Discours de clôture par Jean-Michel Hubert, Président de l’Autorité








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Les 5èmes Entretiens de l’Autorité

Télécommunications et services multimédia interactifs

Jeudi 27 avril 2000.


SOMMAIRE :

Présentation des entretiens par Roger Chinaud, membre du collège de l’Autorité p.1



1ère table ronde : Nouvelles technologies et nouveaux services p.
-Michel Ayel, Directeur des nouvelles technologies, Philips France

-Jérôme de Blic, responsable commercial “ accès ”, Newbridge

-Claire Leproust, Directeur des programmes multimédia, canalsatellite

-Jean-Philippe Morand, Directeur de la division Ingénierie TV et services interactifs, Lyonnaise Câble

-Alain Staron, directeur des nouveaux services, TPS.


2ème table ronde : Réseaux et économie de multimédia p.



-Gérard Eymery, Directeur délégué chargé du pôle développement et multimédia, France Télévision

-Marc André Feffer, vice-Président délégué général, Canal Plus

-Isabelle Gavanon, Avocat, cabinet Ginestue, Paley-Vicent et Associés

-Didier Huck, Directeur du développement , produits et partenariats, Thomson multimédia

-François Vulliod, Directeur du plan et de la stratégie, branche développement, France Télécom
Conclusions par Patrick Le Lay, Président directeur général de TF1.

Discours de clôture par Jean-Michel Hubert, Président de l’Autorité.


Présentation par Roger Chinaud, membre du collège de l’ART



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1ère table ronde : Nouvelles technologies et nouveaux services
Roger Chinaud :

Quelle est donc la réalité des technologies et des services qui sont ou seront mises en œuvre, c’est bien l’interrogation qui nous a conduit à vous inviter à animer cette table ronde et je vous cède tout de suite la parole.
Michel Ayel,

Directeur des nouvelles technologies, Philips France

Nous sommes confrontés aujourd’hui à un monde complexe, un monde de diversité peu propice au développement des services interactifs.

Mais nous devons remercier tous les pionniers de la télévision numérique d’avoir défricher le champ des services interactifs en utilisant, faute de mieux, des moteurs d’interactivité propriétaires.

Néanmoins, je pense qu’il faudra faire quelque chose lorsque l’on va ouvrir les services de TV numérique terrestre.

1-En fait, le grand débat actuel du coté de la TV est de savoir comment marier d’une manière harmonieuse la TV et l’Internet. La réponse existe, on en parle de plus en plus c’est DVB-MHP pour Multimedia Home Platform.

Je vais tenter de vous expliquer le plus simplement possible ce qu’est DVB-MHP, qui est quelque chose d’assez compliqué.

DVB-MHP est un standard ouvert propice au développement de nouveaux services.

*La première qualité d’un moteur d’interactivité standard est de s’adapter à la TV numérique. Quand on propose l’adoption d’un standard, on ne peut pas ne pas tenir compte du passé, c’est à dire qu’il faut qu’il existe une route possible d’évolution des systèmes interactifs propriétaires vers DVB-MHP.

*Il faut également prendre en compte les attentes des fournisseurs de service dédiés à la télévision, car sans applications on restera avec une seule technique sans création de richesse.

*On ne peut parler de DVB-MHP sans évoquer JAVA.

JAVA est une plate-forme programmable basée sur un langage universel adapté à Internet.

En adoptant JAVA on va faire le lien entre les applications interactives que l’on a pu démarrer sur Internet et leur transposition à la télévision.

JAVA est très intéressant car son langage est relativement compact, facile à programmer et requiert peu de bande passante. Et l’on sait combien le débit est un des points les plus importants pour ces nouvelles applications destinées à un public impatient.

De même, étant issu d’Internet, il parle le langage Internet, ce qui facilite son interprétation et ainsi la relation entre la TV et Internet.

Enfin, nous devons tenir compte de la durée de vie des équipements Grand Public comparée à celle des produits informatiques.

Alors qu’une TV est achetée pour 7-8-9 ans, un PC de 2 ou 3 ans d’age est démodé. Il est donc nécessaire que nous imaginions des systèmes d’interprétation assurant la pérennité des équipements.

Les routes d’accès à Internet sont différentes selon que l’on s’adressera à un PC, un mobile ou un téléviseur.

Prenons maintenant un modèle simple, celui de l’organisation actuelle de la TV payante.

L’exemple de Canal + est intéressant car il est à la fois fournisseur de contenus et opérateur de multiplex. Ainsi, aujourd’hui la même entité est responsable de la distribution des contenus et du contrôle du multiplex, mais DVB-MHP permet de gérer soit au programme soit au multiplex.

Un terminal DVB-MHP, la STB (Set Top Box) pourra recevoir différents éditeurs de services (les programmes) à partir de différents distributeurs de services(les multiplexes) ainsi que les différentes applications interactives à ce jour incompatibles entre elles dans le cas des deux bouquets satellite CanalSatellite et TPS.

2-Pourquoi les choses ne sont-elles pas encore normalisées aujourd’hui ?

D’abord parce que l’on a défini au niveau de DVB- MHP plusieurs niveaux d’interactivité :

- la TV améliorée, limitée à une interactivité en local type Teletext

- la TV couplée à un service Internet diffusé qui suppose l’existence d’une voie de retour, ouvrant ainsi l’accès au commerce et au courrier électroniques.

- le niveau supérieur qui permet l’accès à l’ensemble des services Internet via un modem plus grande vitesse.

Quand on est dans le monde JAVA PC , les applications sont jouées grâce à des " applets " JAVA. Les applets donnent de l’interactivité aux pages Internet mais elles nécessitent une structure PC, une souris, de la mémoire, de la capacité de chargement et de traitement. Elles sont adaptées au web mais pas à la TV.

La solution TV, ce sont les " Xlets ", on définit dans DVB-MHP des Xlets ne nécessitant pas de souris, accessibles directement par la télécommande. Elles sont conçues pour les écrans de télévision en termes de visibilité, présentation et image.

En conclusion je vous indique que vous pourrez voir les premières démonstrations d’applications type DVB-MHP avant la fin de cette année faites par les diffuseurs et par les industriels Grand Public.

Jérôme de Blic,

Responsable commercial “ accès ”, Newbridge
Newbridge est une société qui vient du secteur des télécommunications. Vous ne serez donc pas surpris de voir que nous prenons le système un peu à l’inverse. Nous ne mettons pas de l’IP à coté de la TV, mais nous mettons la TV dans IP.

Notre objectif est de fournir la TV via IP, quel que soit le vecteur de ce protocole IP, particulièrement le fil du téléphone et l’ADSL. Nous avons déjà montré la qualité de l’image exceptionnelle que nous arrivons à produire par nos procédés.
Nous considérons de ce fait que la télévision sera l’outil ou le vecteur principal de télécommunication de demain.

Et cela pour trois raisons :

- tout d’abord parce que le taux de pénétration de la TV est infiniment supérieur à celui des ordinateurs et des autres terminaux.

- de plus, l’avenir de la rentabilité des services de télécommunications viendra du commerce électronique.

Si l’on fait ça, cela veut dire que l’on s’intéresse au commerce. Nous sommes donc dans la même logique que les publicitaires : ce qui nous importe c’est la ménagère de moins de 50 ans car elle dépense l’argent ; elle adore la TV et n’aime pas le clavier. Si on veut toucher la bonne personne, il faut lui présenter des offres de services adaptés à l’outil dont elle se sert le plus c’est-à-dire la TV. Il nous semble donc que la TV deviendra le vecteur majeur du commerce électronique qui lui-même est le vecteur majeur de la rentabilité des opérateurs.

- le dernier élément qui est très important dans un monde de compétition, est qu’une offre globale d’images permet d’être plus “ sexy ” que ceux qui n’en ont pas.

Le cas se produit en Grande-Bretagne où existe une concurrence entre BT, l’opérateur historique et d’autres acteurs proposant une offre globale (NTL/BT).

Pourquoi dès lors continuer à payer une redevance à BT alors que celui-ci ne propose pas d’offre d’images. C’est l’offre d’images qui va tirer le marché des résidentiels (plus de 80% du marché), même pour les entreprises, car le résidentiel est le client de votre client.
Il faut comprendre que ceci n’est plus du rêve mais une réalité. Avec le protocole de compression video MP2, on atteint une qualité de DVD au minimum égale voire supérieure à celle du câble numérique ou du satellite. La différence est que l’on a cette qualité partout où existe une prise de téléphone qui puisse accueillir l’ADSL.

C’est donc une opportunité à la fois pour l’opérateur historique et pour le câblo-opérateur qui veut proposer l’intégralité de son offre à tous ses clients.
Cette TV se déploie au Canada avec l’opérateur NBTel, en Irlande avec Eircom, en Grande Bretagne avec Kingston, opérateur acquis par B Sky B.

J’en terminerai ainsi.
Alain Staron,

Directeur des nouveaux services, TPS.
La TV interactive.
Je vais vous parler de choses qui existent aujourd’hui. Demain, c’est un hasard, nous fêtons les 3 ans du service Météo-express. Il s’agit du premier service interactif qui a existé en tant que tel, c’est à dire de manière indépendante d’un opérateur média-télévision.
L’objectif de ma présentation est de vous expliquer ce que l’on a fait en 3 ans, ce que l’on en a retenu, ce qui marche et vers quoi nous nous dirigeons.

En 3 ans, nous avons lancé 120 services, ce qui fait un tous les dix jours. Les derniers sont l’AFP, la Campagne Sun-Unilever, multibuts, recrut interactif, campagne ING, TPS Le TV mail, Ludi TV (jeux).



Comment analyser tous ses services :
*J’ai regroupé nos services par grandes catégories organisées par activités.

-la première activité sur laquelle nous avons passé le plus de temps est la TV interactive (tous les services associés aux chaînes) qui représente 1/4 de l’activité (26%)

-la publicité et le commerce électronique représentent 24% . Il faut toutefois remarquer que nous croyons beaucoup plus au marketing direct qu’au commerce électronique proprement dit.

-l’information (18% de l’activité)

-les jeux, la météo.
En fait, on retrouve ici les grandes thématiques qui existent sur Internet et qui existaient avant sur le Minitel. Autrement dit, on n’invente rien, on ne fait qu’adapter.
*J’ajouterai juste un mot sur le “ TV mail ”. Quelles sont ses spécificités ?

En premier lieu, ce mail est pour tous nos abonnés puisque nous l’avons offert le 22 mars à nos 880 000 abonnés.

C’est une interface avec le monde d’Internet, car à partir du moment où ces abonnés ont une adresse e-mail, ils peuvent converser avec le monde entier via Internet.

Nous l’avons voulu tous supports (par fax, poste, GSM; carte postale sélectionnée par télécommande), alerte automatique (si on change de chaîne, on vous prévient si vous recevez un message).

C’est la raison pour laquelle nous avons trouvé un nouveau nom pour nos abonnés : les “ télénautes ”.
Comment sont organisés ces 120 services ?
Il sont organisés sous forme d’un portail. Nous avons organisé et mêlé étroitement tout ce qui est TV et interactif. Ceci est tellement vrai que, comme tous les portails, les “ .Com compagnies ” sont venus nous voir.
Malgré tout, la limite est qu’il ne nous est pas possible de mettre un site web à la TV.

Sur un PC, tout peut être mis sur un écran, parce que vous avez en face de vous quelqu’un qui est dans une phase active, alors que sur un écran de TV, vous mettez une seule chose par écran (la chose plus importante).
Les résultats 

En trafic, plus 91% de nos abonnés utilisent un service.

Notre audience est de l’ordre de 75 millions de pages vues par mois pour Méteo Express et presque autant sur AFP infos. Ce sont des audiences énormes, ce qui prouve que la télécommande est un outil suffisamment simple pour que beaucoup de gens s’en servent.

En terme de satisfaction, les services interactifs, même s’ils sont sous forme d’images fixes obtiennent une très bonne note : 69% des abonnés donnent une note de satisfaction aux services interactifs comprise entre 8 et 10.

Nous avons recensé en 1999 450.000 transactions uniquement sur la banque, la bourse et le commerce électronique (hors pub et hors jeux). Ces transactions sont en augmentation (+ de 45% de janvier 2000 par rapport à janvier 1999), ce qui reflète l’augmentation du nombre d’abonnés de TPS d’une part et le nombre de services solliciteurs d’autre part.
Notre modèle économique
Juste un mot sur le modèle économique pour comprendre comment tout cela marche.

Vous avez compris que l’on ne fait pas cela tout seul. Nous avons une centaine de partenaires qui rémunèrent les 2 actifs de TPS c’est à dire son bassin d’abonnés et la maîtrise de son réseau de distribution de contenu multimédia, ce qui consiste à dire que si vous avez un site last.minute, et que vous voulez l’offrir à tous les abonnés avec une télécommande simple).
En conclusion je dirai que la TV devient utile.

TPS est un portail large bande. Nous le faisons car nos abonnés aiment et nos partenaires le demandent. Notre vision du monde se résume dans la charte suivante : à partir de contenus et services que l’on trouve un peu partout, mais qui sont centralisés, chaque outil invente son propre vocabulaire : dans la journée on surfe sur le PC, en déplacement sur son mobile, le soir en famille on devient tous télénautes.

Jean-Philippe Morand,

directeur de la division Ingénierie TV et services interactifs, Lyonnaise Câble
C’est un honneur redoutable que de devoir traiter en quelques minutes ce thème des nouveaux services et nouvelles technologies, car l’on vient déjà d’évoquer en une heure une multitude de nouvelles technologies et de nouveaux services.
Pour un opérateur multimédia comme Lyonnaise, cette pléthore de nouvelles technologies peut être classée en trois domaines : ce qui se passe au niveau des réseaux, au niveau des terminaux et au niveau des plates-formes de services (les centres de diffusion). En combinant tout ceci de façon harmonieuse, on réussit à faire à partir de contenus multiples et variés, des vrais services pour des clients satisfaits.
1-les plates-formes de services :

Globalement, ces plates-formes apportent une dimension extrêmement importante, l’interopérabilité. Leur technologie de base est le software.

Elles sont en effet des outils importants d’interopérabilité entre opérateurs et entre formats de contenant.

  • Entre opérateurs tout d’abord  : le DVB nous a apporté le “ simulcrypt ” c’est à dire une façon de reprendre des contenus encodés de n’importe quel opérateur du monde pourvu qu’ils soient DVB. Concrètement, la Lyonnaise reprend déjà des contenus DVB sur sept bouquets sur différents satellites, et le client n’y voit aucune différence.


Cela nous permet d’une part d’atteindre une offre très étendue de programmes, et, d’autre part, de briser une logique d’offres verticales, pour avoir dans chaque thématique une concurrence entre différentes offres. Très concrètement, nos clients ou leurs enfants n’ont pas une chaîne pour enfants, mais les meilleures chaînes pour enfants de différents bouquets : Télétoon, Canal J, Cartoon network, Disney Channel, Mangas, ….


  • Un autre exemple d’interopérabilité est celle qui existe entre formats de donnés.

Les passerelles commencent à se mettre en place entre les contenus Internet et les contenus télévision : d’ores et déjà des données issues du web peuvent servir de support à des services interactifs sur TV.

L’inverse est également vrai : très bientôt, les données de Lyonnaise qui servent à fabriquer le guide des programmes serviront à fabriquer sa déclinaison sur Internet. Ceci n’est pas trop compliqué et existera dans les douze prochains mois.

L’apparition de moteurs d’interactivité de convergence tels que DVB-MHP déjà évoqué est le dernier domaine très important pour la maîtrise de ces formats de données.


  • Encore faut-il que le client puisse sélectionner dans l’offre très large qu’on lui présente. L’interactivité est un moyen pour rendre simple ce choix et donner toute liberté au client. Sur les réseaux Lyonnaise, celui-ci peut changer de programme en cliquant chaque mois.

Bien entendu, cette interactivité permet de mettre en place tous les services interactifs aussi bien dans le domaine du B2C (e-commerce, la publicité interactive et les services à domicile en tête) que le Consumer to Consumer (l’e-mail) ;
2-les Réseaux : le haut débit

Il s’agit du deuxième grand maillon qu’un opérateur doit maîtriser.

La fibre optique permet ces hauts débits ou extrêmement hauts débits et va constituer la révolution des douze prochains mois.
Qu’apporte la fibre optique ?

En premier, le passage de l’analogique au numérique a globalement décuplé les capacités de diffusion en apportant par exemple un facteur 10 pour le câble (400 programmes de TV).

La fibre optique en DWDM apporte, elle, un facteur 1000, c’est à dire que dans une seule longueur d’onde de fibre optique en DWDM passe l’équivalent de milliers de programmes de TV.

A Paris on pose 40 fibres par 40 fibres optiques avec bientôt 500 couleurs, donc ce seront des centaines de milliers de canaux de TV qui passent dans un toron de fibres. Ces fibres sont en train d’être posées, le DWDM est une technologie qui est pratiquement stabilisée et tout ceci est vraiment à notre porte. Cela permet de donner à chaque client le programme qu’il veut.
C’est la raison pour laquelle cette explosion des capacités de transport des cœurs des réseaux est un pas fondamental vers la VOD.
Mais à quoi va servir cette explosion dans la capacité de transport des réseaux ? Qu’y a t-il derrière le VOD ?
La consommation individualisée d’un nouveau modèle de télévision.

On y trouve la possibilité d’une nouvelle fenêtre Cinéma, mais aussi l’opportunité de valoriser des catalogues de droits qui ne sont pas diffusés car ils n’intéressent a priori qu’une petite cible de clientèle, comme le tirage d’un livre en un seul exemplaire. C’est encore la possibilité de sauter la publicité, ou de voir les émissions en différé. Une université pourra créer sa propre chaîne éducative aussi facilement qu’elle ouvre un service Internet.

Ainsi, on le voit, derrière cette technologie, apparaîtra très vite dans les prochains trimestres des champs de nouveaux services extrêmement importants.
3- les terminaux : interactivité
Globalement les terminaux rentrent dans le monde du silicium c’est à dire que leurs performances doublent tous les 12 ou 18 mois, avec deux conséquences majeures.


  • Ils deviennent redoutablement intelligents. Concrètement, cela veut dire que leur puissance de calcul fin 2000 sera deux fois supérieure et leur capacité de communication très largement plus performante. Immédiatement derrière cela, existent des machines adaptées au câble dont la puissance a été encore multipliée par deux et qui offrent un accès permanent au réseau à un Megabit par seconde.




  • La deuxième grande évolution de ces terminaux est qu’il peuvent assez facilement supporter des interfaces numériques. L’intérêt de ces interfaces numériques est de pouvoir communiquer avec n’importe quel équipement numérique (connexion avec des webcam par exemple, camescopes numériques, possibilité de vidéo-conférence).


Autre exemple d’interface qui peut révolutionner les choses : l’émergence d’interfaces numériques sans fil destinées au marché domestique, utilisables dans un rayon de 20 à 30 mètres autour du terminal pour tous les équipements du logement.
En conclusion je développerai trois idées.
1-Ces nouvelles technologie interpellent la télévision car l’audience est derrière la TV et elles entraînent le fin d’un modèle unique d’accès au Web.

Avant, nous étions dans l’univers du « PC à tout faire » dont les acteurs sont Windows, Intel et Cisco. A la place, nous allons mettre en place un foisonnement de terminaux avec des navigateurs qui ne seront pas uniquement Netscape ou Windows, utilisant des moteurs d’interactivité (tels que DVB, JAVA, OpenTV…) émanant d’un marché concurrentiel, avec un accès au réseau qui pourra être sur le câble, en ADSL, ou sur mobile.

Le challenge des dix-huit prochains mois n’est pas dans les nouveles technologies, quisont pléthore, mais dans leur intégration pour mettre en place ces nouveaux modèles d’accès aux services du Web. La révolution est donc bien en termes de foisonnement des terminaux, de multiplicité des modèles concurrentiels et d’accès des services au massmarket de la TV.
2- Les problèmes ne sont pas tant les nouveaux services mais surtout de savoir comment organiser de façon simple la navigation du client à travers tous ses services. Comment guider la main du client pour utiliser cette richesse de services ?

A titre d’exemple j’ai essayé de synthétiser ce que l’on aura sur un écran de TV dans douze mois : bien sûr des programmes TV et radio, et pour y accéder un guide des programmes et un outil qui permet facilement d’acheter ces programmes ; mais également en ce qui concerne les services interactifs, la possibilité d’accès au WEB, de faire du e-commerce, d’héberger des services de contenus liés aux programmes, de consulter ses e-mails, ….

Notre challenge est de trouver la bonne ergonomie de présentation de l’ensemble de ces services à nos clients. 

3- Tout cela représente encore un travail formidable qui devra se faire à un rythme accéléré, car nous sommes tous dans des modèles concurrentiels, et soumis aux contraintes du time to market.
R.CHINAUD : je remercie les acteurs de ces exposés et je passe la parole à la salle.


DEBAT




  1. M. de KERSAUZON (Alcatel) :

Je voudrais poser une question sur le projet de loi. Pourquoi est-ce que dans le projet d’amendement qui était présenté hier soir à l’Assemblée nationale on ne parlait que de services de télécommunications en matière de dégroupage et non pas de services tout court ? Pourquoi donc n’évoquait-on pas dans ce projet de loi sur le dégroupage  directement le sujet d’aujourd’hui, les services vidéo par exemple?
Réponse (R.Chinaud) :

Il n’est pas impossible qu’au moment de ses conclusions, le Président de l’ART soit amené à dire quelques mots sur ce sujet. Quoique, je rassure tout de suite tout le monde, l’ART ne s’est jamais prise ni pour le gouvernement ni pour le parlement ; nous ne sommes pas les auteurs des règles, nous sommes là pour les appliquer et sur ce point nous avions été consultés sur le texte comme la loi l’impose, et nous avions donné un avis favorable sur ce projet de loi.
2 Eric DOMAGE, Journaliste à Computer Channel

Est-ce qu’il existe en France des situations techniques où le 3DSL pourrait fonctionner et est-ce que vous avez des discussions à cet égard ?
Réponse de Jérôme de Blic :

Effectivement pour faire passer une image, il faut avoir beaucoup de qualité sur le fil du téléphone et pour cela il faut avoir beaucoup de débit. On en vient donc à la réflexion de tout à l’heure car la compression vidéo nous impose pour obtenir une qualité DVD qui permettra aux téléspectateurs d’avoir une bonne image, de compresser à 3,5 Mbit par seconde sur le cuivre. La réponse est très majoritairement oui car le réseau de France Télécom est très bien fait (France Télécom a divisé les flux particuliers des flux entreprises et toutes les liaisons entreprises qui pouvaient perturber l’ADSL sont séparées des goulets particuliers).

Le 3DSL est donc possible techniquement en France mais réellement non (il faudrait 4Mbit par seconde).

Je voudrais enfin rajouter une petite précision sur l’impact très fort sur l’aménagement du territoire de ces révolutions. Aujourd’hui dans les petites communes on est privé du câble donc de nombreux services.
3- Jean-Marc CHADUC

Je voulais revenir sur le thème de la convergence.

Il est certain qu’il y a des convergences technologiques et de services, mais en même temps, il y a un phénomène de divergence liée à la diversité des supports et des réseaux, de services de marketing.

Qu’est-ce qui est finalement véritablement convergent dans tout cela ? Va-t-on vers une unicité de service d’offre ou vers un éclatement toujours plus grand de terminaux, de services et de support ?
Réponses :

M. MORAND :

Indubitablement, on ne va pas vers la convergence des technologies, il y aura plusieurs technologies qui arriveront simultanément chez le client. Il n’y aura pas non plus convergence des contenants car, comme on l’a vu, il sera de plus en plus facile de passer d’un contenant à l’autre.

Par contre, il y a convergence car chaque client voudra avoir son service ou sa gamme de services. Nous nous dirigeons vers un modèle d’individualisation de l’offre de services.
M.STARON  :

En effet il y a effectivement divergence. Si vous prenez une entreprise qui existe, quand elle s’intéresse à Internet elle créé une équipe, c’est bien une divergence. Le Crédit agricole a crée une passerelle par média, à chaque média son usage et à chaque usage son contenu. Ce qui reste commun c’est la production (par exemple last.minute qui propose des voyages…), mais il est important de s’adapter en chaque lieu à chaque personne. Ceci est forcément du spécifique .
M. De BLIC :

Je suis désolé mais nous pensons exactement l’inverse puisque nous pensons qu’il y a d’ores et déjà convergence autour de l’Internet protocole IP avec lequel on peut véhiculer toute sorte d’informations, même si effectivement il existe des différences de technologies de diffusion (mobile, PC, TV).

Nous pensons que le protocole IP sera le vecteur majeur de l’ensemble des services y compris ceux de la télévision.
M.AYEL :

Notre préoccupation est de savoir comment on va pouvoir demain offrir des téléviseurs numériques au prix de l’analogique. Si aujourd’hui on a réussi à diviser par 3 le prix des terminaux satellites, notre préoccupation est l’évolution du coût de la mémoire car plus on rend les terminaux intelligents, plus il faut mettre de la mémoire. Malheureusement, le prix de la mémoire ne baisse pas. Or, il faut bien que quelqu’un achète l’équipement pour recevoir les nouvelles émissions, à moins que les gens qui diffusent les contenus subventionnent les téléviseurs du futur mais il faut raison garder.
R.CHINAUD

Je remercie les animateurs de la table ronde de la qualité de leurs exposés. Le dernier propos de Monsieur Ayel était presque un début d’introduction à la réflexion sur l’économie du multimédia. Ce qui nous paraît plus que jamais utile après vous avoir entendu, c’est que nous le régulateur établissions très rapidement un régime commun à l’ensemble des réseaux.


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