Le maréchal Pétain a donné son feu vert pour sa constitution dès le 5 janvier mais la loi du 30 janvier qui en définit les statuts est passée assez inaperçue même si, dès le lendemain, à l’hôtel Thermal de Vichy a été organisée une cérémonie solennelle de prestation de serment accompagnée de discours hystériques. La presse aux ordres a vanté cette initiative mais les Français sont d’abord préoccupés par leurs difficultés quotidiennes. Ils doivent assurer leur subsistance. Abel Bonnard, ministre de l’Education nationale et académicien néglige cette réalité pour sublimer l’esprit de sacrifice et de service au Maréchal et à la collaboration.
LES PROTÉGÉS DE DARNAND
Les nouveaux miliciens prêtent serment avec déférence et entonnent un refrain qui donne le frisson : « A genoux nous fîmes le serment, miliciens de mourir en chantant, s’il le faut pour la nouvelle France, amoureux de gloire et de grandeur, tous unis dans la même ferveur, nous jurons de refaire la France, à genoux nous fîmes ce serment ».
Ce pays qu’ils décrivent n’est pas celui pour lequel la France combattante unit ses forces pour lui rendre sa dignité, ses libertés, sa souveraineté et sa grandeur.
On sent que Vichy a pris l’option du durcissement et favorise un régime policier où le gouvernement veut prendre toute sa part. Joseph Darnand est radical dans ses propos lorsqu’il s’adresse à cette nouvelle institution destinée à persécuter les Français insoumis.
Il insiste sur le rôle déterminant du corps d’élite de la Milice : les Francs- Gardes.
Pour exalter ses troupes il déclare : « C’est le salut de la France que nous poursuivons à travers cette révolution que nous portons en nous ». S’adressant à un Pierre Laval qui jubile de cette théâtralisation, il achève ainsi son discours d’excité : « Monsieur le président, une force s’est levée. Vous en prenez le commandement. Cette force n’a jamais manqué à ses chefs. Elle ne vous manquera pas. Donnez-nous les moyens et vous ne serez pas déçus ». C’est une invitation à instituer un régime de terreur nationale en s’appuyant sur des méthodes que les nazis pratiquent depuis dix ans avec une redoutable efficacité. Il y a ici l’ambition d’une logistique et d’une force au service d’un Etat de la peur qui soumet les populations par l’omniprésence d’une police particulière très politisée.
TEXTES : HERVÉ CHABAUD

L'obligation de servir l'ennemi

arrestations musclées dirigées par des miliciens.

Arrestations musclées dirigées par des miliciens.

arrestations musclées dirigées par des miliciens.


Laval qui justifie la Milice par le péril que représente le bolchevisme pour la civilisation européenne accepte le commandement des hommes en noir : « Nous devons tout faire par tous les moyens pour empêcher que notre pays connaisse ce malheur. Je voudrais que la France comprenne qu'elle devrait être tout entière avec l'Allemagne pour l'empêcher ». C'est parce que les adhésions ne suivent pas qu'à la mi-février, le gouvernement de Vichy stimule la propagande en faveur de la Milice. Ceux qui s'y présentent ont souvent un passé douteux lorsqu'ils ne sont pas des repris de justice ou des fanatiques et autres extrémistes.


La répression est partout. Le 11 février 1943, dans l'Alsace annexée, 183 jeunes qui sont convoqués pour être enrôlés de force dans la Wehrmacht se regroupent et franchissent dans la neige la frontière avec la Suisse parce qu'ils ne veulent pas se battre pour le Reich. Leur courage a un prix et ce sont leurs familles qui sont persécutées.


Le 17 février 1943, le gouvernement de Vichy institue le Service du travail obligatoire qui organise la réquisition de tous les jeunes Français des classes 40 à 42 pour aller travailler dans les usines en Allemagne. Cela s'inscrit dans un plan global alors que les bombardements alliés sur les sites de production de l'ennemi se multiplient désormais de jour (par les Américains) comme de nuit (par les équipages de la RAF). Comme les frappes sont imprécises, les Allemands enregistrent une croissance alarmante des victimes civiles. L'insécurité gagne mais surtout la production est entamée, interrompue parfois transférée en raison de risques avérés. Fritz Sauckel exige la mobilisation maximale de tous ceux qui sont à même de travailler répondant ainsi aux exigences posées par le ministre de l'Armement Albert Speer. La France n'échappe pas à cette politique de confiscation des forces du travail alors que l'Allemagne met en place la mobilisation systématique de tous les hommes âgés de seize à soixante-cinq ans et les femmes de dix-sept à quarante-cinq ans. Sauckel enrage et martèle que les SS, la gestapo, la Wehrmacht lui livrent les travailleurs étrangers qui sont indispensables au maintien de la production de l'armement. « Je m'exprime au nom du Führer et vous pouvez être certains qu'en aucun cas je ne me laisserais guider par le sentiment ou par quelque vague de romantisme. L'effort sans précédent que nous impose cette guerre exige que nous mobilisions des millions d'étrangers pour travailler en Allemagne à notre économie de guerre totale et que nous tirions d'eux le maximum de rendement ».


Ce durcissement fracture les familles et crée des tensions extrêmes. Speer a fait passer le message à Vichy : « Le Führer a indiqué qu'il n'est pas nécessaire à l'avenir d'avoir des égards particuliers envers des Français ». Ce qui prédispose à fixer cette exigence qu'il faut pour la mi-mars 150.000 spécialistes, 100.000 manœuvres, hommes et femmes transférés de force en Allemagne pour occuper jour et nuit les postes de travail en lien avec l'industrie de guerre.
Laval est pitoyable

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Pierre Laval est coincé et il ne peut pas jouer sur deux tableaux : être aimable avec l'occupant et séduire la France occupée. A Sauckel il répond condescendant : « Je ne réclame rien qui puisse affaiblir la force offensive de l'Allemagne. Je prie le Gauleiter de reconnaître pleinement les difficultés auxquelles je me heurte ». Laval est pris au piège de sa cupidité parce qu'il sait combien les Français lui sont déjà hostiles. Tout ce qui aggrave leur vie et la mise en place du travail obligatoire est un coup dur pour les familles peut provoquer des séquences insurrectionnelles. Ribbentrop réplique au vice-président du Conseil : « La France se trouve aujourd'hui à un carrefour. Elle doit choisir entre son adhésion sans réserve à l'Europe et sa disparition totale de la scène internationale ».


Cette évolution dramatique de la situation atteste que Pétain chef de l'Etat et Laval Chef du gouvernement n'ont plus que les apparences d'un pouvoir. Ce qui n'échappe pas aux chroniqueurs de l'émission « Les Français parlent aux Français » qui qualifient l'exécutif de Vichy de nouvelle entreprise négrière. Accepter la déportation ou l'émigration provisoire forcée revient à abandonner les fonctions régaliennes de l'Etat à autrui. Pierre Laval s'entête : « Il y a plusieurs routes possibles. J'ai choisi la seule qui puisse conduire au salut de notre pays. Je ne me laisserai jamais égarer par l'opinion publique si elle doit me faire tourner le dos à l'intérêt de la France. Je renverrai impitoyablement tout ce qui, sur ma route, m'empêchera de sauver la France ». Dans ce contexte si particulier la déclaration du président des Etats-Unis devant le Congrès n'en prend que plus d'importance : « Cette guerre est une lutte entre ceux qui croient à l'homme et ceux qui n'y croient pas ».

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