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d'achat pour obtenir un niveau de la demande plus élevé, une sortie de la crise présente qui soit favorable aux forces progressistes requiert la redistribution du pouvoir lui-même » [Weisskopf et al., 1985, p. 261].

Par la suite, les trois auteurs néo-radicaux ne proposent aucunement une hausse de salaire réel pour sortir de la stagnation. Au contraire, ils soulignent que les politiques sociales -démocrates de relance par la demande (par les salaires) poursuivies initialement par François Mitterrand en France n'ont pas amélioré les conditions économiques [lbid., p. 273]. Je dois ajouter que lors de la conférence d'été de l'Union for Radical Political Economics en 1986, Weisskopf s'est explicitement objecté à une politique de relance par les salaires.

1 C'est, si je les comprend bien, ce vers quoi tendent D. Bellemare et L. Poulin Simon [1986, p. 380 et sv.]. L'équivalent, au niveau micro-économique, serait l'adoption de négociations intégratives plutôt qu'adversariales.

* Ce texte est un extrait de Privatisation, déréglementation, démantèlement du secteur public, pourquoi ? Cahier No 8617D, Département des sciences économiques, UQÀM, juillet 1986.

** Professeur de science économique à l'Université du Québec à Montréal.

1 Les revenus de l'État ne se limitent évidemment pas aux seuls impôts sur les salaires et les profits quoique ces impôts comptent pour la plus large part de ces revenus. Il y a d'abord les impôts prélevés sur les autres catégories de revenus tels les honoraires professionnels, les revenus d'intérêts, les dividendes et les gains de capital. Quoique regroupés dans les statistiques officielles avec les impôts sur les salaires dans la catégorie « Impôt sur le revenu des particuliers », ces impôts se rattachent clairement à l'impôt sur les profits, les catégories de revenus dont il proviennent étant des revenus de capital au sens large et non des revenus de travail salarié. Les revenus de l'État comprennent aussi les revenus des taxes indirectes, des droits à l'importation, des autres droits, permis et taxes, des cotisations à l'assurance-chômage et/ou aux régimes d'assurance -santé, des transferts des sociétés d'État et des autres paliers gouvernementaux. Mais les sources de ces revenus divers finissent toujours par se réduire à l'équivalent de nouvelles taxes sur les salaires et les profits. Il en est de même de l'autre source de revenus gouvernementaux que constituent les emprunts nécessaires au financement des déficits. Ces emprunts sont remboursés, intérêt et principal, à même les impôts des années à venir sur les salaires et les profits.

2 Mécanisme connu sous le nom « d'effet d'éviction » (crowding out). Il va sans dire qu'en période de stagnation, l'importance réelle d'un tel phénomène sera sensiblement réduite en raison de l'existence d'une surabondance d'épargne ne trouvant pas à s'investir de manière rentable.

1 J.M. Keynes, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, Petite bibliothèque Payot, Paris, 1971 (traduction française de J. de Largentaye).

1 Op. cit., p. 373.

2 Ibidem, p. 176.

3 Ibidem, p. 145.

1 De la somme totale versée par l'État à l'entreprise privée pour le paiement des biens qui lui sont livrés une partie seulement est du profit, l'autre couvrant les coûts de production.

1 Si elle devait être strictement financée de cette manière, à savoir par l'impôt sur les salaires, la dépense publique, du point de vue de ses effets sur la production de profit rejoindrait quant au fond l'autre composante de la politique keynésienne qu'est la réduction des salaires réels par le biais de l'inflation.

1 Ou de l'investissement public rentable. Mais ce dernier ne se distingue pas quant au fond de l'investissement privé pour lequel il est d'ailleurs un concurrent direct.

1 FMI, Rapport annuel, 1980.

1 Chiffres tirés de : ministère des Finances du Canada. Le plan financier, op. cit., Annexe 5. La dette de 172 milliards $ du gouvernement du Canada est la « dette non échue détenue par des tiers », c'est-à-dire, la somme des obligations négociables (émises sur les marchés intérieur et extérieur), des Bons du trésor, des obligations d'épargne du Canada, somme dont on soustrait la valeur des portefeuilles d'État.

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