Idomeneo, re di Creta








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LA PHILHARMONIE VA-T-ELLE RÉVOLUTIONNER LA MUSIQUE À PARIS ?


Par Martine Robert, Le monde du 12/12/2014

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Cet auditorium exceptionnel de 2400 places doit enfin ouvrir le 14 janvier. Son ambition? Sauver la musique classique d'une mort annoncée, avec un public déjà sexagénaire. Ses moyens? Une programmation prestigieuse des plus grands orchestres mondiaux mais aussi une offre foisonnante à prix mini et un esprit « festival permanent ».


Stop au french bashing! Oui, la Philharmonie de Paris, cette nouvelle salle parisienne de musique classique à la Villette a nécessité un lourd investissement de 386 millions d'euros, très au-dessus du budget initial. Oui, elle coûtera cher en fonctionnement, de l'ordre de 36 millions d'euros par an. Mais l'édifice devrait marquer son époque tout comme la Fondation Louis Vuitton de Frank Gehry. Et révolutionner la manière d'approcher la musique dite savante. « La polémique sur les coûts sera bientôt oubliée; mieux valait mettre les moyens pour en faire un bâtiment identitaire de la ville dont il renforcera l'attrait et les retombées touristiques. C'est peut-être la plus belle salle du continent », certifie Bruno Julliard, premier adjoint à la culture à la Mairie de Paris. « Il faut accepter d'en passer par là : regardez l'Opéra Bastille est aujourd'hui un vrai succès public. De même, le centre culturel CentQuatre, qui nous a coûté 110 millions d'euros, fait maintenant l'unanimité au coeur d'un quartier populaire », poursuit l'élu. « Je suis fier d'avoir décidé avec Bertrand Delanoë [ndlr : alors maire de la capitale] la construction de ce puissant phare pour le rayonnement musical international de Paris! Il est temps que chacun comprenne que c'est aussi un moteur pour l'attractivité économique de notre pays », ajoute l'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres.

Pièce maîtresse de la Philharmonie : son auditorium de 2400 places, une salle au concept inédit, dite « enveloppante », où l'on ne sera jamais éloigné de plus de 32 mètres de la scène contre 47 à Pleyel. Modulable, elle pourra même accueillir jusqu'à 3400 personnes en version musiques actuelles. La Philharmonie compte également six salles de répétition, dont une pouvant recevoir 250 spectateurs, dix studios, des ateliers pédagogiques de tailles diverses, un espace d'exposition de 800 mètres carrés, une salle de conférences avec gradins rétractables, un restaurant, une brasserie, une librairie, un espace de réception VIP de 800 places, des terrasses à la vue époustouflante, un parking de 650 places s'ajoutant aux 350 existantes... Un lieu de vie dont Jean Nouvel a soigné le moindre détail : du toit-promenade panoramique recouvert d'un pavement d'oiseaux dans un camaïeu de gris au dégradé de couleurs des sièges de l'auditorium, en passant par les boiseries sculptées en forme de feuillage de la grande salle de répétition. Des exigences qui ont contribué à faire enfler la note, mais sur lesquelles l'architecte, réputé pour son caractère trempé et parfois excessif, n'a souffert aucune modification. De son côté, le président de la Philharmonie, Laurent Bayle, a mis la barre très haut en termes de programmation. « Un vrai feu d'artifice », reconnaît encore Bruno Julliard. Bien sûr, les phalanges internationales les plus célèbres viendront se produire dans l'un des plus grands auditoriums de la planète, à l'acoustique très étudiée, mais, surtout, le site sera exceptionnel, et pas seulement parce qu'il a été conçu par le très créatif « starchitecte » Jean Nouvel. Ce sera le temple de la musique pour tous, avec un esprit festival en permanence grâce au foisonnement de ses propositions. « Rendre accessibles les oeuvres capitales de l'humanité au plus grand nombre possible » : cette ambition formulée par André Malraux, Laurent Bayle l'a faite sienne aujourd'hui, à travers « une offre artistique et éducative plurielle, orientée vers les jeunes et les néophytes », cibles premières de la Philharmonie.

Car il y a péril en la demeure. Selon le sociologue Stéphane Dorin, chercheur associé au CNRS, le public de la musique classique vieillit avec la génération du baby-boom et devient une espèce en voie de disparition. Il s'est bien moins renouvelé que celui du théâtre, de la danse, ou de l'opéra : sa moyenne d'âge est tombée à 60 ans. Même l'adjoint à la culture du maire de Paris, qui se refuse à financer à parité avec l'État le fonctionnement de cet équipement, reconnaît que « si on ne s'empare pas de ce problème maintenant, dans dix ans il n'y aura plus personne dans les salles ». Afin de relever le défi, cette nouvelle scène devient le coeur névralgique d'un réseau de partenaires, des plus exceptionnels (Opéra de Paris, Festival d'automne, Festival Musica, Festival d'Aix-en-Provence, Ircam, Radio France...) aux plus ancrés dans le quotidien des spectateurs à conquérir (travailleurs sociaux, enseignants, personnel des crèches et des centres de loisirs, responsables culturels des universités...). Objectif : piquer la curiosité des scolaires et des familles avec des spectacles participatifs, des pratiques instrumentales individuelles ou collectives, des jeux rythmiques corporels, des rencontres avec les artistes... « Pour cela, nous pouvons nous appuyer sur l'expérience acquise en matière de pédagogie depuis vingt ans par la Cité de la musique, qui devient d'ailleurs la Philharmonie 2, souligne Laurent Bayle. En semaine, nous recevrons nos formations associées, l'Orchestre de Paris, mais aussi l'Orchestre national d'Île-de-France, l'Orchestre de chambre de Paris, les Arts florissants, l'Ensemble intercontemporain, des orchestres en région, d'autres à l'étranger avec qui nous avons établi des liens dans la durée comme ceux de Londres ou Berlin, les phalanges prestigieuses... Et nous créons une rupture le week-end, avec en journée des concerts plus courts, des ateliers éducatifs, des visites guidées, à des prix équivalents à celui d'une place de cinéma. » « Tout cela va contribuer à lutter contre le cérémonial du concert, cette forme d'intimidation sociale », approuve Mathieu Gallet, PDG de Radio France, qui lui aussi veut profiter des nouveaux aménagements de la Maison de la Radio pour ouvrir au maximum celle-ci à un large public.

De fait, le site internet de la Philharmonie affiche la couleur : ici les enfants sont les bienvenus aux concerts et les moins de 28 ans peuvent assister à des concerts pour 8 euros le billet. Certains week-ends seront thématiques : en février, « Love Stories » embarquera pour un voyage à travers les grandes histoires d'amour de la musique classique; en mai, la comédie musicale tiendra la vedette. Parfois, une ville (New York en avril) ou une aire géographique (l'Inde fin janvier) sera à l'honneur. Musiques du monde, jazz, et même variété, tous les styles auront droit de cité pour ratisser plus large, à l'instar de David Bowie à qui sera consacrée début mars une exposition déjà plébiscitée de Londres à Toronto. En lien avec le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, et des pôles d'enseignement supérieur, la Philharmonie entend aussi accompagner au plus haut niveau les jeunes qui ont choisi d'embrasser une carrière artistique; elle se veut un carrefour des métiers de la musique. Inspirateur de la Philharmonie, le compositeur Pierre Boulez n'a-t-il pas qualifié celle-ci de « Centre Pompidou de la musique » ? La taille et la polyvalence de ce complexe musical permettent cet éclectisme. « Je suis certain que la Philharmonie sera aussi une réussite, avec une politique tarifaire offensive, des prix serrés de 30% pour l'Orchestre de Paris, de 20% pour les formations internationales », affirme encore Bruno Julliard. De fait, l'Orchestre de Paris, en résidence à la Philharmonie, a joué le jeu et littéralement cassé ses prix, affichant ses concerts à 40 euros. D'abord très inquiet à l'idée de quitter Pleyel pour un gigantesque auditorium difficile à remplir et de souffrir de la concurrence des grandes formations étrangères, son directeur général Bruno Hamard semble aujourd'hui plus serein pour ses 120 musiciens et ses 130 chanteurs, à l'honneur le 14 janvier : « Notre déplacement de l'Ouest à l'Est parisien, la remarquable architecture et les nouvelles infrastructures mises à notre disposition inaugureront une nouvelle étape de cette aventure collective », annonce-t-il. L'orchestre, qui pour l'occasion s'offre une identité visuelle et un site Internet relookés, entend « multiplier les projets novateurs » afin « d'initier chaque saison plus de 40000 jeunes à la musique classique ». Comptant booster son image grâce à l'aura de la Philharmonie, l'Orchestre de Paris a également élargi sa palette de mécénat : il a créé un fonds de dotation et va se lancer dans le crowdfunding. Les mécènes sont également très attendus par Laurent Bayle pour boucler son budget : ils devraient lui apporter, avec les privatisations de superbes espaces, environ 3,5 millions d'euros la première année, 5 millions dès la saison 2017-2018.

À la lueur de ce projet très ambitieux, on comprend mieux comment Laurent Bayle, en dépit de toutes les embûches rencontrées sur sa route, ait maintenu le cap contre vents et marées : et si la Philharmonie se révélait être cet outil que l'Europe et les États Unis attendent pour rajeunir les spectateurs? « Il porte le projet à bout de bras : il a subi l'arrêt du chantier imposé par Nicolas Sarkozy, l'évolution des points de vue entre Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo, la mauvaise humeur de la Ville de Paris sur le coût de fonctionnement, l'intransigeance de Jean Nouvel », reconnaît, fair-play, Bruno Julliard. Le président de la Philharmonie, fils spirituel de Pierre Boulez, est heureusement taillé pour le costume et affiche un parcours convaincant : ce diplômé de Sciences-Po Lyon a été administrateur général de l'Atelier lyrique du Rhin, fondateur du festival de musique contemporaine Musica à Strasbourg, successeur de Pierre Boulez à la tête de l'Ircam (laboratoire de recherche musicale dépendant du Centre Pompidou), directeur depuis 2001 de la Cité de la musique et, depuis 2006, de Pleyel, avant de prendre en parallèle les rênes de l'association chargée du chantier de la Philharmonie. « Depuis l'inauguration en 1995 de la Cité de la musique, Pierre Boulez a estimé que celle-ci était unijambiste, inachevée, sans la Philharmonie. Pour imposer un tel équipement, il fallait une personnalité avec beaucoup de relief, comme lui. Contesté en France, Boulez a heureusement été le porte-drapeau des avant-gardes dès 1955 sur le plan international et sa parole a alors pris une grande résonance », rappelle-t-il, modestement. Mais Laurent Bayle a pris la relève avec talent, ténacité et diplomatie, pour réaliser le rêve de son mentor, malgré une avalanche de critiques.

Encore faut-il lui laisser le temps d'installer la Philharmonie en vitesse de croisière pour générer des ressources propres suffisantes, lesquelles doivent représenter la moitié du budget. Outre les atermoiements entre l'État et la Ville sur les subventions, la recette billetterie comporte son lot d'incertitudes, même si certains spectacles sont déjà pleins, car la localisation de la salle ne facilite pas les choses, du moins dans un premier temps. Les habitués de Pleyel, plutôt issus des beaux quartiers du centre ou de l'Ouest parisien, feront-ils le chemin jusqu'à la porte de Pantin? Car ce sont les tarifs très élevés exigés pour les orchestres internationaux qui permettront de pratiquer des prix très réduits pour un nouveau public, plus populaire. À dix minutes de la gare du Nord, la Philharmonie est en revanche très bien placée pour accueillir les jeunes cadres des arrondissements « bobos » voisins, ainsi qu'une clientèle nord-européenne. « D'ailleurs, les Anglais, eux, ne comprennent pas la polémique sur le lieu », observe Valérie Samuel, à la tête de l'agence de communication spécialisée Opus 64. Le Barbican n'a-t-il pas ouvert dans les années 1980 au sein d'un quartier d'affaires du Grand Londres, la Philharmonie de Berlin en 1963 dans une zone excentrée de Berlin-Ouest, la Casa de Musica il y a dix ans dans un ancien atelier de réparation de tramways à Porto, et le Parco della Musica en 2002 au nord de Rome?

GRANDS RENDEZ-VOUS

24 et 25 janvier 2015. Orquesta sinfónica Simón Bolívar du Venezuela/Gustavo Dudamel (Beethoven, Wagner, Mahler). 18 février 2015 Berliner Philharmoniker/ Simon Rattle (Mahler, Symphonie no 2). 25 mars 2015 Orchestre du Théâtre Mariinsky/Valery Gergiev (Moussorgski). 2 avril 2015 Orchestre national du Capitole de Toulouse/Tugan Sokhiev/Maria João Pires (Tchaïkovski...). 25 et 26 avril 2015 New York Philharmonic/ Alan Gilbert/Joyce DiDonato (Stravinski, Debussy, Ravel, Strauss...). 16 juin 2015 London Symphony Orchestra/Bernard Haitink/Alina Ibragimova (Mozart, Mahler). Bon à savoir Il existe toujours 400 places environ de bonne qualité pour chaque concert à un tarif compris entre 10 et 20 euros. En week-end, les prix sont souvent compris entre 30 à 40 euros (en catégorie 1) et 10 euros.

LA DÉRIVE DES COÛTS

Complexité du chantier, sous-évaluation initiale de la facture pour faire passer le projet, exigences de l'architecte, atermoiements voire désaccords politiques... Les médias n'ont cessé de dénoncer le coût pharaonique de cette salle de concert à 386 millions d'euros, presque trois fois l'enveloppe prévue initialement en 2007, une ardoise partagée entre l'État et la Ville de Paris (45% chacun, et 10% de la Région Île de France), alourdie par trois ans de retard, le gouvernement Fillon ayant traîné pour verser sa quote-part. Le budget de fonctionnement, estimé autour de 36 millions d'euros par an, était censé être pour moitié couvert par les subventions de l'État et de la Ville, à parité. Mais pour la Ville, pas question de débourser 9 millions... Le jeu en valait-il la chandelle? La Salle Pleyel et ses 1900 places, rénovée entre 2004 et 2006, ne suffisait-elle pas à attirer les plus prestigieuses phalanges internationales? « Aucun orchestre n'a refusé de venir à Paris au prétexte que nous n'y avons pas de bonne salle. Pleyel, le Théâtre des Champs-Élysées ne sont pas parfaits, mais ils ont une bonne acoustique, et la perfection existe-t-elle? », note Michel Franck, directeur général du TCE, un lieu au public fidèle où le prestigieux Orchestre philharmonique de Vienne a ses habitudes. Jean-Luc Choplin, directeur du Théâtre du Châtelet, apprécie le projet mais se montre dubitatif quant à sa taille : « Nombre d'auditoriums célèbres comptent entre 1600 et 2000 places. Cela ne va pas être facile de remplir une jauge de 2400 places », observe-t-il. Certes, le Carnegie Hall dispose de 2804 sièges, le Boston Symphony Hall de 2625, l'Opéra de Sydney de 2679, et les complexes symphoniques bâtis par des architectes de renommée internationale se multiplient. Mais le Barbican Concert Hall de Londres compte seulement 1924 places; le Konzerthaus de Vienne, 1865; la Philharmonie de Hambourg, 2200; celle de Berlin, 2218; la Maison symphonique de Montréal, 2200; le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles 2265; la Cidade da Musica de Rio, 1800; et le Mariinsky de Saint-Pétersbourg, moins de 2000.

UN JEU DE CHAISES MUSICALES

La Salle Pleyel va devoir changer de registre, délaisser les orchestres symphoniques et se mettre aux musiques actuelles : c'est bien la preuve qu'une fois l'auditorium de la Villette ouvert, on va avoir une salle de musique classique de trop. D'ailleurs, la publication de l'appel d'offres concernant le futur exploitant de la salle Art déco n'a cessé d'être repoussée pour « border » le périmètre de Pleyel et éviter qu'elle aille chasser sur les plates-bandes de la Philharmonie. D'autant que la concurrence se renforce. En novembre, Radio France a ouvert son nouvel auditorium de 1400 places à l'acoustique très soignée pour y accueillir ses deux orchestres, le Philharmonique et le National : avec ses autres studios, dont le 104 qui possède 900 places, la maison ronde au bord de la Seine offre pas moins de 3000 places aux mélomanes et entend bien devenir elle aussi une véritable ruche attirant de nombreux jeunes, dont beaucoup de scolaires. Et, en 2016, l'île Seguin inaugurera sa Cité musicale, comprenant une salle de 4000 à 6000 places pour les musiques actuelles, mais aussi un auditorium de 1100 places, avec des locaux pour l'Insula Orchestra dirigé par Laurence Equilbey. Si chaque équipement devrait trouver son positionnement, il y aura quand même des zones de recouvrement. Ainsi la Philharmonie programme un cycle dédié aux comédies musicales alors que le Châtelet est le temple des « musicals » anglo-saxons. Le Théâtre des Champs-Élysées a tissé des liens solides avec nombre d'orchestres symphoniques étrangers, mais il devra probablement programmer davantage de lyrique, grignotant sur les plates-bandes de la Bastille, l'Opéra de Paris donnant lui-même des concerts avec son orchestre...

UN JEU DE CHAISES MUSICALES

La Salle Pleyel va devoir changer de registre, délaisser les orchestres symphoniques et se mettre aux musiques actuelles : c'est bien la preuve qu'une fois l'auditorium de la Villette ouvert, on va avoir une salle de musique classique de trop. D'ailleurs, la publication de l'appel d'offres concernant le futur exploitant de la salle Art déco n'a cessé d'être repoussée pour « border » le périmètre de Pleyel et éviter qu'elle aille chasser sur les plates-bandes de la Philharmonie. D'autant que la concurrence se renforce. En novembre, Radio France a ouvert son nouvel auditorium de 1400 places à l'acoustique très soignée pour y accueillir ses deux orchestres, le Philharmonique et le National : avec ses autres studios, dont le 104 qui possède 900 places, la maison ronde au bord de la Seine offre pas moins de 3000 places aux mélomanes et entend bien devenir elle aussi une véritable ruche attirant de nombreux jeunes, dont beaucoup de scolaires. Et, en 2016, l'île Seguin inaugurera sa Cité musicale, comprenant une salle de 4000 à 6000 places pour les musiques actuelles, mais aussi un auditorium de 1100 places, avec des locaux pour l'Insula Orchestra dirigé par Laurence Equilbey. Si chaque équipement devrait trouver son positionnement, il y aura quand même des zones de recouvrement. Ainsi la Philharmonie programme un cycle dédié aux comédies musicales alors que le Châtelet est le temple des « musicals » anglo-saxons. Le Théâtre des Champs-Élysées a tissé des liens solides avec nombre d'orchestres symphoniques étrangers, mais il devra probablement programmer davantage de lyrique, grignotant sur les plates-bandes de la Bastille, l'Opéra de Paris donnant lui-même des concerts avec son orchestre...
La réaction : Par « Molotov » (et pas KZRG)
« Gros dossier, mais c'est tout mélangé : le passé, le futur, les autres, etc. Contrer de telles dithyrambes relève de l'épreuve de force…
Molotov


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