Les précurseurs de la sociologie politique contemporaine et les grandes lignes de la pensée politique moderne








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date de publication22.10.2016
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Les approches scientifiques des phénomènes de pouvoir

Les précurseurs de la sociologie politique contemporaine et les grandes lignes de la pensée politique moderne

Avant que la sociologie ne devienne une science à part entière, elle correspondait à une réflexion sociopolitique innomée : mélange d’éthique, philosophie, religion et prénotions scientifiques = Approches préscientifiques à valeur normative. Ces approches ont engagé les scientifiques dans ce nouveau champs d’étude et vont développer des classifications des régimes, théorie des successions de ces régimes, des concepts que la sociologie politique s’est réappropriée. La discipline repose sur un héritage philosophique et humaniste qui couvre l’Antiquité jusqu’au XVIIIe.

I) Les pères fondateurs de la science politique et la classification des régimes politiques

A travers sa construction, tout Etat exprime un régime politique donné. Un gvt n’est jamais pur. Ex : Espagne mélange de monarchie et démocratie. Les auteurs vont chercher à analyser l’organisation sociale, la nature du pouvoir de l’Etat, sa légitimité, le jeu des comportements sociaux et politiques.

A) Les penseurs de l’antiquité gréco-romaine

Hérodote (484 – 425 av JC) : provient d’un colonie panhéllenique en Asie mineur. Région qui est le lieu d’affrontement entre les perses et les grecs. Il réalise les enquêtes (9 volumes) sur les guerres médique. Etymologie du mot histoire : historie = enquête. Il est le père de l’histoire et de la sociologie. Dans ses 9 livres d’Histoire il analyse les ≠ formes de régimes. Il distingue : la démocratie, l’oligarchie et la monarchie. Chaque régime est caractérisé par le nombre de personne qui détiennent le pouvoir. Il pose le principe selon lequel un système politique qui ne correspond pas à son environnement se transforme en un autre modèle. Partis pris : dissension de l’oligarchie ou corruption démocratie mène au meilleur des régimes monarchie. C’est le meilleur des régimes car le pouvoir ne fait pas l’objet d’affrontement car il est détenu par un individu. Si cet individu est le meilleur, que demande le peuple ?

Platon (427 – 347 av JC) : disciple de Socrate. Homme politique raté1, il fonde l’Académie2. De ses dialogues (28), nous retenons : Le politique + La république (De la constitution) + Les lois. Il est théoricien de la société et du pouvoir mais aussi utopiste. Il conduit une triple réflexion sur la société :

La république, sur la société des Hommes : Le mythe de la Caverne : connaissance incomplète de la réalité. Il est organiciste (Spencer par la suite) : les gvt = tête ; les commerçants=ventre ; la police = cœur (=amorce théorie des classes). Hiérarchisation stricte : chacun se consacre à l’activité auquel est destiné par nature.

Le politique, Sur les régimes : reprend la distinction des régimes d’Hérodote. Il arrive à la conclusion que ce qui est décisif dans un régime c’est qu’il soit à l’origine et qu’il préserve l’ordre dans la cité. Le pouvoir doit obéir à la loi, par la constitution. 3 formes de gvt dont la plus dégénéré est la démocratie car c’est le plus grand nombre qui exerce le pouvoir. Le meilleur serait le totalitarisme aristocratique de la monarchie. Sénécratie monarchie aristocratie oligarchie démocratie tyrannie. Enchainement des régimes = anacyclose. Elle pourrait s’expliquer par des questions environnementale (Montesquieu)

Les Lois, sur le meilleur des régimes : Platon est abandonné la recherche d’un régime idéal. Il existe seulement deux grands régimes à l’origine des autres : despotisme(perse) et démocratie (athénienne). Les autres sont un dosage de ces deux là. Le meilleur régime, celui qui dure, est celui qui combine des éléments monarchiques et démocratiques.

Aristote (384 – 322 av JC) : Auteur commenté et popularisé en Occident (Averroès). Œuvre les politiques : la société est inhérente à l’homme, elle existe par elle-même. Ses fondements sont la famille et la propriété (≠Platon, pas de société idéale). Il ne cherche plus à déduire un modèle idéal mais il propose une description des différents régimes et leurs classification. Il faut décrire ce qui est et non pas dire ce qui doit être , Montesquieu. Le pouvoir politique doit assurer un ordre juste par le biais des constitutions et des lois pour que la pratique du bien et de la justice, et donc le bonheur, soit possible. Aristote s’appuie sur une science pratique : il observes les régimes de son époque et observe qu’aux 3 types de gvt pures succèdes 3 gvt corrompus :

  • Royauté  tyrannie

  • Aristocratie oligarchie

  • Gouvernement constitutionnel Démocratie

Apport : lois d’évolution des cycles politiques (facteurs : géographie physique,, humaine, sociale) + Méthode d’analyse comparative et inductive.

Les auteur latins : si les cyniques on apportés la rationalité , Polybe et Cicéron sont les maîtres à penser de Rome. Ce sont des transcripteurs d’Aristote.

Polybe (205 – 125 av JC) : Grec latinisé, auteur de l’histoire général de la république romaine. Pourquoi la république romaine est victorieuse dans ses luttes ? Le régime doit être le meilleur d’où analyse. Reprise de la théorie des cycles : royauté despotisme aristocratie oligarchie démocratie ochlocratie (gvt de la populace). Il découvre la séparation des pouvoirs. La constitution romaine était exemplaire car elle contenait des éléments de l’aristocratie, démocratie et monarchie. Régime mixte (les consuls + le sénat + les comices) qui amène l’équilibre. Prolongé par Montesquieu.

Cicéron (106 – 43 av JC) (: De republica et de legibus. Pas d’innovation, reprise de l’analyse de Platon. L’Equilibre nait du mélange des 3 formes pures : royauté, autorité de l’élite, autorité du peuple. Critique de la démocratie, régime de la licence.

B) L’humanisme chrétien au MA

S’attache à séparer le religieux et le politique (rendez à César ce qui est à César… Mon royaume n’est pas de ce monde, Jésus) + enseigner que la vie prend sens dans l’au-delà.

St Augustin  (354 – 430): un des pères de l’Eglise, évêque d’Hippone. Le chrétien doit se soumettre au pouvoir en place. ≠martyr, recherche de la société idéale. Cependant, évolution : redéfinition du concept de légitimité. Ex ; adoubement

St Thomas d’Aquin (1224 – 1274) : moine dominicain, auteur de la somme théologique. Apport : a combiné l’analyse aristotélicienne (introduit en europe par les arabes) et la loi divine. Reprise des 3 régimes et leurs altérations dont la particularité est de viser l’intérêt particulier et non général. La meilleure forme est la monarchie constitutionnelle car une part de pouvoir au peuple et recours à l’élection pr pallier l’hérédité.

C) Etude de l’humanisme de la Renaissance

Contexte : pessimisme (guerres) + redécouverte des textes antiques. Place l’homme au centre des réflexion, salue les valeurs de progrès et bonheur individuel. Auteurs : Dante, Machiavel, Thomas More, Guillaume Budé, Montaigne, Du Bellay, Rabelais, Erasme.

Nicolas Machiavel (1469 – 1527) : homme d’action diplomate, auteur du Prince, De la République, l’Art de la guerre. Contexte : le retour au pouvoir des Médicis. Reprise analyse Polybe et Aristote mais : il est le fondateur de la science politique, du pouvoir et de l’Etat. Comment acquérir et garder le pouvoir ? Postulats : l’homme est un loup pour l’homme + la violence peut être justifiée. Le prince doit user de la force et de la ruse. Il vaut mieux être craint qu’être aimé. Aucun jugement de valeur. Idée de la raison d’Etat. La fin justifie les moyens.

Erasme(1469 -1536 ) : étudiant en théologie, critique des privilèges du clergé et du pape. Position proche des réformés mais ne rejoint pas les protestants car il ne veut pas diviser la communauté catholique. C’est pourquoi, Il est conçu comme un humaniste (condamnation des guerres) Le monde entier est notre patrie à tous. Auteur de l’éloge de la folie. CATHERINE ROUVIER MANUEL qui le qualifie de premier sociologue. Réflexion sur la guerre qu’il juge contraire à la raison. Plaidoyer pacifiste marque du droit naturel et de l’humanisme

D) L’humanisme des lumières

Pensée non plus sur l’homme mais sur l’H, dont la raison est exalté. Bacon, Descartes, Fénelon, Fontenelle ont familiarisé le concept de libre arbitre (//essor protestantisme) sans référence à la morale ou religion. Ils ouvrent la réflexion à : Montesquieu, Rousseau, Voltaire, Diderot, Condillac, Kant, Fichte.

John Locke (1632 – 1704) : anglais anti absolutiste, anti-Stuart et anticatholique. Essais sur le gouvernement civil, établit les règles de la démocratie libérale :

  • Le pouvoir politique repose sur un contrat social dont le peuple est le dépositaire. Il gouverne par ses représentants au sein du corps législatif.

  • Le corps législatif vote les lois que tous doivent connaitre

  • La loi de la majorité est la règle

  • L’exécutif veille à l’exécution des lois. Pouvoir moins important que le législatif

  • Certains matières peuvent être réserve à l’exécutif

  • Il peut agir discrétionnairement en vue du bien public.

Charles Louis de Secondat de Montesquieu (1689 -1755) : Les lettres persanes, considérations sur les causes de la grandeur des romains et leur décadence, Esprit des lois. Etudie : séparation des pouvoirs + étude sociologique de la loi. Les lois ne dérivent pas du hasard mais de la nature des choses. Il étudie leur légitimité, conformité à la morale, justice, la possibilité de leur obéir… Bien que les lois soient conforme à la raison et justice elle varient selon la nature du gouvernement, le climat, la psychologie, religion, …. Il dit ce qui est et non ce qui devrait être. Apport :

  • Les lois = expression des enjeux du pouvoir. La science po devient une science nomothétique

  • 1er théoricien des systèmes qui étudie l’Etat comme une totalité.

II) La pensée politique moderne

Siècle de la liberté : liberté ontologique, philosophique, politique et économique (courant libéral ≠ marxiste). Enseignement de la science politique au XX par : Léon Duguit, Maurice Hauriou, Gabriel Le Bras. Sociologie enseignée en 1920 ds les faculté de lettre. Décret di 10 Juillet 1962 : sociologie politique

A) L’essor de la sociologie vers la fin du XIXe siècle

Tocqueville 3: précurseur, il établit un lien entre développement socio-éco et implications politiques.

Régression de la pensée socialiste4 : reconstruction théorique du réel pr justifier la doctrine. Critique de Marx5 qui les dénonce d’utopistes alors qu’il se réclame du socialisme scientifique avec Engels. Auguste Comte amène aussi un soufle nouveau. Tout deux représente le clivage de la sociologie : théoricien ≠ empiriste

Ecole empiriste : représenté par Durkheim6. Il s’oppose à Gabriel Tarde (ensemble de faits individuel plutôt que faits sociaux). Postulat : les faits sociaux sont indépendants des individus. La société est un tout différent de la sommes des individualité qui produit du fait social. Poursuivi par :Mauss, Fauconnet + behavior sciences (Cooley, Herbert Mead)

Deuxième école, celle des théoriciens :RU autour de Spencer. Théorie évolutionniste : corps humain = société. Comme Darwin la montré pr les H, cette structure se complexifie. Italie : Pareto et Gaetano Mosca : importance des facteurs politiques dans la vie sociale (≠Marx, facteurs eco). Allemagne : Weber, construction d’idéaux types.

B) La sociologie politique à partir des années 1900

Auteurs français : Michel Crozier, Alain Touraine, Pierre Bourdieu. Pt de départ : American Political Science Association avec Bryce

1920 : analyse behavioriste avec Merriam ou Lasswell. Analyse de groupes restreint d’individu qui repose sur les statitiques et mathématiques.

Critique de l’hyper factualisme par Kaplan. David Easton publie The Political System. An iquiry into the state of political Science, qui donne naissance à l’analyse systémique. Auteurs : Deutsh, Almond, Downs.

1 Part en Sicile installer un Roi philosophe. Echec

2 Ecole pr former des hommes d’Etat

3 De la démocratie en Amérique (1840) + L’Ancien régime et la révolution

4 Saint Simon, Fourier, Proudhon

5 Le Capital (1867) + le manifeste du PC (1848)

6 De la division du travail social (1893) + Les règles de la méthode sociologique + Le suicide


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