Module e – Prévention du tabagisme, de l’alcoolisme et de la toxicomanie








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date de publication04.02.2018
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Module E – Prévention du tabagisme, de l’alcoolisme et de la toxicomanie

Leçon 1 : Substances licites et illicites


Introduction

Certaines substances ou médicaments peuvent être utiles ou nocifs, selon leur usage. Par exemple, de nombreuses personnes ont recours aux médicaments pour atténuer les symptômes de diverses maladies, soulager la douleur, réduire l’inflammation, et ainsi de suite. Les gens consomment aussi des drogues ou des

médicaments pour modifier leur comportement. D’autres font un usage excessif de drogues ou de

médicaments jusqu’à en devenir physiquement dépendants. Ils consacrent beaucoup de temps à penser à devenir « high », à l’achat, à la préparation ou à la prise de drogues, qui peuvent avoir des conséquences graves sur leur vie ou sur celles des autres.

Ce module a pour but de rappeler l’importance d’éviter l’usage ou l’abus d’alcool ou d’autres drogues qui peuvent être nocifs pour soi-même ou pour les autres, comme nous l’avons enseigné dans les années antérieures. Aider les élèves à mieux comprendre la classification des médicaments et des drogues, leurs effets, les stades de la consommation et les stratégies d’évitement ou de réduction des préjudices favorise une prise de décisions saines et souligne la gravité des problèmes liés à la drogue.
Alcool et autres drogues

Du point de vue scientifique, une drogue est une substance, quelle qu’elle soit, autre que les aliments, qui est prise pour modifier le fonctionnement de l’organisme ou du psychisme. En d’autres mots, le mot drogue désigne toute substance chimique qui, une fois qu’elle pénètre dans l’organisme, en modifie le fonctionnement. L’alcool, la caféine, la nicotine et les médicaments sont tous des drogues. Une drogue doit pouvoir passer de l’organisme au cerveau. Les drogues modifient les messages entre les cellules du cerveau et les messages qu’envoie le cerveau au reste de l’organisme. Elles le font en interférant avec les signaux chimiques du cerveau, les neurotransmetteurs.

Il existe deux types de drogues :

Les drogues licites sont les médicaments en vente libre et les médicaments d’ordonnance. L’alcool, la nicotine et la caféine sont aussi des drogues licites.

Les drogues illicites sont celles qui ne sont pas prescrites par un professionnel de la santé autorisé et dont l’usage est illégale en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (Justice Canada).

Drogues licites

Les drogues licites sont prises à des fins médicales, notamment pour soulager la douleur et traiter différentes affections.

Comme leur nom le dit, les médicaments en vente libre sont disponibles sans ordonnance. Il existe plusieurs catégories de médicaments en vente libre, comme les analgésiques, les médicaments contre le rhume ou la grippe, contre les allergies, contre l’acné et les médicaments servant à maîtriser le poids. Ces médicaments et ces produits sont généralement sûrs lorsque consommés suivant les directives figurant sur l’étiquette ou suivant les directives d’un professionnel de la santé. Doivent figurer sur chaque étiquette la liste des ingrédients médicamenteux et non médicamenteux, le mode d’utilisation, des avertissements ou des mises en garde pertinents, des directives et la posologie.

Comme le signale le Center for Drug Evaluation and Research (CDER),
« les médicaments en vente libre » présentent généralement les caractéristiques suivantes :

  • ils présentent plus d’avantages que de risques;

  • le potentiel de mauvais usage ou d’abus est faible;

  • le consommateur peut les utiliser pour des problèmes autodiagnostiqués;

  • ils sont adéquatement étiquetés;

  • il n’est pas nécessaire de consulter un professionnel de la santé pour les utiliser de manière sécuritaire et efficace.



Médicaments d’ordonnance
De nombreux médicaments d’ordonnance font fréquemment l’objet d’un mauvais usage ou d’abus.


  • Le mauvais usage de substances est défini comme un usage intentionnel ou non d’une substance (y compris les médicaments d’ordonnance, les médicaments en vente libre et l’alcool) qui cause un problème.

  • L’abus de substance est l’usage intentionnel et nocif de toute substance en vue de modifier le comportement.


Tant le mauvais usage que l’abus de substances peut avoir des conséquences néfastes à répétition sur le plan social en rapport avec la consommation de drogues, comme le manquement à ses obligations professionnelles, familiales ou scolaires, les conflits interpersonnels ou les problèmes avec la loi.
Un médicament d’ordonnance doit être prescrit par un médecin ou par tout autre professionnel de la santé qualifié. L’ordonnance autorise le pharmacien à fournir une quantité précise d’un médicament donné à un certain patient accompagnée des directives concernant l’utilisation. Ces médicaments sont réglementés par la Direction des produits thérapeutiques (DPT) de Santé Canada.

Catégories de médicaments d’ordonnance
Trois principales catégories de médicaments d’ordonnance soulèvent des préoccupations particulières quant au risque de consommation abusive. Toutes les substances comprises dans ces catégories peuvent altérer l’humeur ou le comportement et sont donc qualifiées de « psychotropes » (c.àd., qu’elles ont un effet sur le fonctionnement du cerveau). Les substances regroupées sous ces trois catégories présentent aussi un potentiel élevé d’entraîner une dépendance ou de conduire à la toxicomanie.

Ces trois catégories de médicaments d’ordonnance « psychotropes » sont :
Les analgésiques narcotiques (p. ex., les opioïdes), prescrits pour soulager les douleurs chroniques ou sévères. Les produits génériques et de marque englobent des médicaments à base de morphine et de codéine comme le Demerol, l’OxyContin, le Vicodin et le Dilaudid.

Les dépresseurs du système nerveux central (sédatifs et tranquillisants), prescrits pour traiter des problèmes comme l’anxiété et le stress aigu, les crises de panique et les troubles du sommeil. Les produits génériques et de marque comprennent des barbituriques comme le Nembutal et des benzodiazépines comme le Valium (diazépam) et le Xanax (alprazolam).

Les stimulants du système nerveux central, prescrits pour traiter des problèmes comme le trouble déficitaire de l'attention et l’hyperactivité avec déficit de l'attention. Les produits génériques et de marque comprennent les amphétamines comme le Ritalin.
D’autres médicaments d’ordonnance susceptibles de faire l’objet d’un mauvais usage sont les stéroïdes anabolisants, souvent utilisés pour accroître la masse musculaire, et les produits d’ordonnance dérivés du cannabis (p. ex., la marijuana d’ordonnance ou celle vendue sous forme de comprimé, la dronabinol). Il existe plusieurs autres catégories de médicaments d’ordonnance qui ont des propriétés psychotropes (p. ex., les antipsychotiques, les substances antimaniaques et les antidépresseurs) mais qui ne sont généralement pas consommées à des fins « récréatives ».

Drogues illicites

Les drogues illicites sont des substances illégales ou faisant l’objet d’une réglementation (p. ex., la cocaïne, la méthamphétamine [meth], les stéroïdes anabolisants, l’héroïne et le cannabis) et que l’on se procure habituellement par des moyens malhonnêtes ou prohibés (p. ex., auprès de revendeurs de drogues).

Le fait qu’une drogue soit ou non légalisée dépend souvent de préoccupations d’ordre politique, culturel et social. Par exemple, le tabac était considéré illégal lorsqu’il a été introduit pour la première fois en Angleterre. Il a toutefois été légalisé lorsque l’État en a fait une source de revenu. Malgré le fait qu’on reconnaisse maintenant qu’il pose un risque pour la santé, le tabac demeure une substance licite.

La dynamique liée au changement du statut juridique des drogues se poursuit de nos jours, comme c’est le cas pour la marijuana. Les débats entourant les vertus thérapeutiques et le statut juridique de la marijuana se poursuivent, de même que le débat ayant trait à son potentiel comme source de revenu. Le fait que l’usage d’une drogue même licite (p. ex., l’alcool) ne soit pas nécessairement sans danger demeure un sujet de préoccupation.

De nombreux problèmes de santé (tant physique que psychologique) et problèmes sociaux sont associés à l’usage des drogues illicites. Il y a notamment les cas de surdose et de décès qui se produisent du fait que les usagers ne connaissent pas la pureté, la qualité ou la force des drogues qu’ils consomment. Les gens peuvent devenir dépendants de drogues illicites, car leur usage ne fait généralement pas l’objet de services de counseling. À l’instar des drogues licites, les drogues illicites peuvent avoir des effets indésirables qui peuvent être dangereux, voire mettre la vie en danger. De plus, les activités associées à l’usage des drogues illicites, dont le partage d’aiguilles, exposent les usagers au risque de contracter le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), l’hépatite et d’autres infections. Se procurer des drogues illicites exige d’interagir avec les « revendeurs de drogues » et avec le milieu des drogues illicites, milieu qui comporte ses propres risques. Les usagers peuvent notamment se retrouver aux prises avec le système judiciaire s’ils sont accusés de possession ou de trafic de drogues.

Les drogues illicites sont souvent classées en fonction de leurs effets courants sur le psychisme ou l’organisme. La Fondation manitobaine de lutte contre les dépendances utilise la classification et les définitions suivantes :

Les dépresseurs (p. ex., alcool, opiacés, héroïne et morphine) ralentissent le rythme cardiaque et abaissent la température corporelle et la pression artérielle.

Les stimulants (p. ex., cocaïne et méthamphétamine) accélèrent le rythme cardiaque et augmentent la température corporelle et la pression artérielle.

Les hallucinogènes (p. ex., acide, champignons magiques et peyotl) agissent en partie comme dépresseurs et en partie comme stimulants. Ces drogues peuvent provoquer des hallucinations auditives ou visuelles.

Le cannabis (p. ex., marijuana, hachisch [hasch] et résine de hachisch). Voir la feuille de la série L’Essentiel sur la marijuana à la référence qui suit : http://afm.mb.ca//wp-content/uploads/2013/03/Cannabis-FRE.pdf

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