Littérature russe








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18. Une lettre d’accompagnement priait celui-ci d’intervenir. Semblable supplication était adressée à madame Smirnov. Celle-ci se souvint de la promesse donnée à Pouchkine et mit en œuvre ses relations. Grâce au comte Vielgorski19 et au prince Dondoukov-Korsakov, curateur de l’arrondissement scolaire de Pétersbourg, les difficultés sont aplanies, et le 9 mars le censeur A. Nikitenko20 donne son approbation. Il ne demande que de légères corrections (nous signalerons les principales), mais supprime l’épisode de Kopéïkine. Pletniov retourne le manuscrit à Gogol qui le reçoit le 5 avril seulement, et que ce retard avait eu le don d’exaspérer. Il refond aussitôt l’épisode en question, qui lui tient à cœur. Et dès le 9 avril, il peut écrire à Prokopovitch : « J’ai reçu le manuscrit le 5 avril... On m’a retranché tout un épisode Kopéïkine extrêmement important pour moi, beaucoup plus important que ces messieurs ne le pensent. N’ayant pu me décider à le sacrifier, je l’ai refondu de manière à ce qu’aucun censeur ne puisse y trouver à redire. L’impression est en bonne voie et tout retard me serait désormais funeste ». En effet l’impression suivit immédiatement la réception du manuscrit. L’auteur donna le bon à tirer pour 2.400 exemplaires et dessina lui-même la couverture. Nous la reproduisons ci-contre. On y remarquera l’abondance des emblèmes de la mort (crânes, etc.). C’est un indice révélateur de l’état d’âme de Gogol à cette date.

Tous ces contretemps ont en effet gâté sa belle humeur. Ses affaires étant très embrouillées, il compte sur la vente du livre pour payer ses dettes. Malgré l’excellent accueil que Moscou (en particulier le cercle des Aksakov) lui a réservé, il trouve que ses amis l’importunent. En le priant de collaborer à leurs revues (sans son autorisation, Pogodine, qui est son créancier, insère dans la sienne le fragment inachevé sur Rome), ils le détournent de son grand dessein. Car il travaille maintenant à la seconde partie mise en chantier à Rome. « Ne jugez pas de mon œuvre d’après la partie qui va paraître, supplie-t-il Pletniov, le 17 mars 1842. Ce n’est que le portique du palais qui s’élève en moi et qui résoudra le problème de mon existence ». Mais le travail marche mal. Les démêlés avec la censure sont peu faits pour l’encourager. Et chose plus grave, sa santé périclite. Une crise nerveuse, aussi dangereuse que celle de Vienne, s’est déclarée en janvier, augmentant et son hypocondrie et son mysticisme.

D’une part, il se croit entouré d’ennemis. En termes confus il se plaint à Iazykov d’être victime « de ragots, commérages, vilains procédés ». « Il m’est pénible, ajoute-t-il, de représenter maintenant sous un autre jour ce monde que je t’ai naguère dépeint comme si lumineux ». — « Depuis que je suis rentré dans mon pays, confesse-t-il à madame Balabine, je me crois à l’étranger ». Pour la troisième fois il médite de fuir cette Russie, qui, décidément, ne lui paraît belle que de loin. « De par ma nature, avoue-t-il à Pletniov dans la lettre précitée, je ne puis vraiment décrire que les choses dont je suis éloigné. Aussi est-ce seulement à Rome que je suis capable d’écrire sur la Russie. Là-bas elle se dresse devant moi dans toute son immensité, tandis qu’ici je me perds, je me confonds dans la foule, je manque totalement d’horizon... »

D’autre part, il a de nouveau senti l’aile de la mort le frôler ; et de nouveau, la nécessité du salut s’impose à lui. Et, toujours à Iazykov, il confie : « Le monde me désole, l’angoisse m’étreint. Je ne suis pas né pour les agitations et je sens chaque jour davantage que l’état monastique est le plus élevé qui soit au monde ». Le 12 avril, il confesse à un autre ami, N. D. Biélozerski : « Le climat d’ici ne me vaut plus rien. Mon corps est malade, et surtout ma pauvre âme. Elle ne saurait ici trouver de refuge. Dorénavant le couvent me convient mieux que le monde ». Il éprouve un besoin irrésistible de lire les Évangiles et songe dès alors à entreprendre un pèlerinage à Jérusalem. Il lui faut « se purifier » avant de se remettre à son œuvre, qu’il considère de plus en plus comme un exercice d’ascèse.

Ces ennuis, ces contretemps sont certainement voulus par Dieu ; et, réfléchissant à la chose, Gogol se prend pour la première fois à douter de l’excellence de son entreprise. « Le désespoir ne pénètre pas dans mon âme, écrit-il à Pletniov. L’esprit humain ne saurait comprendre les intentions divines, et ce qui nous paraît funeste nous est au contraire salutaire... Je commence à voir beaucoup de défauts : quand je compare cette première partie à ce qui doit suivre, je vois qu’il faut ici élaguer, là donner plus de relief, et là encore approfondir... » Peu à peu va s’insinuer en lui l’idée de refaire cette première partie, d’après un plan nouveau et dans un esprit plus austère. Plus tard, sans doute vers 1845, il jettera sur le papier quelques notes à ce sujet (on les trouvera plus loin [Notes se rapportant à la première partie des Âmes mortes]). Elles montrent bien que cette refonte eût été conçue sous le signe de la mort. L’impression de désolation eût été plus profonde et l’intention de l’auteur plus évidente.

En fait, celle-ci échappa totalement aux lecteurs. « Vous avez raison, reconnaît Gogol, dans une lettre adressée le 6 août 1842 à S. Aksakov. Vous avec raison, personne n’a compris du premier coup les Âmes Mortes : beaucoup de choses en ce livre ne peuvent être comprises que de moi ».

Quelle joie lui eussent causée les remarques qu’un esprit pénétrant comme Herzen notait alors dans son Journal ! « Les Âmes Mortes — ce titre est, en lui-même, effrayant, mais quelle autre appellation l’écrivain pouvait-il donner, non pas aux serfs défunts, mais à tous ces Nozdriov, Manilov et tutti quanti ? Voilà les vraies âmes mortes et nous les rencontrons tous les jours... » (29 juillet 42). — Herzen devinait d’ailleurs que l’auteur de cet « amer, mais non définitif reproche à la Russie » gardait en son pays une confiance, fondée sur des données sérieuses, et non sur des « divagations romantiques ins’Blaue. »

À ce moment Gogol est déjà en route. Partagé entre le désir d’entrer au couvent et celui de rejoindre sa chère Italie, il a opté pour le second parti. Le 23 mai, un avis inséré dans la Gazette de Moscou annonçait que la librairie de l’Université mettait en vente un volume intitulé Les Aventures de Tchitchikov ou les Âmes Mortes (Pokhojdénia Tchitchikova ili Miortvia Douchi), poème de N. Gogol, grand in-8°, papier vélin, 475 pp. Moscou, 1842, prix sous belle couverture : R. 10.50. Le même jour, Gogol quittait Moscou pour Pétersbourg, d’où il repartait le 5 juin à destination de l’étranger. Le départ semblait lui redonner courage. Le 21 mai, au cours d’un dîner chez S. Aksakov, il promettait à ce vieil ami que le second volume, « deux fois plus gros que le premier », verrait le jour au bout de deux ans. Et il lui laissait ce billet d’adieu : « Soyez fort et vaillant, car celui qui vous écrit ces lignes se sent fort et vaillant. Deux âmes aimantes se communiquent tout l’une à l’autre ; une partie de ma force doit donc s’infuser dans la vôtre. Ceux qui croient en la lumière verront la lumière ; les ténèbres n’existent que pour les incroyants ».
En octobre, Gogol est de retour à Rome. Vers la même époque une première édition collective de ses œuvres paraissait à Pétersbourg. Cette publication, succédant à celle des Âmes Mortes, donne aux critiques occasion de s’exprimer sur son compte. La plupart se méprennent singulièrement, non seulement sur ses intentions, mais encore sur son génie. Pour Boulgarine21, le tout-puissant directeur de l’Abeille du Nord, Gogol reste un farceur, un caricaturiste, un feuilletoniste inférieur à Paul de Kock. Gogol n’est qu’un Paul de Kock par le style et le fond, répète Senkovski22 dans la Bibliothèque de Lecture. Le mot poème provoque l’hilarité du spirituel mais peu profond critique. Et tout le long de son article, il s’amuse à appliquer cette épithète aux livres dont il rend compte depuis la Jolie Fille du Faubourg, de Paul de Kock, jusqu’à des manuels de physique ou d’horticulture.

De telles appréciations ne surprennent pas trop chez ces pourvoyeurs attitrés du public moyen, gens de talent d’ailleurs, mais à qui l’envie n’est pas étrangère. Leurs vilains procédés témoignent d’ailleurs du succès de l’œuvre. On est plus étonné de trouver pareilles remarques sous la plume de Polévoï23. Le critique du Messager Russe ne voit lui aussi en Gogol qu’un Paul de Kock, dans le mot poème qu’une plaisanterie, dans l’œuvre qu’une caricature, dans le style qu’une série de fautes contre la logique et la grammaire. « L’art, conclut-il, n’a rien à voir avec les Âmes Mortes... Laissez de côté vos élans inspirés et étudiez la langue russe ! » L’incorrigible romantique, qui aimait les premiers récits de Gogol, ne peut lui pardonner son passage au réalisme. Il attaque les Âmes Mortes pour les mêmes raisons qu’il a invoquées contre l’Inspecteur. Le sens de l’œuvre lui échappe complètement.

Les critiques amis de Gogol se montrent naturellement plus perspicaces. Dans le Contemporain, Pletniov décerne à l’auteur des Âmes Mortes le titre de premier écrivain russe contemporain. Il le loue de maintenir une harmonie : l’art et la vie ; et, tout en regrettant que les types étudiés par lui soient sauf Pliouchkine et Manilov plus Russes qu’humains, il laisse entendre que, par la suite, l’horizon s’élargira. Il indique enfin que la grande idée de l’œuvre, c’est de dépeindre l’homme aux prises avec les passions mesquines.

Chévyriov va plus loin. Jusqu’alors il n’a guère vu en Gogol qu’un amuseur. Connaissant maintenant les desseins de l’auteur, il loue son réalisme, moins pour l’exactitude des peintures que pour les réflexions salutaires qu’il doit provoquer dans l’esprit des lecteurs. « Outre sa valeur artistique, écrit-il dans le Moscovite, une œuvre de ce genre peut encore prétendre à être considérée comme un acte de patriotisme. D’ailleurs aux types « négatifs » de cette première partie, l’auteur fera certainement succéder des apparitions plus sereines. Nous le croyons capable de donner plus d’envergure à sa fantaisie ; alors elle embrassera la vie, non plus seulement de la Russie, mais de toutes les nations ». Il compare cette première partie au vent léger qui précède la tempête ; il loue sans réserve les digressions lyriques, les tirades patriotiques dont la grandiloquence concordait avec ses propres vues. N’avait-il pas quelque temps auparavant proclamé « la pourriture de l’Occident » ; déclaré que la tâche des écrivains russes consistait à exprimer une pensée universelle, « panhumaine », chrétienne dans le sens le plus russe du terme ?

Et Chévyriov n’était pas précisément un slavophile ! Ceux-ci montrent encore plus d’enthousiasme. Le vieil Aksakov lit l’œuvre deux fois dans le silence du cabinet, et une troisième fois, tout haut, à sa famille assemblée. Son fils Constantin publie aussitôt une brochure dans laquelle, appelant à la rescousse la philosophie hégélienne, il proclame en termes fumeux que seuls Homère et Shakespeare sont dignes d’être comparés à Gogol ! Impossible de lancer le pavé de l’ours avec plus de lourdeur. On le lui fit bien voir.

En deux articles extrêmement spirituels, Biélinski remit les choses à leur place. Il avait, en quelques lignes rapides des Annales de la Patrie, salué la parution des Âmes Mortes. Il se félicitait d’avoir, le premier, découvert le grand talent de Gogol, qui remportait maintenant une victoire définitive sur ses contempteurs, en donnant une œuvre « vraiment russe, sortie des profondeurs de la vie nationale ». Dans le premier entraînement, il louait en Gogol aussi bien ses dons de réalisme que son subjectivisme et son âme ardente, faisant seulement des réserves sur un excès déplaisant de patriotisme. À la réflexion, ce subjectivisme lui inspirait maintenant des craintes. « Qui sait ce que sera la suite des Âmes Mortes ? On nous promet des êtres comme il n’en fut point encore, et devant qui les grands hommes étrangers ne seront que des fantoches... » Le bon sens du grand critique devinait sans doute que la crise morale subie par Gogol crise qui n’avait pas dû lui échapper lors de leurs entrevues à Moscou serait fatale à l’auteur des Âmes Mortes... « Non, continuait-il, Gogol n’est ni un Homère ni un Shakespeare, ni même un Dante, un Cervantès, un Walter Scott, un F. Cooper, un Byron, un Schiller, un Goethe, ou une George Sand. » La juxtaposition de F. Cooper, voire de W. Scott ou de George Sand à quelques-uns des plus grands écrivains de l’humanité est typique pour l’époque et aussi pour Biélinski. D’une perspicacité presque toujours admirable quand il s’agit de littérature russe, il ne put jamais se reconnaître dans les valeurs étrangères. La littérature française fut notamment sa bête noire : impuissant à comprendre aussi bien Racine que V. Hugo, il se prit vers la fin de sa vie d’une belle passion pour G. Sand pour des raisons plus politiques que littéraires.
Fin novembre 1842, en envoyant la brochure de son fils à Gogol (qui ne la goûta guère, à en juger par le ton cassant de sa réponse au jeune homme), Serge Aksakov le prévenait que les Âmes Mortes se vendaient très bien : il n’en restait plus que six cents exemplaires environ. En février 1843, Chévyriov avisait Gogol qu’une seconde édition s’imposait ; il serait bon que la seconde partie parût en même temps. « Dans ce cas, réplique Gogol le 28 février, il faudra attendre longtemps : deux ans au moins, en admettant que j’y travaille sans interruption ».

Il profite de l’occasion pour réfuter un bruit dont Pogodine s’était fait l’écho dans son Moscovite — suivant lequel le second volume était déjà terminé et le troisième en train. Il est probable que ce bruit contenait une grande part de vérité. Mais des sentiments divers agitaient alors Gogol. Il se convainc de plus en plus qu’il est appelé à régénérer ses concitoyens ; il accable ses amis de prônes et d’exhortations (par exemple la lettre précitée à Constantin Aksakov, et une autre adressée le 28 mai à Prokopovitch [Cf. note 192]). Cependant l’importance de cette mission commence à l’effrayer ; des doutes lui viennent sur la manière dont il la remplit. Et il éprouve le besoin de consulter ses amis, voire ses ennemis ou des inconnus, sur les défauts, les erreurs qu’ils ont pu constater dans la première partie, que décidément il compte refaire, tout en travaillant aux deux autres. Ce double courant aboutit, d’une part aux Extraits d’une correspondance avec mes amis, publiés en janvier 1847 ; d’autre part à la Préface pour la seconde édition, qui paraîtra, sans changement aucun, à la fin de 1846. Quelque désir qu’il en ait eu, Gogol ne semble guère avoir travaillé durant ces quatre années à la refonte méditée. On n’a retrouvé qu’un embryon de plan et une variante du chapitre IX variante au reste supérieure au texte original, écrite aussi, chose curieuse, dans un style plus concret. Gogol, à cette époque, est donc encore en pleine possession de son talent. Entre temps, d’ailleurs, il a achevé et... brûlé la seconde partie.

Il semble bien que, dans sa rédaction première, celle-ci ait été terminée à peu près dans les délais que s’était fixés l’auteur. Le 2 décembre 1843, Gogol écrit à Joukovski : « Je continue à travailler, c’est-à-dire à jeter sur le papier le chaos d’où doivent sortir les Âmes Mortes... » En inférant de ce passage qu’un premier autodafé avait déjà eu lieu, Annenkov va peut-être trop loin. Mais il est probable qu’à ce moment, Gogol, mécontent de la manière dont il a traité sa seconde partie, médite de la refondre complètement. Cette idée ira en mûrissant jusqu’au jour de juin ou de juillet 1845, où, suivant ses propres expressions, « se voyant en présence de la mort, il brûle, non sans regret, son travail de cinq ans ».

Les difficultés de sa tâche vont lui apparaître de plus en plus nettement. Le 8 janvier 1845, il mande à Joukovski : « Je continue à travailler, mais avec moins de succès que je voudrais. Toutefois, je crois qu’avec l’aide de Dieu j’irai désormais plus vite, car je traverse en ce moment la période officielle et ennuyeuse ». Mais six mois plus tard, le 14 juillet, il avoue à Iazykov : « Les Âmes Mortes avancent trop lentement et pas comme je voudrais, parfois à cause de mon état de santé, mais le plus souvent à cause de mon état moral. J’ai besoin de m’adonner à d’autres occupations, différentes de celles de tous les jours, de lire quelques-uns de ces livres qui forment l’homme ».

Engagé sur une fausse voie, Gogol, qui se croit en possession de la vérité, ne s’aperçoit pas de son erreur. Quand il se plaint du peu de succès de son travail, il a sans doute moins en vue la réussite littéraire que l’impression morale. Quand, en effet, il lira à ses amis les premiers chapitres de la seconde partie, tous, et parmi eux un connaisseur comme S. Aksakov, seront unanimes à les admirer. Mais, dès lors, Gogol en attendant qu’il en vienne à maudire sa littérature se préoccupe plus de morale que d’art. Le souci de sa mission l’accable : il doit avant tout faire œuvre pie, aider ses compatriotes à se dégager des platitudes où ils s’enlisent. Pour cela, il lui faut décrire des caractères de plus en plus « positifs », voire idéaux ; or, malheureusement, ceux-ci ne lui réussissent guère. Sa faculté maîtresse n’est-elle pas de « faire ressortir la platitude de la vie, de donner à la vulgarité un relief si puissant que les plus infimes détails sautent tout de suite aux yeux » ? (Cf. IIIe lettre sur les Âmes Mortes). Au lieu de tirer de son insuccès la seule conclusion logique, à savoir qu’il force son talent, Gogol s’en prend à son caractère. Si, sous sa plume, les Âmes Mortes se refusent à devenir œuvre édifiante, c’est que lui-même n’est sans doute pas assez pur pour le rôle qu’il se propose. Dès 1842 ne prévenait-il pas Pogodine que, pour entreprendre son grand exploit, son âme devait être « plus pure que la neige des monts » ? Un prédicateur sincère doit commencer par donner l’exemple aux autres. En conséquence Gogol s’adonne de plus en plus aux pratiques religieuses. Il compose une Méditation sur la Sainte Messe ; il lit les Pères grecs ; saint Jean Chrysostome, saint Ephrem, saint Jean Climaque, et les écrivains ecclésiastiques russes : Lazare Baranovitch (Le Glaive spirituel), Dmitri de Rostov (Recherches sur la doctrine des sectaires de Brynsk), Stefane Iavorski
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