1. 2 Comment expliquer l’instabilite de la croissance ?








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Activité – Animation sur le multiplicateur


La propension à consommer désigne la part de leur revenu que les ménages sont prêts à consommer.
L’effet multiplicateur désigne la variation de la production et des revenus qui résulte de la variation de l’investissement d’environ 1 euro – du déficit public dans le cas d’une relance keynésienne. Il permet en fait d’observer l’impact sur la production d’une augmentation de l’investissement. Dans une économie ouverte, plus on consomme de produits importés, plus l’effet multiplicateur bénéficie à nos voisins.



  • Document 20 – Les Trente Piteuses et la remise en cause du keynésianisme


Entre les années 1970 et 1990 en France, la croissance a subi un ralentissement et le taux de chômage a doublé. Dans les années 1970, l’inflation est particulièrement soutenue.
La crise des années 1970 et celle de 1929 ne sont pas du même type puisque en 1929, on a un choc de demande négatif qui provoque du chômage et de la déflation alors qu’en 1973, c’est un choc d’offre négatif qui provoque lui aussi un chômage de masse mais de l’inflation, contrairement à l’autre. Ainsi, les deux appellent une réponse différente.
Le pétrole est un produit peu élastique car c’est une consommation que l’on a beaucoup de mal remplacer : il est indispensable à court terme. Dans les années 1970, les ménages ont donc dû, à la suite des chocs pétroliers, diminuer d’autres consommations cependant que les entreprises ont dû augmenter leurs coûts de production et diminuer leur taux de marge. Il faut alors restaurer la compétitivité des entreprises.
En 1981-82, le gouvernement Mitterrand décide d’une grande relance keynésienne totalement inadaptée à une politique d’offre. Il se heurte à la contrainte extérieure, provoquant une fuite des capitaux, de l’inflation, un déficit de la balance commerciale, une dégradation du taux de change, un creusement du déficit budgétaire et donc de l’endettement. L’échec est profond. En 1983, on change radicalement de méthode en menant une politique de rigueur : on augmente les taux d’intérêt directeurs, on diminue le déficit budgétaire et la dette en baissant les dépenses publiques, on désindexe les salaires des prix. Aussi cherche-t-on à faire reculer le poids de l’Etat dans l’économie en faisant baisser les prélèvements obligatoires, privatisant des entreprises publiques. On libéralise l’accès aux marchés financiers, on développe l’emploi atypique et le capitalisme actionnarial.
Le théorème de Schmidt selon lequel « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain » est un symbole de la politique d’offre. La désinflation compétitive fait partie de cette dernière : on cherche à faire baisser l’inflation pour faire également baisser les coûts de production et donc relancer la compétitivité des entreprises.

  • Document 21 – Programmes de relance budgétaire face à la crise contemporaine



Face au choc de demande négatif de 2007-2008, les politiques de relance keynésienne reprennent de partout en même temps : on baisse les impôts, on augmente les prestations sociales et les subventions. On cherche à stimuler une nouvelle fois la demande globale en menant une politique contracyclique. Les effets de la récession sont ainsi atténués, mais il y a d’un autre côté un creusement du déficit public et donc de la dette.
Sur les quatre trimestres de 2009 en France, cette politique s’est constamment avérée efficace, le PIB réalisé creusant à chaque fois un peu plus l’écart le séparant du PIB hors soutien budgétaire.
Il y a des politiques keynésiennes plus ou moins efficaces selon les moyens employés. Par exemple, l’augmentation des prestations sociales fonctionne mieux que la baisse des impôts sur le revenu – qui ne sont payés qu’à 50% en France, car les ménages à faibles revenus ont une faible propension à consommer.



  • Document 22 – Banques centrales et politiques monétaires


Pour agir sur les fluctuations économiques, la banque centrale dispose de trois outils. En plus des taux d’intérêt directeurs, les réserves obligatoires obligent les banquent commerciales d’avoir des réserves d’argent en monnaie centrale sur leur compte à la banque centrale. L’open market consiste pour la banque centrale à acheter des titres financiers aux banques commerciales pour permettre à ces dernières de se refinancer.
Certaines politiques, dites non conventionnelles comme l’assouplissement quantitatif (quantitative easing en anglais) permettent aux banques centrales de racheter massivement des titres de la dette publique. C’est une action particulièrement répandue au Japon, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni mais pas en France car elle est interdite par les traités de l’Union Européenne. Pourtant, au début des années 2010, l’annonce que la banque centrale européenne a faite de racheter autant qu’il le faudrait la dette publique a suscité un soulagement des taux d’intérêt dans les pays les plus endettés, garantissant le fait qu’ils ne deviendraient pas insolvables dans le futur.
Les monétaristes comme Milton Friedman pensent que le meilleur outil contre l’inflation est la politique monétaire. Pourtant, bien que les banques disposent de beaucoup de liquidités, la courroie de transmission à l’économie réelle est aujourd’hui bloquée. Les banques créent donc des bulles spéculatives sur certains actifs en utilisant en fait leurs liquidités pour effectuer des placements.


  • Document 23 – Les politiques structurelles


Une politique structurelle vise à agir à long terme sur les caractéristiques fondamentales de l’économie. Une politique conjoncturelle vise à agir à court terme sur l’activité économique en fonction de la position dans les cycles économiques.
Tandis qu’une politique structurelle cherche à augmenter la croissance potentielle, la politique conjoncturelle a pour but de rapprocher le plus possible la croissance réelle de la croissance potentielle.



  • Document 24 – Les contraintes induites par l’Union économique et monétaire et la mondialisation


Aujourd’hui, les Etats n’ont plus aucun moyen d’agir sur la monnaie, ne peuvent plus dévaluer cette dernière. Dans l’Union Européenne, les politiques budgétaires sont limitées pour imposer une stabilité à l’euro, éviter qu’un pays diverge et qu’on ne puisse pas adopter une politique monétaire commune. Un déficit public supérieur à 3% du PIB et une dette publique supérieure à 60% du PIB sont donc interdits dans le Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC).
Les politiques keynésiennes peuvent se révéler nuisibles lorsqu’elles sont menées à contre-courant, comme lors de la relance Mauroy dans les années 1980.
Il est ainsi très difficile de gérer les fluctuations économiques et d’avoir des politiques conjoncturelles efficaces, si bien que les chocs de demande peuvent se prolonger durablement. On observe en fait une contradiction entre politique monétaire très expansionniste et politique budgétaire particulièrement restrictive.



  • Document 25 – Approfondissement – Limites et dangers des politiques monétaires expansionnistes


Les politiques monétaires devraient rester durablement expansionnistes afin de relancer la demande globale qui reste toujours en panne. Cependant, il y aurait des effets pervers. En effet, les limites des politiques monétaires expansionnistes sont la création de bulles spéculatives, la baisse de la valeur des obligations détenues par les investisseurs institutionnels si les taux d’intérêt augmentent, une distorsion des choix d’investissement – comme avec Patrick Drahi, patron de SFR.
Pour réguler les banques, l’Union Européenne a mis récemment en place un stress test qui permet d’examiner la réaction des banques commerciales dans l’éventualité selon laquelle elles se retrouveraient face à une crise financière.



  • Document 26 – Trois mécanismes à l’œuvre dans une spirale déflationniste


La déflation peut être définie comme un cercle vicieux incluant une baisse durable et cumulative des revenus, des prix et de la production. Elle peut se produire à la suite d’un choc de demande négatif.

Lors d’un choc de demande négatif, les ménages reportent leurs achats de biens durables car ils anticipent une baisse des prix, des revenus et de leur patrimoine, tout comme les entreprises qui revoient leur production à la baisse et écoulent par la même occasion leurs stocks. Dans l’ensemble, il y a une chute de la FBCF et la consommation finale, moteurs de la demande globale.
Les banques peuvent également contribuer à la déflation lors d’un resserrement du crédit (credit cruch) étant donné qu’elles ne prêtent plus. Aussi les banques centrales ont-elles une marge de manœuvre extrêmement restreinte car elles ne peuvent pas baisser les taux indéfiniment, paralysant ainsi la politique monétaire.
La déflation peut enfin arriver par la dette, comme nous l’avons vu dans un document précédent.
Taux d’intérêt réel = taux d’intérêt nominal - inflation



  • Document 27 – Le risque déflationniste


La déflation peut être transmise à d’autres pays par le commerce extérieur, l’un des moteurs de la demande globale, ou par les salaires lorsque la compétitivité d’un pays augmente.
L’inflation dans la zone euro est aujourd’hui très faible car les politiques budgétaires restrictives diminuent la demande globale.

Synthèse

Pour les économistes classiques, les crises sont des mécanismes autorégulateurs du marché. Elles sont donc nécessaires au système capitaliste et l’Etat ne devrait pas intervenir pour tenter de les réguler. Cependant, depuis la crise de 1929, l’Etat s’est progressivement imposé comme un acteur économique majeur.

Pour lutter contre les effets des fluctuations économiques, il peut mener des politiques contracycliques visant à rapprocher la croissance effective de la croissance potentielle et à réaliser les objectifs du carré magique de Kaldor (stabilité des prix, croissance, faible chômage, excédent extérieur, ces objectifs pouvant cependant être contradictoires). La politique conjoncturelle combine une action de politique budgétaire et de politique monétaire. En cas de récession, l’Etat peut mener une politique de relance budgétaire (qui s’appuie sur l’effet multiplicateur de Keynes : un euro supplémentaire de dépenses publiques provoque une augmentation du PIB supérieure à cet effort initial), ainsi qu’une politique monétaire expansionniste, qui vise à faciliter le crédit aux agents économiques. La banque centrale peut baisser son taux d’intérêt directeur, ou élargir sa politique d’achat de créances. Inversement, la puissance publique peut mener une politique de restriction budgétaire et monétaire en cas de tensions inflationnistes.

L’efficacité de la régulation a été contestée : une part importante des revenus supplémentaires peut être épargnée ou financer l’achet de produits importés (contrainte extérieure). Les années 1970 ont ainsi vu la coexistence du chômage et de l’inflation (stagflation). Depuis les années 1980, les pays développés ont mis en œuvre des politiques de désinflation compétitive d’inspiration libérale.

Les politiques budgétaires et monétaires des pays de la zone euro ont aujourd’hui de faibles marges de manœuvre. La politique budgétaire est encadrée par le Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) qui limite les déficits publics à 3% du PIB et la dette publique à 60% du PIB. Le budget européen reste quant à lui trop faible pour envisager une politique budgétaire supranationale. La politique monétaire est contrainte par la priorité à la lutte contre l’inflation et la par la difficulté à mener une politique commune pour des pays connaissant des situations différentes.

La zone euro court un risque de déflation, car les politiques d’austérité ont aggravé la récession. Si celle-ci peut permettre une baisse des coûts de production, elle risque de générer un cercle vicieux déflationniste.

A plus long terme, l’Etat peut mener des politiques structurelles, qui cherchent à augmenter la croissance potentielle.
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