Manuel Valls, Premier ministre p 16 interview de Thierry Houette, Président, Groupe Prorisk p 20 atelier thématiques • Construction navale : «Navires à passagers : écologie, sécurité, design : quels leviers pour la compétitivité des chantiers français ?»








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Hervé Moulinier, Président, ENSM 

De quelle économie maritime parle-t-on ? Et avec quelles compétences ?

Le CESER de Bretagne a récemment fait une étude (que vous pouvez retrouver en ligne) sur ces questions.

Pour nous, serait de l’économie maritime, ce qui est lié à de l’exploitation des ressources, au sens large, y compris les paysages, le patrimoine, etc.

Ensuite, il faut pouvoir mettre en place le réseau d’observation pour mesurer tout ça.

Mais une fois l’économie maritime trouvée, on n’a pas pour autant l’emploi maritime.

Il y a des emplois qui requièrent des compétences particulières à ce monde et des emplois qui ne mobilisent pas de compétences propres.

On doit donc définir des sous-ensembles : emplois à terre, personnels navigants, etc.
Raphaëlle Franklin, Directrice générale, Opca Transports 

On compte 16 385 marins au commerce : 91 % sont des navigants et 9 % de plaisanciers. Pour le transport maritime, on a une répartition de 8 000 marins et 8 000 sédentaires.

Pour le personnel d’exécution, on constate une légère croissance globale avec une baisse pour les officiers.

Concernant la féminisation dans le transport en général, le problème est encore plus profond : pour le routier particulièrement, la féminisation est très faible, 3 % de femmes ! C’est un vrai problème, très profond. Alors que dans le transport maritime marchand, elles représentent 9 %.

Les taux de progression existent pour le public féminin, les personnels d’exécution à 58 % et les officiers à 42 %. Je précise que les résultats de cette étude seront rapidement disponibles sur notre site Internet de l’OPCA.

Pour la formation continue prise en charge, nous avons essentiellement le contrat pro maritime, à 12 000 € la formation et pour 180 personnes par an !

C’est un investissement majeur et qui va encore s’accroître avec la revalidation qui arrive.

Mais on aidera à mettre en œuvre, progressivement et dans la durée, ces parcours professionnels pour tous les individus, à terre ou en mer, officiers, personnels d’exécution, sédentaires, etc.
Yann Becouarn, Sous-directeur, Sous-direction des gens de mer et de l’enseignement maritime

Aujourd’hui, les textes relatifs à la formation en matière maritime évoluent fortement, tant pour le transport que pour la pêche. Nous ratifions actuellement les amendements à la convention internationale STCW (amendements de Manille). On devrait voir pas mal de modifications, notamment pour réduire le risque lié au facteur humain.

Dorénavant, on devra revalider les certificats liés à la sécurité tous les 5 ans, le CFBS, le certificat de qualification avancée à la lutte contre l’incendie, etc. De plus, tous les marins devront avoir une formation à la sureté.

Des formations autour de la communication à la passerelle et à la machine seront obligatoires.

Le texte relatif à la formation intégrera aussi le lien avec l’obligation de repos pour le travail en mer. On verra également des contraintes plus sévères en matière d’alcoolémie, ou la prise en compte des nouvelles technologies, avec une formation ECDIS.

Nous sommes en lien avec des partenaires sociaux et des professionnels de la formation afin que tout soit en place début 2017.

En parallèle, la pêche a sa convention internationale STCW Fish. Nous sommes en cours de ratification pour cette convention et un cadre de mise en œuvre a été préparé. Les modifications essentielles ont trait aux brevets d’officiers à revalider aussi tous les 5 ans, à la formation de base à la sécurité pour tous les marins. Il existera très peu de dérogations avec SCTW Fish.

Tant pour le commerce que pour la pêche, on a tout un travail à accomplir pour intégrer ces obligations…
Anne Le Page, Directrice, La Touline

La Touline est une association créée à Brest il y a 25 ans, reconnue d’utilité publique depuis 2010, implantée aussi à Lorient, Nantes et Marseille.

Nous avons 3 axes d’intervention : l’accompagnement des gens de mer dans leur parcours professionnel, la formation à travers la VAE (validation des acquis de l’expérience) et l’orientation, sensibilisation et connaissance des métiers de la mer.

Le métier de navigant est très encadré par les réglementations et il n’est pas facile de s’y retrouver.

Il faut poser des questions, être curieux et s’informer puis, essayer de se projeter car après le métier de navigant, il y a beaucoup de métiers sédentarisés pour lesquels les passerelles existent.

Donc, l’orientation en amont, avant d’intégrer une formation, est très importante.
Laurence Carlinet, Directeur du développement, AGEFOS PME

Les grandes tendances de la formation continue sont classiques : beaucoup de formations réglementaires et à la sécurité sur la pêche : capitaine 200, mécanicien 750 sont utilisées à 80 % par les TPE (moins de 10 personnes). Sur de si petites unités, c’est une gageure de pouvoir accéder à la formation.

On a aussi la formation sécurité avec le plan Total, accompagnement sur 3 ans qui a formé 4 200 marins, avec un investissement volontaire de la Fondation Total pour que les marins, sur de petites embarcations soient formés à la nécessité de porter un gilet, des chaussures de sécurité et d’avoir des gestes adéquats.

Pour ce qui est des industries nautiques, on va avoir des stratifieurs, des technico-commerciaux, des agents de maintenance, des agents portuaires, etc.

Sans oublier la formation pour les gens à terre, où il existe aussi des besoins importants de formations transversales : management, langues, bureautique et comptabilité.

On a des réformes régulières de la formation continue, (tous les 3 ans !), mais on peut heureusement constater quand même une continuité autour de l’individu, acteur de son parcours. Après le DIF, on a désormais le CPF qui va permettre des parcours transversaux pour changer d’univers.
Alain Pomès, Directeur, Centre européen de formation continue maritime

En fait, cela fait 30 ans qu’on court après les besoins en formation, notion qui, à mon avis, ne recouvre pas grand-chose.

J’ai découvert que l’Unesco a classé la formation en 3 catégories, la formation initiale pour acquérir un métier et s’y maintenir, la formation initiale continuée pour continuer à obtenir des certifications de niveau supérieur et la formation continue dont l’objectif premier est de répondre à des questions que se posent les entreprises.

En France on confond souvent la formation initiale continuée et la formation continue.

On le sait, les obligations réglementaires sont très fortes dans le maritime et mangent une grande partie des budgets formation des entreprises.

En fait, un marin doit passer 2 à 3 ans de sa vie en formation continue, aucune autre activité n’a les mêmes exigences. Pour la « vraie » formation continue, notre métier est d’aller voir les entreprises pour connaitre leurs projets, leurs développements, sans jamais parler de formation !

Une fois les attentes identifiées, on a derrière, des besoins de compétences. Il faut alors mettre en place une politique de gestion des ressources humaines avec des licenciements, des recrutements, des accompagnements, du tutorat, de la transmission de savoir-faire ancien-nouveau et des outils de formation.


Pêche : « Respect de la ressource : tous responsables »
Animateur : Bertrand Tardiveau, le marin

La pêche est aujourd’hui confrontée à deux défis énormes et contradictoires : répondre à la demande croissante en protéines d’origine marine en suivant la courbe démographique mondiale ! Et trouver l’équilibre d’exploitation qui ne mette pas en danger les réserves halieutiques.
Philippe Gros, Directeur scientifique, Ifremer

On connait plusieurs milliers d’espèces de poissons, crustacés et mollusques mais on est loin de connaitre toutes les espèces marines, 700 000 à 1 000 000 ? Parmi les espèces pêchées, 70 d’entre elles représentent à elles seules la moitié du volume débarqué !

Pour l’aquaculture, les espèces sont domestiquées, le cycle biologique est maîtrisé et on recense une dizaine d’espèces.

Les questions qui se posent à la pêche touchent aux habitats des espèces, pour le nourrissage, la reproduction, etc. Comment ces individus vivent et se déplacent ? Comment les populations interagissent entre elles ?

Sur ces populations, il faut noter qu’il existe des pressions, des changements, soit d’origine naturelle, soit d’origine anthropogénique : le réchauffement de la planète et par là, le réchauffement des océans, avec des pollutions multiples grandissantes au fur et à mesure du développement des sociétés humaines.

Le panorama global du stock semble assez positif : les stocks exploités au RMD (rendement maximal durable) ou sous exploités, représentent 70 % des stocks  en 2012 !

Les stocks surexploités sont stables ces dernières années et de l’ordre de 30 %.
Yvon Riva, Président, Orthongel

Le thon tropical, à l’échelle de la planète est en pleine exploitation. Le prélèvement par pêche est constant depuis 15 ans : entre 4,3 et 4,5 millions de tonnes pêchées. Il y a des nuances selon les 3 espèces du thon tropical, le thon listao ou bonite, (50 % des volumes pêchés), le yellowfin et le patudo.

Actuellement, les stocks sont globalement satisfaisants, mais l’équilibre ne sera maintenu que si l’effort de pêche est stable. Si on augmente le nombre de bateaux et les moyens techniques, la capacité de prélèvement va croître et le déséquilibre va arriver.

Les critiques récentes d’ONG contre les DCP (dispositifs de concentration de pêche) demandent une vraie réflexion et du recul. Le souci provient de l’utilisation industrielle de certaines flottilles.

Cela augmente la vulnérabilité du thon devant le pêcheur et la mortalité des juvéniles.

En France, les pêcheurs se sont autolimités sur le nombre de DCP par bateau.

Il faut donc être réaliste et veiller aux excès, mais ne pas bannir totalement les DCP !
Fabien Dulon, directeur de la Scapêche

La pêche aux grands fonds, une des plus encadrée d’Europe, ne représente qu’une petite partie de notre activité.

Pour répondre aux critiques des certaines ONG, je rappelle simplement que nos bateaux sont surveillés heure par heure, 365 jours par an, qu’il est impossible de débarquer en Ecosse sans une autorité écossaise sur place, que des contrôles à postériori sont faits dans la criée de Lorient, que des études scientifiques montrent une constante amélioration sur cette pêcherie et que notre zone de pêche hauturière ne détruit pas les fonds et ne concerne qu’une très petite zone.

Nous nous sommes engagés à ne pas aller plus profond que 800 m.

Nous savons que cette pêche doit rester durable : si une interdiction était prononcée, on perdrait tout notre savoir-faire et tous les efforts de réorganisation n’auraient servi à rien.

On se sent responsables mais pas coupables !
Alain Cadec, Député européen

Depuis le traité de Lisbonne, le Parlement a toute latitude pour prendre des décisions concernant la pêche européenne. Pour la pêche des grands fonds, et pour les autres types de pêches, on doit redire que l’Europe est le continent où la pêche est la plus contrôlée au monde ; car si on n’a plus de poissons, on n’a plus de pêcheurs ; donc, on doit préserver la ressource, en s’appuyant sur des avis scientifiques, mais aussi sur les témoignages des professionnels.

Rappelons que nous ne produisons que 30 % de ce que nous consommons en Europe.

L’Union européenne, avec le rapport voté au printemps dernier, permet de préserver la ressource par le gel de l’empreinte. Elle impose un observateur scientifique sur chaque bateau opérant dans les grands fonds pour vérifier ce qui se passe.

Mais je crois que si cette pêche est bien faite, selon des règles strictes, il n’y a pas lieu de dire que cela détruit les grands fonds et les espèces !

Actuellement, je suis rapporteur sur l’obligation de débarquement à zéro rejet ! Ce n’est pas un cadeau pour vous les pêcheurs et je n’ai pas voté cette réforme mais, maintenant qu’elle est là, il faut l’appliquer de la façon la plus pertinente possible !
Olivier Le Nézet, Président de Blue Fish

La préservation de la ressource n’est pas une idée nouvelle mais les professionnels ont besoin, par le biais de Blue Fish, de promouvoir toutes les bonnes pratiques qu’ils ont mises en œuvre auprès des eurodéputés.

On voit que beaucoup d’efforts ont été faits, même s’il faut persévérer sur la durabilité des ressources. Blue Fish est donc un outil qui permet d’apporter des éléments factuels ou techniques en lien avec les professionnels, les scientifiques et les territoires.

En effet, il est nécessaire de faire remonter les attentes du développement économique et du développement durable aux 751 eurodéputés. On doit présenter une image positive de la filière car, malheureusement, les discours des ONG sont parfois simplistes ! Mais, dans le même temps, on doit être entendu !


R & D : « La mer, les biotechnologies de demain ? »
Animatrice : Solène Le Roux, le marin

Tous les jours, on découvre des propriétés nouvelles aux organismes marins : en médecine, en pharmacie, en agrobiologie, en nutrition ou en cosmétologie. Nous allons plonger dans cet univers fascinant avec des dirigeants d’entreprises innovantes.
Vincent Fournier, Directeur de la recherche, Diana-Aquativ 

En 2030, plus de 50 % de la production de poissons proviendra des poissons issus de l’aquaculture ! Pour nourrir ces poissons d’élevage, on devra produire davantage d’aliments riches en protéines et en lipides.

Aquativ propose de nouvelles protéines, à partir de gisements de matières premières marines, principalement en Amérique latine, en valorisant des coproduits issus de la transformation autour de l’aquaculture. Nous avons choisi d’exploiter ces matières premières avec un procédé d’hydrolyse.

Les bénéfices de cette alimentation sont nombreux pour la santé de l’animal : stimulation de l’immunité, meilleure digestion, meilleure croissance du poisson, diminution de la prise d’antibiotiques, diminution des rejets dans l’eau.

Utiliser ces coproduits permet de diminuer le ratio fish in/ fish out et de ne pas nourrir les poissons d’aquaculture exclusivement avec des poissons sauvages.
Sébastien Floc’h, Directeur général, Groupe Roullier

Nous avons utilisé la mer pour aider les paysans bretons à améliorer le rendement de leurs sols.

Au départ, on a utilisé le maerl. Maintenant, pour préserver le maerl d’un point de vue écologique, on nourrit la plante cultivée avec des solutions naturelles issues de la mer, notamment les algues brunes.

Ces algues brunes sont souvent collectées par les pêcheurs à pied du Finistère Nord, puis amenées en usine. Mais nous importons également des algues, d’Irlande, par exemple.

Le groupe Roullier investit beaucoup dans l’innovation, puisque notre futur centre mondial de R&D verra le jour en juillet 2015 à Saint Malo avec 220 chercheurs !

Je pense que nous avons un vrai enjeu à travailler ensemble, entreprises, coopératives, chercheurs, universitaires, pêcheurs, paysans. On doit pouvoir accepter de prélever et utiliser la mer pour développer nos sociétés, à condition, bien sûr, d’encadrer et contrôler les activités.
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