1. 2 Comment expliquer l’instabilite de la croissance ?








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Document 10 – La réunification allemande, un choc de demande positif pour l’ex-RFA


La réunification allemande en 1989 a pour conséquence un choc de la demande est-allemande : cette dernière augmente fortement. Mais c’est plus une anticipation qu’autre chose. Les entreprises allemandes investissent par la même occasion, ce qui augmente la demande globale.
Dans ce choc, le rôle des banques est de prêter de l’argent aux résidents est-allemands – dont la production s’est effondrée –, ce qui accélère l’augmentation de la demande. Comme il y a une offre de travail abondante, les employeurs sont en position de force ; Mais, sur le long terme, avec un certain retard, il y a une augmentation de l’inflation lorsque le taux de chômage diminue.



  • Document 11 – Les conséquences de la récession mondiale en Chine


La crise économique en Europe peut être considérée comme un choc exogène pour la Chine car il ne provient pas de l’intérieur de son économie, mais de l’extérieur. La demande extérieure, composante de la demande globale, diminue.
Un choc de demande désigne une perturbation de l’économie qui fait suite à une variation soudaine d’une ou plusieurs composantes de la demande globale : niveau des taux d’intérêt, de l’imposition, du pouvoir d’achat… Lors d’un choc de demande négatif (voir graphique ci-dessous), les quantités échangées et les prix diminuent, tout comme la production. Ainsi, les entreprises demandent moins de travailleurs, faisant apparaître du chômage et une baisse des salaires.





  • Document 12 – Fluctuations économiques et demande globale


PIB + importations = CF + FBCF + exportations + VarStock
Toutes les ressources trouvent forcément de l’emploi.

Ce qui tire souvent la croissance est la consommation finale principalement.

Lorsqu’il y a une variation négative des stocks, c’est que les entreprises se débarrassent de ces derniers. Les comportements de stockage et de déstockage sont en fait responsables d’une accélération ou d’un ralentissement de la croissance. La dépense publique, permettant de stimuler la demande, semble représenter un stabilisateur économique. Cependant, on a une détérioration constante du solde commercial.
Le diagnostic d’une crise entraine un certain type de politique économique.
Les fluctuations de l’économie sont souvent liées aux variations de la demande globale (chocs de demande par exemple). Cependant ce n’est pas la seule cause (chocs d’offre, cycles,…).


  • Document 13 – L’insuffisance de la demande anticipée : cause fondamentale des dépressions


Ce qui pousse les entrepreneurs à adopter des comportements mimétiques est l’incertitude du futur. Ils font des estimations, décident du montant de leur production en anticipant la demande car ils n’embaucheront que s’ils pensent pouvoir écouler leur production. En fait, ils se fient à des indicateurs, au « climat des affaires ». J.M. Keynes avance que rien ne garantit que le niveau de production estimé va permettre d’embaucher tous les travailleurs disponibles sur le marché étant donné qu’on peut avoir un équilibre de sous-emploi.
Les composantes de la demande globale sont fortement liées aux anticipations. Une dimension psychologique est donc à prendre en compte.



  • Document 14 – Approfondissement – Une analyse marxiste de la crise actuelle


Selon l’analyse marxiste de la crise actuelle que fait Patrick Artus, l’origine de cette dernière proviendrait d’une suraccumulation du capital, un excès mondial des capacités de production et une insuffisance de la demande.
Au niveau de l’offre, la concurrence est de plus en plus forte, si bien que les prix et les profits diminuent. Aussi, les entreprises « compriment » les salaires et donnent lieu à des emplois précaires… Les ménages s’endettent massivement, faisant augmenter la dette privée. Enfin, les Etats, faute de recettes fiscales, sont donc en déficit public.
Si le niveau de la demande ne permet pas le plein emploi, c’est le rôle de l’Etat de stimuler la demande pour que les entrepreneurs embauchent. Avec la crise de 1929, Keynes s’aperçoit en fait que les « mécanismes autorégulateurs du marché » ne fonctionnent pas. Les Etats tentent de remédier à cette situation par la mise en place de politiques non-coopératives de soutien de la demande, c’est-à-dire des politiques uniquement individuelles. Ils doivent trouver des moyens d’augmenter la consommation et les investissements.
John Maynard Keynes est notamment l’auteur de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936).
Selon Karl Marx, toute l’histoire est mue par des conflits entre les classes. Son idée est donc de faire disparaître ces conflits, d’abolir les classes, principalement dominées par la bourgeoisie et le prolétariat. Marx pense que le capitalisme court à sa perte en raison de la baisse tendancielle du taux de profits. Aussi, il avance que les entreprises devraient exploiter davantage de travailleurs qui prendraient finalement conscience de leur soumission et se révolteraient.



  • Document 15 – Approfondissement – Crises et inégalités


Il y a un lien entre crise et inégalités. En période de crise, il est étonnant de constater que les inégalités diminuent. Les périodes d’expansion, elles, se traduisent par une augmentation des inégalités.
Pour remédier aux chocs pétroliers de 1973 et 1979, on mène dans les années 1980 une politique d’offre pour relancer la rentabilité des entreprises : on comprime les salaires, on assouplit le droit du travail, on diminue l’imposition… A partir des années 1990, on passe d’un capitalisme managérial à un capitalisme actionnarial : l’objectif primordial de l’entreprise devient de créer de la valeur pour les actionnaires – notamment en augmentant les cours de bourse, les dividendes, tout en réduisant les salaires, les coûts de production, en se délocalisant… Pour ce faire, on développe alors les stock option : on intéresse les managers aux résultats en bourse de l’entreprise.



  • L’explication par la théorie des cycles économiques




  • Document 16 – Les cycles économiques


Les cycles courts liés à la variation des stocks ont été mis en avant par Joseph Kitchin en 1923. En période d’expansion, elles produisent pour répondre à la demande et améliorer leurs stocks, ce qui gonfle la demande globale et accélère ainsi la croissance. En période de récession, les entreprises diminuent leur production, déstockent et ralentissent ainsi la demande globale tout en affaiblissant la croissance.
Spéculer, c’est faire un pari sur l’avenir en anticipant la hausse.
Les cycles moyens liés à l’investissement ont été identifiés par Clément Juglar en 1862. En période de croissance, les agents économiques investissent facilement et beaucoup car ils anticipent une augmentation de leurs revenus et de leur patrimoine. Le crédit est abondant, une partie des investissements est spéculative. Il y a une euphorie de l’investissement qui fait que les agents prennent beaucoup de risque. Cela débouche sur un excès d’offre, les profits diminuent. Lorsque le cycle se retourne cependant, les agents économiques freinent brutalement leurs investissements, qui sont une composante essentielle de la demande globale. Aujourd’hui en France, cette composante essentielle est d’ailleurs en panne.
A l’époque, l’économiste français cité plus haut déclare : « Les symptômes qui précèdent les crises sont les signes d’une grande prospérité. » Il veut dire par-là que les mécanismes de la prospérité mènent petit à petit à la crise.
Les cycles longs liés à l’innovation ont été identifiés par Kondratiev (Les vagues longues de la conjoncture, 1926) et expliqués par Schumpeter.

En 1939, Schumpeter unifie l’ensemble des théories des cycles dans son ouvrage Les cycles des affaires. Selon lui, une innovation majeure débouche sur toute une grappe d’innovations qui améliorent l’offre et stimulent la demande : on a là une phase d’expansion de la production et de la masse monétaire caractérisée par un crédit abondant. A la fin de cette dernière, les entreprises sont plus nombreuses, il y a plus de concurrence, l’innovation se tarit, laissant place à une période de récession : l’offre est trop importante, la demande diminue, les prix baissent, des entreprises disparaissent.
Néanmoins, l’ensemble de ces analyses sont tombées en désuétude depuis plusieurs dizaines d’années. Dans l’après-guerre, le rôle de l’Etat est devenu plus important : il pilote les investissements, le crédit, se charge en fait d’une planification. Il essaie de contrarier les cycles en menant des politiques keynésiennes, dites contracycliques. A partir des années 1970-80 se développent des variations de stock bien moins importantes que par le passé – rappelons là le principe du zero stock (flux tendus) développé avec le Toyotisme.
Aujourd’hui, les cycles seraient donc plutôt liés à la finance, aux mécanismes financiers.


  • Document 17 – Le cycle du crédit


En période de croissance économique, les crédits accordés par les banques sont favorisés. Les banques anticipent la hausse des patrimoines et de revenus que permet la croissance. Lorsque les banques se portent bien, les ménages et les entreprises obtiennent facilement les crédits dont ils ont besoin, ce qui soutient l’activité (consommation et investissement). A son tour la hausse de la croissance soutient le crédit.
En période d’expansion, le crédit est abondant, les banquent financent des projets spéculatifs, prennent des risques. En période de récession, les banques coupent le robinet du crédit à tout le monde – même aux autres banques – par risque d’insolvabilité et ne peuvent ainsi plus se financer, ralentissant l’économie.
Les agents économiques peuvent se financer de manière interne grâce à l’autofinancement ou de manière externe par les financements direct et indirect.



  • Document 18 – Une illustration du cycle du crédit : la crise des subprimes


Le paradoxe souligné par l’expression « paradoxe de la tranquillité » désigne le fait que les crises de surendettement se préparent en période de prospérité, lorsque le crédit est abondant et source d’abus.
Il y a toujours une asymétrie d’information entre banques et emprunteurs, mais aussi entre ces derniers et les grands investisseurs qu’ils imitent. Mais pour éviter la sélection adverse, on aboutit à la disparition du marché.
Le cycle du crédit se caractérise par le fait que les banquent accordent des crédits à des ménages peu solvables tandis que la banque centrale possède des taux d’intérêt directeurs particulièrement faibles. Aussi les ménages consomment-ils davantage, faisant augmenter la demande globale et donc les prix par la même occasion. Pour lutter contre l’inflation, la Banque Centrale augmente tout d’un coup ses taux d’intérêt directeurs.
Ce cycle a été identifié par l’économiste américain Irving Fisher concernant tout d’abord la crise de 1929. Fisher a également mis en évidence la déflation par la dette. Pour se désendetter en période de crise, les agents économiques vendent leurs biens, leur patrimoine, créant un excès d’offre et une insuffisance de la demande. Ainsi, on a affaire à une baisse des prix, autrement dit à la déflation. Cependant, ce mécanisme peut s’avérer paradoxal : en cherchant à se désendetter, les agents économiques peuvent se retrouver d’autant plus endettés qu’avant la vente de leurs actifs en pourcentage de leur revenu, car la baisse des prix est plus rapide que le désendettement.
« Tant qu’on n’a pas vendu, on n’a pas perdu. »

Synthèse

L’humanité a de tous temps connu des crises économiques. La crise précapitaliste était typiquement une crise de sous-production agricole par rapport aux besoins physiques ; la crise moderne est fréquemment une crise de surproduction par rapport aux besoins solvables.

Selon plusieurs auteurs, la production serait soumise à des cycles. Pour Schumpeter, trois cycles se superposent et expliquent pour l’essentiel l’évolution de la conjoncture : les cycles courts liés au cycle des stocks (cycles Kitchin), les cycles moyens ou « cycles des affaires » liés à l’investissement (Juglar), les cycles longs (Kondratiev), expliqués par les vagues d’innovation puis leur épuisement.

Ces cycles sont également liés au comportement des banques qui relâchent leurs conditions pour accorder des crédits en période d’expansion et les restreignent en période de récession, ce qui aggrave la crise (cycle du crédit). Pour Irving Fisher, cet excès d’endettement en période de croissance peut mener à une déflation par la dette en cas de récession : les agents économiques qui se retrouvent fortement endettés vendent leurs actifs financiers pour tenter de rembourser leurs dettes. Mais ces ventes massives font baisser les prix, ce qui accroît finalement la valeur réelle de la dette et nécessite donc de nouvelles ventes d’actifs.

D’autres crises peuvent s’expliquer par des causes exogènes ou endogènes, affectant l’offre, la demande ou les deux. Ainsi, les fluctuations économiques de court terme peuvent provenir de chocs de demande ou d’offre, qui peuvent être positifs ou négatifs. Un choc d’offre est une perturbation (catastrophe naturelle, variation importante des prix…) qui affecte les capacités de production de l’économie. Un choc de demande est un événement qui affecte le niveau de la demande à court terme (variation du niveau de consommation finale, d’investissement ou de la demande extérieure). Or le niveau de la demande est un élément central pour Keynes, car si la demande anticipée par les entrepreneurs est insuffisante, le niveau de production ne permettra pas le plein-emploi.



  1. Comment gère-t-on les fluctuations économiques ?



  • Document 19 – Les politiques keynésiennes de relance


Politique budgétaire et politique monétaire sont toutes deux des politiques conjoncturelles.
La politique budgétaire consiste à utiliser le budget de l’Etat (ses dépenses : investissements, prestations sociales ; ses recettes : plus ou moins d’impôts…) pour agir sur l’activité économique.
La politique législative consiste à influencer l’activité économique en modifiant la législation (SMIC…).
La politique monétaire consiste, pour l’Etat ou les Banques Centrales, à influencer l’activité économique en jouant sur la masse monétaire.
Il y a un « après » et un « avant » 1929 car avant 1929 l’Etat occupait plutôt sa fonction de gendarme (avec les fonctions régaliennes) tandis qu’après il est devenu providence. En fait, il était déjà interventionniste avant 1929, mais pas keynésien.
Une politique économique contracyclique consiste à tenter d’atténuer les effets des cycles. En période de récession, on pratique une politique expansionniste, dite de relance, en augmentant les dépenses publiques et la masse monétaire. En période d’expansion, on fait l’inverse avec la politique restrictive : on diminue les dépenses publiques et la masse monétaire. Durant les Trente Glorieuses, ces deux politiques ont longtemps été utilisées en alternance, formant ce qu’on appelle le stop and go.
En période de crise, le budget de l’Etat augmente automatiquement pour indemniser les chômeurs, ce qui gonfle la demande globale et stabilise l’économie. Mais cette action passe par un déficit budgétaire et donc un endettement supplémentaire. Le multiplicateur keynésien est alors particulièrement utile, bien qu’il le soit également avec des politiques de rigueur.


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