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1. Charles Renel. La race inconnue, 161 pages (1910), Scribd, Wikisource et Lulu.com (224 pages, 16,99 € + port)

Charles Renel (1870-1925) est resté présent à Madagascar puisqu’une école porte toujours son nom à Mahajanga, sur la côte ouest. Il fut directeur de l’enseignement dans la Grande Île au début du 20e siècle et a écrit un certain nombre d’ouvrages sur le pays où il avait vécu et travaillé. À côté du plus célèbre, Le décivilisé, citons La coutume des ancêtres, La fille de l’Île Rouge, L’oncle d’Afrique ou La métisse, ainsi que trois volumes de Contes de Madagascar. La race inconnue, édité en 1910 chez Grasset, est un recueil de nouvelles qui mêle l’inspiration du conte traditionnel à l’observation de la vie quotidienne des colons français de son époque.

2. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 1, mars 1895, 52 pages et Scribd

Ce bulletin est indispensable pour comprendre la vision française au moment où démarre véritablement la colonisation de Madagascar. Constitué pour soutenir et éclairer « l’œuvre colonisatrice » de la France à Madagascar, le Comité de Madagascar rassemble dans son Bulletin un nombre considérable d’informations sur la Grande Île. La chronologie des événements prend toute sa dimension à partir du deuxième numéro – celui-ci ayant été, c’est très sensible, confectionné à la hâte.

Au sommaire : Déclaration du Comité – Discours de M. Grandidier – Les Événements de Madagascar – Madagascar et son avenir, par M. E.-F. Gautier – L’existence des Européens à Madagascar – Informations.

3Adolphe Badin. Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l’Expédition, 179 pages (1897), Scribd, Wikisource et Lulu.com (199 pages, 16,24 € + port)

Adolphe Badin n’a pas laissé de traces marquantes dans l’histoire de la littérature française. Ce journaliste, né à Auxerre en 1831 et mort dans les années 1890, a pourtant beaucoup publié. Sur le théâtre en particulier, un milieu qu’il fréquentait professionnellement. Mais ses goûts le portaient vers les aventuriers. Authentiques voyageurs, comme des marins – on lui doit une biographie de Jean Bart –, ou personnages romanesques qu’il envoyait vers la Russie, en Algérie ou… à Madagascar. Ce roman, paru en 1897 chez Armand Colin, est d’abord une explication de l’expatriation sur des terres nouvelles : faire fortune à Madagascar serait plus facile que de végéter dans le milieu délétère de la Bourse parisienne. Puis il met en scène l’avancée de l’armée française de la côte ouest jusqu’à la capitale malgache.

4. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 2, avril-mai 1895, 51 pages et Scribd

Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Le Gouvernement Hova et le Protectorat de Madagascar, par A. Martineau – Le climat de l’Imérina, par E. Colin, S.J. – Procès-verbaux du Comité – Bibliographie.

5. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 3, juin 1895, 52 pages et Scribd

Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Les Hova, par M. Alfred Grandidier – Le Gouvernement Hova et le Protectorat de Madagascar (suite), par M. A. Martineau – L’exposition de Madagascar au Muséum d’Histoire naturelle – Faut-il brûler Tananarive ? – Bibliographie.

6. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 4, juillet 1895, 57 pages et Scribd

Au sommaire : Les Événements de Madagascar – La propriété à Madagascar, par M. Albert Mariel – Questions malgaches – Variétés: Le Sanatorium de Nossi-Kumba – Le Comité de Madagascar à la Réunion – M. de Mahy et le Comité – Conférences – Bibliographie.

7Gabriel de La Landelle. Le dernier des flibustiers (1884), 269 pages, Scribd, Wikisource et Lulu.com (320 pages, 19,87 € + port)

Béniowski, pour reprendre l’orthographe du livre, était un aventurier du 18e siècle. D’origine hongroise, il a connu bien des tribulations en Europe et en Asie avant de débarquer à Madagascar où il s’est lancé dans une grande entreprise conquérante. « Roi des rois » de Madagascar, il a lui-même raconté sa vie dans des Mémoires que Gabriel de La Landelle (1812-1886) pille allègrement pour Le dernier des flibustiers. C’est loin d’être un chef-d’œuvre mais le livre est intéressant en montrant ce qu’un auteur français pensait de Madagascar comme territoire riche en potentiel - avant la véritable colonisation.

8. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 5, août 1895, 59 pages et Scribd

Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Des principaux noms de lieux à Madagascar et de leur signification, par M. A. Grandidier – La propriété à Madagascar (suite et fin), par M. Albert Mariel – Questions malgaches – Variétés : La durée des hostilités – Les Sakalaves – À la Réunion – Comité argentin d’émigration à Madagascar – La Société mauricienne de colonisation.

9. Prosper Cultru. Un Empereur de Madagascar au XVIIIe siècle : Benyowszky, 184 pages (1906), Scribd, Wikisource et Lulu.com (215 pages, 16,72 € + port)

Benyowszky, aventurier d’origine hongroise, empereur de Madagascar, était déjà le sujet du roman de Gabriel de La Landelle, Le dernier des flibustiers, septième volume de la Bibliothèque Malgache Electronique. Le personnage y était saisi sous son meilleur angle, celui qu’il a lui-même choisi dans ses Mémoires. Prosper Cultru (1862-1917), dans cet ouvrage paru en 1906, a davantage travaillé en historien, et sa biographie est donc beaucoup plus nuancée. Il faut lire son livre pour corriger l’image trop flatteuse qu’on pourrait avoir de Benyowszky.

10. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 6, septembre 1895, 56 pages et Scribd

Au sommaire : Les Événements de Madagascar – De l’organisation future de Madagascar, par M. A. Grandidier – Antankars et Sakalaves, par M. Valentin, délégué des colons de Nossi-Bé – Questions malgaches – Variétés : La doctrine du protectorat à Madagascar et à la Réunion – Le Congrès de Bordeaux et Madagascar – Une conférence de Mgr Cazet – L’avenir de Madagascar.

11. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 7, octobre 1895, 56 pages et Scribd

Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Tananarive, par le R.P. Colin, Directeur de l’Observatoire de Tananarive – Un point d’histoire malgache contemporaine, par M. Alfred Grandidier – Variétés : De Suberbieville aux monts Ambohimenas – Bibliographie.

12. François Saint-Amand. Madagascar, 16 pages (1857) et Scribd

Ce poème écrit à Saint-Denis de la Réunion est un vibrant plaidoyer en faveur de la présence de la France à Madagascar. Démonstration en deux temps : 1. La France glorieuse se doit d’étendre son influence sur le monde. 2. Les peuples de Madagascar, soumis aux impitoyables Hova (selon l’auteur), n’attendent que d’être libérés de ce joug par la France généreuse. Mû par un volontarisme naïf, le poème n’est pas non plus signé par Victor Hugo… François Saint-Amand ne trouve d’ailleurs une place que dans les marges de la littérature réunionnaise. Il n’empêche, ce document a valeur de témoignage.

13. Désiré Charnay. Madagascar à vol d’oiseau. Texte seul, 72 pages (1864) et Scribd

Désiré Charnay (1828-1915) est loin d’être un inconnu. Ses expéditions au Mexique et dans différents pays d’Amérique centrale sont des références pour l’anthropologie du 19e siècle. D’autant qu’il en a ramené non seulement des récits mais aussi des photographies. Du 13 février au 13 mai 2007, certaines d’entre elles ont été exposées au musée du Quai Branly qui possède 500 négatifs et un millier de tirages anciens. Le titre de l’exposition, Le Yucatan ne laissait pas entendre qu’il y était question de Madagascar. Où Désiré Charnay est pourtant venu aussi, comme il est allé à Java et en Australie. Voici son récit de voyage à Madagascar tel qu’il est paru dans Le Tour du Monde. Le regard, curieux de l’autre, n’est pas dénué d’une ironie ancrée dans la culture européenne de l’époque (époque où le colonialisme, et ce qui en découle, était considéré comme progressiste…). Mais ce récit vaut le détour – détour par Tamatave, Sainte-Marie et « Nossi-be ». À découvrir.

14. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 8, novembre 1895, 80 pages et Scribd

Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Le traité de Tananarive, par M. A. Martineau – Tananarive (suite et fin), par le R.P. Colin, Directeur de l’Observatoire de Tananarive – Correspondance : Les voies de pénétration à Madagascar – Variétés : Le protectorat, le traité de Tananarive et la presse – Bibliographie.

15. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 9, décembre 1895, 73 pages et Scribd

Au sommaire, presque exclusivement les Événements de Madagascar, avec deux temps forts : la narration, par le correspondant du Temps, de la « marche sur Tananarive » du 17 au 30 septembre, et, le 27 novembre, le débat à la Chambre sur la question de Madagascar avec le ministre des Affaires étrangères, M. Berthelot.

16. Charles Renel. La coutume des ancêtres, 174 pages (1915 ?), Scribd et Lulu.com (187 pages, 15,91 € + port)

Un affrontement est au cœur de ce roman : celui qui oppose la tradition et la nouvelle religion importée par les vazaha, le protestantisme. Deux petits villages proches de Tana ont fait des choix différents. Et le jeune Ralahy, dont le père possède une idole sacrée, souffre des deux côtés. La première jeune fille avec laquelle il a fait l’expérience de l’amour a été chassée selon la coutume parce qu’elle était stérile – elle vivra ensuite dans la capitale avec un vazaha. La seconde, fille du surveillant du temple dans le village voisin, est empêchée par son père de fréquenter un incroyant. À cette trame sentimentale s’ajoutent des fléaux naturels ou humains ainsi que de multiples péripéties, au cours desquelles Ralahy fera un long voyage vers l’Ouest… Charles Renel (1870-1925) a été directeur de l’enseignement à Madagascar et a écrit de nombreux livres sur ce pays, dont La race inconnue, déjà éditée dans la Bibliothèque malgache, électronique et papier.

17. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 1, janvier 1896, 65 pages et Scribd

La deuxième année du Bulletin du Comité de Madagascar s’ouvre sur la relation, parmi les événements survenus à Madagascar fin 1895, d’une révolte sévèrement matée à l’ouest d’Antananarivo, qui ressemble fort à celle que raconte Charles Renel à la fin de La coutume des ancêtres. Un autre document important de ce bulletin concerne l’organisation de la justice et l’installation du personnel français des résidences. Ce pan administratif inquiète d’ailleurs un peu le Comité qui y pressent une coûteuse dérive…

18. Désiré Charnay. Madagascar à vol d’oiseau. Édition illustrée, 83 pages (1864) et Scribd

Le texte est le même que dans le n° 13 de la collection. On y ajoute les gravures, d’après les photos de Charnay lui-même, parues dans Le Tour du monde.

19. Ida Pfeiffer. Voyage à Madagascar, 356 pages (1881) et Scribd

Grande voyageuse, la Viennoise avait accompli deux tours du monde, qu’elle a d’ailleurs racontés dans des livres à succès. Mais elle rêvait de voir Madagascar et, à l’approche de la soixantaine, elle aborde enfin la Grande Île après avoir cru devoir y renoncer. De Tamatave à Tananarive, elle découvre un pays qu’elle trouve magnifique mais presque laissé à l’abandon. À ses yeux, la reine Ranavalona est responsable de tous les malheurs du pays en raison de sa cruauté. Les persécutions contre les chrétiens la renforcent dans son opinion. Et sa proximité avec un complot visant à destituer la reine pour faire monter son fils sur le trône n’arrange rien. Avec d’autres Européens, elle est expulsée. Entre-temps, elle a contracté une fièvre dont les conséquences se révéleront mortelles.
Son récit de voyage à Madagascar (1856-1857), un classique du genre, a été traduit en français dès 1862 par W. de Suckau. Notre édition de référence, publiée en 1881, contient aussi une notice historique sur Madagascar et une biographie d’Ida Pfeiffer par Francis Riaux.

20. André Coppalle. Voyage à la capitale du roi Radama, 107 pages (1910) et Scribd

André Coppalle enseignait le dessin à l’île Maurice quand il proposa ses services pour faire le portrait du roi Radama. Il débarque à Madagascar en mai 1825 et va y rester plus d’un an, dont une bonne partie à la cour. Il semble que le roi apprécia modérément ses qualités de peintre. Mais les notes qu’il a laissées sous forme manuscrite, et qui ont été publiées au début du siècle dernier par l’Académie malgache, font la relation vivante de son séjour. Soucieux de ne pas tomber dans la généralisation, qu’il n’évite cependant pas toujours, Coppalle se tient au plus près de ce qu’il voit et de ce qu’il peut vérifier. Et son esprit plus ouvert que celui d’autres voyageurs lui permet de voir de la beauté là où la plupart des commentateurs y demeurent imperméables.

21. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 2, février 1896, 86 pages et Scribd

Dans ce numéro, une analyse du Livre jaune dans lequel le gouvernement français fait le bilan de la longue histoire des relations entre la France et Madagascar, les commentaires de Gabriel Hanotaux sur le Traité de Tananarive, et une étude sur les mouvements dans le port de Tamatave. Et, toujours, les événements de Madagascar, submergés par de longues listes de promotion et de décorations. À noter la présence de correspondances particulières de plusieurs grandes villes du pays.

22. Marius Cazeneuve. À la cour de Madagascar. Magie et diplomatie, 236 pages (1896), Scribd et Lulu.com (267 pages, 18,28 € + port)

Le magicien toulousain (1838-1913) débarque à la cour de Madagascar en 1886 pour distraire la reine Ranavalona III. Les relations entre le gouvernement de la Grande Ile et la France sont tendues. Les Britanniques sont en première ligne. Mais Marius Cazeneuve se fait fort, en utilisant son art de la persuasion, de redresser la barre et d’offrir à son pays ce qui, croit-il, lui revient de droit : la domination de Madagascar. Puisqu’il raconte lui-même son séjour, il convient de le lire avec une certaine méfiance : il s’y donne en effet un rôle si important que sa version paraît trop belle pour être vraie. Bien qu’il s’en défende, il est probable qu’il a considérablement exagéré les choses dans cet autoportrait flatteur. Mais son récit est toujours agréable à suivre et il permet de découvrir la vie de l’époque dans la capitale malgache.

23. Gallieni. Lettres de Madagascar, 167 pages (1928) et Scribd

Gallieni (1849-1916) fut Gouverneur général de Madagascar pendant neuf ans. Il est chargé de pacifier la colonie, c’est-à-dire de « la soumettre à notre autorité », ainsi qu’il l’écrit lui-même. Comme il n’a guère d’instructions pour la suite, il cherche alors à développer l’économie et entreprend la construction du chemin de fer qui relie Antananarivo à la côte est. Soucieux de mener à bien sa mission, il ne s’encombre guère des règlements, ce qu’on lui reprochera souvent. Il ne pense qu’en termes d’efficacité et s’en réfère souvent, tout au long de son séjour, aux spécialistes de Madagascar de l’Union coloniale ou du Comité de Madagascar. Les lettres qu’il leur adresse, et qui forment ce volume, sont un témoignage de première main du principal acteur de la colonisation pendant près de dix ans.
Un acteur pas toujours tendre, faut-il le rappeler… Mais rien ne peut mieux rendre compte de ses positions que ses propres écrits. Et il paraît donc important de les donner à lire comme d’autres textes datant de la même époque coloniale, ou des textes antérieurs.

24. Évariste de Parny. Chansons madécasses, 22 pages (1787) et Scribd

Quand il publie les Chansons madécasses en 1787, Evariste Désiré de Forges (1753-1814) est déjà le Chevalier de Parny. Il deviendra ensuite vicomte et, en 1803, sera élu à l’Académie française. Né à l’île Bourbon, comme s’appelait alors la Réunion, il a été militaire avant de devenir écrivain. C’est en Inde qu’il écrit ces poèmes qui tranchent avec le ton de l’époque. Ils sont parmi les premiers poèmes en prose de la littérature française. Et, surtout, ils proposent le regard des Malgaches (les « Madécasses ») sur les Blancs. Parny était farouchement opposé à l’esclavage et à la colonisation. Jouant aussi de la supercherie, il présente ces textes comme une traduction en français, ce qu’ils ne sont pas : il en est bien l’auteur. En 1922, Maurice Ravel a composé la musique de trois des Chansons madécasses, provoquant même un scandale.

25. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 3, mars 1896, 62 pages et Scribd

Les événements de Madagascar se suivent et ne se ressemblent pas : le nouveau résident général de France, Hippolyte Laroche, est arrivé à Madagascar en janvier. Le Comité analyse la situation et émet le vœu « de procéder par étapes dans l’organisation et la colonisation de la grande île ». Le début d’une étude sur la culture du caféier du Libéria, une autre sur le mouvement commercial de Nossi-Bé en 1894 et les échos de la presse complètent cette livraison.

26. Louis Catat. Voyage à Madagascar, 296 pages (1893-1894), Scribd et Lulu.com (370 pages, 21,09 € + port)

Chargé d’une mission scientifique, le Dr Louis Catat (1859-1933) débarque à Madagascar en mars 1889. Il y restera jusqu’à la fin de l’année suivante pour « élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d’une manière générale, faire connaître cette grande île ». Mission menée à bien dans un périple d’environ 8 000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l’est par la « route de Radama », le nord et l’ouest en traversant l’île dans toute sa largeur jusqu’à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est. Son récit est un des plus importants de tous les voyageurs européens du 19e siècle.

27. C.R. Lapanne. Six semaines à Madagascar, 73 pages (vers 1900) et Scribd

Un curieux récit d’un auteur dont nous ne savons rien (même pas la date de la mort, et c’est par hypothèse que nous le supposons tombé dans le domaine public). Le livre se présente comme un voyage effectué dans le but de prendre des contacts pour une société qui veut investir à Madagascar. Mais aucun détail de ce projet n’est fourni. Le sujet de l’ouvrage est le voyage lui-même, de Majunga à Tananarive avec quelques détours, situé dans le temps immédiatement après l’expédition française de 1895. Mais des détails semblent nourris davantage par la fantaisie que par l’observation, à tel point qu’on se demande si ce Lapanne a vraiment mis les pieds à Madagascar. Il prend Ranavalona III pour « Ranavalo II », pour ne donner qu’un exemple. Par ailleurs, il fait un usage très personnel des virgules. Ce petit livre, qui comporte quelques gravures, est néanmoins révélateur de l’intérêt porté à Madagascar à la fin du 19e siècle.

28. Henry Douliot. Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar, 176 pages (1895), Scribd et Lulu.com (185 pages, 15,54 € + port)

Un voyage interrompu, malheureusement, car il est de très grande qualité. De juin 1891 à mai 1892, Henry Douliot (1859-1892) herborise dans la région de Morondava puis de Maintirano. Il fait beaucoup plus que cela, en réalité : il vit avec la population et il maîtrise suffisamment le sakalava pour tenir des conversations pleines d’informations. On peut rêver à ce qu’aurait été ce récit si son auteur n’avait pas été frappé par la fièvre qui allait avoir raison de lui à Nosy Be où il avait été transporté pour y être hospitalisé. Moins connu que le voyage de Louis Catat (disponible aussi dans la Bibliothèque malgache), celui-ci est du même niveau d’intérêt.

29. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 4, avril 1896, 74 pages et Scribd

Pour l’essentiel du sommaire, le début d’un long compte-rendu de débat sur Madagascar au Parlement français. Le 19 mars, les députés Charmes, Develle et Turrel interpellent le gouvernement sur « l’arrangement » de Tananarive du 18 janvier. Et revendiquent le passage devant eux d’une loi qui précise le statut de Madagascar. Entre autres informations de ce numéro, signalons que le prix de l’absinthe Pernod est sensiblement en hausse. Et que le tarif des porteurs rend toutes les marchandises trop chères.

30. Léo Dex (Edouard Deburaux) et Maurice Dibos. Voyage et aventures d’un aérostat à travers Madagascar insurgée, 194 pages (1901?), Scribd et Lulu.com (228 pages, 16,83 € + port)

Edouard Deburaux (1864-1904) a signé Léo Dex de nombreux ouvrages écrits en collaboration avec Maurice Dibos (1855-1931) et consacrés aux voyages en ballon. Ce roman prend prétexte de troubles à Madagascar pour une traversée aérienne de la Grande Île. Les faits, imaginaires, ne sont pas précisément datés. Mais on peut les situer, par recoupement, vers 1893 ou 1894. Il s’agit d’un grand roman d’aventures, dans l’esprit où Jules Verne a pu écrire Cinq semaines en ballon. Madagascar n’est ici qu’un décor. Décrit cependant avec précision grâce à la présence, parmi les aéronautes, d’un explorateur qui a beaucoup voyagé dans l’île.

31. Édouard Hocquard. L’expédition de Madagascar (Journal de campagne), 173 pages (1897) et Scribd

Charles-Edouard Hocquard (1853-1911) était médecin militaire. C'est à ce titre qu'il passa un peu plus de deux ans au Tonkin, de 1884 à 1886. Il en ramena un livre, Une campagne au Tonkin, et des photographies. Fin 1894, il fut chargé de trouver à Madagascar un endroit d'implantation pour le sanatorium destiné à accueillir les malades du corps expéditionnaire. Et il accompagna ensuite celui-ci, de Majunga à Tananarive, d'avril à décembre 1895. Son journal de la campagne militaire a été publié en 1897 dans Le Tour du Monde (et en volume la même année). Ce témoignage de première main ne s'embarrasse pas de questions humanitaires: la mission est de conquérir Madagascar, sans états d'âme. C'est dire que les Malgaches, comme dans l'ensemble de la littérature liée à la conquête française, ne sont pas souvent envisagés sous le meilleur angle.

32. Émile Blavet. Au pays malgache, 132 pages (1897) et Scribd

On ne sait trop ce qui a poussé Émile Blavet (1838-1910) à s’embarquer, en février 1896, pour Madagascar. Auteur d’opéras et dramaturge, il était aussi journaliste et pratiquait La vie parisienne (titre de plusieurs de ses livres signés du pseudonyme de Parisis) avec un certain talent. S’il faut en croire, du moins, Zola préfaçant un de ses ouvrages : « Vous êtes, mon cher confrère, un des rares chroniqueurs entre les mains desquels on peut se mettre en toute sécurité ; car vous n’êtes pas seulement un œil qui voit et une oreille qui écoute : vous êtes encore un esprit qui apprécie et qui juge. » Madagascar n’est pas Paris, mais l’homme qui s’y rend ne change pas. Il importe avec lui ses préjugés et ses références littéraires. « Son racisme béat », écrit Jean-Louis Joubert.

33. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 5, mai 1896, 130 pages et Scribd

Au sommaire, la politique française à Madagascar occupe le premier rang des préoccupations. On voit bien comment la nouvelle colonie est dorénavant administrée à partir de la France, même si les détails restent encore à régler. La question des droits de douane et celle de l’abolition de l’esclavage sont abondamment discutées, dans la presse comme au Parlement. Les objectifs sont de plus en plus clairement exprimés : faire de Madagascar un territoire qui ne coûtera rien et rapportera en revanche un maximum.

34. Honoré Lacaze. Souvenirs de Madagascar, 233 pages (1881) et Scribd

Honoré Lacaze était médecin à la Réunion et rêvait de visiter Madagascar. Son rêve se réalise en septembre 1868, quand il gagne la Grande Île par bateau. Il y restera un peu plus d’une année pendant laquelle ce qu’il pensait de Madagascar se confirme : il ne faut surtout pas que la France envisage de l’occuper, toute tentative dans ce sens ne pouvant se solder que par des catastrophes. Il s’agit donc d’une voix divergente par rapport à la tendance générale qui se manifeste à l’époque. La démonstration de Lacaze repose cependant sur des observations parfois douteuses, enclin qu’il est à laisser une large place aux a priori. Elle est en outre parfois confuse et répétitive. Mais son statut de médecin français semble lui avoir ouvert des portes qui laissaient, à l’époque, rarement passer des voyageurs.

35. X… Voyage du général Gallieni (Cinq mois autour de Madagascar), 200 pages (1889-1890), Scribd et Lulu.com (209 pages, 16,89 € + port)

Arrivé à Madagascar en 1896 comme gouverneur général, Gallieni (1849-1916) entreprend immédiatement de mettre de l’ordre dans la jeune colonie. Avec des méthodes que l’on qualifiera (prudemment) de musclées. Après moins de deux ans sous son administration, il entreprend, du 2 juin au 8 octobre 1898, un grand tour de l’île afin de vérifier, et si besoin est de consolider, les résultats de la « pacification ». Dans sa suite, un officier dont le nom ne nous est pas parvenu relate le voyage (signé X…). Son récit tient évidemment de l’hagiographie : le général Gallieni est accueilli partout sous des arcs de triomphe aux accents de la Marseillaise. Ce long parcours malgache offre pourtant, sous ses aspects officiels, une vision parfois inattendue de la réalité locale et des pointes d’humour bienvenues. Cette réédition suit le texte publié dans Le Tour du Monde en 1899 et 1900, édité ensuite en volume chez Hachette en 1901.

36. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 7, juillet 1896, 67 pages et Scribd

Au sommaire, outre les événements de Madagascar, une étude d’Alfred Grandidier sur la fortune des Malgaches, une autre de A. Jully sur les constructions anciennes de l’Imerina, toujours la question de l’esclavage et une revue de presse orientée vers la défense des thèses soutenues par le Comité de Madagascar. À l’intérieur de ces extraits, on trouvera une première version de quelques pages ramenées de Madagascar par Émile Blavet – dont l’intégralité du texte, Au pays malgache, est disponible dans la BME.

37. Jean-Joseph Rabearivelo. Presque-Songes, suivi de Traduit de la nuit, 97 pages (1934-1935) et Scribd

Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937) est un des principaux poètes malgaches du début du siècle dernier. Présent (après sa mort) dans l'anthologie que Léopold Sédar Senghor a consacrée aux poètes « nègres et malgaches », il fut de son vivant un lecteur boulimique, un commentateur très fin de la littérature et un véritable polygraphe : poésie, théâtre et roman étaient à son registre, sans oublier les nombreux articles qu'il a écrits – en français et en malgache. Les deux recueils groupés dans le présent volume, Presque-Songes et Traduit de la nuit, ont été publiés dans leur version française (celle que nous vous proposons), en 1934 et 1935. La version malgache, écrite simultanément, a été publiée après sa mort.

38. Robert Dumeray. Boutou-Kely. Souvenirs de la vie malgache, 48 pages (1895) et Scribd

Ce texte assez peu connu n’a, à notre connaissance, jamais été publié en volume. Nous l’avons repéré grâce à ces quelques lignes du Bulletin du Comité de Madagascar d’avril-mai 1895 : « Sous le pseudonyme de Robert Dumeray, un homme fort au courant des choses de Madagascar et qui joint, à une connaissance exacte du pays, toutes les qualités d’un styliste des plus spirituels et des plus fins, publie dans la Revue des Deux-Mondes du 1er mai un article intitulé : Boutou-Kely, Souvenirs de la vie malgache. Ce simple récit en dit plus que tout un ouvrage sur les mœurs et habitudes des Malgaches, particulièrement des Hovas. » On soupçonne l’auteur d’avoir été membre du Comité, tant sont nombreuses les thèses défendues par celui-ci à apparaître en filigrane dans la longue nouvelle. Un vazaha y adopte un petit garçon malgache et tente de lui inculquer les bases de la civilisation européenne… Tous les préjugés de l’époque sont évidemment présents.

39. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 8, août 1896, 68 pages et Scribd

Au sommaire, le général Gallieni s’embarque pour Madagascar et Le Figaro en profite pour faire son portrait. L’ancien premier ministre, Rainilaiarivony, peu avant sa mort en exil, exhorte ses compatriotes à accepter pacifiquement la présence française. Les tensions subsistent entre les différentes religions. Et le cacao pourrait se révéler une culture de bon rapport. Quelques nouvelles pages du reportage d’Émile Blavet sont publiées, et la législation précise le régime douanier ainsi que celui des mines. Enfin, des colons de la côte ouest se plaignent de l’insécurité et Alfred Grandidier termine son étude sur la fortune des Malgaches.

40. Lieutenant Ardant du Picq. Une peuplade malgache. Les Tanala de l’Ikongo, 48 pages (1905) et Scribd

Malgré ce que semble croire la Bibliothèque nationale de France, l’auteur de ce texte n’est pas Charles Ardant du Picq, connu comme théoricien militaire, mais qui n’a rien de commun avec Madagascar contrairement à celui-ci, qui a étudié plusieurs aspects de la culture et de la civilisation des Tanala de l’Ikongo, dans le sud-est de Madagascar. Dans l’essai ethnographique que nous publions, paru dans Le Tour du Monde, il fait un portrait à grands traits de cette ethnie et de la région où elle vit.

41. Charles Renel. Le « décivilisé », 170 pages (1923) et Lulu.com (182 pages, 15,45 € + port)

Un classique du roman colonial, et un cas intéressant… Adhémar Foliquet, ancien pion dans un lycée français, est devenu malgré lui instituteur dans un village de la côte est à Madagascar. Il se trouve bien d’une nouvelle vie dans laquelle il s’éloigne progressivement de la civilisation européenne. Et découvre le plaisir qu’il y a à ne pas avoir toujours quelque chose à faire, à ne plus se préoccuper de l’heure. Bien sûr, il se pose des questions : est-il bien raisonnable de devenir à ce point un autre ? Le livre fourmille de scènes saisies sur le vif et de discussions sur la valeur comparée de différentes cultures. De Charles Renel, la Bibliothèque malgache a déjà réédité un autre roman, La race inconnue, et un recueil de nouvelles, La coutume des ancêtres.

42. B.-F. Leguével de Lacombe. Voyage à Madagascar et aux îles Comores (1823 à 1830). Tome 1, 319 pages (1840)

Un long séjour à Madagascar, avec quelques incursions sur les îles voisines, au cours duquel Leguével de Lacombe prend le temps de fréquenter les Malgaches, d’apprendre la langue, d’étudier les coutumes dans différentes régions. Il est arrivé pour s’installer et faire du commerce. Mais les circonstances le conduiront à être mêlé à des conflits locaux et à rencontrer quelques acteurs importants de l’histoire du pays. La narration est vive, les détails sont abondants. Et il y a même de l’action ! On notera avec intérêt que ce récit est antérieur à la colonisation et s’ancre donc dans l’initiative individuelle d’un homme qui devait avoir, au plus haut point, l’esprit aventurier. Le texte du voyageur est précédé d’une longue notice géographique et historique que l’on doit à Eugène de Froberville.

43. B.-F. Leguével de Lacombe. Voyage à Madagascar et aux îles Comores (1823 à 1830). Tome 2, 456 pages (1840)

Suite et fin du précédent, incluant les huit planches et une des deux cartes de l'édition originale.

44. Henry Rusillon. Un culte dynastique avec évocation des morts chez les Sakalaves de Madagascar. Le « Tromba », 124 pages (1912)

Né et mort à Genève (1872-1938), Henry Rusillon fut ouvrier avant de devenir évangéliste, d’abord en France puis à Madagascar, où il est envoyé fin 1897 par la Mission de Paris. Après avoir effectué plusieurs visites dans la région, il s’installe à Marovoay de 1909 à 1924. Intéressé très vite par le tromba, comme le prouvent les notes qui constituent un chapitre de son livre, il publie celui-ci alors qu’il réside encore à Madagascar. Ses communications à l’Académie malgache, deux livres en langue malgache et de nombreux autres écrits font de lui un témoin capital de la vie à Madagascar au début du 20e siècle. L’ethnologue de terrain qu’il était devenu savait regarder et écouter. Mais il ne faut pas oublier qu’il était aussi missionnaire – la fin de cet ouvrage est influencée par ce rôle. Des recherches plus récentes ont apporté d’autres éclairages sur le tromba. Henry Rusillon reste néanmoins, à travers son livre, l’auteur d’un travail fondamental sur le sujet.
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