Manuel Valls, Premier ministre p 16 interview de Thierry Houette, Président, Groupe Prorisk p 20 atelier thématiques • Construction navale : «Navires à passagers : écologie, sécurité, design : quels leviers pour la compétitivité des chantiers français ?»








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>>> Table ronde : Cultures marines : la ferme du futur s’appelle océan
Animateur : Solène Le Roux, le marin

En 2050, 9 milliards d’humains devront se nourrir et les cultures marines seront alors indispensables.

La France est le 1er producteur européen d’huitres, un gros producteur de moules et son algoculture se développe. Mais les cultures marines restent freinées dans leur implantation sur le littoral…
Véronique Le Bihan, Chef de projet, Capacités

En Europe, la France représente 20 % de la production en aquaculture (400 entreprises), 35 % de la conchyliculture et 90 % de l’ostréiculture (3 000 entreprises), avec un CA global annuel de 520 M€ et 8 000 emplois. Hélas, depuis 2001, 20 % des entreprises ont disparu.
La conchyliculture doit essayer de maîtriser les aléas dont elle est tributaire en travaillant en milieu ouvert : la météo (tempêtes…), les pollutions maritimes et terrestres, les risques sanitaires, la mortalité des naissains d’huîtres depuis 6 ans, et de moules depuis cette année…

Il est difficile pour les professionnels de se développer car tout projet doit faire l’objet de longues démarches et procédures…

Les contraintes financières ne sont pas neutres ; il faut investir davantage dans les naissains et disposer d’une trésorerie suffisante. Dans ce contexte, les banques sont difficiles à convaincre, faute de garanties personnelles toujours plus importantes.
Le secteur doit aussi relever des défis de marchés. Le prix de vente des huîtres est aujourd’hui très élevé et il ne semble pas possible de l’augmenter encore, sinon en perdant des consommateurs.

En termes médiatique, tout évènement local influence la consommation nationale…
Dans cet environnement contraignant, les professionnels peuvent sécuriser leur avenir en prenant des mesures d’auto-assurance, de transfert de risques, et d’autoprotection.

En particulier, l’autoprotection permet d’être moins exposé aux aléas :

  • en trouvant de nouveaux espaces géographiques, en allant vers le large et à l’étranger (Irlande, Maroc…) ;

  • en sécurisant les sources d’approvisionnement (naissains…) ;

  • en améliorant les marges commerciales par davantage de ventes directes ou d’exportations ;

  • en développant des activités complémentaires (tourisme…)

  • en diversifiant les activités vers de nouvelles espèces : palourdes, ormeaux, algues, etc., la polyculture pouvant enrayer la mortalité des naissains en phase finale.


Jo Thaëron, Président, Etablissements Thaëron Fils

A la tête d’une vieille entreprise familiale, j’ai dû - progressivement mais impérativement - modifier mes activités pour passer de l’huître plate (en voie de disparition) à l’ensemble des autres coquillages.

Mais, comme aujourd’hui la mortalité des naissains varie entre 40 et 80 % pour les huîtres creuses ou plates, on a fait le choix avec mes enfants d’une diversification supplémentaire vers l’offshore et la culture des algues sur 150 ha, dont 50 ha sont en production depuis l’an dernier pour 300 t prévues en 2015 en algues fraîches, séchées ou surgelées.

Cela nous a permis de conserver nos salariés et d’embaucher 5 personnes malgré la perte de la moitié de notre production d’huîtres, sachant que, pour le Finistère, 250 emplois ont été perdus chez les ostréiculteurs.

Pour les jeunes qui veulent s’installer, il est clair que les coûts des études préliminaires et les procédures réglementaires sont hélas rédhibitoires. 
Jean-Yves de Chaisemartin, Directeur général, Aléor

On est en train de vivre un petit miracle au vu de l’image qu’avait naguère la culture des algues ! Aujourd’hui, c’est (enfin) devenu une véritable source d’innovations à part entière…

Pour autant, il faut trouver des espaces de production dans un littoral très occupé et sur une mer que les plaisanciers considèrent comme devant rester synonyme de liberté absolue…

La France produit 70 000 t d’algues et en importe 120 000 t, dans un marché mondial de 2 Mt pour une valeur de 700 M€ environ. Retenez que la France exporte moins d’algues que la Tanzanie !

Le défi devant nous est donc immense. Il faut passer de la cueillette à la culture des algues mais cette innovation-là n’est pas soutenue par les banques.

D’ailleurs pour Aléor, sans un programme public régional et les Pôles de compétitivité, notre projet n’aurait pas pu émerger.

Pour créer, on n’est plus dans le respect du principe de précaution mais dans celui du conservatisme qui empêche toute activité nouvelle de voir le jour. De plus, il suffit que quelques illuminés s’interposent au nom d’un environnementalisme totalement dénaturé que, seule, la lipopenoculture pourrait rassurer, pour que l’entreprise ne puisse pas démarrer alors que la culture d’algues régénère objectivement l’espace marin.

Il faut aussi simplifier et surmonter les freins de la réglementation pour anticiper l’initiative privée en débloquant des espaces maritimes ; savez-vous qu’il faut 6 ans au minimum pour obtenir une autorisation d’exploitation d’un domaine public maritime ?

Une simplification efficace est urgente à réaliser ! Lançons tous ensemble  cet appel !
Ndlr. Applaudissements nourris de l’assistance

Mercredi 3 décembre 2014

>>> La France et sa marine marchande : point d’étape
Animateur : Thibaud Teillard, le marin

Parmi les 26 propositions du Rapport Leroy de 2013, quelques-unes ont été mises en pratique

Lesquelles ? Cela est-il satisfaisant ? Que reste-t-il à faire ?
Arnaud Leroy, Député, Assemblée nationale

Pour aider la marine marchande dans sa recherche de compétitivité, le rapport préconise des mesures d’urgence (extension de loi de 92, loi sur la piraterie…) qui ont été adoptées récemment, et des mesures à moyen/long terme (financement de développement et de l’export, fiscalité des cessions de navires).

Concernant le financement, il faudrait pouvoir recourir à la BPI mais cela ne semble pas facile d’y parvenir… Qu’on m’explique pourquoi on peut créer avec la BPI des fonds ferroviaire, aéronautique, nucléaire… mais pas maritime !

J’attends aussi des mesures de simplification (équipage, guichet unique du RIF…) avec un calendrier précis à moyen terme et l’application des lois votées : par exemple, on ne peut pas avoir des casinos sur les paquebots français, faute d’un décret qui n’est pas encore publié à la suite de la loi l’autorisant…

Enfin, il faut créer des indicateurs de qualité pour savoir où l’on en est, secteur par secteur.

Tout cela est à mener dans le contexte des Ateliers de la croissance bleue qui préparent l’avenir de la marine marchande...
Fernand Bozzoni, Président suppléant, Armateurs de France

Nous espérons une mise en place concrète de l’extension de la loi de 92 pendant l’été 2015...

Cela va concerner davantage de bateaux affectés : une trentaine environ dont une douzaine de bâtiments supplémentaires, ce qui entraînera une création significative d’emplois de marins français.

Hélas, pour financer les investissements des armateurs, (3 Md€ sur 3 ans hors CMA CGM), le crédit bancaire hypothécaire est difficile à obtenir, même en apportant des fonds propres à hauteur de 50 % de l’investissement…

C’est pour cette raison qu’il nous faut impérativement un fonds français d’investissement, sous l’égide de la BPI, qui serait dédié à l’accompagnement des petits et moyens armateurs ne pouvant aller sur les marchés financiers de New York, de Singapour, ou émettre des obligations internationales !

Sur le pavillon, je pense que si l’on veut vraiment faire un registre unique, cela va être une révolution culturelle qui prendra énormément de temps pour modifier ce qui existe. Et je crois qu’on n’est pas encore prêt à cela aujourd’hui !

>>> HOMMAGE à Christophe de Margerie

Jean Ropers, Président, GEP-Aftp

Christophe de Margerie avait souhaité venir vous rencontrer et délivrer quelques-uns de ses messages qui auraient été très pertinents, surtout à un moment très perturbé dans le monde pétrolier et au-delà.

C’était un grand monsieur, un exceptionnel capitaine d’industrie auquel les plus hautes autorités de l’Etat ont rendu un hommage national. La présence à ses obsèques de plus de 2 000 personnes dont le Président de la République et le Premier ministre en témoigne.

Il avait prévu sa succession, sans imaginer qu’elle allait très (trop) vite s’imposer : elle s’est faite sans heurts dans les huit jours de son décès…

Sa faconde, sa qualité de contact, son intelligence pour aborder les problèmes et les comprendre vont nous manquer. Et aussi sa liberté assumée vis-à-vis des horaires…

Je recommande à tous les jeunes d’essayer de trouver un patron comme lui ! Et aux patrons actuels de lui ressembler.
Ndlr : Longs applaudissements de l’assistance


>>> Les nouvelles frontières de l’offshore pétrolier et gazier
Animateurs : André Thomas et Frédérick Auvray, le marin

Les énergies fossiles représentent actuellement 80 % du mix énergétique mondial avec des perspectives de montée en puissance des énergies renouvelables (25 % du mix en 2040).

Cela dit, l’extraction des énergies fossiles devient de plus en plus compliquée et onéreuse dès lors qu’elle intervient en mer… En plus, depuis 3 ans, le prix du baril est passé de 110 $ à 80 $ aujourd’hui.
Jean Ropers, Président, GEP-Aftp

La situation actuelle avec un prix peu élevé du baril risque de durer un certain temps : au moins deux ans, selon moi.

Mais il faut espérer que le prix remontera le plus rapidement possible dans l’intérêt de tout le monde puisque cela signifiera que la demande de l’économie mondiale redémarre, ce qui fera que les compagnies pétrolières investiront plus lourdement dans leurs recherches.

Attention alors au contrechoc ! Préparez-vous à avoir moins besoin de pétrole si vous voulez garder une facture énergétique à peu près stabilisée…
Jean-François Minster, Directeur scientifique, Total

De la part des dirigeants et salariés de Total, je tiens à remercier les organisateurs des Assises et Jean Ropers pour cet hommage à Christophe de Margerie.
S’agissant des nouvelles frontières de l’offshore pétrolier et gazier, on voit une évolution très rapide de l’exploitation de l’offshore le long des marches océaniques.

Parmi les facteurs qui déterminent l’opportunité de l’exploitation offshore, la profondeur n’est pas le principal puisqu’on peut arriver à forer jusqu’à 10 km cumulés de profondeur d’eau et de sédiments. Cela donne de la marge !

Les facteurs fondamentaux sont le coût de l’installation (8 Md environ pour une plateforme périphérique), la taille du réservoir à exploiter et la qualité du pétrole.
Dans le contexte actuel, Total préfère faire un travail d’industriel en rationalisant ses coûts d’exploitation pour abaisser les points morts, au lieu d’attendre la remontée des prix.

Et en innovant avec tous les acteurs du secteur « pour rendre ce qui est compliqué simple, bon marché et accessible à tous » ; cela passe par une meilleure compréhension des situations géologiques et par une conception plus robuste et plus simple des installations offshore.
Nous privilégions la sécurité à tous les stades de l’exploitation, le « local contact » pour développer notre ancrage avec les populations et le respect de l’environnement (nous n’exploiterons pas en Arctique les zones non libres de glace toute l’année)…

Benoît Ribadeau Dumas, Vice-président Senior, CGG

CGG travaille dans la sismique, l’écographie des fonds sous-marins, donc très en amont de l’exploration proprement dite, avec 25 % du marché mondial.

Nos équipements sont fabriqués dans la région nantaise et nous permettent de traiter les données recueillies pour en faire des images précises au meilleur prix malgré la complexité géologique qui est le problème principal, bien plus que la profondeur.

A noter qu’avec la 4D, nous offrons désormais un archivage des images dans le temps ce qui permet à nos clients de gérer la capacité des réservoirs.
Alain Marion, Vice-Président Senior, Technip

Dans le contexte économique actuel, nous travaillons nous aussi à la maîtrise des coûts grâce à la technologie.

En particulier, en améliorant la standardisation du réseau de collecte des conduites et des équipements sous-marins. Ou, comme dans le cas de Prélude, en liquéfiant le gaz en mer pour le transporter ensuite par méthaniers. Ou, enfin, en proposant un service tout compris accompagnant l’industriel de bout en bout : allant de la fabrication des divers équipements jusqu’à la pose des pipe-lines et la maintenance avec une vingtaine de navires dédiés.
Gael Bodénès, Directeur Général délégué Opérations, Bourbon

Notre activité « offshore profond » est un axe stratégique de développement depuis les années 2000.

Nos prestations concernent principalement l’ancrage de la plateforme et surtout le ravitaillement qui est en très fort développement aujourd’hui.

Nous opérons 150 navires dans ce segment, avec une majorité de supply et de crew boats.

Comme l’offshore profond donne la tendance pour le futur, il faut être présent sur ce marché avec nos technologies et nos compétences logistiques car elles trouvent ensuite à s’appliquer en standard sur le champ continental.
Quid des tensions actuelles avec la Russie ?
Alain Marion : Nous poursuivons le projet gazier Yamal avec Total en Russie, sans subir d’impact provenant des tensions actuelles...
Jean Ropers : Christophe de Margerie pensait que les embargos ne servent à rien… C’est à méditer...


>>> Le GNL, incontournable combustible marin ?
Animateur : Frédérick Auvray, le marin

Depuis octobre 1964, le GNL est transporté par des méthaniers qui l’utilisent aussi comme carburant.

D’autres types de navires (ferries, transporteurs, rouliers, porte-containers, etc.) s’y intéressent dans le monde entier pour diminuer leurs émissions de SOx et de NOx, avec un bilan CO² très favorable.

Dès lors, est-ce le carburant idéal de demain ?
Julien Burdeau, Directeur de l’innovation, GTT

Le contexte actuel se prête fortement au GNL, de même que les évolutions de la réglementation… De plus, la disponibilité en gaz est immense.

Cela dit, il faut respecter certaines conditions pour que le GNL soit le carburant de demain.

Il y a la question du stockage du GNL à bord car il faut un espace supérieur de 60 % par rapport au fuel. C’est un des défis auxquels GTT répond avec ses systèmes d’accommodement.

Il faut aussi avoir des compétences particulières : procédures rigoureuses, manipulation, sécurité… pour utiliser la propulsion au GNL à - 60° car ce n’est pas du tout pareil que le fuel lourd !

On peut signaler que, si les solutions éprouvées existent, il faut que le bateau trouve un ravitaillement en GNL au bon moment, avec les infrastructures qui vont avec…

Enfin, il est fondamental d’avoir une bonne visibilité économique sur les coûts du changement de propulsion sur un bateau classique au diesel désulfuré au regard des prix à moyen terme.
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