Les Etats-Unis et le monde depuis 1918








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Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours

DOSSIER N°2b

Les Etats-Unis et le monde depuis 1918



Analyse de l’intitulé du sujet :
Cette leçon a pour but d’analyser l’évolution et les chemins empruntés par la puissance des Etats-Unis dans le monde depuis janvier 1918, date à laquelle le président démocrate Woodrow Wilson présenta un plan en « 14 points » destiné à organiser la paix mondiale. C’était la première fois que les Etats-Unis intervenaient à l’échelle mondiale et s’affirmaient comme puissance dominante dans le monde. La puissance d’un Etat est sa capacité à « faire » (exercer un pouvoir sur un espace déterminé), à « ne pas faire » (affirmer son indépendance et la faire respecter), et à « faire faire » (être capable d’imposer sa volonté à d’autres Etats placés dans sa sphère d’influence). Une grande puissance exerce son influence sur le monde, une superpuissance est une puissance au rayonnement planétaire par ses capacités humaines, économiques et militaires et par son aptitude à diffuser un modèle socioculturel, une hyperpuissance (selon l’expression popularisée par l’ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert VEDRINES) est une superpuissance qui n’a pas de rivale dans le monde.

Comment les Etats-Unis sont-ils devenus une hyperpuissance ? Cette expression est-elle encore adaptée aujourd’hui pour désigner la place des Etats-Unis dans le monde ?
Pour y répondre, nous aborderons successivement la période 1918 à 1945 qui conduit les Etats-Unis de l’isolationnisme à l’interventionnisme, puis la période 1945 à 1991, période de la puissance assumée, et enfin de 1991 à nos jours qui voit les Etats-Unis devenir les « gendarmes du monde ».


  1. Les Etats-Unis et la tentation de l’isolationnisme, 1918 à 1945 : 2 heures


I.1) Les Etats-Unis organisent la paix, 1918 à 1920 : 1/2h

Le projet de paix perpétuelle : énoncé dès les débuts du XVIIIe siècle, ce projet de renoncement à la guerre pour régler les conflits mondiaux semble se réaliser grâce à l’initiative du président démocrate américain Thomas Woodrow WILSON (voir la liste des présidents des Etats-Unis p. 186 avec erreurs WILSON 1913-1921) qui engage son pays dans la Première Guerre mondiale en avril 1917 avec l’intention explicite de « faire la guerre à la guerre ». Publiant un programme en 14 points (janvier 1918, voir texte p. 218) destiné à organiser rationnellement les discussions de paix, il impose aux Alliés des règles telles que l’abandon de la diplomatie secrète (article 1), la liberté de navigation sur les mers et les grands fleuves internationalisés et plus généralement la liberté du commerce international (articles 2 et 3), le désarmement mondial (article 4), le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes y compris dans les colonies (article 5), le principe des nationalités (un Etat souverain pour chaque nationalité, articles 8 à 13 dont article 10 qui concerne l’Autriche-Hongrie), la création d’une association des nations (article 14, ce sera la SDN ou Société des Nations).

La Société des Nations nait en avril 1919 dans le cadre du traité de Versailles qui fixait le sort de l’Allemagne (ratifié le 28 juin 1919). La SDN avait pour objectif de garantir la paix dans le monde par le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et par le principe de sécurité collective (les Etats membres se garantissent réciproquement l’indépendance). L’Assemblée générale de la SDN, où chaque membre avait un siège, se trouvait à Genève. Mais les Etats-Unis n’ayant jamais rejoint la SDN, celle-ci est dépourvue de moyens de pression face aux régimes autoritaires (le Congrès rejette le traité de Versailles le 20 novembre 1919 et le 19 mars 1920, voir texte p. 190). C’est le retour à l’isolationnisme des Etats-Unis.
I.2) Les Etats-Unis et l’isolationnisme, 1920 à 1941 : 1/2h
Le rejet de la politique wilsonienne est une rupture majeure dans l’histoire intérieure des Etats-Unis, avec l’élection d’un président républicain en novembre 1920 (trois présidents républicains se succèdent de 1921 à 1933 : Harding, Coolidge, Hoover). Mais c’est aussi une rupture dans l’histoire diplomatique des Etats-Unis avec le retour officiel à la doctrine Monroe édictée par le président éponyme en 1823 et que l’on peut résumer par l’expression « L’Europe aux Européens, l’Amérique aux Américains », c’est-à-dire refus d’intervenir dans les affaires européennes et refus de voir intervenir les Européens dans les affaires du continent américain devenu « chasse-gardée » des Etats-Unis (qui interviennent dans les Etats d’Amérique latine comme à Cuba en 1898). C’est le principe de l’isolationnisme, 1. Politique d'un Etat restant volontairement à l'écart des affaires internationales, qui s'isole politiquement et économiquement des autres ; 2. Politique des Etats-Unis refusant toute intervention en Europe), mais un isolationnisme en trompe l’œil plus apparent que réel puisque les Etats-Unis interviennent en Amérique latine et dans le Pacifique (Philippines), de même qu’en Asie orientale (Chine).

Les Etats-Unis étaient la première puissance économique du monde depuis les années 1900, et leur puissance financière est devenue considérable au lendemain de la Première Guerre mondiale. En effet, le système monétaire international s’appuie désormais sur deux monnaies d’échange internationales, la livre britannique et le dollar. Document 2a p. 190 : ce document est une caricature française, datée de1922, qui dénonce l’ambigüité de la diplomatie américaine. On y voit l’oncle Sam qui tourne le dos à l’Europe (isolationnisme) mais qui en même temps tend son chapeau pour que les Européens y déposent leur fortune. En effet, les pays de l’Entente (France, Belgique, Royaume-Uni) étaient lourdement endettés envers les Etats-Unis, devenus le premier pays créancier du monde. Pour rembourser les dettes et payer les intérêts, ces pays dépourvus de liquidités et souffrant de l’inflation comptent sur le paiement des réparations prévues par le traité de Versailles et que l‘Allemagne, jugée responsable de la guerre, doit leur verser (269 Mds de marks réduits à 132 Mds de marks en 1921). Mais l’Allemagne elle aussi ruinée est dans l’impossibilité de verser une telle somme. Les Etats-Unis interviennent le 24 juillet 1924 et mettent en place le plan Dawes de règlement des réparations et de redressement de l’économie allemande. L’Allemagne versera 5,4 Mds de marks par an jusqu’en 1928, la moitié à partir de 1929 (ne sera pas versé), ce qui permet aux pays de l’Entente de payer leurs dettes aux Etats-Unis, tandis que les banques américaines financent le redressement de l’économie allemande, ce qui assure la suprématie du dollar dans le monde capitaliste. Voir schéma résumant la « diplomatie du dollar » p. 194.

La crise de 1929 change la donne : survenant à la fin d’une phase de surproduction industrielle et agricole, elle est due à la spéculation1 et s’étend rapidement au monde entier (à l’exception de l’URSS) en raison du réseau de dettes enchevêtrées entre les Etats-Unis et les pays affaiblis par la Première Guerre mondiale. La crise financière a été suivie d’une crise économique puis sociale : la crise met fin au capitalisme libéral. Mais ce pays, dirigé par le président démocrate Franklin Delano Roosevelt de 1933 à 1945, continue de pratiquer officiellement l’isolationnisme, l’opinion publique américaine étant très largement pacifiste dans un pays multiculturel et multiconfessionnel où se mêlent des immigrants européens de diverses origines (voir document 5 p. 191). Ceci explique la politique de non-intervention menée par les Etats-Unis face aux agressions d’Hitler en Autriche et en Tchécoslovaquie, mais aussi en Espagne où seuls des volontaires interviennent pour aider les Républicains (voir HEMINGWAY, Pour qui sonne le glas). En fait, les Etats-Unis étaient surtout préoccupés par la montée de la puissance japonaise en Asie : dans le discours de la « quarantaine » du 5 octobre 1937, le président Roosevelt préparait son peuple à une intervention armée en affirmant que la guerre est une « maladie contagieuse » dont il est impossible de se protéger totalement.
I.3) Les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, 1941 à 1945 : 1 heure
I.3.1) Les Etats-Unis engagés dans la Seconde Guerre mondiale, 1941 à 1945 :
Le Japon précipite les Etats-Unis dans la guerre : le Japon attaqua par surprise les Etats-Unis à Pearl Harbor (dans l'archipel des îles Hawaï) le 7 décembre 1941, dans le but d'anéantir la flotte américaine du Pacifique et de s'emparer des colonies et territoires d'Asie du sud-est. Les objectifs japonais furent en grande partie atteints (combats jusqu'en Birmanie). Mais quels étaient les objectifs des Etats-Unis ? Voir texte 2 p. 192 : le président des Etats-Unis cherchait un « casus belli » (une raison pour intervenir dans le conflit mondial), c’est fait avec l’attaque japonaise et les déclarations de guerre des puissances de l’Axe (Allemagne et Italie) 4 jours plus tard. Mais il ne s’attendait pas à une agression d’une telle ampleur (la flotte anéantie, plus de 3.000h tués). Par la loi prêt-bail, les Etats-Unis ont pu aider les pays engagés dans la lutte contre les puissances de l’Axe avant même d’entrer en guerre (11 mars 1941). C’est la preuve d’une volonté d’intervention antérieure à l’agression japonaise et assumée par le Congrès. Cependant, nous pouvons contester la conclusion des deux auteurs du document, car en 1945 les Etats-Unis semblent revenir à l’isolationnisme et au pacifisme, jusqu’en 1947.

La Seconde Guerre mondiale est une guerre totale : tous les continents et toutes les populations ont été concernés. Guerre totale : forme de guerre qui mobilise totalement les ressources économiques, humaines et morales d’un pays. La guerre économique a été gagnée par les Etats-Unis, grâce au « Victory Program » du président Roosevelt, un programme de réarmement massif mobilisant toutes les forces économiques du pays et donnant la priorité aux forces navales et à l’aviation qui renverse le rapport des forces entre les deux camps (janvier 1942). Les « Liberty Ships » permettront aux Etats-Unis de combattre l’ennemi japonais et de vaincre par une série de débarquements en Afrique, en Europe et en Asie. Construits à la chaîne entre 1942 et 1945, les 2750 « Liberty Ships » sont devenus les symboles d’une Amérique qui sait relever tous les défis. La Grande Alliance se mobilise : voir affiche de propagande des Nations Unies en 1943. La Grande Alliance rassemble les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'U.R.S.S. mais aussi la Chine, l’Australie, les pays d’Amérique latine (Mexique) et les gouvernements européens en exil (on ne voit pas la France) contre les puissances fascistes (remarquez le slogan des 3W). Les pays de la Grande Alliance, qui ont signé la Charte de l’Atlantique (1941) affirmant le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », se battent pour la liberté dans le monde (c’est une guerre idéologique). Les premières défaites des puissances fascistes sont enregistrées dans le Pacifique, 1. Midway (5 juin 1942), en Méditerranée, 2. Le débarquement allié en Afrique du nord (8 novembre 1942). La victoire des Alliés en Europe : les Alliés adoptent une stratégie de guerre d'usure, basée sur la puissance de l'armement. En Europe, les troupes anglo-américaines ouvrent un second front par des débarquements en Sicile (effondrement de l'Italie fasciste, juin 1943), en Normandie (6 juin 1944), en Provence (15 août 1944). Après la jonction des troupes anglo-américaines et soviétiques sur l'Elbe, l'Allemagne doit capituler (les 7 et 8 mai 1945). Une guerre technologique et scientifique : la « guerre des sorciers » (Churchill) a mobilisé les scientifiques à la recherche de l’arme absolue. Les inventeurs de l’arme nucléaire sont A. Einstein, E. Fermi et Oppenheimer, tous trois réfugiés politiques aux Etats-Unis Le projet Manhattan aboutit à l’explosion de la première bombe atomique à Los Alamos (Nouveau Mexique) en juillet 1945 (pendant la conférence de Potsdam). Le président Truman décida de l’utiliser sur des populations civiles à Hiroshima et Nagasaki (6 et 9 août 1945). Villes détruites à 80% sous l’effet du souffle, de la chaleur et des radiations (120.000 morts à Hiroshima et 40.000 morts à Nagasaki). Peu de voix s’élèvent en 1945 contre cette menace (A. Camus), l’opinion publique voyant seulement les effets destructeurs de la bombe. La victoire des Alliés dans le Pacifique : le Japon, seule puissance fasciste encore en guerre, s'effondre après l'utilisation par les Etats-Unis de la bombe atomique sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki (6 et 9 août 1945). La guerre s'achève le 2 septembre 1945 (capitulation du Japon).
I.3.2) Les Etats-Unis organisent la paix, 1944 à 1945 :
La création de l’ONU : l’Organisation des Nations Unies nait en 1945. C’est l’œuvre des membres de la Grande Alliance (Etats-Unis, Royaume-Uni, U.R.S.S.) réunis lors des conférences de Yalta (février 1945, Staline, Roosevelt, Churchill) et Potsdam (juillet et août 1945, Staline, Truman, Churchill puis Attlee). Voir caricature de Yalta. L’O.N.U. est chargée du maintien de la paix : née le 26 juin 1945 à San Francisco (Charte des Nations Unies signée par les 51 Etats fondateurs), elle vise aussi au respect des droits de l’Homme (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, affirmant des droits nouveaux (éducation, sécurité sociale, travail, santé, culture), dont un des auteurs est René Cassin, 1948). Une organisation complexe : l’ONU possède une Assemblée générale siégeant à New York, un Conseil de sécurité comprenant 5 membres permanents disposant d’un droit de veto2 (Etats-Unis, Royaume-Uni, U.R.S.S. puis Russie, France, Chine) et disposant d’une armée (les Casques bleus) mais pouvant aussi déléguer des missions à des organisations militaires, un Secrétariat général et un Secrétaire général élu pour 5 ans, des institutions spécialisées (Cour internationale de justice à La Haye) ou associées (UNESCO à Paris depuis 1946, etc.).

Les Etats-Unis, puissance dominante dans le monde  de 1945 à 1947 : seule puissance nucléaire, puissance financière détentrice des ¾ de l’or mondial. Les accords de Bretton Woods (signés par 45 Etats le 22 juillet 1944) établissent un nouveau système monétaire international : dollar seule monnaie convertible en or, les autres monnaies étant gagées sur l’or ou le dollar qui obtient une parité fixe (35$ l’once d’or fin = 31g), FMI3 et Banque mondiale (BIRD4) établis à Washington. Pays modèle du capitalisme et de la démocratie libérale, les Etats-Unis sont désormais la puissance dominante du monde capitaliste jusqu’en 1971 (date de l’abandon du système de Bretton Woods et son remplacement par la libre convertibilité des monnaies). Deux superpuissances émergent du conflit, que tout oppose (modèles économiques, sociaux et politiques). L’avènement d’un monde bipolaire devait conduire à une nouvelle période de tensions internationales.



  1. Les Etats-Unis dans la guerre froide, la puissance assumée de 1945 à 1991 : 2 heures


L’expression guerre froide désigne une période de tensions dans les relations internationales, opposant les deux « Grands » (Etats-Unis et URSS) mais sans affrontement direct. Débutant au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (tensions perceptibles dès Potsdam, juillet-août 1945, avertissement indirect des deux bombes atomiques les 6 et 9 août 1945), la guerre froide s’achève au sens strict avec le dénouement de la crise de Cuba (1962) et au sens large avec la disparition du bloc soviétique (1990/91).
II.1) Les Etats-Unis organisent le bloc occidental, 1945 à 1962 : 1 heure
Le gouvernement américain abandonne l’isolationnisme : le 12 mars 1947, dans un discours au Congrès concernant une demande de crédits pour la Grèce et la Turquie, le président Truman définit les nouveaux axes de la politique étrangère des Etats-Unis (doctrine Truman : contenir l’expansion du communisme par tous les moyens en apportant le soutien des Etats-Unis à tous les pays du « monde libre » = non communistes). En juin 1947, le secrétaire d’Etat au Trésor annonçait le plan Marshall d’aide à la reconstruction pour les pays européens qui en feraient la demande, la lutte contre la misère étant considérée comme le meilleur moyen pour lutter contre le communisme.

Le bloc occidental : affiche de l’association Paix et Liberté (1952), organisation anti-communiste française, qui compare les territoires européens soumis à l’URSS en 1938 et en 1952. L’objectif est de montrer une poussée vers l’ouest (la France) et de susciter une mobilisation contre l’URSS (stratégie de l’endiguement ou « containment » pour endiguer le flot montant du communisme en Europe). Dans le domaine économique et social : les 17 Etats d’Europe occidentale (dont la France) qui ont accepté l’aide du plan Marshall sont regroupés dans l’OECE en 1948 (Organisation Européenne de Coopération Economique, devenue l’OCDE en 1961). Cette organisation, dont le siège était à Paris, était chargée de répartir les dons et les prêts en dollars aux pays bénéficiaires (14 Mds $ jusqu’en 1952). L’aide américaine, étendue ensuite à d’autres pays du monde (Japon en 1950) a permis d’accélérer la reconstruction tout en plaçant les pays bénéficiaires dans une dépendance financière gênante (lourd endettement à cause du dollar gap). Elle est complétée par une intégration régionale en 1951 (CECA). Voir doc. 2 p. 196 : l’affiche du Parti Communiste français compare le plan Marshall à une pieuvre (dollars dans les yeux et corps américain) qui se prépare à étouffer la France, c’est-à-dire à la coloniser = le communisme devient nationaliste. Dans le domaine militaire : les Etats-Unis ont appliqué la stratégie de l’endiguement (ou « containment ») en signant des pactes avec leurs alliés (voir carte). Par exemple, les pays d’Europe occidentale ont signé le Pacte atlantique (4 avril 1949) qui permet la naissance de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). Cette organisation, dont le quartier général était à Fontainebleau, était chargée de coordonner les systèmes de défense des pays membres sous commandement unifié américain (avec présence de bases militaires américaines en Europe). Par contre, l’intégration régionale échoue dans le domaine militaire (CED). Autre exemple, l’OTASE en Asie du Sud-est. Dans le domaine politique : les Etats-Unis ont fait pression sur leurs alliés pour éliminer les communistes de la vie politique (exclusion des ministres communistes du gouvernement français en 1947), ont encouragé les ententes régionales de pays du « monde libre » hostiles au communisme (Conseil de l’Europe en 1949), ont pratiqué la « chasse aux sorcières » menée de 1950 à 1953 par le sénateur McCarthy (élimination des personnes suspectées de sympathies communistes comme Charlie Chaplin, expulsé, ou comme les époux Rosenberg, deux scientifiques condamnés à mort pour espionnage et exécutés).

Des tensions internationales et des conflits en résultent : le blocus de Berlin (25/06/1948-05/1949), la guerre civile en Chine (1947-1949), la guerre de Corée (1950-1953), le mur de Berlin (nuit du 12 au 13/08/1961), la crise de Cuba (1962). Le blocus de Berlin (1948-1949) est le premier signe d’une tension entre les deux blocs. Staline ordonne le blocus (fermeture de toutes les frontières) de Berlin-ouest, mais la ville est sauvée par les américains (ponts aériens). C’est un échec pour l’URSS, une réussite diplomatique pour les Etats-Unis, qui se présentent en protecteurs du peuple allemand. Chronologie : L’armée Rouge entre à Berlin (30/04/1945). Capitulation allemande (7 et 8/05/1945). Zones d’occupation en Allemagne (22/06/1945). Blocus de Berlin (25/06/1948 à 05/1949). Réponse soviétique aux protestations américaines (14/07/1948). Pont aérien américain (26/06/1948 au 30/09/1949). L’aviation américaine largue des bonbons sur Berlin (09/1948). ». Une ville entre les blocs : conséquence du blocus et de son échec, l’Allemagne est divisée en deux Etats (RFA et RDA, 1949). Berlin-Est devient la capitale de la RDA communiste, tandis que Berlin-ouest est rattachée à la RFA capitaliste. De ce fait, on voit les modes de vie des Berlinois se transformer de façon très différente à l’Est et à l’Ouest. Chronologie : Fondation de la RFA (05/1949) et de la RDA (10/1949), séparées par le « rideau de fer ». K. Adenauer, chancelier de RFA, souhaite la participation de la RFA à la construction européenne (1949-1963). Privés de liberté, les habitants des pays d’Europe centrale et orientale tentèrent d’émigrer vers l’Ouest. Le mouvement fut particulièrement important à partir de la RDA, pourtant le pays possédant le meilleur niveau de vie. Pour empêcher ce qui pouvait devenir une hémorragie, les dirigeants imposèrent des tracasseries administratives considérables pour le moindre déplacement (passeports difficiles à obtenir, obligation d’annoncer tous ses déplacements et les sommes à dépenser, taxes pesantes). Devant l’ampleur du phénomène d’émigration (plus de 200.000 départs en 1961), Khrouchtchev fit construire par les soldats de la RDA le mur de Berlin (nuit du 12 au 13 août 1961). Un no man’s land était mis en place de part et d’autre du mur, coupant artificiellement la ville en deux parties distinctes (sans possibilité de passage d’un territoire à l’autre). Mais deux jours plus tard, un garde Konrad Schumann passait à l’ouest : le mur de Berlin n’était-il pas un signe de faiblesse du système, qui devait conduire à la remise en cause de la présence soviétique en Europe de l’Est ? Chronologie : Décret du gouvernement de RDA (nuit du 12 au 13/08/1961). Construction des barbelés du « mur de Berlin » (nuit du 12 au 13/08/1961). Konrad Schumann franchit le « mur de Berlin » (15/08/1961). Les barbelés sont remplacés par un mur de béton (18/08/1961). Le président des Etats-Unis, JFK (Kennedy, 1961-1963), se rend à Berlin et y déclare « Ich bin ein Berliner ! » (26/06/1963).

Cuba, la plus grande des Caraïbes, venait d’être le théâtre d’une révolution qui avait porté au pouvoir de jeunes intellectuels (Fidel Castro et Che Guevara 1959). Les Etats-Unis ayant refusé de reconnaître le nouveau régime (affaire de la baie des Cochons, 15 avril 1961), Castro se tourna vers l’URSS qui promit de l’aide en échange de la mise en place d’un régime communiste à Cuba et de l’installation de missiles nucléaires tournés vers les Etats-Unis. Mais le président américain, que son homologue soviétique sous-estimait (un jeune homme d’apparence fragile), a adopté une nouvelle stratégie face aux menaces soviétiques. Le 22 octobre 1962 il révèle au monde (allocution télévisée) des documents montrant les rampes de lancement de missiles déjà installées à Cuba (les missiles se trouvaient sur des navires soviétiques se dirigeant vers l’île). Kennedy annonça un blocus sur Cuba et affirma qu’il était prêt à utiliser la bombe atomique si les navires soviétiques atteignaient l’île. La stratégie de l’endiguement était donc remplacée par celle du refoulement (« roll back » en américain) selon les principes du conseiller présidentiel Dulles, qui recommandait des représailles massives. Chronologie : Fidel Castro renverse Batista à Cuba (01/1959). Discours de F. Castro à Santa Clara. Début de réforme agraire à Cuba, où 44% des terres et 90% de l’industrie sucrière sont américains (05/1959). Echec du débarquement anticastriste de la baie des Cochons (04/1961). Embargo des Etats-Unis contre Cuba (02/1962). F. Castro accepte l’installation de missiles soviétiques à Cuba (07/1962). Envoi massif de fusées soviétiques à Cuba (07/09/1962). Un avion U2 détecte une base de missiles soviétiques à Cuba (14/10/1962). Crise de Cuba : discours télévisé « au bord du gouffre » de JFK à la nation américaine, montrant des bases de missiles balistiques soviétiques à Cuba, et menaçant l’URSS de représailles atomiques (22/10/1962). Robert McNamara, conseiller de Kennedy, préconisait une riposte graduée si les intérêts des Etats-Unis étaient menacés. Après 8 jours de tension extrême, durant lesquels s’est joué l’avenir du monde, N. Khrouchtchev annonça le 28 octobre 1962 qu’il acceptait le démantèlement des rampes de lancement des missiles en échange de la promesse américaine de ne pas envahir Cuba (qui devenait une « démocratie populaire »). La crise de Cuba est le point culminant d’une période de psychose et de surenchère, marquée par des faits d’ordre culturel (films de science-fiction ou d’espionnage). Le dénouement de cette crise a permis la prise de conscience tardive des dangers du nucléaire et marque donc une inflexion dans les relations entre les deux « Grands ». Chronologie : Stevenson révèle l’existence des bases soviétiques à l’ONU (25/10/1962). Lettre de N. Khrouchtchev à JFK acceptant le démantèlement des bases soviétiques de Cuba (27/10/1962). N. Khrouchtchev annonce le démantèlement des armes installées à Cuba (28/10/1962). N. Khrouchtchev donne l’ordre aux navires soviétiques transportant des missiles de faire demi-tour (30/10/1962). Levée du blocus de Cuba par les navires américains (31/10/1962). Les missiles américains Jupiter installés en Turquie et en Italie seront retirés en 1963. Voir Dr Folamour de S. Kubrick.
II.2) Le leadership des Etats-Unis contesté, 1962/63 à 1978/79 : 1/2h
Les Etats-Unis doutent de leur puissance au temps de la détente. La crise de Cuba a permis la mise en place d’un téléphone rouge entre Washington et Moscou, permettant un condominium américano-soviétique, tandis que les essais nucléaires dans l’atmosphère sont interdits (1963). En 1969, L. Brejnev (dirigeant soviétique) et R. Nixon (président des Etats-Unis) ouvrent les SALT (conversations destinées à limiter la course aux armements) et signent les accords S.A.L.T. I (1972) qui limitent les armements stratégiques aux quantités existant au moment de l’accord (détente militaire). Le traité de Moscou, ou traité ABM, impose aux deux Grands de renoncer à se protéger contre les missiles nucléaires, ce qui en fait une arme de dissuasion. Un accord fait des deux Grands des partenaires privilégiés (1972) : les deux pays organisent la vente de céréales américaines à l’U.R.S.S. (détente économique). Chacun des deux Grands reconnaît la sphère d’influence de son adversaire (Nixon laisse se dérouler la « normalisation » en Tchécoslovaquie, Brejnev laisse les Etats-Unis organiser un coup d’Etat au Chili en 1973 (Pinochet). Les deux Grands restent cependant des concurrents et s’engagent dans la fabrication d’armes atomiques en accumulant des missiles I.C.B.M. (missiles intercontinentaux ayant plus de 10.000 km de portée), en lançant des S.L.B.M. (missiles installés sur des sous-marins à propulsion nucléaire, indétectables au sonar). Etats-Unis et U.R.S.S. consacrent des budgets de plus en plus importants (15 à 25 % du P.N.B.) à un armement dont l’utilisation serait fatale (une guerre nucléaire aurait fait un milliard de morts selon plusieurs experts). C’est l’escalade nucléaire dénoncée par le dessinateur israélien Ranan LURIE dans une caricature parue dans Newsweek en mai 1971.

Mais les Etats-Unis, engagés dans la guerre du Viêt-Nam contre les maquis communistes (1964-1973), sont discrédités par un conflit d’enlisement très médiatisé. Kennedy avait envoyé des commandos pour soutenir le Sud Vietnam capitaliste en guerre contre le Nord Vietnam communiste, dirigé par Ho Chi Minh qui s’efforça de réunifier les deux pays en apportant un soutien aux maquisards sud-vietnamiens au sud du 17e parallèle. Vivres et matériels sont acheminés vers les troupes du « Viêt-Cong » (maquis communistes du sud) par la piste Ho Chi Minh. Chronologie : guerre du Vietnam (1955-1975). Révolte des Viêt-Cong du FLN (1956-1959). 900 soldats américains au Vietnam. Conférence de presse télévisée de J.F. Kennedy sur le Vietnam (23/03/1961). 3.200 soldats américains au Vietnam. 11.300 soldats américains au Vietnam. 16.300 soldats américains au Vietnam. Coup d’Etat militaire au Sud-Vietnam. 23.300 soldats américains au Vietnam. Johnson, successeur de Kennedy, prend le risque d’un engagement massif en 1964 en application de la théorie des dominos, et son successeur Nixon décide d’envahir le Cambodge et le Laos en 1969 pour couper la piste Hô Chi Minh (neutres). Engagement massif américain au Vietnam (1964-1973). 184.300 soldats américains au Vietnam (12/1965). La théorie des dominos est appliquée au Vietnam. Bombardements américains : 500.000 tonnes de bombes sur le Nord Vietnam et 200.000 tonnes de bombes sur la piste Hô Chi Minh (02/1965-04/1968). 385.300 soldats américains au Vietnam. Enlisement des troupes américaines au Vietnam. Engagement maximal des troupes américaines au Vietnam : 540.000 soldats (1967-1969). L’armée américaine, qui se heurte à une guérilla insaisissable, tente de briser la résistance des maquis en utilisant des armes chimiques (défoliants), des bombes au napalm ou à fragmentation, en déportant les populations civiles, en procédant à des exécutions sommaires dont les civils sont les principales victimes. Offensive du Têt menée par l’armée nord-vietnamienne et le Viêt-Cong sur les villes du Sud-Vietnam. Massacre de la population du village de My Lai par l’armée américaine : 300 à 500 morts (16/03/1968). Violents bombardements américains sur Hanoï et Haiphong : 400.000 tonnes de bombes américaines déversées sur le Nord-Vietnam (03/1972). Les enfants de Trang Bang, village bombardé au napalm, dont Kim Phuc (9a), sont photographiés par Nick Ut (08/06/1972). Ce conflit démoralise les soldats (usage de la drogue), coûte cher aux contribuables américains (c’est une des causes de l’inflation de billets verts en circulation dans le monde qui dépassent le double de l’encaisse métallique dans les années 1960, ce qui conduit à l’abandon du système de BRETTON WOODS en 1971), engendre un puissant mouvement pacifiste aux Etats-Unis. Discours de Martin Luther King à New York contre la guerre du Vietnam (04/04/1967). Manifestation d’un million de personnes contre la guerre du Vietnam à Washington en présence de Jane Rose KASMIR, 17a, photographiée par Marc RIBOUT (21/10/1967). Nixon, élu président en 1968, engage les négociations de paix (Henri Kissinger) qui aboutissent aux accords de Paris (1973) : retrait unilatéral des troupes américaines (défaite la première puissance mondiale). La contestation s’étend sur le continent américain avec Che Guevara qui s’efforce de créer de nouveaux Cuba avant d’être exécuté en Bolivie (1967), mais aussi avec Salvador Allende élu président socialiste au Chili (1970 à 1973). En Europe, les Etats-Unis se heurtent à l’hostilité de la France (le général De Gaulle, au pouvoir depuis 1958, ordonne le retrait de la France du commandement unifié de l’O.T.A.N. en 1966 : les bases militaires américaines sont démontées, l’état-major déplacé à Bruxelles). Mais la puissance des Etats-Unis reste dominante dans le monde et continue de fasciner les populations du monde : le 20 juillet 1969 la mission Apollo XI pose trois astronautes sur la Lune (vu par 600M de téléspectateurs en direct).
II.3) Le leadership des Etats-Unis restauré, 1978/79 à 1990/91 : 1/2h

Le redressement américain intervient dans le cadre de la « guerre fraîche », nouvelle période de tensions, 1978/79 à 1991 : les présidents des Etats-Unis J. Carter puis R. Reagan et G. Bush père réagissent à l’expansion soviétique (Afghanistan 1973, Vietnam réunifié 1975, Laos et Cambodge 1975, Angola et Mozambique 1975, Somalie 1974, l’Ethiopie 1977, le Nicaragua 1979 deviennent des pays communistes), en s’imposant au Moyen-Orient (signature des accords de Camp David entre l’Egypte et Israël en 1978, faisant des deux Etats les alliés privilégiés des Etats-Unis : Carter, Sadate assassiné par des fanatiques musulmans en 1981, Begin) et en relançant l’escalade nucléaire (Carter ne ratifie pas les accords SALT II de 1979). Le président Reagan élu en 1980 et 1984 obtient une importante rallonge budgétaire permettant d’installer en Europe des missiles à moyenne portée Pershing 2 face aux missiles soviétiques SS 20 (crise des Euromissiles en 1983, et de lancer le projet IDS, « initiative de défense stratégique », pour la création d’un « parapluie nucléaire » protégeant les Etats-Unis qui rompt le traité ABM. Les Etats-Unis boycottent les JO de Moscou (1980) et apportent leur soutien aux dissidents soviétiques (A. Soljenitsyne, A. Sakharov). M. Gorbatchev (dernier dirigeant soviétique élu en 1985, conscient de l’incapacité de son pays à poursuivre l’escalade nucléaire, propose aux Etats-Unis le désarmement général (traité de Washington signé en 1987 par Gorbatchev et Reagan : destruction des F.N.I. forces nucléaires intermédiaires d’une portée de 500 à 5000 km, installées en Europe : Pershing 1 et 2, SS 20, complété par l’accord START de 1991 : réduction de 30% de toutes les armes stratégiques, et l’accord CFE : réduction de toutes les forces conventionnelles en Europe) et accepte le dialogue entre les deux blocs (seconde CSCE en 1990 à Paris). Chute du mur de Berlin (09/11/1989). RDA dans la CEE (04/1990). La réunification allemande (3 octobre 1990) et l’effondrement des régimes communistes en Europe entraînent la dissolution du bloc soviétique (CAEM dissout le 28 juin 1991, Pacte de Varsovie le 1er juillet 1991). Gorbatchev se voit contraint d’annoncer la dissolution de l’U.R.S.S. (25 décembre 1991).



  1. Les Etats-Unis « gendarmes du monde » ?, 1990/91 à nos jours : 1 heure


III.1)  Les années de l’hyperpuissance des Etats-Unis, 1991 à 2001 :
Les Etats-Unis, « gendarmes du monde » ? Entre 1990/91 et 2001 les Etats-Unis affirment leur présence mondiale dans tous les domaines (économique, militaire, diplomatique, culturel) et à toutes les échelles, et font donc figure de superpuissance sans équivalent dans le monde (hyperpuissance selon H. Védrines, ancien ministre français des affaires étrangères), ce qui conduit la population à croire en une destinée manifeste (mission de civiliser le monde) qui entretient l’orgueil national et parfois le mépris à l’égard du reste du monde. Cette superpuissance (présidents G. Bush père 1989-93, B. Clinton 1993-2001) s’attribue un droit d’ingérence (droit d’intervention dans les affaires intérieures des Etats), ce qui permet de jouer le rôle de « gendarme du monde » par l’intermédiaire de l’O.T.A.N. (libération du Koweït en 1991 dans le cadre de l’opération « tempête du désert », intervention en Serbie en 1995 puis au Kosovo en 1999. Les objectifs des Etats-Unis sont très ambitieux dans cette période, la diplomatie américaine pratiquant l’enlargment ou doctrine Clinton visant à promouvoir l’économie de marché, la démocratie politique et le respect des Droits de l’Homme partout dans le monde. Le politologue Francis FUKUYAMA pouvait ainsi prédire la « fin de l’Histoire ».
III.2)  Les années de déstabilisation de la puissance américaine, 2001 à 2011 :

Les Etats-Unis en guerre contre le « terrorisme international » : une nouvelle forme de conflit est née en 2001 : celle du terrorisme international (attentats de New York et Washington le 11 septembre 2001, de Madrid en 2004, de Londres en 2005). Une série d’attentats meurtriers : le 11 septembre 2001, quatre avions de lignes étaient détournés aux Etats-Unis. Deux s’écrasent sur les tours jumelles du World Trade Center de NYC, un autre atteint le Pentagone à Washington, le quatrième semble ne pas avoir atteint son objectif et s’écrase loin de toute grande ville. Le président G. Bush junior a choisi de répliquer aux attentats terroristes par une politique d’intervention directe au Moyen-Orient (intervention en Afghanistan d’abord seuls puis dans le cadre de l’OTAN, octobre à décembre 2001). L’offensive des troupes américaines en Irak (mars et avril 2003), sous le prétexte d’utilisation par Saddam HUSSEIN d’ADM (armes de destruction massive) marque une nouvelle étape dans l’histoire des relations internationales. Face au multilatéralisme (prise de décision par la communauté internationale sous l’égide de l’ONU, position française), les Etats-Unis ont pratiqué l’unilatéralisme (prise de décision par une puissance dont la sécurité est menacée, sans attendre un consensus international).

Mais, dans le domaine stratégique, les troupes américaines doivent s’adapter au principe de la guerre asymétrique opposant une puissance dotée d’une armée conventionnelle et de l’autre des mouvements de guérilla ou des groupes terroristes, en raison de l’émergence de l’islamisme et de l’essor du « terrorisme international ». Pendant neuf ans les troupes américaines et celles de leurs alliés se sont enlisées dans les conflits afghan et irakien, qualifiés parfois de nouveaux Vietnam, et le président B. Obama, élu en 2008 et 2012, s’est engagé à retirer progressivement les troupes américaines de ces deux pays, tout en revenant à une politique de multilatéralisme conforme au droit international dès 2011. Pour la seule année 2010 les alliés ont perdu environ 700 soldats en Afghanistan (dont 500 soldats américains). Après l’exécution d’O. Ben Laden au Pakistan, le 2 mai 2011, le retrait des troupes d’Afghanistan a pu être organisé entre 2011 et 2013, mais une présence de troupes américaines et britanniques est maintenue en 2017.
III.3) Les éléments de la superpuissance des Etats-Unis depuis 2011 :
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